{"id":11134,"date":"2018-04-03T20:00:36","date_gmt":"2018-04-03T18:00:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=11134"},"modified":"2018-04-03T20:00:36","modified_gmt":"2018-04-03T18:00:36","slug":"the-lightspeed-concert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=11134","title":{"rendered":"The Lightspeed Concert"},"content":{"rendered":"<p>Concert | Amphith\u00e9\u00e2tre Richelieu &#8211; Sorbonne | <a href=\"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/agendaculturel\/evenements\/the-lightspeed-concert\/\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y eut certains choristes qui, discr\u00e8tement, n&rsquo;ouvraient pas vraiment la bouche et laissaient les autres chanter pour eux, il y eut quelques sourires g\u00ean\u00e9s de timidit\u00e9, il y eut de l&rsquo;ennui accroch\u00e9 au visage d&rsquo;une jeune trompettiste qui n&rsquo;avait pas grand-chose \u00e0 faire, il y eut des voix lyriques encore en formation, des chor\u00e9graphies un peu kitsches, un public parfois un peu bavard, un chef d&rsquo;orchestre emball\u00e9 qui nous transmet son enthousiasme et des bracelets de mille couleurs brillants dans la nuit&#8230; Ces petites touches d&rsquo;amateurisme n&rsquo;ont cependant rien \u00f4t\u00e9 \u00e0 la qualit\u00e9 de la prestation qui nous a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 dans l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre Richelieu. Le spectacle n&rsquo;en \u00e9tait que plus pittoresque. Si l&rsquo;amateur, c&rsquo;est avant tout celui qui aime, cela a \u00e9t\u00e9 amplement prouv\u00e9 au cours de ce Lightspeed Concert. Malgr\u00e9 la difficult\u00e9 de faire spectacle dans ce lieu avant tout universitaire o\u00f9 p\u00e8sent sur nous les regards de grands hommes antiques, chorale et orchestre ont su s&rsquo;imposer\u00a0 sous un jeu de lumi\u00e8re ad\u00e9quat et une bonne prise en main de l&rsquo;espace. \u00a0Nous parcourons avec et gr\u00e2ce \u00e0 eux le monde de la musique et le monde des sciences relatives \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;espace. Nous appr\u00e9cions le soin port\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une logique narrative reposant sur l&rsquo;union de la musique et des sciences\u00a0: durant les chants sacr\u00e9s de Mozart ou de Bach d\u00e9filent sous nos yeux les visages de grands scientifiques associ\u00e9s \u00e0 des d\u00e9couvertes majeures, puis lors de la partie consacr\u00e9e \u00e0 la musique plus actuelle, le chef d&rsquo;orchestre ponctue chaque morceau d&rsquo;un point sur l&rsquo;avanc\u00e9e scientifique sous des images du cosmos accompagnant chaque nouveau chant. Sans trop de didactisme, la promesse est alors tenue\u00a0: on passe alors un bon moment simple et plein de musique et on rentre chez nous enchant\u00e9, en chantant.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Anne Fenoy<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">En dirigeant le choeur et orchestre du Lightspeed Concert, Benoit Reeves voulait proposer un spectacle dans lequel sciences et musique seraient li\u00e9es. Si le projet est int\u00e9ressant, la r\u00e9alisation l&rsquo;est moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une premi\u00e8re partie, le concert se concentre sur des chants classiques et religieux de si\u00e8cles diff\u00e9rents. Simultan\u00e9ment, derri\u00e8re les instrumentistes, des photos de scientifiques et une petite description de leurs d\u00e9couvertes sont projet\u00e9es sur un \u00e9cran blanc. L&rsquo;id\u00e9e est de faire correspondre un chant et les d\u00e9couvertes de l&rsquo;\u00e9poque d&rsquo;\u00e9criture de ce chant, sauf que la disposition est telle qu&rsquo;on ne voit pas bien le lien v\u00e9ritable entre les deux. Musique et images \u00e9voluent ind\u00e9pendamment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une seconde partie plus contemporaine, c&rsquo;est au tour d&rsquo;images de la Terre vue du ciel, de la banquise, de certaines villes,&#8230; de d\u00e9filer sur l&rsquo;\u00e9cran, alors que le choeur reprend des chansons de vari\u00e9t\u00e9s plus ou moins actuelles. Dans la premi\u00e8re partie du concert, on pouvait au moins se raccrocher \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la qualit\u00e9 du choeur. Dans cette deuxi\u00e8me partie, l&rsquo;ambiance