{"id":11743,"date":"2018-10-25T17:50:10","date_gmt":"2018-10-25T15:50:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=11743"},"modified":"2018-10-25T17:50:10","modified_gmt":"2018-10-25T15:50:10","slug":"sadeh21-batsheva-the-young-ensemble-ohad-naharin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=11743","title":{"rendered":"Sadeh21 \/ Batsheva &#8211; The Young Ensemble Ohad Naharin"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sadeh21 \/ Batsheva &#8211; The Young Ensemble Ohad Naharin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\nDu 10 au 27 octobre 2018, le Th\u00e9\u00e2tre National de la Danse de Chaillot accueille la Batsheva Dance Company et le Young ensemble pour une pr\u00e9sentation de quatre pi\u00e8ces de danse contemporaine, regroup\u00e9es sous le titre \u00ab\u00a0Tous Gaga\u00a0\u00bb. Toutes, dont <em>Sadeh 21<\/em>, sont chor\u00e9graphi\u00e9es par Ohad Naharin. Artiste isra\u00e9lien, il est le cr\u00e9ateur de la m\u00e9thode dite \u00ab\u00a0Gaga\u00a0\u00bb, qui est un langage du mouvement instinctif et du plaisir de la libert\u00e9 corporelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur une sc\u00e8ne d\u00e9pouill\u00e9e de tout artifice, baign\u00e9e d&rsquo;une lumi\u00e8re blanche presque crue, un danseur entre. Puis laisse sa place au suivant. Et ainsi de suite. Les tableaux se succ\u00e8dent, num\u00e9rot\u00e9s, sans trame narrative. En tout, dix-neuf danseurs et danseuses emplissent l&rsquo;espace et se l&rsquo;approprient. Les corps s&rsquo;entrem\u00ealent, la musique hypnotise, et le temps s&rsquo;arr\u00eate le temps d&rsquo;un spectacle. L&rsquo;humanit\u00e9 est d\u00e9clin\u00e9e dans son essence la plus profonde, en illustrant la souffrance, l&rsquo;amour, la peine, la mort et la solitude. Un danseur crie des paroles inintelligibles, une autre frappe ses cuisses contre le sol, les autres poursuivent leur danse inexorablement, comme en occultant la douleur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce spectacle n&rsquo;a pas pour but de raconter, mais d&rsquo;exprimer, de faire ressentir. Le jeu est omnipr\u00e9sent\u00a0: jeu sur la lumi\u00e8re &#8211; piquante dans la cruaut\u00e9, plus douce dans l&rsquo;union -, jeu sur les nombres, humour parfois dans l&rsquo;incongruit\u00e9 des pas. Les musiques de diverses influences enveloppent le tout, en cr\u00e9ant tant\u00f4t une atmosph\u00e8re effrayante, tant\u00f4t une douce sensualit\u00e9. Le ballet, qui avait commenc\u00e9 par une apparition solitaire et rigide des danseurs s&rsquo;ach\u00e8ve par une mort paisible\u00a0: les artistes, un par un mais tous ensemble, plongent d&rsquo;un parapet pour atterrir dans un \u00e9pais matelas dissimul\u00e9 derri\u00e8re un mur. Ce sera le salut final.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ohad Naharin fait le pari d&rsquo;exposer des corps libres et d\u00e9cha\u00een\u00e9s, qui se soutiennent entre eux, cr\u00e9ant une impression d&rsquo;harmonie absolue entre les artistes et la salle. Loin des repr\u00e9sentations traditionnelles du ballet contemporain herm\u00e9tique, tout vit et vibre simultan\u00e9ment dans un instant d&rsquo;oubli et de pr\u00e9sence. C&rsquo;est un succ\u00e8s\u00a0: le spectateur sort de la repr\u00e9sentation \u00e9merveill\u00e9, l&rsquo;esprit encore plein du r\u00eave \u00e9veill\u00e9 qu&rsquo;il vient de vivre.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\">Chlo\u00e9 Roland.