{"id":10632,"date":"2018-01-18T20:00:01","date_gmt":"2018-01-18T19:00:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=10632"},"modified":"2018-01-18T20:00:01","modified_gmt":"2018-01-18T19:00:01","slug":"protagonist","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=10632","title":{"rendered":"Protagonist"},"content":{"rendered":"<p>Danse | Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | <a href=\"http:\/\/theatre-chaillot.fr\/ballet-cullberg-jefta-van-dinther-protagonist\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">A l&rsquo;occasion du Festival Nordique au th\u00e9\u00e2tre de Chaillot, j&rsquo;ai assist\u00e9 au spectacle\u00a0<i>Protagonist<\/i>\u00a0mont\u00e9 par Jefta van Dinther et le ballet de Cullberg. Sur une musique techno de David Kiers \u00e9voluent quatorze danseurs venus faire groupe devant nos yeux. Je dis groupe car il semble que ces quatorze corps soient anim\u00e9s par une m\u00eame \u00e9nergie, car l&rsquo;impression nous est donn\u00e9e qu&rsquo;entre ces \u00eatres passe un flux qui tend, d\u00e9tend successivement les parties du groupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Varie tout au long de cette heure qui n&rsquo;est pas sans nous transmettre un peu de ce flux circulant sur sc\u00e8ne, le rythme adopt\u00e9 par ces corps vibrant. Ils courent, s&rsquo;enlacent, s&rsquo;arr\u00eatent, s&rsquo;attirent, se couchent, se courbent, se balancent. Une vie. L&rsquo;\u00e9nergie augmente en nous et c&rsquo;est debout que nous voudrions finir, frappant fr\u00e9n\u00e9tiquement des deux mains comme pour signifier notre volont\u00e9 d&rsquo;appartenir \u00e0 cet ensemble qui en nous a suscit\u00e9 la transe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Transe lorsque soudainement sur des corps nous avons compris que manquait un short, un haut, que sont apparus des sexes et puis des seins, des torses et puis des fesses sans qu&rsquo;aucun geste ostentatoire de d\u00e9nuement ne les ait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9. Transe lorsqu&rsquo;on a senti en nous monter l&rsquo;extase suscit\u00e9e par un spectacle devenu tr\u00e8s plaisant&#8230; Non pas que ravisse syst\u00e9matiquement le spectacle de la nudit\u00e9,\u00a0la chose aujourd&rsquo;hui est devenue banale, mais parce qu&rsquo;on s&rsquo;est laiss\u00e9 surprendre avant de s&rsquo;\u00e9tonner de cette m\u00eame surprise. Parce que l&rsquo;imperceptible variation du mouvement s&rsquo;est faite dans une continuit\u00e9, que la musique a ondul\u00e9 en nous et que l&rsquo;on s&rsquo;est laiss\u00e9 porter par la douceur d&rsquo;un glissement qui nous a fait\u00a0appr\u00e9cier le\u00a0<i>crescendo<\/i>\u00a0d&rsquo;un spectacle o\u00f9 l&rsquo;homme \u00e9pouse pleinement son animalit\u00e9, o\u00f9 s&rsquo;aper\u00e7oit ce qui d\u00e9j\u00e0 nous enivrait dans les lignes de Descola, la r\u00e9conciliation entre nature et culture, le refus d&rsquo;une opposition frontale entre ces deux \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Et la danse qui parle peut-\u00eatre plus imm\u00e9diatement encore que les descriptions de l&rsquo;ethnologue, nous envo\u00fbte davantage. Sortie, perdure en moi une sensation de d\u00e9livrance et d&rsquo;espoir port\u00e9e\u00a0par une inexplicable euphorie que quelques jours de recul \u00e9clairent sans effacer.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Juliette Beillot<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">De la danse, au Th\u00e9\u00e2tre national de la danse\u00a0? Non, vous n&rsquo;en trouverez pas en allant voir\u00a0<i>Protagonist<\/i>, ex\u00e9cut\u00e9 par le ballet su\u00e9dois Cullbergbaletten et orchestr\u00e9 par Jefta von Dinther<i>.<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le spectacle veut montrer la vision d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 disloqu\u00e9e, o\u00f9 les individus se d\u00e9battent avec leur vie pour trouver leur place au sein du groupe. Disharmonie, chaos, \u00e9checs, ils finissent par\u00a0\u00a0faire le choix d&rsquo;un retour vers une soci\u00e9t\u00e9 plus primitive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Noir complet dans la salle, une voix sombre\u00a0<i>\u00ab\u00a0sometimes you know that something has to change(&#8230;)\u00a0<\/i>\u00bb, elle reviendra plusieurs fois lors du spectacle. Heureusement qu\u2019elle est l\u00e0 pour nous guider, car la premi\u00e8re partie du spectacle est franchement mystique, insignifiante et m\u00eame peu\u00a0 agr\u00e9able \u00e0 regarder.