{"id":10129,"date":"2013-11-08T20:00:07","date_gmt":"2013-11-08T19:00:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=10129"},"modified":"2013-11-08T20:00:07","modified_gmt":"2013-11-08T19:00:07","slug":"phedre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=10129","title":{"rendered":"Ph\u00e8dre"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\">Th\u00e9\u00e2tre | Th\u00e9\u00e2tre Nanterre-Amandiers | <a href=\"http:\/\/www.nanterre-amandiers.com\/2013-2014\/phedre\/\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">Sobri\u00e9t\u00e9 du d\u00e9cor et des costumes, absence de fond musical, on pourrait craindre au d\u00e9but que le spectacle de Jean-Louis Martinelli, inspir\u00e9 de Ph\u00e8dre de Racine, l&rsquo;une des plus belles trag\u00e9dies du th\u00e9\u00e2tre classique fran\u00e7ais, soit un peu monotone.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Mais tr\u00e8s vite, l&rsquo;imaginaire du spectateur est plong\u00e9 dans l&rsquo;univers de l&rsquo;antiquit\u00e9 grecque. En effet, Racine use pleinement de l&rsquo;id\u00e9e du fatalisme omnipr\u00e9sent dans la trag\u00e9die des Anciens \u00e0 travers le personnage central de Ph\u00e8dre. Elle est la deuxi\u00e8me femme de Th\u00e9s\u00e9e roi d&rsquo;Ath\u00e8nes partit \u00e0 la guerre de Troie. En son absence, son \u00e9pouse sous l&rsquo;influence de V\u00e9nus, terrass\u00e9e par un sentiment de culpabilit\u00e9 en raison d&rsquo;une passion inavouable qu&rsquo;elle \u00e9prouve pour Hippolyte, son beau-fils, tente par tous les moyens de l&rsquo;\u00e9loigner d&rsquo;elle, en vain. Mais lorsque se r\u00e9pand la rumeur de la mort\u00a0 de Th\u00e9s\u00e9e, le fils veut partir retrouver son p\u00e8re. Mais en r\u00e9alit\u00e9 c&rsquo;est pour fuir l&rsquo;amour qu&rsquo;il \u00e9prouve pour Aricie, fille du clan\u00a0 ennemi. Ph\u00e8dre avoue alors ses coupables sentiments \u00e0 Hippolyte et lui propose m\u00eame la couronne, ce qu&rsquo;il repousse avec horreur. Bless\u00e9e par ce refus, mordue par la jalousie, Ph\u00e8dre compte bien se venger. Et quand, contre toute attente se r\u00e9pand le bruit que Th\u00e9s\u00e9e n&rsquo;est pas mort et qu&rsquo;il arrive en compagnie d&rsquo;Hippolyte, Ph\u00e8dre s&rsquo;\u00e9tant pr\u00e9c\u00e9demment confi\u00e9e \u00e0 Oenone, se sent maintenant condamn\u00e9e, souhaite mourir et fuit la pr\u00e9sence de son mari. Celui-ci, vex\u00e9 par un tel accueil r\u00e9clame des explications. Oenone raconte alors \u00e0 Th\u00e9s\u00e9e l&rsquo;amour d&rsquo;Hippolyte pour Ph\u00e8dre. Entrant dans une grande fureur, Th\u00e9s\u00e9e condamne son fils \u00e0 l&rsquo;exil, le maudissant pour son outrage. Le ch\u00e2timent de Neptune ne tarde pas. Th\u00e9ram\u00e8ne confirme au p\u00e8re la mort du jeune homme en d\u00e9crivant les souffrances qu&rsquo;on lui infligea sur le chemin de l&rsquo;exil tandis qu&rsquo;il criait son innocence. A l&rsquo;annonce d&rsquo;une telle nouvelle, Ph\u00e8dre apprend \u00e0 Th\u00e9s\u00e9e de sa propre bouche l&rsquo;innocence de son fils et accabl\u00e9e par le remord, s&rsquo;\u00e9tant fait justice elle-m\u00eame, tombe empoisonn\u00e9e aux pieds de son mari.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><b>Th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 et tension tragique<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Toute la pi\u00e8ce repose sur la performance des acteurs. Ce qui s\u00e9duit d&rsquo;abord d\u00e8s la premi\u00e8re tirade d&rsquo;Hippolyte, c&rsquo;est le ton des interpr\u00e8tes qui laisse \u00e9clater une large palette d&rsquo;\u00e9motions\u00a0: l\u2019impuissance et le d\u00e9sespoir d&rsquo;Hippolyte pour un amour vou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec, la rage puis