{"id":1129,"date":"2011-10-22T20:00:53","date_gmt":"2011-10-22T18:00:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=1129"},"modified":"2011-10-22T20:00:53","modified_gmt":"2011-10-22T18:00:53","slug":"rene-lenerve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=1129","title":{"rendered":"Ren\u00e9 l&rsquo;\u00e9nerv\u00e9, Th\u00e9\u00e2tre du Rond-Point"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><strong><em>Ren&eacute; l&#039;&eacute;nerv&eacute;<\/em>, op&eacute;ra-bouffe &eacute;crit et mis en sc&egrave;ne par Jean-Michel Ribes, musique de Reinhardt Wagner, au <a href=\"http:\/\/www.comedie-francaise.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Th&eacute;&acirc;tre du Rond-Point<\/a>. <\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#A l'heure\">La critique de Marie-Aurore Ahmad<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#Puisque\">La critique de Thea Goehring <\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#C'est au moment\">La critique de Mary Graffion<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#Les rideaux\">La critique de Colin Gu&eacute;rand<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#Personne\">La critique d&#039;Arina Trunova<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a name=\"A l'heure\">A l&#039;heure<\/a> o&ugrave; se d&eacute;clarent les diff&eacute;rents candidats &agrave; l&#039;investiture 2012, <em>Ren&eacute; l&#039;&eacute;nerv&eacute;<\/em> offre une r&eacute;trospective de la pr&eacute;sidentielle 2007 -enfin, la version Jean-Michel Ribes et Reinhardt Wagner (compositeur)&#8230; L&#039;auteur de cet op&eacute;ra-bouffe, connu pour <em>Mus&eacute;e Haut, Mus&eacute;e Bas<\/em>, a consenti &agrave; mettre en sc&egrave;ne une pi&egrave;ce se r&eacute;f&eacute;rant directement &agrave; l&#039;actualit&eacute; politique. &laquo;&nbsp;Plus jamais &ccedil;a&nbsp;!&nbsp;&raquo; scandent ensemble les acteurs au tomb&eacute; de rideau&nbsp;; on sent poindre pour J-M Ribes l&#039;urgence de r&eacute;v&eacute;ler avec humour la campagne 2007, histoire de nous mettre sur le droit chemin des urnes&#8230; Heureusement, la forme op&eacute;ra-bouffe tendance kitsch-2011 procure des effets de distanciation &eacute;vitant de d&eacute;livrer un message autoritaire.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><em>Ren&eacute; l&#039;&eacute;nerv&eacute;<\/em>, c&#039;est l&#039;histoire d&#039;un petit &eacute;picer balourd et b&ecirc;ta que la Parti de la Majorit&eacute;, incarn&eacute; par Hurtzfuller (1\/3 B.Hortefeux, 1\/3 Himmler, 1\/3 Colonel Moutarde), a choisi pour le repr&eacute;senter aux pr&eacute;sidentielles. &laquo;&nbsp;Avancer et laisser courir&nbsp;&raquo; tout en promouvant le &laquo;&nbsp;Bon Sens&nbsp;&raquo;,&nbsp; voil&agrave; le credo de Ren&eacute;. Son atout&nbsp;? C&#039;est un coureur, un homme petit, nerveux, fonceur, infatigable. Face &agrave; cette caricature de N.Sarkozy, le Parti de l&#039;Opposition s&#039;agite en vain&nbsp;: Ginette (en S. Royale), souffrant de la m&ecirc;me m&eacute;galomanie que Ren&eacute;, Gauffrette (en M.Aubry) d&eacute;pit&eacute;e par la dispersion du P.S., car Judasso et Foculot, (en J-L Besson et B.Kouchner), se sont ralli&eacute;s &agrave; Ren&eacute;.<br \/>\n\tUn genre et un univers d&eacute;cid&eacute;ment pas s&eacute;rieux o&ugrave; les philosophes (Bernard-Henri L&eacute;vy, Michel Onfray et Finkelkraut (?)), se prennent la t&ecirc;te pour de la confiture avec ou sans sucre&nbsp; -pardon!