{"id":11853,"date":"2018-11-22T19:30:53","date_gmt":"2018-11-22T18:30:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=11853"},"modified":"2018-11-22T19:30:53","modified_gmt":"2018-11-22T18:30:53","slug":"lelixir-damour-donzetti-laurent-pelly","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=11853","title":{"rendered":"L&rsquo;Elixir d&rsquo;amour \/ Donizetti &#8211; Laurent Pelly"},"content":{"rendered":"\n<p>\u201cPi\u00f9 la vedo e pi\u00f9 mi piace\u201d (\u201cPlus je la vois et plus elle me pla\u00eet&nbsp;\u00bb)<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019<em>Elixir d\u2019amour <\/em>de Donizetti, qui a fait ses d\u00e9buts en 1832 au Teatro della Canobbiana (Milan, Italie), semble pr\u00e9senter une histoire assez facile \u00e0 r\u00e9sumer&nbsp;: dans un petit village italien, Nemorino, un pauvre jeune homme, tombe amoureux d\u2019une fille aussi charmante que capricieuse, Adina&nbsp;; la venue d&rsquo;un officier (Belcore), qui a l&rsquo;intention d\u2019\u00e9pouser la belle, exhorte Nemorino \u00e0 acheter, avec le peu d&rsquo;argent dont il dispose, un \u00e9lixir d&rsquo;amour (vendu par un charlatan, Dulcamara) qui lui permet de piquer de jalousie la protagoniste.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e vrombissante du Dulcamara repr\u00e9sente non seulement un \u00e9l\u00e9ment comique mais le vrai moteur de l&rsquo;action : en effet, l\u2019\u00e9lixir d\u2019amour \u2013 qui donne le titre a l\u2019\u0153uvre mais qui en r\u00e9alit\u00e9 est seulement une bouteille de Bordeaux&nbsp;! \u2013 donn\u00e9 par le docteur \u00e0 Nemorino, est le pivot autour duquel tous les \u00e9v\u00e9nements tournent. Entretemps, la situation semble d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer : le mariage s&rsquo;approche et Nemorino, pour obtenir l&rsquo;argent n\u00e9cessaire pour acheter un autre flacon d&rsquo;\u00e9lixir, devient soldat. Ce <em>dramma giocoso<\/em> en deux actes est plus qu\u2019une histoire bizarre&nbsp;: en effet, on peut remarquer d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 le d\u00e9veloppement du personnage d\u2019Adina, ind\u00e9pendante et sup\u00e9rieure, cultiv\u00e9e et intelligente (l&rsquo;image de la femme qui lit est un motif r\u00e9current dans la litt\u00e9rature) mais qui, \u00e0 la fin, est adoucie par le geste h\u00e9ro\u00efque&nbsp;du gar\u00e7on&nbsp;; de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 les nuances aussi path\u00e9tiques, parfois tragiques,de Nemorino, qui pourrait bien rivaliser avec les personnages des trag\u00e9dies.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Une mise en sc\u00e8ne enivrante et qu in\u2019a pas pris une ride, celle de Laurent Pelly, pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra Bastille&nbsp;; une production n\u00e9e il y a douze ans, qui n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de vieillir et qui est r\u00e9ussi \u00e0 gagner le c\u0153ur du public, aussi gr\u00e2ce \u00e0 des chanteurs aux grandes qualit\u00e9s th\u00e9\u00e2trales. En Adina,la moldave Valentina Nafornita qui joue, sans difficult\u00e9, le r\u00f4le de la fille piquante et volage&nbsp;; son timbre radieux et son enthousiasme sont un vrair\u00e9gal pour les oreilles et les yeux. Face \u00e0 elle, le d\u00e9licieux t\u00e9nor italien,Vittorio Grigolo, dans la peau de Nemorino, s\u2019av\u00e8re \u00eatre un v\u00e9ritable \u00ab&nbsp;b\u00eate de sc\u00e8ne&nbsp;\u00bb, ind\u00e9niablement dou\u00e9&nbsp;: en effet, sa voix vaillante dans tous les registres et ses chor\u00e9graphies amusantes prouvent son aisance sur sc\u00e8ne. Dans le r\u00f4le du docteur Dulcamara un hilarant Gabriele Viviani, qui porte une grande \u00e9nergie et qui convainc les spectateurs souriants. Le canadien \u00c9tienne Depuis incarne parfaitement Belcore, le soldat fanfaron, qui se pr\u00e9pare en outre pour le r\u00f4le de Don Giovanni en juin 2019. Enfin, la derni\u00e8re artiste et non la moindre, Adriana Gonzales joue Giannetta: issue de l&rsquo;Acad\u00e9mie de l\u2019Operade Paris, elle nous montre toute sa fra\u00eecheur.