l&rsquo;angoisse de Ph\u00e8dre qui, pouss\u00e9e par une fatalit\u00e9 aveugle va commettre ce crime abominable contre celui qu&rsquo;elle aime. L&rsquo;influence n\u00e9faste d&rsquo;une gouvernante qui veut sauver l&rsquo;honneur de sa ma\u00eetresse, l&rsquo;aveuglement d&rsquo;un mari face \u00e0 ce coup de foudre incestueux qui va marquer, par la condamnation de son fils le destin tragique des deux personnages centraux. La virtuosit\u00e9 des com\u00e9diens se mesure \u00e9galement par la ma\u00eetrise des alexandrins que le public peut appr\u00e9cier gr\u00e2ce \u00e0 un encha\u00eenement fluide et harmonieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En outre, la sc\u00e9nographie d\u00e9structur\u00e9e permettant l&rsquo;apparition des acteurs pr\u00e8s des gradins, donc \u00e0 proximit\u00e9 des spectateurs, favorise une meilleure vision de l&rsquo;expression des personnages, les aidant ainsi eux-m\u00eames \u00e0 participer plus intens\u00e9ment \u00e0 la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">De plus, le d\u00e9cor tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9 permet au public de se concentrer sur le texte qui \u00e0 travers les prouesses des acteurs exerce la catharsis aristot\u00e9licienne. La mise en sc\u00e8ne est bien \u00e9quilibr\u00e9e entre lumi\u00e8re et d\u00e9cor car la lumi\u00e8re est utilis\u00e9e pour magnifier les personnages qui laissent \u00e9clater une foule d&rsquo;\u00e9motions qui touche le spectateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ainsi, textes, voix et lumi\u00e8res sont compl\u00e9mentaires et se conjuguent pour apporter une force convaincante \u00e0 cette trag\u00e9die racinienne tout en respectant les convenances par des gestes mod\u00e9r\u00e9s, en rempla\u00e7ant la violence par le bruit du tonnerre et en symbolisant la vue du sang par une pluie de confettis pour signifier la mort brutale d\u2019Hippolyte qui devient un h\u00e9ros. La pi\u00e8ce se clos sur la r\u00e9conciliation de Th\u00e9s\u00e9e qui accueille Aricie comme sa fille en la prenant par le bras.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En fait, par ces diff\u00e9rentes strat\u00e9gies, Jean-louis Martelli a gagn\u00e9 son pari, le spectateur ne s&rsquo;ennuie jamais et les valeurs morales sont sauves. C&rsquo;est une pi\u00e8ce que l&rsquo;on a plaisir \u00e0 voir.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Yvelle Fr\u00e9mont<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">Au Th\u00e9\u00e2tre Nanterre-Amandiers, se joue <i>Ph\u00e8dre <\/i>jusqu\u2019au 20 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Jean-Louis Martinelli propose une mise en sc\u00e8ne sobre qui nous livre le texte dans toute sa puissance. Les mots de Racine s\u2019\u00e9coulent \u00e0 nos pieds. Ils semblent aussi n\u00e9cessaires que le funeste destin de la malheureuse Ph\u00e8dre qui p\u00e9rira d\u2019avoir jet\u00e9 son d\u00e9volu sur Hippolyte, fils de son \u00e9poux Th\u00e9s\u00e9e, lui-m\u00eame \u00e9pris d\u2019Aricie. Les premiers mots de chaque vers paraissent ne pas pouvoir en appeler d\u2019autres que ceux qui suivront. La sc\u00e8ne est un long et \u00e9troit couloir cern\u00e9 par des gradins o\u00f9 s\u2019engouffrent les inalt\u00e9rables r\u00e9pliques. Chaque pas, chaque mot qui y r\u00e9sonne et se perd nous rapproche un peu de l\u2019irr\u00e9parable. Les personnages se pressent sans voir qu\u2019ils h\u00e2tent ainsi leur perte. Ils vont gesticulant dans des sables mouvants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En surplomb, le public ne sait plus o\u00f9 donner de la t\u00eate. Et ses \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb de gauche \u00e0 droite ne d\u00e9tournent pas les combattants de