- avec ou sans <em>glucose<\/em>, au lieu de d&eacute;fendre l&#039;int&eacute;grit&eacute; de l&#039;Homme en condamnant l&#039;expulsion du choeur grec. Oui, cet op&eacute;ra du XXIe avait la chance de poss&eacute;der un authentique choeur antique qui nous briefait &agrave; chaque action importante. Fid&egrave;le &agrave; la tradition th&eacute;&acirc;trale, J-M Ribes a ins&eacute;r&eacute; dans sa pi&egrave;ce un anachronique choeur tr&egrave;s sympathique. C&#039;est l&#039;&eacute;l&eacute;ment structural, comique, et dramatique, qui donne le ton du spectacle&nbsp;: deux hommes et deux femmes blancs-dor&eacute;s aux grosses perruques boucl&eacute;es platines, v&ecirc;tus de toges imprim&eacute;es du corps nu de statues antiques; effet comique assur&eacute;&nbsp;!<br \/>\n\tLe rire se d&eacute;clenche sur les ridicules accents lyriques de mots triviaux. Mais en g&eacute;n&eacute;ral, la musique cr&eacute;e un climat assez angoissant, m&ecirc;me si les m&eacute;lodies sont majeures, les passages calmes et rassurants sont rares, puisque le rythme est haletant, -en pleine course! Le texte chant&eacute; par des voix agr&eacute;ables provoque un effet amusant de d&eacute;calages auquel s&#039;ajoute l&#039;accumulation de rimes faciles et martel&eacute;es. De m&ecirc;me, la mise en sc&egrave;ne s&#039;inspirant parfois du music-hall rend la pi&egrave;ce ludique et multiplie les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Une univers glamour o&ugrave; l&#039;idole porte le plus luxueux jogging du monde, des talonnettes absolument immondes, et o&ugrave; les acteurs se livrent &agrave; un d&eacute;fil&eacute; de pr&ecirc;t-&agrave;-porter.<br \/>\n\tOn regrette cependant que la fronti&egrave;re fiction-r&eacute;alit&eacute; soit si fine&nbsp;: on comprend facilement le fonctionnement de la transposition, on reconna&icirc;t bien les imitations -gr&acirc;ce au&nbsp; jeu des acteurs et &agrave; leur remarquable ressemblance physique, la pi&egrave;ce appara&icirc;t accessible et l&#039;interpr&eacute;tation ais&eacute;e. Un peu trop. Les personnages sont des caricatures o&ugrave; transpara&icirc;t uniquement leur mauvais c&ocirc;t&eacute;. Seul Ren&eacute; se livre &agrave; un combat int&eacute;rieur (un peu forc&eacute;) entre Ren&eacute; Chef du Pays et Ren&eacute; l&#039;&eacute;picier, celui-l&agrave; &eacute;tant plus sentimental, plus social, plus humain&#8230; Mais ce n&#039;est que propagande&nbsp;! Ivre de pouvoir, l&#039;&eacute;picier terrasse le pr&eacute;sident afin de lui succ&eacute;der&nbsp;: un Ren&eacute; &#039;&#039;polyorgueilleux&#039;&#039;&#8230;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Une critique qui n&#039;&eacute;pargne personne, surtout pas le peuple qui a &eacute;lu un homme r&eacute;solument b&ecirc;te. Sans aucun doute la campagne du publicitaire a &eacute;t&eacute; excellente&nbsp;; parfait prototype de l&#039;homme moderne, il flaire le vent tourner lorsque les r&eacute;volutions arabes arrivent et s&#039;exprime toujours sur un joyeux air jazzy -&agrave; croire que tous les signes de la subversion sont d&eacute;sormais r&eacute;investis par le dogme bien-pensant.<br \/>\n\tUne esth&eacute;tique du bouffon, de l&#039;exc&egrave;s, du m&eacute;lange, mais tellement cadr&eacute;e dans la contemporan&eacute;it&eacute; que les rep&egrave;res s&#039;accumulent et se noient&nbsp;: la sc&egrave;ne renvoie une image bien trop r&eacute;elle du r&eacute;el donc ne peut offrir de cl&eacute;s de compr&eacute;hension de ce dernier, &agrave; part le sentiment de ridicule et de b&ecirc;tise g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s. La caricature excessive des personnages ne permet pas la moindre identification ou compassion&nbsp;: tout le monde est trop b&ecirc;te. Tout est trop&nbsp;; un certain malaise &eacute;merge du spectacle, car critiquer pour critiquer n&#039;avance pas &agrave; grand chose.