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Un couloir symbolique est plac\u00e9 au travers de la sc\u00e8ne, o\u00f9 les danseurs y sont tour \u00e0 tour les \u00ab\u00a0protagonistes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Mais les danseurs sont treize, isol\u00e9s ou en groupes, tous gesticulent sans continuit\u00e9 ni rupture, sans aucune harmonie, bref, ils m&rsquo;ont plut\u00f4t rappel\u00e9 un amas de fourmis (aussi s\u00fbrement car je suis en pleine lecture\u00a0des<i> Fourmis<\/i>\u00a0de Bernard Weber) grouillantes et insignifiantes. Pour moi, leurs corps ne parlaient pas, leurs mouvements n&rsquo;allaient pas jusqu&rsquo;au bout et ne me signifiaient rien, et je n&rsquo;ai pas trouv\u00e9 d&rsquo;aspect esth\u00e9tique non plus. Il \u00e9tait impossible de suivre les deux ou trois sc\u00e8nes qui se d\u00e9roulaient en m\u00eame temps. Cette premi\u00e8re partie m&rsquo;a frustr\u00e9e, \u00e9nerv\u00e9e, endormie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que&#8230;j&rsquo;ouvre les yeux dans le plus grand des silences, et me retrouve face \u00e0 face avec ces treize danseurs. Ils nous fixent, contemplent notre soci\u00e9t\u00e9 tout en nous ignorant. Un malaise s&rsquo;installe dans la salle\u2026 quelques spectateurs craquent et finissent par applaudir. Mais ils n&rsquo;en n&rsquo;ont pas fini avec nous. La vision de notre soci\u00e9t\u00e9 a d\u00fb les rebuter, car suite \u00e0 cela, les danses reprennent, le dos courb\u00e9, les danseurs se d\u00e9nudent peu \u00e0 peu, jusqu&rsquo;\u00e0 devenir singes et retourner \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 primitive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette soci\u00e9t\u00e9 l\u00e0 retrouve un sens en m\u00eame temps que les gestes des danseurs. Le spectacle devient beaucoup plus touchant, les lumi\u00e8res offrent de tr\u00e8s beaux clairs-obscurs sur la peau des danseurs, des tableaux vivants d&rsquo;un Caravage ou d&rsquo;un Rembrandt sont n\u00e9s sous nos yeux. La danse des singes \u00e9tait mille fois plus \u00e9l\u00e9gante que la danse des hommes&#8230;<i>sometimes you know that something has to change\u2026<\/i><\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Romane Dietrich<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><i>Protagonist<\/i> est pr\u00e9sent\u00e9 pour la premier fois en France au th\u00e9\u00e2tre de Chaillot dans le cadre du Festival Nordique (16 \u2013 27 janvier 2018).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le chor\u00e9graphe Jefta van Dinther pr\u00e9sente ici sa deuxi\u00e8me collaboration avec le Ballet Cullberg, la compagnie su\u00e9doise de danse contemporaine la plus connue, dont la troupe permanente est constitu\u00e9 de seize danseurs de nationalit\u00e9s diff\u00e9rentes. On retrouve dans ce spectacle treize de ces danseurs et Linda Adami est invit\u00e9e pour l\u2019occasion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La sc\u00e9nographie, compos\u00e9e d\u2019un tapis rouge sang et de poutres en m\u00e9tal, nous renvoie imm\u00e9diatement l\u2019image d\u2019une sc\u00e8ne. Le spectacle d\u00e9marre sur une sc\u00e8ne vide, avec une voix off\u00a0: \u00ab\u00a0Parfois tu sais que quelque chose doit changer. \/ Tu le sens. \/ Dans l\u2019air. Dans tes tripes\/\u00a0Et tu n\u2019en dors pas la nuit. \/ Une voix te parle. \/ Dans un flot ininterrompu\u00a0\u00bb. On retrouve tout de suite les \u00e9l\u00e9ments qui caract\u00e9risent le travail de van Dinther\u00a0: une d\u00e9marche physique ax\u00e9e sur la mise en sc\u00e8ne des corps des interpr\u00e8tes qui dialoguent avec l\u2019espace, les \u00e9l\u00e9ments sc\u00e9nographiques, mais aussi les lumi\u00e8res et les sons. La musique est l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus r\u00e9ussi du spectacle, qui renvoie plus \u00e0 la performance qu\u2019\u00e0 la danse. Dans l\u2019ambiance \u00e9lectro de David Kiers, la <i>danse<\/i> des interpr\u00e8tes est toute en \u00e9nergie, en ondulations, comme