{"id":11886,"date":"2018-12-19T18:36:58","date_gmt":"2018-12-19T17:36:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=11886"},"modified":"2018-12-19T18:36:58","modified_gmt":"2018-12-19T17:36:58","slug":"comedies-musicales-la-joie-de-vivre-au-cinema-philharmonie-de-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=11886","title":{"rendered":"Com\u00e9dies musicales, La joie de vivre au cin\u00e9ma \/ Philharmonie de Paris"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans les rues de Paris de grandes affiches d\u2019un bleu \u00e9clatant annoncent l\u2019ouverture d\u2019une exposition \u00e9tonnante. D\u00e8s la sortie du m\u00e9tro \u00e0 la Cit\u00e9 de la musique, on est guid\u00e9 par ces affiches jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019espace d\u2019exposition de la Philharmonie de Paris. Plus on voit d\u2019affiches, plus la curiosit\u00e9 est \u00e9veill\u00e9e. Le titre est tout simple&nbsp;: \u00ab&nbsp;com\u00e9dies musicales&nbsp;\u00bb. Mais de quoi parle donc une telle exposition&nbsp;? Comment peut-elle pr\u00e9senter un genre du cin\u00e9ma qui a pour principale caract\u00e9ristique la musique et le chant&nbsp;? Tr\u00e8s vite, on a les r\u00e9ponses. Avant d\u2019entrer, chaque visiteur re\u00e7oit ses propres \u00e9couteurs qui lui permettront de faire sa propre exp\u00e9rience. On entend d\u00e9j\u00e0 tous les sons qui proviennent de la salle, les sons qui vont guider les gens \u00e0 travers la diversit\u00e9 du \u00ab&nbsp;musical&nbsp;\u00bb, ces cr\u00e9ateurs et ces acteurs. La salle est \u00e0 peine \u00e9clair\u00e9e, on entre dans un univers \u00e0 la fois myst\u00e9rieux et passionnant&nbsp;! La premi\u00e8re chanson qui r\u00e9sonne, c\u2019est \u00ab&nbsp;Singin\u2019 in the Rain&nbsp;\u00bb, puis s\u2019y m\u00ealent d\u2019autres m\u00e9lodies aussi bien connues. Ce n\u2019est pas un hasard&nbsp;: les com\u00e9dies musicales connaissent une longue histoire et surtout, un grand succ\u00e8s aupr\u00e8s du public. Une chronique montre ces diverses \u00e9tapes, de la \u00ab&nbsp;pr\u00e9histoire&nbsp;\u00bb du cin\u00e9ma parlant des ann\u00e9es 20 jusqu\u2019au \u00ab&nbsp;revival&nbsp;\u00bb avec \u00ab&nbsp;La La Land&nbsp;\u00bb, film qui est en lui-m\u00eame un hommage \u00e0 ce genre typiquement am\u00e9ricain. A c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9cran g\u00e9ant qui montre des sc\u00e8nes inoubliables de certaines com\u00e9dies, de nombreux \u00e9crans tactiles donnent des d\u00e9tails extr\u00eamement int\u00e9ressants sur diff\u00e9rents proc\u00e9d\u00e9s utilis\u00e9s lors des tournages. Le visiteur apprend par exemple comment le metteur en sc\u00e8ne et son \u00e9quipe arrivent \u00e0 faire la transition entre les paroles et les chansons. Car c\u2019est l\u00e0 tout la difficult\u00e9 du genre&nbsp;: l\u2019histoire racont\u00e9e s\u2019arr\u00eate pour un moment pour laisser la place \u00e0 la chanson \u2013 pour laisser la place \u00e0 l\u2019imagination. Le \u00ab&nbsp;musical&nbsp;\u00bb fait toujours r\u00eaver, tout comme cette exposition. On a l\u2019impression que les visiteurs vont commencer \u00e0 chanter et danser \u00e0 tout moment. Et cette fois-ci on est accompagn\u00e9 au m\u00e9tro par ces m\u00e9lodies immortelles, n\u00e9s au cin\u00e9ma et qui donnent de la joie de vivre&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Laura Krippes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<br><\/p>\n\n\n\n<p><br>L\u2019exposition Com\u00e9dies Musicales retrace l\u2019histoire du genre des com\u00e9dies musicales de <em>Singing in the Rain<\/em> \u00e0 <em>La La Land<\/em>. Un panorama tr\u00e8s complet et dynamique, qui int\u00e9ressera tout amateur de cin\u00e9ma dansant et de chanson culte.