{"id":11286,"date":"2018-05-02T20:00:42","date_gmt":"2018-05-02T18:00:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=11286"},"modified":"2018-05-02T20:00:42","modified_gmt":"2018-05-02T18:00:42","slug":"nouvelles-pieces-courtes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=11286","title":{"rendered":"Nouvelles pi\u00e8ces courtes"},"content":{"rendered":"<p>Danse | Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | <a href=\"http:\/\/www.cie-dca.com\/fr\/spectacles\/nouvelles-pieces-courtes\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Philippe Decoufl\u00e9 signe avec ses <i>Nouvelles pi\u00e8ces courtes<\/i>, un spectacle \u00e9clectique et haut en couleur. Les chor\u00e9graphies, se d\u00e9ployant au fil de diff\u00e9rents tableaux d\u2019inspiration et de longueur diverses, transforment chaque sc\u00e8ne en un monde \u00e0 part enti\u00e8re dont l\u2019architecture repose sur un important travail des lumi\u00e8res, de la vid\u00e9o, des costumes et de la musique. \u00a0Les danseurs livrent une v\u00e9ritable prouesse sc\u00e9nique, maniant le chant, le th\u00e9\u00e2tre et les acrobaties aussi bien que la danse. Les mouvements des corps emportent les spectateurs au sein de chaque univers. De ceux-ci naissent des cr\u00e9atures humaines et extra-humaines tant\u00f4t terrestres, tant\u00f4t a\u00e9riennes, toujours oniriques\u00a0: les silhouettes transforment la sc\u00e8ne en songe. L\u2019on ne peut convenir d\u2019un fil directeur articulant ces diff\u00e9rents tableaux, si ce n\u2019est la digression, saupoudr\u00e9e chaque fois d\u2019une juste dose d\u2019humour et de tendresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle, compos\u00e9 de six actes dont la c\u00e9sure est annonc\u00e9e par une plaisante animation graphique, s\u2019entame dans l\u2019ambiance tamis\u00e9e d\u2019un concert de chambre. Les trois danseurs se succ\u00e8dent au piano droit, tant au chant qu\u2019\u00e0 la danse\u00a0; l\u2019instrument est l\u2019axe autour duquel tournoyer et sur lequel encha\u00eener diff\u00e9rentes acrobaties. A cette atmosph\u00e8re r\u00e9tro succ\u00e8de une cr\u00e9ature hybride, d\u2019abord inqui\u00e9tante puis amusante, tourbillonnant au fond d\u2019un trou. Sur fond de <i>Stabat Mater <\/i>de Vivaldi s\u2019ensuivent d\u2019\u00e9tranges \u00eatres color\u00e9s v\u00eatus de combinaisons en tricot, dont les motifs semblent avoir \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9s par de lointaines ethnies lunaires. De gracieuses et po\u00e9tiques virevoltes a\u00e9riennes laissent place \u00e0 des corps z\u00e9br\u00e9s offrant de r\u00e9jouissantes variations \u00e0 la barre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle se cl\u00f4t avec la s\u00e9quence la plus longue et la plus plaisante, v\u00e9ritable court-m\u00e9trage chor\u00e9graphique d\u2019un r\u00e9cit de voyage au Japon. Nous embarquons \u00e0 bord d\u2019un avion \u00e0 l\u2019\u00e9quipage aussi cocasse que ses passagers, avant d\u2019atterrir dans un a\u00e9roport si grand que l\u2019on ne peut en trouver la sortie. Le voyage est caricatur\u00e9 par quelques situations drolatiques, entre supermarch\u00e9s aux gadgets loufoques et h\u00f4tels aux murs trop fins, programmes TV farfelus et ha\u00efkus illustr\u00e9s. Cette derni\u00e8re pi\u00e8ce, quelque peu m\u00e9lancolique, propose une r\u00e9flexion sur le sentiment d\u2019isolement, la culture japonaise et la confrontation avec l\u2019Autre et le Diff\u00e9rent, rappelant <i>Lost in Translation <\/i>de Sofia Coppola. La sc\u00e9nographie \u00e9voque quant \u00e0 elle <i>Enter the Void<\/i> de Gaspar No\u00e9, traduisant l\u2019ambiance nocturne mais color\u00e9e de ces n\u00e9ons et panneaux lumineux caract\u00e9ristiques de Tokyo. Oscillant de la danse au mime et servie par de nombreuses impressions visuelles et sonores, cette derni\u00e8re pi\u00e8ce laisse un public unanimement combl\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Valentine Lanoix<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">5 tableaux se juxtaposent, sans lien logique imm\u00e9diat. 5 propositions \u00e9tonnantes, \u00e9clectiques, joyeuses. La force de ces pi\u00e8ces, c&rsquo;est justement leur nombre. 