des individus d\u2019abord, puis en petits groupes\u00a0; au fur et \u00e0 mesure ils reviennent au r\u00e8gne animal, ils reconnectent et interagissent avec ce qui les entoure et ils se transforment en animaux\u00a0: on observe ce spectacle de grands primates se balancer aux arbres sur fond de musique \u00e9lectronique et de n\u00e9ons stroboscopiques qui montre une communaut\u00e9 d\u2019individus saisis par un mouvement perp\u00e9tuel. Le moment magique du spectacle se r\u00e9alise justement dans ce passage entre le monde humain et celui animal. Marqu\u00e9 par une pause dans le mouvement, les interpr\u00e8tes reprennent possession de leur corps petit \u00e0 petit, avec des mouvements presque imperceptibles, qui transforment leurs corps et leur donnent une allure animale. Malheureusement avant et apr\u00e8s ce moment de gr\u00e2ce, on a une impression de d\u00e9j\u00e0-vu et le choix de d\u00e9nuder les interpr\u00e8tes sur sc\u00e8ne pour la partie finale a un go\u00fbt de vieillot. Peut-\u00eatre il faudrait aller voir <i>B\u00eates de sc\u00e8ne<\/i> de Emma Dante pr\u00e9sent\u00e9 en f\u00e9vrier au Th\u00e9\u00e2tre du Rond-Point et peut-\u00eatre la comparaison nous permettra de relever d\u2019autres points fort de la chor\u00e9graphie de van Dinther qui nous ont \u00e9chapp\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Monica Mele<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><i>Protagonist<\/i> est un ballet de danse contemporaine chor\u00e9graphi\u00e9 et dirig\u00e9 par Jefta van Dinther et r\u00e9alis\u00e9 par la troupe su\u00e9doise Cullergballetten. Il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 pour la premi\u00e8re fois au Julidans \u00e0 Amsterdam le 7 juillet 2016. J&rsquo;ai assist\u00e9 \u00e0 la repr\u00e9sentation du 18 juin 2017 au th\u00e9\u00e2tre national de la danse de Chaillot. Il s&rsquo;agira dans ce compte-rendu de vous faire part de ma perception de cet \u00e9v\u00e9nement en tant que spectatrice \u00e0 travers une analyse subjective non exhaustive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La sc\u00e9nographie \u00e9tait plut\u00f4t \u00e9pur\u00e9e. Avant l&rsquo;entr\u00e9e des danseurs, la sc\u00e8ne \u00e9tait \u00e9clair\u00e9e d&rsquo;une lumi\u00e8re rouge\u00e2tre, on distinguait une sorte d&rsquo;\u00e9chafaudage traversant le fond de la sc\u00e8ne (objet de d\u00e9cor qui sera \u00e9galement utilis\u00e9 comme plateforme au cours de la performance chor\u00e9graphique). Toujours avant l&rsquo;entr\u00e9e des danseurs, une voix off nous parle en anglais de voix int\u00e9rieures durant quelques minutes (l&rsquo;anglais \u00e9tant utilis\u00e9 ici probablement comme outil de communication international \u00e9tant donn\u00e9 l&rsquo;origine su\u00e9doise de la compagnie et sa vocation \u00e0 tourner dans divers pays aux langues vari\u00e9es.) Une musique sourde alors d\u00e9marre et les danseurs se lancent sur sc\u00e8ne et entament la chor\u00e9graphie du ballet qui durera environ une heure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">J&rsquo;ai not\u00e9 une v\u00e9ritable rupture intervenant dans la deuxi\u00e8me partie du spectacle. Apr\u00e8s la mention dans le chant en voix off d&rsquo;une n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9volution, tous les danseurs se figent sur sc\u00e8ne en d\u00e9fiant le public du regard durant d&rsquo;interminables minutes. Un malaise s&rsquo;installe alors : est-ce fini\u00a0? Faut-il applaudir\u00a0? Non ce n&rsquo;est pas fini. On commence \u00e0 comprendre que les danseurs ne sont pas fig\u00e9s, ils s&rsquo;affaissent progressivement comme s&rsquo;il fondaient. La lenteur de leurs mouvements les rends quasiment imperceptibles avant de se rendre compte qu&rsquo;ils ne sont plus dans leurs positions initiales. Puis un danseur repart puis un autre. L&rsquo;ambiance lumineuse change pour passer au vert et un \u00e0 un les danseurs se d\u00e9v\u00eatissent pour finir nus. La danse prend une tournure animale et les protagonistes du mouvements se changent en singes humains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Un autre passage que j&rsquo;ai trouv\u00e9 remarquable dans le ballet est intervenu lors de la premi\u00e8re partie de celui-ci. Alors que tous les danseurs \u00e9taient en mouvement dans une sorte de machine humaine, la bande sonore s&rsquo;est tue compl\u00e8tement pour laisser place \u00e0 la seule respiration des danseurs. La perception du son de leurs respirations m&rsquo;a fait prendre conscience de l&rsquo;effort collectif n\u00e9cessaire \u00e0 cette performance ainsi qu&rsquo;au travail de rythme et d&rsquo;harmonisation r\u00e9alis\u00e9 par la troupe. Cela m&rsquo;a r\u00e9ellement impressionn\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour conclure je dirai simplement que ce ballet de danse contemporaine m&rsquo;a \u00e9mue et donn\u00e9 le go\u00fbt de retourner voir ce type de spectacle afin de renouveler l&rsquo;exp\u00e9rience des sensations que celui-ci m&rsquo;a fait \u00e9prouver.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Lena Piveteau<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">Le mot \u00ab\u00a0protagoniste\u00a0\u00bb signifie un seul personnage, mais dans le spectacle de danse <i>Protagonist<\/i> il y en a plusieurs. Quel type de rapport existe-il entre l\u2019individu et le groupe\u00a0? Et dans quelle mesure l\u2019individu et le groupe sont-ils interd\u00e9pendants\u00a0? Telles sont les questions que <i>Protagonist <\/i>\u00e9voque. Au d\u00e9but on se trouve dans l\u2019obscurit\u00e9, \u00e9coutant une voix d\u00e9sincarn\u00e9e parler sur la vie et sur la mortalit\u00e9, mais la voix s\u2019arr\u00eate aussit\u00f4t que les danseurs arrivent sur la sc\u00e8ne. Soudain, la sc\u00e8ne est faiblement \u00e9clair\u00e9e, et on voit que les mouvements des danseurs ne sont pas du tout harmonis\u00e9s\u00a0: les danseurs rampent, attrapent, empoignent, s\u2019\u00e9tirent et se touchent, mais jamais en m\u00eame temps ou d\u2019une fa\u00e7on synchronis\u00e9e. D\u2019une part ils sont un groupe\u2014une foule de bras et de jambes en mouvement\u2014mais d\u2019autre part ils sont tous individus, chacun suivant sa propre chor\u00e9graphie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pourtant il y a \u00e9ventuellement des moments de synchronisation compl\u00e8te\u00a0: soudain, tous les danseurs nous font face et suivent la m\u00eame chor\u00e9graphie, contrairement aux mouvements fr\u00e9n\u00e9tiques pr\u00e9c\u00e9dents. La voix d\u00e9sincarn\u00e9e revient, parlant de la r\u00e9volution. C\u2019est \u00e0 ce stade qu\u2019on voit, enfin, la puissance des danseurs en tant que groupe. L\u2019id\u00e9e de la r\u00e9volution les stimule, et leurs mouvements deviennent non pas arbitraires ou d\u00e9connect\u00e9s mais coh\u00e9rents, m\u00eame s\u2019ils ne sont pas totalement synchronis\u00e9s. On a l\u2019impression que l\u2019espoir du changement politique les inspire de travailler ensemble pour atteindre un objectif en commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">M\u00eame si le spectacle nous pousse \u00e0 penser le rapport entre l\u2019individu et le groupe, il reste une question sans r\u00e9ponse\u00a0: quel est le statut du \u00ab\u00a0protagoniste\u00a0\u00bb\u00a0? Car le mot \u00ab\u00a0protagoniste\u00a0\u00bb ne signifie pas seulement un seul personnage, mais aussi un personnage tout particulier, disons exceptionnel par rapport au groupe. On peut dire que les danseurs sont tous individus, mais peut-on dire \u00e9galement qu\u2019il y a un protagoniste dans le groupe\u00a0? Peut-\u00eatre l\u2019ironie de ce titre, c\u2019est qu\u2019il n\u2019existe pas de protagoniste du spectacle &#8211; ou m\u00eame que tous les personnages peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme protagonistes. Si l\u2019on accepte cette hypoth\u00e8se, il nous reste \u00e0 penser non seulement le rapport entre l\u2019individu et le groupe, mais aussi celui entre le protagoniste et les autres individus du groupe.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right\">Whitney Sha<\/h6>\n<pre>Photo :\u00a0Urban J\u00f6r\u00e9n<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Danse | Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | En savoir plus A l&rsquo;occasion du Festival Nordique au th\u00e9\u00e2tre de Chaillot, j&rsquo;ai assist\u00e9 au spectacle\u00a0Protagonist\u00a0mont\u00e9 par Jefta van Dinther et le ballet de Cullberg. 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