{"id":10039,"date":"2017-10-28T20:00:26","date_gmt":"2017-10-28T18:00:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=10039"},"modified":"2017-10-28T20:00:26","modified_gmt":"2017-10-28T18:00:26","slug":"french-side-story","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=10039","title":{"rendered":"French Side Story"},"content":{"rendered":"<p>Concert | La Seine musicale | <a href=\"http:\/\/www.pspbb.fr\/fr\/saison\/icalrepeat.detail\/2017\/10\/28\/397\/-\/french-side-story.html)\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous sommes le samedi 28 octobre 2017 \u00e0 Boulogne-Billancourt. Il est 22h04.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je viens de sortir de l&rsquo;Auditorium de la Seine musicale, cette grande salle d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la musique classique, et m&rsquo;appr\u00eate \u00e0 prendre la direction du m\u00e9tro quand un homme m&rsquo;interpella en passant pr\u00e8s de moi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Bonsoir Madame, qu&rsquo;\u00eates-vous all\u00e9e voir ce soir ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout juste atterrie du voyage musical pour lequel je m&rsquo;\u00e9tais envol\u00e9e et \u00e9tonn\u00e9e que l&rsquo;on m&rsquo;aborde ainsi dans la rue, je r\u00e9pondis d&rsquo;une voix d\u00e9tach\u00e9e :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Trois pi\u00e8ces de musique classique, Monsieur. <i>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s midi d&rsquo;un Faune<\/i> de Debussy, le <i>Concerto pour Violoncelle<\/i> de Saint-Sa\u00ebns interpr\u00e9t\u00e9 par une jeune soliste, Camille Thomas &#8230; et enfin, la Suite n\u00b02 de <i>Daphnis et Chlo\u00e9<\/i>, compos\u00e9e par Maurice Ravel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses yeux s&rsquo;agrandirent et sa bouche s&rsquo;\u00e9largit comme si ce que je lui avais dit \u00e9voquait chez lui un lointain souvenir. Il continua :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Le titre du concert &#8230; il s&rsquo;agit de <i>French Side Story<\/i>, n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Oui, Monsieur, c&rsquo;est bien cela.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Dites-moi, si vous deviez attribuer un seul mot \u00e0 ce que vous venez de voir, lequel choisiriez-vous ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Difficile de r\u00e9pondre. Je r\u00e9fl\u00e9chis un instant, puis d&rsquo;un air absent je finis par dire :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Echo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s une courte pause, je continuai :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Ce concert mettait en exergue un certain lien entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent, ou pourrais-je m\u00eame dire &#8230; entre le pass\u00e9 et l&rsquo;avenir. Ce soir, ce fut un orchestre \u00e9tudiant qui nous fit revivre trois chefs-d\u2019\u0153uvre d&rsquo;artistes disparus, Debussy, Saint-Sa\u00ebns, et Ravel, avec cette fougue propre \u00e0 la jeunesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Un orchestre \u00e9tudiant, vraiment ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Oui, Monsieur. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;orchestre symphonique du P\u00f4le sup\u00e9rieur d&rsquo;enseignement artistique de Paris-Boulogne-Billancourt.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; &#8230; dirig\u00e9 par un ancien \u00e9tudiant du conservatoire, Mathieu Herzog, n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Tout \u00e0 fait. Cet homme nous a, d&rsquo;ailleurs, expliqu\u00e9 quelque chose de tr\u00e8s int\u00e9ressant. Figurez-vous que le choix des pi\u00e8ces jou\u00e9es a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un intelligent raisonnement. La 1\u00e8re pi\u00e8ce, <i>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un Faune<\/i>, conte l&rsquo;histoire d&rsquo;une cr\u00e9ature d\u00e9sign\u00e9e sous le nom de Faune dans la mythologie romaine &#8230; cr\u00e9ature souvent repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l&rsquo;image du Dieu Pan, divinit\u00e9 pr\u00e9sente dans l&rsquo;histoire narr\u00e9e par <i>Daphnis et Chlo\u00e9<\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Il y avait donc un lien entre la 1\u00e8re pi\u00e8ce et la derni\u00e8re \u00e0 travers leur histoire &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; &#8230; mais aussi par le biais de leur instrument principal, la fl\u00fbte, fil conducteur du concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous continu\u00e2mes ainsi de bavarder le long de la Seine. Je repensai alors \u00e0 toutes ces \u00e9motions qui me gagn\u00e8rent lors de ce concert &#8230; \u00e0 la timidit\u00e9 de ce jeune orchestre au d\u00e9but de la repr\u00e9sentation, puis aux frissons dont je fus parcourue lors de son explosion sur <i>Daphnis et Chlo\u00e9<\/i> &#8230; Je r\u00e9fl\u00e9chis et, apr\u00e8s quelques instants, je marquai avec ces paroles le point d&rsquo;orgue de notre \u00e9change :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Quoiqu&rsquo;il en soit retenez bien, Monsieur, que cet \u00e9cho entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent, entre les histoires de ces pi\u00e8ces et leur instrument principal fut tout aussi vibrant entre nous, public, et les musiciens dont la langue s&rsquo;est d\u00e9li\u00e9e, au fil du temps, pour donner \u00e0 ce concert la forme d&rsquo;un v\u00e9ritable &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Dialogue.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Maevane Doegle<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>French side story\u00a0: reconstruire une histoire par la musique<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Samedi 28 octobre 2017, \u00e0 La Seine Musicale, a eu lieu \u00abFrench Side story\u00bb un concert de musique classique avec l&rsquo;Orchestre du P\u00f4le sup\u00e9rieur de Paris &#8211; Boulogne-Billancourt et la jeune violoncelliste soliste Camille Thomas, dirig\u00e9s par Michel Herzog. Le titre de la repr\u00e9sentation s&rsquo;explique facilement si on jette un regard aux musiques qui ont \u00e9t\u00e9 jou\u00e9es lors de ce concert\u00a0: une pi\u00e8ce de Claude Debussy, une de Camille Saint-Sa\u00ebns et, enfin, une autre de Maurice Ravel, tous des compositeurs fran\u00e7ais, \u00e9videmment. En outre, les trois sont profond\u00e9ment li\u00e9s dans l&rsquo;histoire de la musique fran\u00e7aise, les deux premiers \u00e9tant contemporains entre eux et m\u00eame adversaires, alors que Maurice Ravel fut fortement influenc\u00e9 par l&rsquo;\u0153uvre de Debussy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, ce n&rsquo;est que l&rsquo;histoire des auteurs qui fait l&rsquo;unit\u00e9 du programme, mais c&rsquo;est justement la fa\u00e7on dont celui-ci a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9 et mis en sc\u00e8ne qui a eu le cr\u00e9dit d&rsquo;avoir donn\u00e9 un sentiment d&rsquo;\u00a0\u00ab\u00a0organicit\u00e9\u00a0\u00bb \u00e0 la repr\u00e9sentation. D\u00e9j\u00e0 d&rsquo;un point de vue chor\u00e9graphique le spectateur avait l&rsquo;impression d&rsquo;assister \u00e0 quelque chose d&rsquo;extr\u00eamement compact et unifi\u00e9. Dans les rangs devant il y avait, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les violons et, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, les violoncelles, alors que derri\u00e8re \u00e9tait positionn\u00e9 tout ce qui \u00e9tait fl\u00fbtes et trompettes et aux derniers rangs les tambours. \u00c0 part, un peu \u00e9loign\u00e9 du reste de l&rsquo;orchestre, il y avait deux harpes solitaires. L&rsquo;organicit\u00e9 \u00e9tait certainement assur\u00e9e aussi par le caract\u00e8re tr\u00e8s lyrique de ces musiques et par le son de la fl\u00fbte qu&rsquo;on pouvait entendre \u00e0 des moments particuliers dans les trois diff\u00e9rentes compositions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, le son de la fl\u00fbte s&rsquo;\u00e9levait de fa\u00e7on solitaire en se