<br>L\u2019exposition est destin\u00e9e aux petits comme aux grands : \u00e0 visiter en famille. Les enfants seront d\u00e8s le d\u00e9part ravis de pouvoir enfiler le costume de <em>Mary Poppins<\/em> ou <em>Peau d\u2019\u00c2ne<\/em>, et de visiter ainsi la Philharmonie v\u00eatus comme leurs personnages pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Une salle leur est \u00e9galement d\u00e9di\u00e9e, avec des projections de dessins anim\u00e9s musicaux et un quiz sur ces extraits.<br>Pendant ce temps, les parents peuvent aller s\u2019asseoir sur la banquette de la grande salle et regarder les extraits de com\u00e9dies musicales projet\u00e9s sur un immense \u00e9cran, aussi long la salle principale. Les diff\u00e9rents chapitres sont amen\u00e9s \u00e0 croiser et \u00e0 comparer des com\u00e9dies musicales qui se ressemblent ou qui s\u2019inspirent l\u2019une de l\u2019autre. Ainsi, on d\u00e9couvrira avec surprise l\u2019importante influence de Fred Astaire sur Michael Jackson dans son clip musical <em>Smooth Criminal<\/em>. La projection est riche et vari\u00e9e : il faut bien une heure pour voir l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des chapitres.<br>On peut cependant \u00eatre d\u00e9\u00e7us par le manque d\u2019objets d\u2019exposition, compar\u00e9 \u00e0 la projection vid\u00e9o omnipr\u00e9sente. On aurait aim\u00e9 voir plus de costumes originaux comme ceux qui ont servi au film <em>Peau d\u2019\u00c2ne<\/em>. On trouve \u00e9galement des documents int\u00e9ressants concernant, par exemple, la censure dans les ann\u00e9es cinquante, notamment au moment de la sortie du film <em>Singing in the Rain<\/em>.<br>Chaque visiteur est muni d\u2019un casque audio : l\u2019exposition est ponctu\u00e9e de bornes o\u00f9 l\u2019on peut brancher son casque et \u00e9couter des explications ou des chansons. Le visiteur est donc son propre guide, et cela permet de visiter la pi\u00e8ce dans l\u2019ordre que l\u2019on souhaite.<br>Encore un concept int\u00e9ressant : le visiteur est non seulement spectateur, mais il est amen\u00e9 \u00e0 devenir acteur deux apr\u00e8s-midis par semaine : un atelier claquettes est propos\u00e9 par un professeur de danse.<br>Une exposition vivante et r\u00e9jouissante, encore \u00e0 la Villette jusqu\u2019au 27 janvier 2019 !<\/p>\n\n\n\n<p><strong><br>Marion Arnaud<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<br>C\u2019est un concept pour le moins original que l\u2019on d\u00e9couvre derri\u00e8re l\u2019exposition de la Philharmonie sur les com\u00e9dies musicales, celui d\u2019une exposition dans laquelle le public interagit, est impliqu\u00e9, et qui se concentre sur les coulisses des com\u00e9dies musicales. Cette immersion dans l\u2019univers de <em>Chantons sous la pluie<\/em>, des <em>Demoiselles de Rochefort<\/em> ou de <em>West Side Story<\/em> commence d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e avec la possibilit\u00e9 pour les petits et pour les grands d\u2019enfiler un d\u00e9guisement, et de devenir ainsi les Peau d\u2019\u00e2ne, ou les Don Lockwood d\u2019un jour. C\u2019est d\u2019ailleurs Gene Kelly, chantant sous la pluie, qui nous accueille sur grand \u00e9cran une fois les portes de l\u2019exposition pass\u00e9es, nous plongeant directement dans l\u2019ambiance \u00ab\u00a0Musical\u00a0\u00bb. Contrairement \u00e0 ce qui avait pu \u00eatre fait dans les expositions pr\u00e9c\u00e9dentes, notamment celle de Barbara l\u2019an pass\u00e9, l\u2019exposition ne suit pas d\u2019ordre chronologique. Parti pris qui peut \u00eatre quelque peu d\u00e9routant pour le spectateur