<br \/>\n\tUne pi&egrave;ce dr&ocirc;le, oui mais, du bout des l&egrave;vres&nbsp;; enfin, pas si l&#039;on sait qu&#039;elle est jou&eacute;e &agrave; quelques m&egrave;tres de Matignon&#8230; <strong>&#8211; Marie-Aurore Ahmad<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a name=\"Puisque\">&laquo; Puisque <\/a>les politiques font du spectacle, il est bien normal que les hommes de spectacle fassent de la politique&#8230;&raquo; C&#039;est avec ces mots que Jean-Michel Ribes, le directeur du Th&eacute;&acirc;tre du Rond Point, d&eacute;crit l&#039;enjeu de la pi&egrave;ce intitul&eacute;e <em>Ren&eacute; l&#039;&eacute;nerv&eacute;<\/em> dont il est l&#039;auteur ainsi que le metteur en sc&egrave;ne. Le 22 octobre &agrave; 21 heures il invita le public parisien &agrave; assister &agrave; cet &laquo; op&eacute;ra bouffe et tumultueux&raquo;, un vrai chef-d&#039;&oelig;uvre du th&eacute;&acirc;tre contemporain traitant des sujets de soci&eacute;t&eacute;.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Il s&#039;agit d&#039;un pays imaginaire dont les habitants sont &agrave; la recherche d&#039;un nouveau chef d&#039; Etat car le vieux pr&eacute;sident malade a d&eacute;missionn&eacute;. Finalement ils tombent sur Ren&eacute;, un petit homme, toujours en mouvement, ne cessant jamais de courir, de signaler son opinion et de motiver les autres &agrave; le suivre. La pi&egrave;ce se poursuit par la r&eacute;action, parfois furieuse, parfois flattante, des groupements oppos&eacute;s, cherchant &agrave; nier les id&eacute;es du nouveau venu ou bien &agrave; lui plaire, mais sans jamais avoir un vrai programme alternatif. Tout au long de la pi&egrave;ce, on peut observer les hommes et les femmes politiques perdre leur s&eacute;rieux, se rendre ridicules, bref faire du spectacle. Tous les &eacute;l&eacute;ments de la mise en sc&egrave;ne contribuent &agrave; un comique de situation et des traits farcesques : les costumes grossiers caricaturent les &eacute;colos avec leur mode hippie, les &laquo; Cons de la Nation &raquo; en uniforme militaire, enfin et surtout le nouveau pr&eacute;sident en tenue de sport. Malgr&eacute; ce regard superficiel et g&eacute;n&eacute;ralisant, la pi&egrave;ce atteint des profondeurs psychologiques dans la pr&eacute;sentation du conflit int&eacute;rieur de Ren&eacute; : son alter ego figure sur sc&egrave;ne sous forme d&#039;un deuxi&egrave;me acteur repr&eacute;sentant son subconscient et son autocritique. Un &eacute;l&eacute;ment essentiel permettant une multiperspectivit&eacute;, est le ch&oelig;ur antique, &laquo; et un peu anachronique &raquo; qui fournit des informations suppl&eacute;mentaires aux spectateurs, non sans un certain ton ironique et critique.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">L&#039;ensemble du spectacle est encadr&eacute; par la musique parfaitement accord&eacute;e au caract&egrave;re de la pi&egrave;ce et compos&eacute;e par Reinhardt Wagner. L&#039;instrumentation d&eacute;licate et la r&eacute;currence de motifs cl&eacute;s permet d&#039;approfondir le caract&egrave;re de chaque r&ocirc;le et de chaque sc&egrave;ne. Le double sens donn&eacute; au spectacle, sur la sc&egrave;ne th&eacute;&acirc;trale ainsi que sur la sc&egrave;ne politique, refl&egrave;te l&#039;impression que Jean-Michel Ribes a du monde politique actuel. En faisant allusion soit &agrave; de certains groupements comme par exemple le Front National ou les &eacute;cologistes soit &agrave; des &eacute;v&egrave;nements r&eacute;els, il parvient &agrave; tracer une parodie pertinente de la vie politique de la grande nation, une parodie qui pourrait aussi bien &ecirc;tre appliqu&eacute;e &agrave; de nombreux pays dans le monde entier depuis l&#039;aube de l&#039;humanit&eacute;.