<strong>\u00a0<\/strong><\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sc\u00e8ne est vide. Une d\u00e9tonation \u00e9clate et surprend le public qui ne s\u2019y attendait pas. Le corps entre et sort, calmement, presque machinalement. Entre-temps, il s\u2019abandonne \u00e0 des mouvements, \u00e0 la fois saccad\u00e9s et gracieux. Pr\u00e9cis. Libres. Un autre corps entre et sort, calmement, presque machinalement. D\u00e9tonation. Une nouvelle fois, il ne s\u2019y attendait pas. Le silence qui r\u00e8gne dans la salle tient le public en haleine. Plane une tension que l\u2019abandon \u00e0 la danse du corps dissipe. Apr\u00e8s cette succession de corps d\u00e9cadents, vient un couple de danseurs. Leurs mouvements ne sont ni synchronis\u00e9s ni similaires. Chacun \u0153uvre de son c\u00f4t\u00e9, pourtant la symbiose est totale, les corps s\u2019unissent naturellement. Et se d\u00e9font. Rapidement, l\u2019ensemble des danseurs se regroupent sur la sc\u00e8ne. L\u2019espace est satur\u00e9, plein, rempli de corps pour qui la danse est une exp\u00e9rimentation, une d\u00e9structuration. Une d\u00e9sint\u00e9gration. Les corps tombent, s\u2019affaissent sur le sol puis s\u2019\u00e9l\u00e8vent avec volupt\u00e9 et aisance. Tels des \u00eatres \u00e9th\u00e9r\u00e9s, l\u00e9gers, ils s\u2019\u00e9lancent et volent au-dessus du sol. Ici, ils d\u00e9terrent fr\u00e9n\u00e9tiquement un corps mort. L\u00e0-bas, amass\u00e9s, les danseurs se frappent, se mart\u00e8lent puis se caressent. L\u2019\u0153il du spectateur partout est appel\u00e9, comme son regarde ne peut pas englober l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de la sc\u00e8ne, il se concentre sur ce qui se d\u00e9roule \u00e0 gauche et laisse filer ce qui se d\u00e9roule \u00e0 droite. Une bouche d\u00e9bite des paroles, incompr\u00e9hensibles. Le corps reste l\u00e0, tel un roc, les pieds plant\u00e9s dans le sol. \u00c0 travers un cri de d\u00e9tresse, il cherche vainement \u00e0 se faire entendre. Plus loin, c\u2019est la guerre qui fait rage. Une mitraillette, invisible, intangible, pulv\u00e9rise l\u2019atmosph\u00e8re, alors spectrale. Une marche militaire, totalitaire, broie l\u2019individualit\u00e9 pour qu\u2019elle se fonde en une entit\u00e9 unique. Puis le cri per\u00e7ant, d\u00e9chirant\u00a0; l\u2019un \u00ab\u00a0de ces horribles cris qui n\u2019ont d\u2019orthographe dans aucune langue humaine\u00a0\u00bb<a href=\"#sdfootnote1sym\"><sup>1<\/sup><\/a>. Enfin, le suicide, les corps, les uns apr\u00e8s les autres, les uns avec les autres, se jettent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sadeh 21 est un flux continu de sentiments humains. Entre d\u00e9sir, langueur, passion et d\u00e9sespoir, les corps expriment la puissance du langage non verbal. Entre torpeur et secousse, temps suspendu et agitation ininterrompue, les corps se m\u00ealent et se s\u00e9parent pour r\u00e9v\u00e9ler l\u2019union du Tout, et son inconciliabilit\u00e9.<br \/>\nSadeh 21, danse du paradoxe, exp\u00e9rience de pures sensations, nous am\u00e8ne \u00e0 nous abandonner nous-m\u00eame, \u00e0 l\u2019image des danseurs, \u00e0 l\u2019excentricit\u00e9 de la danse, et \u00e0 sa pudeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#sdfootnote1anc\">1<\/a>\u00a0<em>Notre-Dame de Paris<\/em>, Livre VIII, Victor Hugo<\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\">Clara Lucas<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOUM. La lumi\u00e8re de la salle Jean Vilar du Th\u00e9\u00e2tre National de Chaillot est encore allum\u00e9e et le public est encore en train de bavarder lorsqu\u2019un bruit puissant vient faire comprendre aux spectateurs que <em>Sadeh 21<\/em>, \u00e7a d\u00e9marre. Cette pi\u00e8ce, cr\u00e9\u00e9e en 2011 par Ohad Naharin, est pr\u00e9sent\u00e9e dans le cadre de la Saison France-Isra\u00ebl 2018 et du programme r\u00e9unissant la Batsheva Dance Company et le Young Ensemble \u00e0 Chaillot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9cor est simple et d\u00e9pouill\u00e9. Un long et bas mur blanc est dress\u00e9 derri\u00e8re les danseurs, sorte de fronti\u00e8re entre la sc\u00e8ne et les coulisses. Les costumes sont