1h30 de danse contemporaine, c&rsquo;est effrayant, mais le spectateur n&rsquo;a pas le temps de s&rsquo;ennuyer qu&rsquo;un nouvel univers se d\u00e9ploie devant lui. Decoufl\u00e9 fait rire, Decoufl\u00e9 impressionne, Decoufl\u00e9 rend accessible \u00e0 tous une danse contemporaine intelligente. Loin des cr\u00e9ations faites pour plaire, les <i>Nouvelles pi\u00e8ces courtes <\/i>de Decoufl\u00e9 invitent au voyage, avec un passage d\u00e9paysant vers le Japon, et \u00e0 la d\u00e9couverte. Le corps se fait tant\u00f4t burlesque tant\u00f4t gracieux, les musiques sont savamment choisies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et il ne faudrait pas oublier d&rsquo;\u00e9voquer le 8\u00e8me danseur de la compagnie, le vid\u00e9oprojecteur. Decoufl\u00e9 s&rsquo;approprie l&rsquo;objet num\u00e9rique avec brio, nous faisant oublier quelques instants la technique pour entrer dans le f\u00e9erique. L&rsquo;innovation au service du r\u00eave, voil\u00e0 ce que propose le chor\u00e9graphe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une danseuse nage, suspendue \u00e0 un cercle m\u00e9tallique, dans une immense vague bleu. Et nous voudrions que le r\u00eave dure quelques heures encore.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Anahi Amine<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Nouvelles pi\u00e8ces courtes <\/i>est un spectacle de danse mont\u00e9 par Philippe Decoufl\u00e9 avec la Compagnie DCA auquel j&rsquo;ai assist\u00e9 le 2mai au th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot. Le spectacle, qui dure 1h30, est une succession de sayn\u00e8tes aux ambiances diff\u00e9rentes. S&rsquo;il y a un fil directeur, c&rsquo;est bien les danseurs qui rendent chaque tableau dynamique et vivant. J&rsquo;ai appr\u00e9ci\u00e9 le m\u00e9lange de genres\u00a0: danse, chant, th\u00e9\u00e2tre, stand-up com\u00e9die, parfois m\u00eame cirque. Les danseurs sont des artistes complets qui utilisent enti\u00e8rement leur corps sur sc\u00e8ne. La modernit\u00e9, \u00e7a s&rsquo;applaudit. Entre les rires tout en retenue du d\u00e9but (\u00ab\u00a0chut voyons\u00a0!\u00a0\u00bb) et la rigolade d\u00e9complex\u00e9e qui saisit tous les spectateurs \u00e0 la fin, il n&rsquo;y a pas \u00e0 dire, la sauce a pris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un trou dans le sol \u00e9clair\u00e9 par un faisceau de lumi\u00e8re graphique. Deux mains qui sortent. C&rsquo;est timide, \u00e7a renifle, \u00e7a regarde autour d&rsquo;elles comme un petit animal farouche. Une t\u00eate sort\u00a0! Tiens, c&rsquo;est le danseur barbu du d\u00e9but. Il s&rsquo;installe confortablement dans son trou, comme une taupe qui sort de prendre le soleil. Soudain, deux jambes de femmes surgissent devant lui. Elles ondulent, elles ont une vie propre, mais elles viennent se rattacher au danseur. Cr\u00e9ature mi-homme, mi-femme ou mi-torse, mi-jambes, le d\u00e9calage entre les deux parties est \u00e0 la fois \u00e9trange et incroyablement comique. Telle une sir\u00e8ne dans une baignoire, elle se pr\u00e9lasse dans son trou et charme le public. Entre deux \u00e9clats de rire, on a envie de f\u00e9liciter la danseuse qui a d\u00fb passer dix minutes la t\u00eate en bas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parlons-en du corps des danseurs. N&rsquo;\u00e9tant pas une habitu\u00e9e des spectacles de danse, j&rsquo;ai pass\u00e9 une bonne partie du spectacle absorb\u00e9e par un muscle saillant ici, un tendon bien dessin\u00e9 l\u00e0 ou encore la courbe d&rsquo;un dos dans lequel les os de la colonne vert\u00e9brale paraissent grav\u00e9s. La lumi\u00e8re se charge de r\u00e9v\u00e9ler chaque creux, chaque volume de leurs corps \u00e0 travers des centaines de petites ombres projet\u00e9es sur eux. Ces derni\u00e8res dansent sur leur peau et \u00a0accompagnent tous leurs mouvements. A la fois l\u00e9gers et puissants, souples et forts, leurs corps s&rsquo;\u00e9lancent et rebondissent sur le sol sans difficult\u00e9. Et tout un coup, on r\u00e9alise la ma\u00eetrise impressionnante de ces danseurs qui ont r\u00e9ussi \u00e0 s&rsquo;affranchir de la gravit\u00e9. Comme un bonbon, c&rsquo;est p\u00e9tillant, color\u00e9 et facile \u00e0 dig\u00e9rer. A la fin du spectacle, que reste-il\u00a0? Un gout de bonne humeur et d&rsquo;\u00e9nergie retrouv\u00e9e.