habitu\u00e9 aux sch\u00e9mas d\u2019exposition plus classiques. Ici, il ne s\u2019agit pas de d\u00e9couvrir l\u2019\u00e9volution du genre de la com\u00e9die musicale au fil des d\u00e9cennies, ou de faire une pr\u00e9sentation exhaustive des acteurs du genre. Non, la Philharmonie a d\u00e9cid\u00e9 de nous faire d\u00e9couvrir ce qu\u2019il se passait derri\u00e8re l\u2019\u00e9cran. Ainsi, au fil de l\u2019exposition, on d\u00e9couvre les secrets du doublage\u00a0: quelles actrices ont vu leur voix remplac\u00e9e, pourquoi\u00a0? On en apprend plus sur certains effets sp\u00e9ciaux, sur la pr\u00e9paration d\u2019un film et ce, toujours de mani\u00e8re interactive. Le spectateur peut, \u00e0 l\u2019aide d\u2019\u00e9crans tactiles, choisir ce qu\u2019il veut voir, d\u00e9couvrir. Il d\u00e9ambule avec un casque qu\u2019il suffit de brancher aux diff\u00e9rents \u00e9crans explicatifs pour, par exemple, \u00e9couter l\u2019interview du r\u00e9alisateur de <em>La La Land<\/em>, ou la chanson de la recette du g\u00e2teau d\u2019amour de <em>Peau d\u2019\u00c2ne<\/em>. Attention cependant\u00a0: les jours d\u2019affluence, les prises jacks viennent souvent \u00e0 manquer, ralentissant un peu le rythme de la visite. La pi\u00e8ce centrale de l\u2019exposition est un \u00e9cran de 24 m\u00e8tres de long sur lequel sont projet\u00e9s des extraits de com\u00e9dies musicales embl\u00e9matiques. Le public prend place, comme au cin\u00e9ma et assiste \u00e0 une v\u00e9ritable projection. Ici aussi est abord\u00e9 le c\u00f4t\u00e9 technique des com\u00e9dies musicales. On retrouve ainsi la naissance de la chanson des jumelles au fil des images des r\u00e9p\u00e9titions de Catherine Deneuve et Fran\u00e7oise Dorl\u00e9ac coupl\u00e9es aux images du film, on retrouve \u00e9galement l\u2019introduction de <em>West Side Story<\/em> ou encore les images de <em>La Belle et la B\u00eate<\/em>. Il y en a pour tous les go\u00fbts, tous les \u00e2ges et il est facile de reconna\u00eetre les passionn\u00e9s\u00a0: ils chantonnent, dansent parfois et y vont de leur petit commentaire sur les secrets de tel ou tel tournage. Pour continuer dans l\u2019interaction, on retrouve, derri\u00e8re l\u2019\u00e9cran, un cours de claquette donn\u00e9, \u00e0 travers un \u00e9cran, par Fabien Ruiz. Apr\u00e8s un peu de th\u00e9orie, libre \u00e0 nous de monter sur sc\u00e8ne et de le suivre dans une chor\u00e9graphie qui est parfois un v\u00e9ritable d\u00e9fi pour les d\u00e9butants. Les participants sont film\u00e9s et les images retransmises en diff\u00e9r\u00e9 sur d\u2019autres petits \u00e9crans de la pi\u00e8ce. <br>C\u2019est donc une exposition qui se veut assez immersive, donnant au spectateur l\u2019impression d\u2019aller au cin\u00e9ma. Elle nous divertit et nous fait d\u00e9couvrir une vision originale et novatrice des com\u00e9dies musicales. Les amoureux du genre seront ravis, ceux qui s\u2019attendaient \u00e0 une exposition plus classique, plus chronologique et exhaustive seront peut-\u00eatre d\u00e9\u00e7us mais devraient facilement se laisser charmer. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Louise Fischer<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le bazar de Broadway<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u201cJust singin\u2019 in the rain<br>\nWhat a glorious feeling..\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Riche de ces \u00a0\u00bb&nbsp;mines d\u2019or\u00a0\u00bb&nbsp;que sont les com\u00e9dies musicales, qu&rsquo;elles soient c\u00e9l\u00e8bres ou m\u00e9connues, l\u2019exposition \u201cCom\u00e9dies Musicales\u201d de la Philharmonie de Paris est une superbe immersion dans le monde fantastique du cin\u00e9ma chant\u00e9 am\u00e9ricain.