eux aussi tr\u00e8s simples\u00a0: des shorts et des t-shirts qui incitent le spectateur \u00e0 se concentrer sur l\u2019essentiel, la danse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette danse, justement, ne m\u2019a pas transcend\u00e9e. J\u2019attendais peut-\u00eatre beaucoup du chor\u00e9graphe isra\u00e9lien, pour avoir vu plusieurs fois ses cr\u00e9ations et avoir tr\u00e8s souvent \u00e9t\u00e9 totalement \u00e9blouie. Je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 emport\u00e9e par le rythme de la musique, ni par l\u2019\u00e9nergie des mouvements. J\u2019en retiens un spectacle assez plat, ponctu\u00e9 de quelques moments de gr\u00e2ce mais courts \u2013 h\u00e9las trop courts\u00a0! \u2013 comme ce passage o\u00f9 les danseuses arrivent v\u00eatues de bodys fuchsias et glissent sur le sol devenu vert, accompagn\u00e9es de danseurs en jupons noirs, avec une musique \u00e9tonnamment dynamique. Le spectacle, rythm\u00e9 par une projection sur le mur blanc qui affiche le num\u00e9ro de Sadeh pr\u00e9sent\u00e9, n\u2019est pas d\u00e9nu\u00e9 de quelques pointes d\u2019absurde\u00a0: une femme tape sur le torse d\u2019un homme, une femme \u00e9nonce des phrases au public, une femme se d\u00e9place en roulant les fesses dos au public&#8230; J\u2019ai n\u00e9anmoins appr\u00e9ci\u00e9 de retrouver ici l\u2019intensit\u00e9 dramatique et l\u2019intensit\u00e9 \u00e9motionnelle qui caract\u00e9risent chaque mouvement des cr\u00e9ations d\u2019Ohad Naharin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la fin du spectacle, les danseurs montent sur le mur blanc au fond de la sc\u00e8ne et se jettent dans le vide, derri\u00e8re le mur, dans le noir. Un g\u00e9n\u00e9rique projet\u00e9 sur le mur blanc nous renseigne sur leurs noms. Une fois qu\u2019ils ont tous disparu et que le g\u00e9n\u00e9rique affiche \u00ab\u00a0FIN\u00a0\u00bb, la salle applaudit et attend que les danseurs reviennent pour saluer. Mais ils ne reviendront pas. Les optimistes s\u2019acharnent \u00e0 applaudir tandis que les pessimistes ont d\u00e9j\u00e0 compris et commencent \u00e0 remettre leurs manteaux. De mon c\u00f4t\u00e9, je reste un peu sur ma faim.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\">Margaux Alexandre<em>\u00a0<\/em><\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jeudi 25 Octobre 2018, salle Jean Vilar au th\u00e9\u00e2tre de Chaillot, le Young Ensemble d\u00e9montre toute la puissance a\u00e9rienne de la Batsheva et de son directeur Ohad Naharin. Dans le cadre de la saison 2018 France-Isra\u00ebl organis\u00e9e par l\u2019Institut fran\u00e7ais, la sc\u00e8ne parisienne accueille toute l\u2019\u00e9nergie de cette \u00e9cole isra\u00e9lienne qui fait rayonner la danse moderne et contemporaine. <em>Sadeh21<\/em>, parmi les diff\u00e9rents spectacles donn\u00e9s par le Young Ensemble \u00e0 Chaillot, et dans d\u2019autres salles, est tout d\u00e9sign\u00e9 pour faire authentiquement vivre la danse devant nos yeux de spectateurs engourdis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ouverture de la repr\u00e9sentation ne se fait pas attendre. Des bruits de percussions fracassantes font taire le public. Le d\u00e9luge des corps commence sur ces bruits t\u00e9tanisants, craquement osseux d\u2019un cataclysme \u00e0 venir. Le monde s\u2019\u00e9tire et se d\u00e9membre, s\u2019\u00e9veille aux premiers <em>pas<\/em> qui traversent la sc\u00e8ne \u2013 si l\u2019on peut appeler ainsi la mani\u00e8re flottante dont les artistes vont transformer le sol en ciel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des corps\u00a0? plut\u00f4t des multitudes de hi\u00e9roglyphes humains formant un seul parchemin dans son d\u00e9roulement. Sur le fond de couleur unie, le d\u00e9coupage visuel de la silhouette est parfait. A cet \u00e9gard, le travail