d\u00e9tachant du reste de l&rsquo;orchestre pour symboliser la figure mythique du faune dans la musique de Debussy et puis celle de Daphnis dans la composition de Maurice Ravel en cr\u00e9ant ainsi un fil rouge dans la repr\u00e9sentation. Non seulement les compositions \u00e9taient-elles li\u00e9es de fa\u00e7on organique mais semblaient m\u00eame constituer une seule \u0153uvre puisqu&rsquo;elles s&rsquo;organisaient autour d&rsquo;un <i>crescendo<\/i> \u00e0 partir d&rsquo;un moment initial tr\u00e8s souple, avec le jeu des harpes, pour terminer dans un d\u00e9nouement \u00e9chafaudant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectateur restait ainsi \u00e9pris du d\u00e9but \u00e0 la fin, \u00e9tant oblig\u00e9 de reconna\u00eetre les diff\u00e9rents sons et les diff\u00e9rentes voix de ce spectacle unique, et \u00e9tant oblig\u00e9 de relier, de comparer et d&rsquo;imaginer toutes les corr\u00e9lations dans ces compositions.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Consuelo Ricci<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">A Boulogne-Billancourt, sous une coupole d&rsquo;acier, se trame un bien \u00e9trange spectacle. Au sein de la Seine Musicale, nouveau haut-lieu culturel artistique parisien, de grandes \u0153uvres musicales classiques entrent en r\u00e9sonance sous la fine baguette de Mathieu Herzog. Boulonnais d&rsquo;origine et de c\u0153ur, comme il a su le rappeler lors de ses remerciements finaux, ce jeune chef dirige pour la premi\u00e8re fois l&rsquo;Orchestre du P\u00f4le sup\u00e9rieur Paris &#8211; Boulogne-Billancourt, ainsi que la magistrale soliste Camille Thomas dans un programme vari\u00e9, \u00e0 l&rsquo;honneur de la culture fran\u00e7aise. Car, en effet, il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une <b>French Side Story<\/b> (clin d&rsquo;\u0153il assum\u00e9 \u00e0 West Side Story, com\u00e9die musicale \u00e9galement jou\u00e9e \u00e0 la Seine Musicale), le fil conducteur de cette histoire-ci \u00e9tant le lien plausible entre des morceaux de Debussy, Saint-Sa\u00ebns et Ravel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un auditorium somptueux pour les yeux et \u00e0 l&rsquo;acoustique parfaite, le r\u00e9cital d\u00e9bute, virevoltant, par un morceau extrait de Debussy, d\u00e9licatement interpr\u00e9t\u00e9 par les jeunes musiciens sans la pr\u00e9sence de leur chef. Quand Herzog sort de l&rsquo;ombre et appara\u00eet au centre de la sc\u00e8ne, des acclamations l&rsquo;y attendent. L&rsquo;orchestre repart de plus belle, port\u00e9 par un souffle nouveau, du fait de la simple pr\u00e9sence de leur guide musical. L&rsquo;incroyable performance d&rsquo;une jeune fl\u00fbtiste, dont le nom nous reste anonyme, est par ailleurs \u00e0 couper le souffle tant elle parvient \u00e0 disposer de son instrument avec gr\u00e2ce et simplicit\u00e9. Ce premier <i>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un faune<\/i> enchante l&rsquo;audience, qui se voit cependant laiss\u00e9e quelques longues minutes dans l&rsquo;abandon, dans l&rsquo;attente de Camille Thomas et son touchant violoncelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque celle-ci commence \u00e0 jouer Saint-Sa\u00ebns, tout le monde retient sa respiration tant ses notes sont graves et, bient\u00f4t accompagn\u00e9e par violons, fl\u00fbtes et contrebasses, un concerto d&rsquo;une rare justesse prend forme. Tous les instruments se r\u00e9pondent dans une all\u00e9gresse ambiante et un engouement assum\u00e9. L&rsquo;<i>Allegro non troppo<\/i>,<i> <\/i>l&rsquo;<i>allegro con moto<\/i> et le<i> molto allegro<\/i> se suivent dans une continuit\u00e9 parfaite, alors que le spectateur reste b\u00e9at devant cet entrain musical. Fortement applaudie \u00e0 sa sortie, la reprise choisie par Camille Thomas, <i>Les larmes de Jacqueline<\/i> d&rsquo;Offenbach, apporte une atmosph\u00e8re contrast\u00e9e de tristesse et de regret, qui met en valeur la beaut\u00e9 \u00e9l\u00e9gante des sons du violoncelle, lancinant et d\u00e9chirant. La franco-belge d\u00e9livre