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Ana\u00efs Fiault<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vous aimez le classique ? Vous pr\u00e9f\u00e9rer le hip hop ? L&rsquo;acrobatie ou encore la danse moderne\u00a0? Vous \u00eates plut\u00f4t couleur rouge ? Bleue ? Davantage ombre que lumi\u00e8re ou bien \u00eates-vous plut\u00f4t du go\u00fbt du\u00a0contraire ? Peu importe, les <i>Nouvelles pi\u00e8ces courtes<\/i> embrassent si large que vous serez forc\u00e9ment happ\u00e9 par au moins quelques\u00a0uns des temps de cette heure et demie qui passe vite, au gr\u00e9 de\u00a0s\u00e9quences courtes et vari\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chacune de ces pi\u00e8ces a son style chor\u00e9graphique et ses couleurs propres, plongeant le spectateur dans une ambiance au\u00a0ton toujours\u00a0singulier.<\/p>\n<p>Si nous avions sinc\u00e8rement h\u00e2te de nous retrouver au Th\u00e9\u00e2tre Chaillot (offrant une vue unique sur la Tour Eiffel)\u00a0pour ce spectacle semblant joyeux et\u00a0haut en couleurs, nous avons\u00a0 parfois\u00a0trouv\u00e9<br \/>\ncomplexe\u00a0le passage d&rsquo;une sc\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;autre aux genres n&rsquo;ayant rien \u00e0 voir les uns avec les autres !\u00a0Il faut d\u00e9j\u00e0 comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de liaison entre les pi\u00e8ces ni de fil\u00a0conducteur. Il s&rsquo;agit de d\u00e9guster des mets \u00e9tonnant le regard et excitant \u00e0 leur mani\u00e8re\u00a0les papilles.\u00a0Si nous\u00a0avons eu du mal \u00e0 \u00ab\u00a0rentrer dedans\u00a0\u00bb et notamment en raison\u00a0du manque de continuit\u00e9 et de contenu substantiel de ces repr\u00e9sentations &#8211; voire de l&rsquo;aspect dissonant de cette juxtaposition de\u00a0couches artistiques distinctes -, nous ne doutons pas que ce trop plein pour les uns peut n\u00e9anmoins \u00eatre un r\u00e9gal pour les autres. Les gourmands ne devraient s&rsquo;y\u00a0refuser.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Carla Paquin<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle <i>Nouvelles Pi\u00e8ces Courtes<\/i>, programm\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre National de Chaillot (20 avril &#8211; 10 mai 2018) est compos\u00e9 de plusieurs pi\u00e8ces dans lesquelles danse, mime, musique, chant et vid\u00e9o se m\u00ealent. Le chor\u00e9graphe Philippe Decoufl\u00e9 affirme que le format court, pas inhabituel dans la danse moderne, lui permet de rassembler dans un m\u00eame programme des univers diff\u00e9rents avec une \u00e9criture plus po\u00e9tique que narrative.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans \u00ab\u00a0Duo\u00a0\u00bb, le trio Julien Ferrari, Jules Sadoughi et Violette Wanty dansent, jouent de la musique en direct et ils sont accompagn\u00e9s d&rsquo;un piano qui virevolte lui aussi. Cette pi\u00e8ce est sans doute la plus r\u00e9ussite\u00a0: ces danseurs-acrobates-musiciens aux corps \u00e9lastiques nous \u00e9patent et on gardera longtemps en t\u00eate leur souvenir. Autant que la premi\u00e8re partie de \u00ab\u00a0Le trou \u00bb\u00a0dans laquelle Julien Ferrari appr\u00e9hende un corps polymorphe et des jambes de ballerines\u00a0: on est touch\u00e9 par la mani\u00e8re dont il utilise ses rondeurs et par la force et la gr\u00e2ce qu&rsquo;il d\u00e9gage. Puis la danse et la rediffusion sur \u00e9cran se m\u00ealent\u00a0; on utilise ici une nouvelle technique, le looping, avec un r\u00e9sultat tr\u00e8s po\u00e9tique. \u00ab\u00a0Vivaldis\u00a0\u00bb sur musique de Vivaldi est la pi\u00e8ce la moins convaincante avec ses costumes tr\u00e8s color\u00e9s. Suit le duo a\u00e9rien \u00ab\u00a0R\u00a0\u00bb, mais qui a un go\u00fbt de d\u00e9j\u00e0-vu. La derni\u00e8re pi\u00e8ce, \u00ab\u00a0Pi\u00e8ce japonaise\u00a0\u00bb rend hommage \u00e0 un pays et une culture ch\u00e8res au chor\u00e9graphe\u00a0: les mangas c\u00f4toient les passants dans la rue. \u00ab\u00a0Duo\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Le trou\u00a0\u00bb sont vraiment r\u00e9ussis, et m\u00eame \u00e0 spectacle fini on verra encore les voltiges de ces trois danseurs et tout particuli\u00e8rement de Julien Ferrari qui surprend pour le contraste entre sa silhouette et sa gr\u00e2ce.