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Le spectateur ne peut que rire haut et fort &agrave; l&#039;exp&eacute;rience de cet op&eacute;ra bouffe. Cependant, en sortant de la salle, l&#039;amusement c&egrave;de &agrave; l&#039;&eacute;tonnement, puis &agrave; la r&eacute;flexion. Peut-&ecirc;tre que seulement le caract&egrave;re exag&eacute;r&eacute; et farcesque de la pi&egrave;ce permet &agrave; d&eacute;guiser une critique profonde de l&#039;actualit&eacute; politique d&#039;aujourd&#039;hui. <strong>&#8211; Thea Goehring <\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a name=\"C'est au moment\">C&#039;est au moment<\/a> de la fin du mandat de notre pr&eacute;sident et de la d&eacute;couverte des diff&eacute;rents candidats de la pr&eacute;sidentiel 2012 que Jean-Michel Ribes nous pr&eacute;sente son op&eacute;ra-bouffe moderne <em>Ren&eacute; l&#039;&eacute;nerv&eacute;<\/em> au th&eacute;&acirc;tre du Rond Point. Ce 22 octobre &agrave; 21 heures, nous d&eacute;couvrions l&#039;histoire de <em>Ren&eacute; l&#039;&eacute;nerv&eacute;<\/em> alias Nicolas Sarkozy , depuis sa d&eacute;tection jusqu&#039;&agrave; la mise en place de son gouvernement en passant par ses frasques politiques les plus connues.<br \/>\n\tAvec la musique de Reinhardt Wagner et la mise en sc&egrave;ne de Jean-Michel Ribes, on d&eacute;couvre la vie d&#039;un &eacute;picier peu commun choisi pour &ecirc;tre le candidat du &laquo; bon sens &raquo; &agrave; la pr&eacute;sidentielle jou&eacute; par Thomas Morris, mais nous d&eacute;couvrons aussi des personnages des plus importants dans la vie de celui-ci, sa maman (jou&eacute;e par Jeanne-Marie L&eacute;vy) et la chanteuse de cabaret &ndash; Bella Donna- qui deviendra sa femme (jou&eacute;e par Alejandra Radano ) et son entourage politique .<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">L&#039;histoire commence sur le ras-le-bol de peuple de son gouvernement et l&#039;intention de renouveau &agrave; laquelle ils aspirent . C&#039;est la qu&#039;on d&eacute;couvre Ren&eacute; , un &eacute;picier rep&eacute;r&eacute; qui pr&ocirc;ne le bon sens , Ren&eacute; est toujours en mouvement et ne peut pas rester en place, il est infatigable. D&egrave;s lors qu&#039;il est choisi comme candidat , il conquit le peuple par son &laquo; bon sens &raquo; et ne cesse de motiver celui-ci.<br \/>\n\tOn fait alors la connaissance de l&#039;Opposition qui, elle, dort et r&ecirc;ve, et on y d&eacute;couvre deux meneuses : Ginette &#8211; elle aussi assoiff&eacute;e par le pouvoir- et Gaufrette qui s&#039;insurgent de la politique de ce nouveau candidat mais n&#039;ont finalement pas grand chose &agrave; proposer &agrave; ce peuple en qu&ecirc;te de renouveau.<br \/>\n\tLe spectacle continue en nous offrant plusieurs surprises comiques, d&#039;un cot&eacute; le r&ocirc;le des philosophes de comptoir qui prennent faussement part &agrave; la politique puisque leur d&eacute;bat se fait finalement sur la confiture mais aussi la rencontre avec la chanteuse de cabaret &ndash; Donna Tella &ndash; qui deviendra sa femme apr&egrave;s que Ren&eacute; se fasse faire ses talonnettes. Sans oublier le ch&oelig;ur antique des th&eacute;&acirc;tres anciens qui finiront par &ecirc;tre expuls&eacute; -sans probl&egrave;me- de la France car ils sont &eacute;trangers. Tout au long du spectacle, l&#039;&eacute;chiquier politique est repr&eacute;sent&eacute; et tombe dans la b&ecirc;tise au fur et &agrave; mesure pour notre plus grand plaisir .