une prestation d&rsquo;une grande empathie, marqu\u00e9e par un talent ind\u00e9niable \u00e0 l&rsquo;appropriation d&rsquo;une \u0153uvre musicale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la derni\u00e8re partie de cet \u00e9v\u00e9nement peut para\u00eetre moins captivante, elle reste d&rsquo;une pr\u00e9cision sans faille et d&rsquo;une fra\u00eecheur d\u00e9bordante. La jeunesse des musiciens se d\u00e9voile et caract\u00e9rise d&rsquo;autant plus le <i>Daphnis et Chlo\u00e9, suite n2<\/i> de Maurice Ravel, qu\u2019elle exprime la fougue des morceaux choisis (<i>Lever du jour<\/i>, <i>Pantomine<\/i> et<i> Danse g\u00e9n\u00e9rale<\/i>). Le final est imp\u00e9tueux et entra\u00eenant, laissant un public sur une faim inassouvie, de telle mani\u00e8re que lorsque Mathieu Herzog propose de rejouer la pi\u00e8ce en entier, on se laisse \u00e0 penser qu&rsquo;au fond, on ne dirait pas non.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Elisa Guidetti<\/h6>\n<hr \/>\n<p>Ce samedi 28 octobre 2017 la <i>Seine Musicale <\/i>opposait <b><i>West Side Story <\/i><\/b>&amp;<i> <\/i><b><i>French Side Story. <\/i><\/b>Celui-ci portant tr\u00e8s bien son nom puisque son programme est issu du r\u00e9pertoire fran\u00e7ais du d\u00e9but XX\u00e8me si\u00e8cle exclusivement.<\/p>\n<p>L&rsquo;accueil dans l&rsquo;auditorium de la Seine Musicale annonce d&#8217;embl\u00e9e un cadre acoustique exceptionnel : celui-ci est tout en bois, et le plafond est taill\u00e9 comme les parois d&rsquo;une ruche.<\/p>\n<p>On tiendra compte de la remarquable jeunesse de la production : tout l&rsquo;orchestre symphonique \u00e9tant compos\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudiants du <b><i>P\u00f4le-Sup\u00e9rieur de Paris Boulogne-Billancourt<\/i><\/b>, avec la jeune violoncelliste <b><i>Camille Thomas <\/i><\/b>et le chef d&rsquo;orchestre boulonnais <b><i>Mathieu Herzog<\/i><\/b>.<\/p>\n<p>Le r\u00e9pertoire n\u2019est pas choisi au hasard, puisque les trois oeuvres de<b><i> Debussy, Saint-Sa\u00ebns et Ravel<\/i><\/b> sont issues de compositeurs fran\u00e7ais. Ainsi, on lie ces trois oeuvres par un solo de fl\u00fbte omnipr\u00e9sent.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re oeuvre d\u00e9bute : <b><i>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un faune de Debussy<\/i>,<\/b> avec l&rsquo;entr\u00e9e tr\u00e8s \u00e9l\u00e9gante, qui nous plonge d\u00e9j\u00e0 dans l&rsquo;univers r\u00eaveur de Debussy, que l&rsquo;on \u00e9coute en faisant ses devoirs le week-end. Les harpes et les violons compl\u00e8tent parfaitement l&rsquo;illusion romantique de la pi\u00e8ce.<\/p>\n<p>Entr\u00e9e m\u00e9morable de la soliste Camille Thomas : longue robe bleue, en contraste avec l&rsquo;orchestre enti\u00e8rement v\u00eatu de noir !<\/p>\n<p>Ainsi, la seconde pi\u00e8ce est un <b><i>concerto pour violoncelle de Camille Saint-Sa\u00ebns<\/i><\/b>.<\/p>\n<p>Le premier mouvement annonce d&#8217;embl\u00e9e un caract\u00e8re beaucoup plus vif que la premi\u00e8re pi\u00e8ce. C&rsquo;est une entr\u00e9e dite \u00ab\u00a0in medias res\u201d, tendue \u00e0 cause du jeu dramatique de la soliste accompagn\u00e9e de pizz des violons. On retrouve l&rsquo;alternance de phrases de tension, de tutti d&rsquo;orchestre et de solos romantiques et expressifs du violoncelle.<\/p>\n<p>Camille Thomas se pr\u00eate \u00e0 son propre jeu musical : elle semble interpr\u00e9ter chaque note physiquement, comme les grands solistes, elle grimace en ex\u00e9cutant de longues phrases dramatiques, et son visage s&rsquo;apaise lorsque la musique devient plus calme.<\/p>\n<p>Pour bis, la soliste reprend une nouvelle plainte pour violoncelle : <i>Les larmes de Jacqueline,<\/i> d&rsquo;Offenbach (autre compositeur fran\u00e7ais!), frissons garantis&#8230;<\/p>\n<p>Sortie de la soliste : on se retrouve face \u00e0 l&rsquo;orchestre, qui est \u00e0 son complet pour Ravel, adepte des grandeurs et de la richesse des timbres.<\/p>\n<p>C&rsquo;est avec<b><i> Daphnis et Chlo\u00e9, suite n\u00b02 de Ravel<\/i><\/b> que l&rsquo;orchestre va conclure la soir\u00e9e.