leur duel mortel. La pi\u00e8ce ressemble \u00e0 un match dont la coupe remise au vainqueur n\u2019est autre que la cigu\u00eb. Qu\u2019il foule ou qu\u2019il refoule, chacun est conduit immanquablement au tr\u00e9pas. La mort d\u2019Hippolyte, le plus innocent de tous, suivie de celle de Ph\u00e8dre, la plus coupable, r\u00e9tablissent le silence. La vie rougie reprendra n\u00e9anmoins son m\u00e9diocre cours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le jeu des acteurs est harmonieux\u00a0: chacun use de l\u2019\u00e9motion avec parcimonie. Le texte autoriserait un d\u00e9ferlement de douleur continuel. Ce n\u2019est pas le parti qui est pris ici. Et cela n\u2019en fait que mieux ressortir certains passages cruciaux. La jalousie de Ph\u00e8dre lorsqu\u2019elle apprend qu\u2019Hippolyte est capable d\u2019amour mais qu\u2019il br\u00fble pour autre est un de ces sommets tragiques\u00a0: \u00ab\u00a0Hippolyte est sensible, et ne sent rien pour moi !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il s\u2019agit donc d\u2019un spectacle tr\u00e8s r\u00e9ussi. Les acteurs parviennent \u00e0 embrasser le texte sans s\u2019y assujettir tout \u00e0 fait.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">St\u00e9phanie Morel<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<p style=\"text-align: justify\">La trag\u00e9die est in\u00e9vitable. D\u00e8s que Ph\u00e8dre est devenue sous la plume de Jean Racine une figure \u00e9perdument et malheureusement amoureuse, il est certain que cette histoire ne peut pas aboutir en un\u00a0 happy end. Car c\u2019est la nature des personnages raciniens qui sont d\u00e9vor\u00e9s et au fur \u00e0 mesure d\u00e9truits par leurs propres passions qu\u2019ils sont\u00a0 incapables de dompter. Peut-\u00eatre est-ce \u00e0 cause de sa vision du monde qui rel\u00e8ve de la doctrine protestante voire janseniste qui est sans doute tr\u00e8s pessimiste que Racine construit des types qui sont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9destin\u00e9s au ravage\u00a0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ph\u00e8dre est repr\u00e9sent\u00e9e comme une femme\u00a0impuissante qui est totalement sous le pouvoir de dieux qui lui ont d\u00e9termin\u00e9 son amour interdit. Elle ne peut rien faire parce que l\u2019amour qu\u2019elle sent pour son beau-fils Hippolyte est bien \u00e9videmment interdit et donc elle renonce \u00e0 sa vie humaine et ne souhaite que mourir. Ce n\u2019est qu\u2019avec l\u2019intervention de sa servante Oenone qu\u2019elle parle pour la premi\u00e8re fois. Le premier aveu est de d\u00e9sespoir. Ph\u00e8dre ne peut plus supporter le secret et d\u00e9cide de mourir mais la fid\u00e8le Oenone l\u2019en emp\u00eache et r\u00e9ussit \u00e0 lui extirper la v\u00e9rit\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, dans cette trag\u00e9die c\u2019est avant tout la servante qui est l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus agissant contrairement \u00e0 d\u2019autres personnages qui sont relativement passifs et poss\u00e9d\u00e9s par leurs passions. C\u2019est elle qui am\u00e8ne Ph\u00e8dre \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9pouser Hippolyte apr\u00e8s la fausse nouvelle sur le mort de son mari Th\u00e9s\u00e9e, mais c\u2019est avant tout elle qui initie la pauvre Ph\u00e8dre \u00e0 accuser l\u2019innocent Hippolyte de l\u2019adult\u00e8re ce qui par la suite lui devient fatale. Dans cette pi\u00e8ce, j\u2019ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 la mise en sc\u00e8ne de Jean-Louis Martinelli qui est rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 la tradition du th\u00e9\u00e2tre antique \u2013 j\u2019ai bien aim\u00e9 les personnages \u00e9tant habill\u00e9s dans les