<br>\nL\u2019exposition d\u00e9bute sur l\u2019\u00e9vident \u201cSingin\u2019 in the Rain\u201d chant\u00e9 par Gene Kelly dans le film \u00e9ponyme et fameux d\u2019Arthur Freed (1952), c\u2019est un \u201cin medias res\u201d pour le visiteur.<br>\nPar un syst\u00e8me d\u2019\u00e9coute avec casque, on peut se balader dans ce \u201cbazar\u201d de Broadway, quelque peu d\u00e9sorganis\u00e9 et abondant, o\u00f9 il est propos\u00e9 d\u2019\u00e9couter des airs connus et des petits documentaires. Les grands \u00e9crans et les vid\u00e9os extraites de Musicals diffus\u00e9s font l\u2019unanimit\u00e9 \u00e0 tout \u00e2ge : on peut y voir l\u2019histoire de la com\u00e9die musicale (son apog\u00e9e et ses crises de 1929 \u00e0 nos jours).<br>\nDans une autre salle, on peut \u00e9galement assister \u00e0 un assemblage d&rsquo;au moins 45 minutes des extraits les plus connus !<br>\nIl est m\u00eame propos\u00e9 de suivre un cours de claquettes en live avec un professeur sp\u00e9cialis\u00e9 qui explique les techniques de base dans une petite salle de l\u2019exposition.<br>\nLe visiteur d\u00e9couvre la com\u00e9die musicale sous tous ses aspects : classique, d\u00e9jant\u00e9e, jazzy, politique (propagande pendant la guerre froide), mais aussi anim\u00e9e !<br>\nLes dessins anim\u00e9s se sont d\u2019embl\u00e9e associ\u00e9s \u00e0 la com\u00e9die musicale et le genre du Disney est n\u00e9 sous l\u2019influence de Broadway et d\u2019Hollywood pour cr\u00e9er un film pour tous, divertissant, musical et moralisateur.<br>\nL\u2019exposition met \u00e9galement en avant les com\u00e9dies musicales \u00e0 travers le monde, comme un travail d&rsquo;ethnomusicologie.<br>\nLa nostalgie refait surface lorsque l\u2019on red\u00e9couvre de grands noms comme ceux de Judy Garland, Debbie Reynolds, Catherine Hepburn, Elvis Presley, Barbra Streisand, John Travolta, mais aussi Marylin Monroe, Catherine Deneuve, Michael Jackson et bien d\u2019autres qui ont pu c\u00f4toy\u00e9 ce merveilleux monde du Musical !<br>\nA travers une exposition didactique et prenante, on prend conscience que la com\u00e9die musicale est un \u201cart total\u201d comme dirait Wagner : le com\u00e9dien doit savoir jouer, chanter, danser devant la cam\u00e9ra mais aussi au th\u00e9\u00e2tre, il est tout \u00e0 fait pluridisciplinaire.<br>\nC\u2019est une sorte d\u2019op\u00e9ra moderne : orchestre, mise en sc\u00e8ne, chanteurs, acteurs, danseurs, dialogues parl\u00e9s\u2026<br>\nQue demander de mieux ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u00e9line Fizsbin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Vous ne repartirez pas de cette exposition sans \u00e9toiles dans les yeux et m\u00e9lodies plein la t\u00eate. Il est en v\u00e9rit\u00e9 impossible de ne pas fredonner \u2013voire effectuer quelques pas de danse- alors que l\u2019on arpente l\u2019exposition \u00e0 la Philharmonie. On est entour\u00e9 de d\u00e9cors rappelant Broadway ou les lieux emprunts de magie des com\u00e9dies musicales. C\u2019est une r\u00e9elle immersion qui nous est propos\u00e9e. Accessible \u00e0 tous, cette exposition souhaite plaire \u00e0 petits et grands, passionn\u00e9s de longue date ou simples curieux. <\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui dans un monde o\u00f9 nous sommes parfois tent\u00e9s de nous r\u00e9fugier dans les r\u00eaves et l\u2019imaginaire, la com\u00e9die musicale peut repr\u00e9senter ce petit moment suspendu de bonheur, comme un refuge dans le pass\u00e9.  