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re partie \u00ab\u00a0Lever du jour\u00a0\u00bb est d&#8217;embl\u00e9e enchanteresse, rythm\u00e9e par les harpes, Le chef d&rsquo;orchestre image tr\u00e8s bien la musique avec de grands gestes souples et expressifs. L&rsquo;acoustique rend les fortissimo tr\u00e8s impressionnants \u00e0 l&rsquo;oreille de l&rsquo;auditeur, de quoi r\u00e9veiller les quelques spectateurs qui auraient pu s&rsquo;endormir.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me partie \u00ab\u00a0Pantomime\u00a0\u00bb semble beaucoup plus orientalis\u00e9e que la premi\u00e8re, avec des influences jazzy.<\/p>\n<p>La \u00ab\u00a0Danse G\u00e9n\u00e9rale\u00a0\u00bb est une musique tendue, alternant petites chinoiseries et espi\u00e8gleries des bois et cuivres, avec des fortissimo de l&rsquo;orchestre, et des mart\u00e8lements constants chez les percussions. On se croirait dans un dessin anim\u00e9 grandiose : les enfants dans la salle sont conquis par l&rsquo;univers de Ravel. L&rsquo;orchestre conclut par un fortissimo impressionnant.<\/p>\n<p><b>Succ\u00e8s total : ma\u00eetrise parfaite de l&rsquo;orchestration pour Ravel, chef d&rsquo;orchestre essouffl\u00e9, orchestre apais\u00e9, public conquis.<\/b><\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">C\u00e9line Fiszbin<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Samedi dernier j&rsquo;ai eu l&rsquo;honneur d&rsquo;assister \u00e0 un concert dans l&rsquo;une des salles de l&rsquo;incroyable Seine Musicale \u00e0 Boulogne. J&rsquo;ai assist\u00e9 \u00e0 un concert de musique classique et comme ancienne pianiste, je l&rsquo;ai ador\u00e9. L&rsquo;orchestre de jeunes \u00e9tait formidable et le directeur de celui-ci, Mathieu Herzog, \u00e9tait magnifique\u00a0: on voyait que la musique \u00e9tait sa passion et il a dirig\u00e9 le concert avec une parfaite implication. Apr\u00e8s le<i> Pr\u00e9lude<\/i> de Debussy (un de mes auteurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es), la jeune soliste Camille Saint Saens est apparue avec son violoncelle et elle nous a surpris avec son lyrisme et sa sensualit\u00e9 pendant la deuxi\u00e8me suite de <i>Daphnis et Chlo\u00e9<\/i> de Maurice Ravel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;expression de la soliste pendant sa performance m&rsquo;a captiv\u00e9, la mani\u00e8re dont elle vivait la musique faisait nous impliquer dans sa m\u00e9lodie aussi. Apr\u00e8s on ne peut pas oublier l&rsquo;importance de l&rsquo;orchestre aussi. Surtout les violons qui \u00e9taient omnipr\u00e9sents et la flute que j&rsquo;ai sp\u00e9cialement ador\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En conclusion, il faut dire que c&rsquo;est un privil\u00e8ge de s&rsquo;approcher de la Seine musicale et en plus d&rsquo;\u00e9couter un concert si complet comme celui-ci.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Saioa Azpirotz Lakidain<\/h6>\n<pre>Photo : R\u00e9mi Riere<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert | La Seine musicale | En savoir plus Nous sommes le samedi 28 octobre 2017 \u00e0 Boulogne-Billancourt. Il est 22h04. Je viens de sortir de l&rsquo;Auditorium de la Seine musicale, cette grande salle d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la musique classique, et m&rsquo;appr\u00eate \u00e0 prendre la direction [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":10053,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,12,74],"tags":[],"class_list":["post-10039","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-concert-symphonique","category-seine-musicale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10039","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10039"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10039\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10039"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10039"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10039"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}