<\/p>\n\n\n\n<p>Un spectacle planifi\u00e9 dans les moindres d\u00e9tails&nbsp;:&nbsp; les ch\u0153urs \u00e9nergiques et un orchestre de l\u2019Op\u00e9ra passionn\u00e9, sous la direction de Giacomo Sagripanti. Dignes de mention les d\u00e9cors de Chantal Thomas&nbsp;: des bottes de foin, le restaurant \u00ab&nbsp;All&rsquo;incrocio&nbsp;\u00bb et des tables et chaises de pique-nique pour le mariage plongent le public dans la campagne italienne des ann\u00e9es 50.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Giorgia Giaccardi<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Le rideau se l\u00e8ve, la stup\u00e9faction commence. Sur la sc\u00e8ne sont empil\u00e9s des ballots de paille de sorte \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer une vaste pyramide \u00e0 l\u2019aspect monumental : les acteurs y vont y viennent, animent cet amoncellement d\u2019un souffle vital qui jamais ne faiblira. Des <em>Moissons du Ciel<\/em> nous plongeons dans les moissons du c\u0153ur. Un jeune homme aime de tout son c\u0153ur une jeune femme qui ne peut r\u00e9sister \u00e0 plus fortun\u00e9 que lui: le canevas est bien connu, on sait comment la chose se terminera, mais le parcours musical propos\u00e9 vibre de mille et une trouvailles sc\u00e9niques et interpr\u00e9tatives pour donner vie \u00e0 <em>L\u2019\u00c9lixir d\u2019amour<\/em>. Plut\u00f4t lui redonner vie par un soin constant accord\u00e9 \u00e0 l\u2019adaptation qui se doit de parler \u00e0 un public contemporain ; si le texte reste le m\u00eame, sa tonalit\u00e9 change parfois parle biais de la sc\u00e9nographie. L\u2019op\u00e9ra nous parle tout en parlant dans sa langue historique. <\/p>\n\n\n\n<p>Rien n\u2019est jamais surcharg\u00e9. L\u00e0 o\u00f9 la mise en sc\u00e8ne propos\u00e9e par Fabio Sparvoli en 2011 avait tendance \u00e0 figer ses acteurs dans des d\u00e9cors satur\u00e9s de campagne, Laurent Pelly pense le d\u00e9cor comme acteur \u00e0 part enti\u00e8re et dont la charge significative change \u00e0 mesure que les actions se succ\u00e8dent : une pluie d\u2019\u00e9toiles traduit le d\u00e9senchantement du protagoniste principal, l\u2019\u00e9chelle incarne sa mont\u00e9e int\u00e9rieure, d\u2019abord gris\u00e9 par le succ\u00e8s en devenir, ensuite meurtri par le retour \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019il doit subir. L\u2019intervention d\u2019une camionnette sur sc\u00e8ne trouble autant le spectateur que l\u2019acteur en amenant avec elle l\u2019\u00e9l\u00e9ment perturbateur. Ce qui fascine r\u00e9side justement dans l\u2019all\u00e9gresse constante que le metteur en sc\u00e8ne distille \u00e0 chaque instant au gr\u00e9 des nombreux retournements, dans la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u2019une alchimie parfaite entre une Italie d\u00e9licieusement surann\u00e9e, des acteurs bouleversants \u00e9voluant dans les d\u00e9cors les plus merveilleusement bucoliques que l\u2019Op\u00e9ra Bastille ait accueillis. Surtout \u2013 et c\u2019est l\u00e0 sa plus grande force \u2013, l\u2019op\u00e9ra repose sur une dynamique millim\u00e9tr\u00e9e qui parvient \u00e0 donner l\u2019illusion d\u2019un jeu naturel et cr\u00e9dible tout en accentuant le burlesque de certaines situations&nbsp;: nous croyons en ces personnages et en leurs enjeux, <em>nous les aimons<\/em>. Tout se passe comme si sur sc\u00e8ne s\u2019\u00e9laborait la formule magique d\u2019un philtre capable d\u2019ensorceler quiconque y est expos\u00e9. Ou comment rejouer Gaetano Donizetti en d\u00e9livrant un v\u00e9ritable <em>\u00c9lixir d\u2019amour<\/em>. \u00c0 l\u2019instar du docteur Dulcamara nous connaissons l\u2019artifice \u00e0 l\u2019\u0153uvre devant nos yeux. Sauf que l\u2019artifice a rarement \u00e9t\u00e9 aussi d\u00e9lectable. <em>L\u2019Elixir d\u2019amour<\/em> est une merveille.