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Monica Mele<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Nouvelles pi\u00e8ces courtes<\/i>, pr\u00e9sent\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre de Chaillot est la nouvelle \u0153uvre du chor\u00e9graphe fran\u00e7ais Philippe Decoufl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme le titre du spectacle l\u2019indique, le spectacle est compos\u00e9 de diff\u00e9rents tableaux, avec \u00e0 chaque fois de nouveaux th\u00e8mes, d\u00e9cors, costumes, musique. Il n\u2019y a donc pas de narration, les tableaux s\u2019enchainent les uns \u00e0 la suite des autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les diff\u00e9rents tableaux, l\u2019ou\u00efe a une importance hors norme. Le chor\u00e9graphe travaille \u00e0 partir du son. Les danseurs produisent de la musique\u00a0: ils chantent et jouent des instruments (cette production d\u2019un son nous rappelle le chor\u00e9graphe A. Ekman et son ballet\u00a0<i>Play<\/i>).\u00a0Le spectateur peut avoir l\u2019impression que le danseur improvise, et c\u2019est le cas, car chaque spectacle est diff\u00e9rent et ne se ressemble pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0L\u2019originalit\u00e9 du spectacle provient de cela : les danseurs ne se r\u00e9duisent pas qu\u2019\u00e0 la danse mais puisent dans diff\u00e9rents domaines artistiques comme le th\u00e9\u00e2tre (la com\u00e9die), ou la po\u00e9sie. La grande force de Decoufl\u00e9 est de m\u00e9langer les styles de danse, de musique sans avoir peur de briser les codes et de surprendre son spectateur. La chor\u00e9graphie allie syst\u00e9matiquement modernit\u00e9 et tradition de la danse. Ainsi, Decoufl\u00e9 s\u2019appuie sur une musique classique, ou sur un pas de deux et contraste cela avec des costumes atypiques et compl\u00e8tement anachroniques \u00e0 la danse ou la musique. De ce fait, sa danse est ludique et surprenante\u00a0; le spectateur qui ne s\u2019ennuie jamais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les diff\u00e9rentes pi\u00e8ces, on retiendra le premier chapitre, un pas de trois \u00e9mouvant et tr\u00e8s contemporain, les protagonistes dansent sur une musique baroque et portent des costumes bariol\u00e9s et qui sont compl\u00e8tement anachroniques avec la musique. Cependant, Decoufl\u00e9 s\u2019inspire aussi de ce qu\u2019il a pu voir, c\u2019est-\u00e0-dire par exemple, des ballets de Balanchine. Le c\u00e9l\u00e8bre chor\u00e9graphe\u00a0russe veut avant tout mettre en avant la danseuse et en la rendant le plus possible f\u00e9minine. On retrouve cela chez le chor\u00e9graphe du XXI\u00e8me si\u00e8cle, la danseuse a une place particuli\u00e8re et est toujours mise en avant soit par son placement, ou par les gestes qu\u2019elles ex\u00e9cutent notamment dans le tableau intitul\u00e9 \u00ab\u00a0R\u00a0\u00bb. La danseuse tourne dans les airs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, le chor\u00e9graphe utilise une mise en sc\u00e8ne et une sc\u00e9nographie moderne faisant \u00e9cho au XXI\u00e8me si\u00e8cle. En effet, la vid\u00e9o est utilis\u00e9e pour chaque tableau, c\u2019est m\u00eame gr\u00e2ce \u00e0 elle que le spectateur sait que la sc\u00e8ne change. La vid\u00e9o fait entrer la danse dans une nouvelle dimension. Le spectacle prend une dimension num\u00e9rique, plus moderne et plus accessible \u00e0 tous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle\u00a0<i>Nouvelles pi\u00e8ces courtes<\/i>\u00a0est un spectacle ludique, tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 voir et o\u00f9 de nombreuses surprises attendent le spectateur qui plonge directement dans l\u2019univers passionnant, dr\u00f4le, cr\u00e9atif et original de Decoufl\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Marie Dupriez<\/h6>\n<pre>Illustration :\u00a0Charles Fr\u00e9ger<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Danse | Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | En savoir plus Philippe Decoufl\u00e9 signe avec ses Nouvelles pi\u00e8ces courtes, un spectacle \u00e9clectique et haut en couleur. 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