<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Les costumes, eux, participent &agrave; la dimension comique &agrave; la pi&egrave;ce : un pr&eacute;sident en jogging c&#039;est peu commun, le ch&oelig;ur antique habill&eacute; avec des toges agr&eacute;ment&eacute;es de faux corps nus sans oublier les &laquo; cons de la nation &raquo; en costume militaire et les &eacute;colos en hippie. Ainsi que le conseil des ministres des plus ridicules avec des ministres et leurs combinaisons des couleurs les plus folles et symboliques. Du cot&eacute; des femmes, Donna ne va pas s&#039;en nous rappeler Carla Bruni et ses multiples &ndash; que dis-je millions &ndash; de tenues diff&eacute;rentes et Ginette avec sa robe tr&egrave;s kitsch. La musique et les chansons &agrave; la fois jazzy et op&eacute;ra,&nbsp; un atout de plus, illustrent parfaitement l&#039;histoire et intensifient les textes comme pour la chanson sur les talonnettes qui, de prime abord, n&#039;est pas un sujet se pr&ecirc;tant &agrave; une chanson.<br \/>\n\tEnfin, pour ce qui est des d&eacute;cors, on peut dire qu&#039;ils sont minimalistes mais r&eacute;ussis. Le d&eacute;cor repose sur des plate-formes sur plusieurs &eacute;tages qui en les d&eacute;pla&ccedil;ant forment &agrave; la fois le QG du parti d&#039;opposition puis le cabaret mais aussi un grand restaurant. Ainsi, avec l&#039;aide de l&#039;&eacute;clairage, nous changeons d&#039;ambiance alors que le d&eacute;cor, lui, ne change pas.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Le spectacle se termine sur une phrase qui nous questionne sur notre r&eacute;el syst&egrave;me politique. Mais l&#039;enjeu du metteur en sc&egrave;ne est r&eacute;ussi , son spectacle est une farce qui ne tombe pas dans l&#039;exc&egrave;s. Le spectacle ne parle pas seulement du gouvernement fran&ccedil;ais mais peut s&#039;appliquer &agrave; de nombreux gouvernements car il ne d&eacute;nonce pas seulement notre politique fran&ccedil;aise mais plut&ocirc;t la politique en g&eacute;n&eacute;ral et la soif de pouvoir de nos repr&eacute;sentants. On sort de ce spectacle conquis mais avec une l&eacute;g&egrave;re inqui&eacute;tude face &agrave; notre gouvernement et aux prochaines &eacute;lections. &#8211; <strong>Mary Graffion <\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a name=\"Les rideaux\">Les rideaux<\/a> ne s&rsquo;ouvrent pas. Une t&ecirc;te passe par leur entreb&acirc;illement. Puis trois autres.&nbsp; Quatre chanteurs s&rsquo;&eacute;tirent sur l&rsquo;avant de la sc&egrave;ne, et se pr&eacute;sentent&nbsp;: un ch&oelig;ur tir&eacute; tout droit de la Gr&egrave;ce antique. Ils vont nous aider &agrave; comprendre l&rsquo;action.<br \/>\n\tVoici une entr&eacute;e en mati&egrave;re surprenante, d&rsquo;autant plus que le titre de l&rsquo;op&eacute;ra bouffe, par ses sonorit&eacute;s redondantes, presque tautologiques, ne laisse pas pr&eacute;sager d&rsquo;une trame inextricable. Puis, on comprend&nbsp;: c&rsquo;est une farce. Le ch&oelig;ur n&rsquo;est pas habill&eacute; &agrave; la grecque, mais porte des t-shirts ou des robes sur lesquelles sont dessin&eacute;s les toges grecques et autres <em>attributs <\/em>de statues hell&eacute;nistiques.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Le ton de la pi&egrave;ce est en effet bon enfant, et n&rsquo;a pas de souci de complexit&eacute;. Le fil directeur est simple, sans &eacute;quivoque&nbsp;: nous allons revivre l&rsquo;accession au pouvoir de Ren&eacute;, &eacute;picier obscur aux jambes mobiles et aux id&eacute;es arr&ecirc;t&eacute;es, dont la silhouette de joggeur n&rsquo;est pas sans rappeler quelque personnage vaguement connu de notre vie politique. Jusque-l&agrave;, nul besoin de ch&oelig;ur antique pour comprendre. Plus tard non plus, d&rsquo;ailleurs.<br \/>\n\tEn fait de reproche, le premier que l&rsquo;on pourrait adresser &agrave; ce spectacle, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment sa simplicit&eacute;. Ou plut&ocirc;t, sa platitude, en ce sens qu&rsquo;elle s&rsquo;attaque au personnage de Sarkozy d&rsquo;une fa&ccedil;on tr&egrave;s lin&eacute;aire, trop convenue, pr&eacute;visible. Si l&rsquo;on devait comparer le comique de cet op&eacute;ra &agrave; celui d&rsquo;une pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, on invoquerait bien plus ais&eacute;ment les farces du Moyen-&acirc;ge que les com&eacute;dies de Moli&egrave;re.