{"id":11181,"date":"2018-05-05T20:00:46","date_gmt":"2018-05-05T18:00:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=11181"},"modified":"2018-05-05T20:00:46","modified_gmt":"2018-05-05T18:00:46","slug":"au-bois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=11181","title":{"rendered":"Au bois"},"content":{"rendered":"<p>Th\u00e9\u00e2tre | Th\u00e9\u00e2tre de la Colline | <a href=\"http:\/\/www.colline.fr\/fr\/spectacle\/au-bois\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Au bois<\/em> d\u2019apr\u00e8s le texte de Claudine Galea et mis en sc\u00e8ne par Beno\u00eet Bradel<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La for\u00eat, on la conna\u00eet bien. On y a perdu notre enfance en contes de f\u00e9e. On y a eu peur, on s\u2019y est \u00e9gar\u00e9, on a cru y voir les yeux jaunes et brillants d\u2019un loup. <em>Au bois<\/em> nous invite \u00e0 y retourner, en filant l\u2019histoire bien connue mal connue du petit chaperon rouge. La for\u00eat se modernise mais reste effrayante. Des pr\u00e9servatifs usag\u00e9s,\u00a0 des seringues, des balan\u00e7oires cass\u00e9es\u2026 Un loup\u2026 Un chasseur\u2026 Une m\u00e8re\u2026 Une petite\u2026 Le conte se r\u00e9p\u00e8te mais prend d\u2019autres couleurs\u00a0: les symboles sont modifi\u00e9s, tournoy\u00e9s, renouvel\u00e9s. De grandes questions hantent la for\u00eat, ombres mena\u00e7antes\u00a0: la d\u00e9voration, le d\u00e9sir, l\u2019enfance, l\u2019adolescence, la m\u00e8re qui veut redevenir femme, la peur, la violence, l\u2019obscurit\u00e9. Universelles. Toutefois, cette r\u00e9\u00e9criture paye son originalit\u00e9 en un herm\u00e9tisme qui nous emp\u00eache parfois d\u2019entrer compl\u00e8tement au sein de son univers\u00a0: si le r\u00eave et l\u2019absurdit\u00e9 prennent place avec aisance, il est parfois difficile de suivre cette pi\u00e8ce qui est avant tout une suite de monologues, parfois chant\u00e9s, parfois dans\u00e9s, parfois projet\u00e9s. Le bois est bien l\u00e0, \u00e9vanescent, la mati\u00e8re \u00e0 penser se r\u00e9pand comme les feuilles mortes, mais parfois, on regarde sa montre et on se demande o\u00f9 cela veut en venir, comme si l\u2019on \u00e9tait face \u00e0 un r\u00eave, un fantasme, qui n\u2019\u00e9tait pas vraiment le n\u00f4tre. Le sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9 d\u00e9passe parfois l\u2019agr\u00e9able d\u00e9paysement pour sombrer dans le rejet d\u2019un monde qui ne nous parle pas et qui ne fait plus sens. C\u2019est le risque du r\u00eave que l\u2019on veut partager. Toutefois, les id\u00e9es sont l\u00e0 tout comme les interrogations dans ce conte de f\u00e9e au milieu d\u2019un bois sugg\u00e9r\u00e9 par un d\u00e9cor pertinent et des acteurs justes. Pourquoi alors ne pas s\u2019y enfoncer, juste pour v\u00e9rifier si un loup si cache\u2026<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Anne Fenoy<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<pre>Photographie :\u00a0Jean-Louis Fernandez<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Th\u00e9\u00e2tre | Th\u00e9\u00e2tre de la Colline | En savoir plus Au bois d\u2019apr\u00e8s le texte de Claudine Galea et mis en sc\u00e8ne par Beno\u00eet Bradel \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La for\u00eat, on la conna\u00eet bien. On y a perdu notre enfance en contes de f\u00e9e. 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