tuniques simples ce qui est un trait de l\u2019antiquit\u00e9 par excellence \u2013 et en plus, le texte a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment de l\u2019ouvrage de Racine. Je dois souligner le travail surtout des actrices parce qu\u2019elles ont bien pr\u00e9sent\u00e9 le c\u00f4t\u00e9 psychique des caract\u00e8res qui \u00e9tait le plus important. Par des longs monologues, Ph\u00e8dre et Oenone ont bien r\u00e9ussi \u00e0 persuader le spectateur de leurs malheurs et ce qui m\u2019a frapp\u00e9 particuli\u00e8rement, c\u2019\u00e9tait avant tout le changement d\u2019humeur chez Ph\u00e8dre \u2013 tant\u00f4t une femme d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e \u00e0 bout de forces, tant\u00f4t une vip\u00e8re avide de vengeance quand elle apprend qu&rsquo;Hippolyte est amoureux de sa rivale Aricie. Le dernier changement arrive \u00e0 la fin quand elle a d\u00e9j\u00e0 pris le poison et l\u00e0, elle avoue tout \u00e0 son mari Th\u00e9s\u00e9e, toute r\u00e9sign\u00e9e et \u00e0 moiti\u00e9 morte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Contrairement aux r\u00f4les f\u00e9minins que je viens de louer, je n\u2019ai pas trop aim\u00e9 les performances pr\u00e9sent\u00e9es par les hommes. Th\u00e9ram\u00e8ne de m\u00eame que Hippolyte m\u2019ont sembl\u00e9 sans r\u00e9elle capacit\u00e9 \u00e0 persuader le public de ses sentiments et plus particuli\u00e8rement de ses douleurs. Et quant \u00e0 Th\u00e9s\u00e9e, malgr\u00e9 sa volont\u00e9 de donner pendant sa relativement courte p\u00e9riode le plus qu\u2019il pouvait de chez soi, je ne sais pas trop si son comportement un peu bizarre voire moqueur \u00e9tait le but et une sorte d\u2019assaisonnement du spectacle ou bien si c\u2019\u00e9tait la propre fa\u00e7on d\u2019acteur de jouer \u2013 et dans les deux cas, je n\u2019ai pas trop aim\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En fin de compte, je voudrais pr\u00e9ciser que cette pi\u00e8ce n\u2019est pas trop dramatique par les actes m\u00eames \u2013 vu qu\u2019il y a \u00e9norm\u00e9ment de monologues assez larges \u2013 mais plut\u00f4t par la pr\u00e9sentation des acteurs qui est cruciale dans ce genre de th\u00e9\u00e2tre. Et c\u2019est pourquoi j\u2019estime que \u00e7a doit \u00eatre sans doute un d\u00e9fi pour quiconque a des ambitions dans ce domaine-l\u00e0. Pour conclure d\u00e9finitivement, l\u2019emplacement de la pi\u00e8ce dans la salle transformable au Th\u00e9\u00e2tre Nanterre-Amandiers o\u00f9 nous avons pu regarder les acteurs de c\u00f4t\u00e9 \u00e9tait une bonne id\u00e9e parce que \u00e7a nous a montr\u00e9 une nouvelle et originale perspective d\u2019observer le th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Klara Nemeckova<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Th\u00e9\u00e2tre | Th\u00e9\u00e2tre Nanterre-Amandiers | En savoir plus Sobri\u00e9t\u00e9 du d\u00e9cor et des costumes, absence de fond musical, on pourrait craindre au d\u00e9but que le spectacle de Jean-Louis Martinelli, inspir\u00e9 de Ph\u00e8dre de Racine, l&rsquo;une des plus belles trag\u00e9dies du th\u00e9\u00e2tre classique fran\u00e7ais, soit un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":10131,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,17],"tags":[],"class_list":["post-10129","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-theatre","category-nanterre-amandiers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10129","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10129"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10129\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10129"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10129"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}