sc\u00e9nographique est monumental. Toutes les formes dansantes distinctes se perdent et se rejoignent, sur cette toile \u00e9motionnelle commune, pour progresser vers leur union en une seule et m\u00eame forme, tour \u00e0 tour faite et d\u00e9faite\u00a0: la ronde est l\u2019image de cette harmonie temporaire, si simple et si proche d\u2019un d\u00e9sir commun que l\u2019on voudrait la voir, l\u2019entendre, la toucher, la comprendre sans fin. La cr\u00e9ation d\u2019une entit\u00e9 collective assemble les danseurs les uns avec les autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sens dispara\u00eet pour ne laisser que les sens, la raison s\u2019\u00e9vapore pour ne laisser que la peau. La parole n\u2019occupe plus sa place de reine artificielle des relations humaines lorsqu\u2019elle se r\u00e9v\u00e8le l\u2019un des mouvements les plus limit\u00e9 dans l\u2019espace. Ceux qui parlent sont immobiles, semblent donner une liste d\u2019ordres impossible et infinie ou \u00eatre l\u2019\u00e9cho d\u2019une vuln\u00e9rabilit\u00e9 irr\u00e9ductible. Au contraire, les fragments les plus puissants de la repr\u00e9sentation sont ces bruits universels de la chair contre la chair, ce contact de baisers, de caresses, d\u2019\u00e9treintes et de coups. Leur pouvoir \u00e9rotique transcend\u00e9 devient magnifiquement envo\u00fbtant, et entra\u00eene la sc\u00e8ne et la salle dans une attirance naturelle vers un \u00e9tat sup\u00e9rieur. On oublie toute limite, tout devient possible. En cela <em>Sadeh21<\/em> est une performance \u00e9rotique magistrale, irr\u00e9elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On s\u2019enterre vivant sur sc\u00e8ne, on s\u2019aime sans d\u00e9but ni fin, on danse la pr\u00e9sence partag\u00e9e. On ne cesse de mourir et de rena\u00eetre, d\u2019entrer en sc\u00e8ne et d\u2019en sortir, mais on est toujours r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 par le mouvement collectivement transmis. L\u2019histoire sans fin de la joie qui s\u2019exprime est la poursuite circulaire d\u2019une fuite infinie vers l\u2019autre. Cette performance cyclique suit le rythme unique du battement du c\u0153ur au-del\u00e0 de toutes les m\u00e9lodies, la chor\u00e9graphie profonde d\u2019une humanit\u00e9 perdue et retrouv\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si bien que l\u2019on n\u2019arrive pas \u00e0 croire que cela puisse finir. Pourtant quelque chose s\u2019est d\u00e9tendu. On ne sait si on porte moins de choses sur le c\u0153ur ou si l\u2019existence est devenue plus l\u00e9g\u00e8re, mais, apr\u00e8s les vingt et un <em>Sadeh<\/em>, on croirait avoir dans\u00e9 soi-m\u00eame.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\">Ulysse Roche<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Photographie : Gadi Dagon<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Sadeh21 \/ Batsheva &#8211; The Young Ensemble Ohad Naharin Du 10 au 27 octobre 2018, le Th\u00e9\u00e2tre National de la Danse de Chaillot accueille la Batsheva Dance Company et le Young ensemble pour une pr\u00e9sentation de quatre pi\u00e8ces de danse contemporaine, regroup\u00e9es sous le titre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":11744,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,7],"tags":[],"class_list":["post-11743","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-danse","category-theatre-national-de-chaillot"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11743","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11743"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11743\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11743"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11743"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11743"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}