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mathieu Condette<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>_______________________________________________________________________________________________________<br><\/p>\n\n\n\n<p>Le jeudi 22novembre, \u00e0 19h30, j\u2019ai assist\u00e9 \u00e0 l\u2019op\u00e9ra <em>L\u2019\u00e9lixir d\u2019amour<\/em> (<em>L\u2019Elisir d\u2019amore<\/em>), de Gaetano Donizetti, mis en sc\u00e8ne par Laurent Pelly, qui se jouait \u00e0 l\u2019op\u00e9ra Bastille. L\u2019histoire se d\u00e9roule dans une petite ville de la campagne italienne.Le personnage principal, Nemorino est un jeune homme pauvre, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment amoureux de la belle Adina cultiv\u00e9e et courtis\u00e9e par le sergent Belcore, au grand malheur de Nemorino. Un jour cependant, l\u2019entr\u00e9e du docteur Dulcamara dans la ville fait sensation. Cet homme, en bon escroc, promet monts et merveilles aux villageois en leur proposant toutes sortes de rem\u00e8des aux pouvoirs instantan\u00e9s et fulgurants selon lui. Nemorino, mu par le d\u00e9sespoir, lui ach\u00e8te un philtre d\u2019amour (en r\u00e9alit\u00e9 il s\u2019agit d\u2019une simple bouteille de vin rouge)pour conqu\u00e9rir le c\u0153ur de la belle, qui s\u2019est finalement promise au sergent,pour provoquer la jalousie de Nemorino. Ce dernier r\u00e9ussira \u00e0 la s\u00e9duire, mais non pas tant \u00e0 cause du philtre qu\u2019\u00e0 cause des v\u00e9ritables sentiments amoureux de la jeune femme envers lui.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet op\u00e9ra m\u2019a beaucoup plu car il met en sc\u00e8ne, d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s poignante, la passion amoureuse, avec notamment la r\u00e9f\u00e9rence r\u00e9currente au sort funeste de Tristan et Iseult, qui s\u2019aim\u00e8rent et moururent ensemble gr\u00e2ce \u00e0 un filtre d\u2019amour. Les airs compos\u00e9s par Donizetti sont d\u2019une majest\u00e9 absolue, notamment la complainte amoureuse chant\u00e9 par le personnage de Nemorino vers la fin de la deuxi\u00e8me partie de l\u2019op\u00e9ra, qui a suscit\u00e9 une vive \u00e9motion partag\u00e9e par toute la salle. Nous ne pouvons que contempler, impuissants, le d\u00e9sespoir du jeune homme, parfaitement traduit parsa voix aux notes languissantes. En outre, dans cette sc\u00e8ne, il y avait un int\u00e9ressant jeu de lumi\u00e8res&nbsp;: Nemorino, debout sur la paille, est en effet au centre de la sc\u00e8ne, \u00e9clair\u00e9. Alors que dans toutes les autres sc\u00e8nes il est sur le c\u00f4t\u00e9, \u00e0 part, timide, &#8211; tant\u00f4t rampant sur la sc\u00e8ne, tant\u00f4t fuyant &#8211; il occupe ici tout l\u2019espace, de sa voix et de sa personne, que souligne son ombre projet\u00e9e sur le sol.<\/p>\n\n\n\n<p>Il me parait important de m\u2019attarder ensuite sur le ch\u0153ur des villageois, v\u00e9ritable moteur essentiel \u00e0 la progression de l\u2019action. Les ch\u0153urs ne laissent pas aux spectateurs le temps de se lasser. Parfaitement travaill\u00e9s, les voix d\u2019hommes et de femmes retentissent \u00e0 l\u2019unisson. Ce ch\u0153ur fait le lien entre les diff\u00e9rentes sc\u00e8nes de l\u2019op\u00e9ra. Les villageois et villageoises sont ensuite un habile d\u00e9tournement de l\u2019attention du public, qui a l\u2019impression \u00e9trange d\u2019une mise en abyme. Cet \u00e9l\u00e9ment peut \u00eatre g\u00eanant dans la mesure o\u00f9 le spectateur est tent\u00e9 de rel\u00e2cher son attention, se mettant en retrait par rapport au ch\u0153ur sur sc\u00e8ne. Cependant, le r\u00f4le du ch\u0153ur des villageois reste tr\u00e8s traditionnel et ils provoquent maintes fois rires et gloussements dans la salle.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019humour est particuli\u00e8rement notable dans cet op\u00e9ra, qui reste apr\u00e8s tout assez l\u00e9ger. La caricature fonctionne \u00e0 merveille pour provoquer rires et sourires. Parmi les personnages,nous retrouvons les classiques st\u00e9r\u00e9otypes : le timide \u00e9conduit par sa belle,le sergent orgueilleux mais tourn\u00e9 en ridicule, et faux docteur savant, avareet grotesque.