Ce besoin de magie n\u2019est pourtant pas nouveau : on nous apprend par exemple que les com\u00e9dies musicales sont apparues comme l\u2019un des rem\u00e8des \u00e0 la Grande D\u00e9pression. En effet depuis longtemps les \u00ab musicals \u00bb nous permettent d\u2019\u00e9chapper au monde r\u00e9el. Le public s\u2019identifie aux personnages qui chantent et dansent face \u00e0 l\u2019adversit\u00e9, nous plongeons alors dans une utopie d\u2019une heure ou deux, et nous en ressortons peut-\u00eatre avec un peu plus d\u2019espoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour mon plus grand plaisir, Singin&rsquo; In The Rain \u00e9tait \u00e0 l\u2019honneur d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019exposition en nous proposant la sc\u00e8ne mythique de Gene Kelly dansant sous la pluie. Cette fameuse com\u00e9die, peut-\u00eatre m\u00eame LA plus connue et applaudie, \u00e9voque en effet la naissance de la com\u00e9die musicale en tant qu\u2019un genre cin\u00e9matographique, diff\u00e9rent des films muets qui comprenaient d\u00e9j\u00e0 quelques sc\u00e8nes dans\u00e9es et accordaient une grande importance \u00e0 la musique. On retrouvera d\u2019ailleurs Gene Kelly un peu plus loin, expliquant alors que la concurrence avec la t\u00e9l\u00e9vision n\u2019existait pas encore ce qui faisait du cin\u00e9ma la premi\u00e8re source de divertissement. C\u2019est ainsi que toutes les exp\u00e9rimentations et folies diverses \u00e9taient permises -et non restreintes par un budget trop serr\u00e9-  les com\u00e9dies musicales \u00e9taient alors de v\u00e9ritables machines \u00e0 r\u00eaves (\u00e0 voir de toute urgence si ce n\u2019est pas d\u00e9j\u00e0 fait : An American In Paris !)<\/p>\n\n\n\n<p>Un des points forts de cette exposition est le nombre d\u2019anecdotes propos\u00e9es sur nos \u00ab musicals \u00bb pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Alors que des extraits sont diffus\u00e9s sur plusieurs grands \u00e9crans on nous explique les trucages tout au long de l\u2019exposition comme celui concernant la prouesse de Fred Astaire alors qu\u2019il danse au plafond dans le film Mariage Royal de Stanley Donen. Spoiler : ils ont trouv\u00e9 leur inspiration gr\u00e2ce aux attractions foraines. On comprend \u00e9galement mieux certains choix de tournage comme la longue introduction du film West Side Story pour mieux accompagner l\u2019irruption du ballet dans un milieu urbain new-yorkais.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette exposition revient donc sur l\u2019histoire du genre, son contexte historique avec l\u2019\u00e2ge d\u2019or hollywoodien dans les ann\u00e9es 20, des costumes (comme les robes de Peau d\u2019\u00c2ne), des anecdotes, et techniques de tournage \u00e0 travers des projections ou de photographies et interviews (un casque audio vous est fourni \u00e0 l\u2019entr\u00e9e pour vous permettre d\u2019appr\u00e9cier les installations \u00e0 votre rythme). Ces com\u00e9dies musicales parfois critiqu\u00e9es pour leur l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, ont au contraire un effet de fra\u00eecheur qui a su inspirer le monde entier. <\/p>\n\n\n\n<p><strong><br>Juliette Debosque<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Photographie&nbsp; : Emma Stone et Ryan Gosling dans <em>La La Land<\/em> (r\u00e9al. Damien Chazelle, 2016)<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Dans les rues de Paris de grandes affiches d\u2019un bleu \u00e9clatant annoncent l\u2019ouverture d\u2019une exposition \u00e9tonnante. D\u00e8s la sortie du m\u00e9tro \u00e0 la Cit\u00e9 de la musique, on est guid\u00e9 par ces affiches jusqu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019espace d\u2019exposition de la Philharmonie de Paris. 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