<br \/>\n\tCertes, la farce est dr&ocirc;le. Mais elle peut &ecirc;tre lassante. Ses ressors comiques sont grossiers, et manquent de cette finesse qui peut faire rire le spectateur jusqu&rsquo;&agrave; la toute fin de la repr&eacute;sentation.<br \/>\n\tCertes, &agrave; mesure que la pi&egrave;ce se d&eacute;roule, elle agr&egrave;ge de nouvelles pierres &agrave; sa construction comique. Mais il s&rsquo;agit davantage d&rsquo;une accumulation que d&rsquo;une &eacute;laboration. D&rsquo;un simple mur que d&rsquo;une maison. L&rsquo;apparition de diff&eacute;rentes caricatures de groupes politiques fran&ccedil;ais amuse, tels les &eacute;colos, qui entrent en sc&egrave;ne en scandant &laquo;&nbsp;bio, bio, bio,&nbsp;&raquo; ou les frontistes, rebaptis&eacute;s pour l&rsquo;occasion &laquo;&nbsp;les cons de la nation,&nbsp;&raquo; et habill&eacute;s en treillis militaires.<br \/>\n\tLe principe du spectacle est donc <em>dr&ocirc;le, <\/em>au sens o&ugrave; l&rsquo;entendaient les modernes&nbsp;: comique, mais d&rsquo;une fa&ccedil;on convenue, tr&egrave;s peu originale, et somme toute assez facile.<br \/>\n\tA noter cependant, quelques sursauts d&rsquo;originalit&eacute; qui &eacute;chappent &agrave; cet &eacute;cueil&nbsp;: le ch&oelig;ur grec, dont l&rsquo;inutilit&eacute; dramatique ne fait plus aucun doute, se rach&egrave;te lors d&rsquo;une courte performance de &laquo;&nbsp;beat box&nbsp;&raquo; tr&egrave;s inattendue et qui redynamise sa pr&eacute;sence sur sc&egrave;ne&nbsp;; ou encore le premier conseil des ministres de l&rsquo;&egrave;re Ren&eacute;, qui s&rsquo;apparente d&rsquo;assez pr&egrave;s &agrave; une sc&egrave;ne ubuesque, o&ugrave; l&rsquo;on fait la connaissance, entre autres, de &laquo;&nbsp;M. le ministre des prix, et du pas vu pas pris,&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;M. le ministre de la gentillesse avec les pauvres, mais pas trop.&nbsp;&raquo;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Les parties musicales et chor&eacute;graphiques sont &agrave; l&rsquo;image de la partie textuelle&nbsp;: dr&ocirc;les, mais d&eacute;nu&eacute;es d&rsquo;&eacute;paisseur&nbsp;: quelques rares m&eacute;lodies, parmi lesquelles le th&egrave;me musical du ch&oelig;ur, restent pr&eacute;sentes &agrave; l&rsquo;esprit, tandis que les autres ne font que le traverser.<br \/>\n\tLa majorit&eacute; des rimes, cens&eacute;es imposer &agrave; l&rsquo;op&eacute;ra un train jovial et envol&eacute;, sont de mauvaise facture, et alourdissent le texte.<br \/>\n\tLes parties dans&eacute;es, quant &agrave; elles, sont plut&ocirc;t agr&eacute;ables, parfois entra&icirc;nantes, mais trop souvent annul&eacute;es par des passages parl&eacute;s, statiques, o&ugrave; les dialogues s&rsquo;appauvrissent consid&eacute;rablement, (on assiste m&ecirc;me &agrave; une consternante s&eacute;ance de &laquo;&nbsp;c&rsquo;est toi &ndash;&nbsp; c&rsquo;est moi&nbsp;!&nbsp;&raquo; entre Ren&eacute; et son double ang&eacute;lique &ndash; dont l&rsquo;existence n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs jamais justifi&eacute;e), et ont en leur d&eacute;faveur qu&rsquo;ils ne sont plus d&eacute;guis&eacute;s par la musique.