{"id":10124,"date":"2013-12-04T20:00:49","date_gmt":"2013-12-04T19:00:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=10124"},"modified":"2013-12-04T20:00:49","modified_gmt":"2013-12-04T19:00:49","slug":"kaiju-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=10124","title":{"rendered":"Kaiju"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Danse | Centre National de la Danse | <a href=\"http:\/\/evene.lefigaro.fr\/culture\/agenda\/kaiju-2439966.php\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">L&rsquo;imagerie de ces ombres japonaises qui vous envahissent et vous font fr\u00e9mir de peur faisait qu&rsquo;enfant vous vous cachiez les yeux. Aujourd&rsquo;hui vous les regardez avec un certain plaisir s&#8217;emparer du corps d&rsquo;un danseur, de la t\u00eate d&rsquo;un informaticien et des yeux d&rsquo;un plasticien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Des m\u00e9andres surgissent l&rsquo;Art de la danse, de l&rsquo;esth\u00e9tique et de la technique. Les corps s&rsquo;ondulent, s&rsquo;entrechoquent devant des images projet\u00e9es \u00e0 toute vitesse. Mais celles-ci ne sont qu&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8res, tout comme les tourments qu&rsquo;elles font endurer, et petit \u00e0 petit elles finissent par \u00eatre pi\u00e9tin\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ombres, lumi\u00e8res et danses se dissipent et vous laisse \u00e9merveill\u00e9\u00a0; danseur , plasticien, et informaticien ont parfaitement su narrer l&rsquo;envers du d\u00e9cor d&rsquo;un monde imag\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Salom\u00e9 Teisseire<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0 \u00a0Les 4, 5 et 6 d\u00e9cembre, Eric Minh Cuong Castaing a pr\u00e9sent\u00e9 au Centre National de la Danse son spectacle <i>Kaiju<\/i>, qui d\u00e9voile les relations entre trois interpr\u00e8tes et les diff\u00e9rentes images de h\u00e9ros de fiction ; et cela par le prisme du \u00ab\u00a0kaiju\u00a0\u00bb, la b\u00eate \u00e9trange\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0myst\u00e9rieuse\u00a0\u00bb en japonais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0 \u00a0 La repr\u00e9sentation commence dans un d\u00e9cor, presque vide et blanc, qui ne sera habill\u00e9 plus tard qu&rsquo;avec des jeux de lumi\u00e8res et d\u2019images num\u00e9riques. Un premier danseur entre en sc\u00e8ne il porte une doudoune avec laquelle il va se d\u00e9battre dans des mouvements et des cris bestiaux. Cette premi\u00e8re sc\u00e8ne d\u00e9marre l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale du spectacle qui est celle du combat. On retrouve cela notamment lorsque le danseur lutte avec une ombre, projet\u00e9e sur le sol, qui rev\u00eat tant\u00f4t la forme de monstres tant\u00f4t la forme de t\u00e2che dont l\u2019effet esth\u00e9tique rendu est assez impressionnant ; ou encore quand les deux danseurs se placent de part et d\u2019autre d\u2019un \u00e9cran mobile, sur lequel sont projet\u00e9s des noms de diff\u00e9rents personnages, une lutte commence alors entre ces deux danseurs et ce mur contre lequel ils se jettent dans un vacarme assourdissant. Le spectacle se termine ensuite avec ces deux interpr\u00e8tes qui dansent, mais chacun avec une chor\u00e9graphie et ses mouvements : alors que l&rsquo;un fait des mouvements de torsions l&rsquo;autre fait des mouvements m\u00e9caniques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0 Le choix d&rsquo;un travail avec un danseur de hip-hop \u00e9tait tr\u00e8s judicieux et rend bien compte de l&rsquo;effet des images et des sons dans lesquels notre soci\u00e9t\u00e9 nous plonge. En effet l&rsquo;alternance des mouvements lents puis rapides, avec des effets m\u00e9caniques montre que nous sommes en partie domin\u00e9s par ces images qui nous transforment en robots humains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0 Avec ces deux danseurs, un troisi\u00e8me interpr\u00e8te est pr\u00e9sent sur sc\u00e8ne : apr\u00e8s sa premi\u00e8re apparition, habill\u00e9, il sera nu jusqu\u2019\u00e0 la fin du spectacle et fera circuler un projecteur sur sc\u00e8ne, cr\u00e9ant de beaux de jeux de lumi\u00e8re. Cette nudit\u00e9,\u00a0 une fois pass\u00e9s les rires des enfants et le contraste qu\u2019elle provoque par rapport aux danseurs et aux monstres qu\u2019ils combattent, m\u2019a laiss\u00e9 un peu perplexe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0 Finalement ce spectacle est tr\u00e8s intelligemment construit, parfois m\u00eame impressionnant par rapport aux diff\u00e9rentes techniques visuelles et graphiques employ\u00e9es\u00a0; mais il n\u2019a d\u00e9gag\u00e9, pour ma part, aucune \u00e9motion particuli\u00e8re. Une fois sortie de la salle je n\u2019ai eu ni engouement ni d\u00e9ception, mais ce spectacle m\u2019a toutefois fait r\u00e9fl\u00e9chir sur le statut de spectateur, non pas au th\u00e9\u00e2tre mais dans la vie quotidienne. Faut-il combattre ces images avant qu\u2019elles nous poss\u00e8dent totalement\u00a0?\u00a0 C\u2019est la question que je me suis pos\u00e9e depuis et c\u2019est peut-\u00eatre une interrogation qu\u2019Eric Minh Cuong Castaing voulait provoquer chez ses spectateurs.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Tatiana Bray<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Danse | Centre National de la Danse | En savoir plus L&rsquo;imagerie de ces ombres japonaises qui vous envahissent et vous font fr\u00e9mir de peur faisait qu&rsquo;enfant vous vous cachiez les yeux. 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