&nbsp; Sans parler du ch\u0153ur, qui incarne la foule ignorante, peureuse et na\u00efve, qui se laisse ais\u00e9ment s\u00e9duire par les pr\u00e9tentions du docteur et fait queue devant son illustre savoir&nbsp;!&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ritable petit bijou, je conseille cet op\u00e9ra \u00e0 qui veut passer un moment plaisant et amusant tout en vibrant aux notes de Donizetti.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ixia Costea<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________________________________<br><\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9ger, dr\u00f4le, mais tellement beau.Tels sont les adjectifs qui nous viennent en bouche en sortant de l\u2019Op\u00e9ra Bastille ce jeudi 22 novembre. Le pari est risqu\u00e9 : <em>L\u2019Elixir d\u2019amour<\/em> est compliqu\u00e9 \u00e0 monter, ce genre particulier, sorte d\u2019hybride entre grands op\u00e9ras et op\u00e9ra-comique, descendant de la <em>commedia dell\u2019arte<\/em>, requiert une ma\u00eetrise et un talent d\u2019acteur que seuls les meilleurs peuvent atteindre. Pari r\u00e9ussi. Tout y est : un d\u00e9cor qui repr\u00e9sente tr\u00e8s bien l\u2019Italie rurale de la moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier, la ma\u00eetrise vocale de la part de tous les chanteurs,notamment le t\u00e9nor Vittorio Grigolio, l\u2019interpr\u00e8te de Nemorino, le r\u00f4le principal masculin, qui surpasse la plupart des t\u00e9nors contemporains par sa ma\u00eetrise du <em>bel canto<\/em>. Le ch\u0153ur, v\u00e9ritable interm\u00e9diaire entre le public et les r\u00f4les principaux, contredisent, aident, accompagnent les solistes, tant dans le chant que dans le jeu ils remplissent parfaitement leur r\u00f4le.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne de Laurent Pelly a su ravir le public, m\u00ealant s\u00e9rieux et humour. En effet, tous les personnages sont tant\u00f4t s\u00e9rieux, tant\u00f4t dans un comique qui ferait rire le plus cynique des \u00eatres humains, que ce soit \u00e0 travers les nombreux apart\u00e9s, permettant une r\u00e9elle connexion avec le public, ou la farce,qui incarne le comique descendant de la tradition de la com\u00e9die italienne. Les personnages sont caricaturaux (l\u2019amoureux un peu na\u00eff, le docteur charlatan,etc.) mais sans jamais \u00eatre dans l\u2019exc\u00e8s. La direction d\u2019acteurs est donc r\u00e9ussie, car le degr\u00e9 d\u2019humour choisi est tr\u00e8s juste, sans en faire trop, mais en faisant assez pour r\u00e9ussir \u00e0 passer une bonne soir\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019humour et de la farce, nous pouvions aussi trouver des sc\u00e8nes qui repr\u00e9sentent le r\u00e9el, le vrai, les sentiments humains, et cela refl\u00e8te le g\u00e9nie de Donizetti, pour avoir su cr\u00e9er un op\u00e9ra l\u00e9ger mais s\u00e9rieux, et le g\u00e9nie des talentueux chanteurs, pour avoir su le repr\u00e9senter \u00e0 la perfection.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Raymi Bouquet<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Photographie&nbsp; : Guergana Diamanova<br><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >\u201cPi\u00f9 la vedo e pi\u00f9 mi piace\u201d (\u201cPlus je la vois et plus elle me pla\u00eet&nbsp;\u00bb) L\u2019Elixir d\u2019amour de Donizetti, qui a fait ses d\u00e9buts en 1832 au Teatro della Canobbiana (Milan, Italie), semble pr\u00e9senter une histoire assez facile \u00e0 r\u00e9sumer&nbsp;: dans un petit village [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":11855,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8,29],"tags":[],"class_list":["post-11853","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-opera","category-opera-bastille"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11853","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=11853"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/11853\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=11853"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=11853"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=11853"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}