<br \/>\n\t<em>Ren&eacute; l&rsquo;&eacute;nerv&eacute;<\/em> est donc, comme les r&eacute;p&eacute;titions phon&eacute;tiques de son titre le laissent entendre, un op&eacute;ra bouffe r&eacute;p&eacute;titif, dont le principe comique n&rsquo;est d&eacute;clin&eacute; que sur une gamme tr&egrave;s restreinte d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments farcesques, dr&ocirc;les au d&eacute;but, et finalement d&eacute;cevants. <strong>&#8211; Colin Gu&eacute;rand<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a name=\"Personne\">Personne<\/a> n&rsquo;essaie de dissimuler le fait que le protagoniste de la pi&egrave;ce, Ren&eacute;, n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que Nicolas Sarkozy, caricatur&eacute; et r&eacute;duit &agrave; ses phrases et actions les plus clich&eacute;s. A ses c&ocirc;t&eacute;s, tout aussi grotesque, on trouve son entourage politique, sa maman (&laquo;&nbsp;Mamaman&nbsp;&raquo; jou&eacute;e par Jeanne-Marie L&eacute;vy) et sa nouvelle femme (&laquo;&nbsp;Bella Donna&nbsp;&raquo; interpr&eacute;t&eacute;e par Alejandra Radano).<br \/>\n\tCe Ren&eacute; est d&eacute;doubl&eacute; en Ren&eacute; 1 &laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;nerv&eacute;&nbsp;&raquo; (Thomas Morris), un bonhomme petit et rond toujours sur ses talonnettes, et son contraire, Ren&eacute; 2 (Jacques Verzier), qui devrait incarner l&rsquo;humanisme du pr&eacute;sident, mais qui n&rsquo;a vraiment pas l&rsquo;air d&rsquo;&ecirc;tre meilleur que son double.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Les deux Ren&eacute; sont cr&eacute;&eacute;s par Jean-Michel Ribes (auteur dramatique, metteur en sc&egrave;ne, cin&eacute;aste, mais aussi directeur du th&eacute;&acirc;tre du Rond-Point) qui a consacr&eacute; quatre ann&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;criture et &agrave; la mise en sc&egrave;ne de cette pi&egrave;ce afin de la pr&eacute;senter au grand public le mois dernier.<br \/>\n\t&laquo;&nbsp;Ren&eacute; l&rsquo;&eacute;nerv&eacute;&nbsp;&raquo; est un op&eacute;ra. &laquo;&nbsp;Op&eacute;ra bouffe et tumultueux&nbsp;&raquo; pr&eacute;cise le programme, et il est vrai que durant cette pr&eacute;sentation color&eacute;e et dynamique on rencontre beaucoup de bouffons dont l&rsquo;action est vraiment &laquo;&nbsp;un peu beaucoup trop tumultueuse&nbsp;&raquo;. Les petites sc&egrave;nes, dont la pi&egrave;ce est abondamment fourr&eacute;e, d&eacute;filent devant nos yeux tel un cal&eacute;idoscope&hellip; Cal&eacute;idoscope de couleurs, de personnages et de chansons &ndash; tout cela sur de la joyeuse musique, parcourant tous les registres de l&#039;op&eacute;ra au jazz, du compositeur Reinhardt Wagner. Sur sc&egrave;ne les constructions rectangulaires mobiles, de deux &eacute;tages chacune, se d&eacute;placent constamment en cr&eacute;ant chaque fois une ambiance nouvelle, l&rsquo;espace assez minimaliste sans d&eacute;finitions, mais toutefois caract&eacute;ristique permettant tout de suite d&rsquo;identifier le lieu, que ce soit un cabaret ou une salle des r&eacute;unions de ministres.<br \/>\n\tL&rsquo;effet des d&eacute;corations est renforc&eacute; par le jeu des lumi&egrave;res que les projecteurs cr&eacute;ent sur le fond de la sc&egrave;ne ou sur l&rsquo;ensemble des d&eacute;corations blanches, en les transformant&nbsp;: une fois ce sont des feux d&rsquo;artifices qui explosent derri&egrave;re le nouveau pr&eacute;sident, une autre fois ce sont des images de rosace qui prennent la place sur toute la sc&egrave;ne nous amenant &agrave; la cath&eacute;drale, et malgr&eacute; l&rsquo;action tout &agrave; fait burlesque se d&eacute;roulant sur la sc&egrave;ne, on est submerg&eacute; par la beaut&eacute; d&rsquo;un lieu saint.<br \/>\n\tToutefois, m&ecirc;me si le dynamisme cr&eacute;&eacute; par le perp&eacute;tuel d&eacute;placement des d&eacute;corations sur la sc&egrave;ne est vraiment captivant, le fil rouge de l&rsquo;histoire, lui, se perd de vue en transformant la pi&egrave;ce en un simple assemblage par ordre chronologique des titres des actualit&eacute;s les plus connus durant le quinquennat de Sarkozy.