devient celle d&rsquo;une kermesse. Sur des reprises mal construites de Coldplay ou Queen, les chanteurs effectuent des chor\u00e9graphies, une lampe violette \u00e0 la main. Cela aurait pu \u00eatre tr\u00e8s sympathique, et rendre vivant le spectacle. Au lieu de cela, le manque de professionnalisme devient flagrant. Alors que certains se balancent vers la droite, d&rsquo;autres non-coordonn\u00e9s partent vers la gauche. La chor\u00e9graphie veut mimer les paroles des chansons, soit, mais effectuer un coeur avec les mains pour l&rsquo;amour, ou encore se faire toucher le bout des deux index pour un bisou, fait retomber le choeur d&rsquo;adultes en enfance. Kitsch et amateur, le concert devient un spectacle de fin d&rsquo;ann\u00e9e d&rsquo;une petite \u00e9cole, mais dans un lieu qui d\u00e9note, l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre Richelieu, lieu renomm\u00e9 de la Sorbonne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En somme, ce concert est marqu\u00e9 par un manque de coh\u00e9rence, entre la premi\u00e8re et la deuxi\u00e8me partie, entre la musique et les sciences, entre la volont\u00e9 de professionnalisme et le rendu amateur.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Alice Clabaut<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle est organis\u00e9 autour du croisement de l&rsquo;astronomie et la musique et, en cons\u00e9quence, la th\u00e9matique d\u00e9passe l&rsquo;exp\u00e9rience esth\u00e9tique pour s&rsquo;approcher aussi au plaisir plus radical de la philosophie : le discours. La vari\u00e9t\u00e9 du r\u00e9pertoire, qui oscille entre des chants classiques de l&rsquo;histoire de la musique d&rsquo;Occident et de la pop-rock contemporaine, est ainsi tr\u00e8s bien li\u00e9e et reconceptualis\u00e9. La chorale est compos\u00e9e d\u2019un groupe de chanteurs parmi lesquels certains sont tr\u00e8s exp\u00e9riment\u00e9s, tandis que d\u2019autres sont encore dans la beaut\u00e9 de l&rsquo;apprentissage. Une \u00e9nergie collective tr\u00e8s jeune et incomparable !<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Teresa Lopez de Larruzea Lobo<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un \u00e9v\u00e9nement mythique qui tombait du ciel, mardi 3 avril 2018, 20h30, et qui d\u00e9chargeait dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre Richelieu toute sa puissance sonore, laissant les spectateurs magn\u00e9tis\u00e9s sur leurs bancs pour enfin aboutir en un tonnerre d\u2019applaudissements. Beno\u00eet Reeves guidait le Choeur et l\u2019Orchestre de \u00ab\u00a0la clef des Chants Ensemble\u00a0\u00bb dans des espaces lointains, sauvages, et on y d\u00e9couvrait des pierres brillantes, des joyaux \u00e0 la fois anciens et in\u00e9dits dans leur repr\u00e9sentation, un kal\u00e9idoscope de notre civilisation sonore, de notre culture musicale. \u00ab\u00a0Sommes-nous seuls dans l\u2019Univers ?\u00a0\u00bb : la r\u00e9ponse \u00e0 la question pos\u00e9e dans cette conf\u00e9rence &#8211; concert originale est \u00ab\u00a0Non\u00a0\u00bb &#8211; puisqu\u2019on chante et d\u00e9couvre ensemble la beaut\u00e9 de l\u2019univers.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Sara Rammer<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<pre>Illustration :\u00a0La Clef des Chants<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert | Amphith\u00e9\u00e2tre Richelieu &#8211; Sorbonne | En savoir plus Il y eut certains choristes qui, discr\u00e8tement, n&rsquo;ouvraient pas vraiment la bouche et laissaient les autres chanter pour eux, il y eut quelques sourires g\u00ean\u00e9s de timidit\u00e9, il y eut de l&rsquo;ennui accroch\u00e9 au visage [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":11084,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,25,60],"tags":[],"class_list":["post-11134","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-concert","category-sorbonne"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11134","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11134"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11134\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11134"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11134"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11134"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}