<br \/>\n\tRibes pr&eacute;tend ainsi r&eacute;v&eacute;ler tout un syst&egrave;me politique cr&eacute;&eacute; par la personnalit&eacute; du pr&eacute;sident actuel, et il faut bien avouer que parfois il arrive &agrave; des remarques assez justes et dr&ocirc;les. Ribes raille le servilisme des gouvernements de Sarkozy qui viennent au conseil des ministres habill&eacute;s comme le pr&eacute;sident, dans des costumes sportifs (et oui, c&rsquo;est ainsi et pas autrement que Ribes voit son personnage, dans un costume sportif bleu-jaune).<br \/>\n\tRen&eacute;, lui, est un homme d&rsquo;action &laquo;&nbsp;je suis en forme, je r&eacute;forme&nbsp;&raquo; qui aime le pouvoir et qui en est ivre &laquo;&nbsp;je vais conduire le pays en &eacute;tat d&rsquo;ivresse&nbsp;&raquo;. Une autre curieuse phrase surgit lorsque les dames de l&rsquo;opposition vont &agrave; leur rendez-vous chez le coiffeur, un certain Fr&eacute;d&eacute;rik Gengis Khan, qui leur donne un bon conseil par rapport &agrave; leur &laquo;&nbsp;style&nbsp;&raquo;&nbsp;: c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien mieux que &laquo;&nbsp;la raie au milieu&nbsp;&raquo;. Une de ces dames, Ginette, repr&eacute;sentant clairement S&eacute;gol&egrave;ne Royal, nous fait rire davantage, quand elle annonce qu&rsquo;elle entend des voix, et appelle &agrave; la suivre <em>&quot;comme le petit J&eacute;sus&quot;<\/em><em>.<\/em><br \/>\n\tIl est vrai que ces petites phrases bien trouv&eacute;es font le piment de la pi&egrave;ce, cependant tout l&rsquo;ensemble nous laisse sur notre faim, en ne d&eacute;non&ccedil;ant rien. C&rsquo;est juste un tas de tout ce qui correspond de pr&egrave;s ou de loin aux derni&egrave;res ann&eacute;es politiques.<br \/>\n\tOn a l&rsquo;impression que l&rsquo;auteur a voulu faire entrer le maximum des affaires qui ont fait grand bruit ces derniers temps, m&ecirc;me au d&eacute;triment de la qualit&eacute; de chaque sc&egrave;ne. Il est vrai que les probl&egrave;mes soulev&eacute;s sont s&eacute;rieux et importants, mais justement l&agrave; est le probl&egrave;me de Ribes, parce que chaque th&egrave;me abord&eacute; est beaucoup plus complexe que trois minutes de chanson.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size:12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\">Alors en essayant de tout dire on obtient le r&eacute;sultat contraire&nbsp;: on ne dit pas grande chose. Pas de vraies analyses, pas de profondeur, comme si on parcourait les titres de vieux journaux, sans lire les articles, juste quelques mots sans justifications ni explications.<br \/>\n\tEt la chose la plus curieuse, c&rsquo;est que cet excentrique d&eacute;fi de Ribes contre le r&eacute;gime en place, finalement ne semble pas du tout m&eacute;chant ni dangereux, juste une gentille farce d&rsquo;enfant, juste pour faire rire ses parents&hellip;<br \/>\n\tEt &agrave; son tour le ma&icirc;tre, celui qui pr&eacute;tend d&eacute;nuder tout ce syst&egrave;me politique sarkoziste tout en le ridiculisant, ne ressemble-t-il pas, lui, tout compte fait au bouffon du roi&nbsp;? <strong>&#8211; Arina Trunova<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Ren&eacute; l&#039;&eacute;nerv&eacute;, op&eacute;ra-bouffe &eacute;crit et mis en sc&egrave;ne par Jean-Michel Ribes, musique de Reinhardt Wagner, au Th&eacute;&acirc;tre du Rond-Point. La critique de Marie-Aurore Ahmad La critique de Thea Goehring La critique de Mary Graffion La critique de Colin Gu&eacute;rand La critique d&#039;Arina Trunova A l&#039;heure [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-1129","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1129","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1129"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1129\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1129"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1129"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}