{"id":11888,"date":"2018-11-27T20:00:33","date_gmt":"2018-11-27T19:00:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=11888"},"modified":"2018-11-27T20:00:33","modified_gmt":"2018-11-27T19:00:33","slug":"ivanov-anton-tchekhov-christian-benedetti","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=11888","title":{"rendered":"Ivanov \/ Anton Tchekhov &#8211; Christian Benedetti"},"content":{"rendered":"\n<p>Christian Benedetti, qui s\u2019est donn\u00e9 pour mission de mettre tout Tchekhov en sc\u00e8ne, pr\u00e9sente en 2018 la premi\u00e8re pi\u00e8ce de l\u2019\u0153uvre du dramaturge russe, <em>Ivanov<\/em>. Il la restitue \u00e0 un public fid\u00e8le, marqu\u00e9 s\u00fbrement par la beaut\u00e9 des repr\u00e9sentations ant\u00e9rieures. Celle de <em>La Mouette<\/em>,vue en classe de terminale au TNT (Th\u00e9\u00e2tre National de Toulouse), m\u2019avait laiss\u00e9e une impression si forte que je redoutais d\u2019\u00eatre d\u00e9\u00e7ue par l\u2019adaptation d\u2019<em>Ivanov<\/em>. Bien au contraire. Christian Benedetti est rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 ses principes&nbsp;: par le choix d\u2019un d\u00e9bit rapide du texte et d\u2019une sc\u00e9nographie allusive, il \u00e9chappe aux traditionnelles et interminables repr\u00e9sentations de pi\u00e8ces comme <em>La Cerisaie<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>S&rsquo;il passe rapidement sur des dialogues o\u00f9 l\u2019on ne dit que des \u00e9vidences, c\u2019est pour mieux isoler les passages saillants du texte, ceux pouvant le mieux rendre compte de cette interrogation fondamentale et essentielle chez Tchekhov, la seule vraie raison d\u2019\u00eatre du th\u00e9\u00e2tre selon ce metteur en sc\u00e8ne&nbsp;: pourquoi nous ne savons pourquoi nous devons mourir. <\/p>\n\n\n\n<p>Ivanov est un \u00e9poux veule et cribl\u00e9 de dettes&nbsp;; sa femme Anna, qui a abjur\u00e9 sa foi pour l\u2019\u00e9pouser, est sur le point de mourir. M\u00e9lancolique, il n\u2019est plus port\u00e9 que par le d\u00e9sir des autres, comme celui de Sasha, qui l\u2019aime et lui d\u00e9clare sa flamme avant de s\u2019apercevoir que sa femme les a vus. Coupable, Ivanov refuse le bonheur en s\u2019accusant de la mort de sa femme. Mais victime, il l\u2019est aussi de sa lucidit\u00e9 et de sa bont\u00e9, son refus de toute compromission avec le vulgaire. Lvov, le m\u00e9decin amoureux de sa femme, pense pouvoir ass\u00e9ner une v\u00e9rit\u00e9 sur le personnage d\u2019Ivanov, qui n\u2019est \u00e0 ses yeux qu\u2019un \u00e9go\u00efste&nbsp;; le p\u00e8re de Sasha en fait un \u00eatre sublime. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pour nourrir cette complexit\u00e9 que Benedetti, dont la mise en sc\u00e8ne est parfaitement fluide, reprend \u00e0 son compte les notes d\u2019intention initiales de Tchekhov, avant qu\u2019il ne se soit trouv\u00e9 contraint, \u00e0 la suite des premi\u00e8res repr\u00e9sentations houleuses de 1887, de modifier son drame. Benedetti oppose ainsi \u00e0 la lourde et didactique explication du h\u00e9ros &#8211; \u00e0 travers deux monologues ajout\u00e9s post\u00e9rieurement &#8211; la refonte du personnage de Sasha et la restauration de sc\u00e8nes comiques qui avaient \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9es. Tchekhov \u00e9crivait \u00e0 son ami Souvorine le 27 octobre1888 que \u00ab&nbsp;<em>pour d\u00e9peindre la lune (<\/em>le personnage principal)&nbsp;, <em>il convient de tracer l\u2019ensemble des petites \u00e9toiles qui l\u2019entourent. C\u2019est par rapport \u00e0 ce voisinage que la lune prend toute son importance et que son sens s\u2019\u00e9claire<\/em>\u00bb. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 la gravitation de ces personnages, interpr\u00e9t\u00e9s par des com\u00e9diens tous plus bouleversants les uns que les autres, qu\u2019Ivanov acquiert une profondeur qui lui aurait \u00e9t\u00e9 autrement refus\u00e9e. Un homme qui, d\u00e9peint par un \u00ab&nbsp;joyeux m\u00e9lancolique&nbsp;\u00bb, comme disait Korolenko, est habit\u00e9 par le doute et le remord et qui n\u2019ach\u00e8ve sa femme et embrasse de nouvelles illusions que pour mieux dispara\u00eetre au dernier acte. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alice Olea<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\n\n______________________________________________________________________________\n\n<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant re\u00e7u une demande du th\u00e9\u00e2tre Korsh de Moscou pour une com\u00e9die, c\u2019est pourtant un drame que Tchekhov soumet au public en 1887. Nikola\u00ef Ivanov est un homme ruin\u00e9 au d\u00e9but de la pi\u00e8ce, veuf au milieu, et mort \u00e0 la fin. Souffrant de m\u00e9lancolie, il est sans cesse tourment\u00e9 par ses probl\u00e8mes d\u2019argent, son sentiment de culpabilit\u00e9 et son d\u00e9go\u00fbt du monde. Les premi\u00e8res sc\u00e8nes placent d\u2019embl\u00e9e la pi\u00e8ce dans une atmosph\u00e8re morose.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne est tant\u00f4t vide, tant\u00f4t richement meubl\u00e9e&nbsp;; tant\u00f4t silencieuse, tant\u00f4t dans un brouhaha confus, comme pour faire contraster la profonde vacuit\u00e9 de la vie que per\u00e7oit Ivanov avec la superficialit\u00e9 exacerb\u00e9e des autres personnages, dont la pr\u00e9occupation principale est l\u2019enrichissement. Plus surprenant,les sc\u00e8nes sont coup\u00e9es avec des pauses \u00e0 plusieurs reprises, en donnant l\u2019effet cin\u00e9matographique d\u2019un arr\u00eat sur image : ces pauses semblent mimer le malaise int\u00e9rieur grandissant d\u2019Ivanov. Le choix de Benedetti de saccader ces paroles rendent davantage compte de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de l\u2019\u00e2me humaine, devenue machine \u00e0 force de pr\u00e9occupations mondaines o\u00f9 la sinc\u00e9rit\u00e9 du c\u0153ur para\u00eet avoir d\u00e9sert\u00e9 la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi donc composer cette pi\u00e8ce pour r\u00e9pondre \u00e0 une commande de com\u00e9die&nbsp;? Ivanov est sans doute risible car lui-m\u00eame source de son propre malheur\u2026 Cependant, Ivanov s&rsquo;attire la sympathie et l\u2019empathie du spectateur dans son incompr\u00e9hension de l\u2019existence.Sans cesse importun\u00e9 par autrui -et ce d\u00e8s la toute premi\u00e8re sc\u00e8ne- constamment d\u00e9rang\u00e9 dans sa solitude par les rumeurs qui courent sur lui, ne s\u2019\u00e9pargnant pas lui-m\u00eame, lui qui se fait l\u2019auteur coupable de tous ses malheurs, notamment parcequ\u2019incapable de se conformer au r\u00f4le de mari attentionn\u00e9 qu\u2019il devrait jouer \u2013 \u00ab&nbsp;Je suis coupable&nbsp;\u00bb- cette angoisse semble \u00eatre renforc\u00e9e par sa repr\u00e9sentation m\u00eame sur sc\u00e8ne,expos\u00e9 \u00e0 tous les regards dans l\u2019omnipr\u00e9sence du motif de la fen\u00eatre ou de la porte vitr\u00e9e&nbsp;: la parole est d\u00e9sormais impuissante face \u00e0 la toute puissante du regard. Le monde ne croit que ce qu\u2019il voit, et refuse d\u2019entendre la voix du c\u0153ur. Et pourtant une voix g\u00e9n\u00e9rale grandit, une voix aliment\u00e9e de rumeurs tranchantes qui finissent par pousser Ivanov \u00e0 bout. <\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, Ivanov est un \u00ab&nbsp;anti-com\u00e9dien&nbsp;\u00bb, car incapable de feindre son malaise existentiel, alors que le d\u00e9guisent peut-\u00eatre(qui sait&nbsp;?) les autres personnages \u00e0 travers le divertissement pascalien. Pour ma part, la repr\u00e9sentation est criante de v\u00e9rit\u00e9,en mettant au c\u0153ur de la pi\u00e8ce un sujet de pr\u00e9occupation esquiv\u00e9 au quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Eveline Su<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Mardi 27 novembre, j\u2019ai d\u00e9couvert la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre <em>Ivanov,&nbsp;<\/em>mise en sc\u00e8ne par Christian Benedetti. Elle d\u00e9peint le portrait d\u2019un petit propri\u00e9taire terrien d\u00e9nomm\u00e9 Ivanov, un peu m\u00e9lancolique, un peu fauch\u00e9 et un peu fatigu\u00e9 par son voisinage&nbsp;: sa femme mourante, le m\u00e9decin, son oncle, les voisins etc\u2026 A travers cette \u0153uvre, Tchekhov nous montre une soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise de la Russie profonde,&nbsp;marqu\u00e9e par l\u2019ennui, l\u2019hypocrisie, le comm\u00e9rage, l\u2019opportunisme et le d\u00e9lassement. <\/p>\n\n\n\n<p>Christian Benedetti immerge ses personnages dans un d\u00e9cor simple : palissade en bois clair, fen\u00eatre, bureau, portes. Les costumes sont sobres :costumes sombres, robe \u00e9pur\u00e9es et manteau de fourrure. Cela ne nous donne aucun indice temporel. N\u00e9anmoins il n\u2019omet pas les origines russes de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre et de la soci\u00e9t\u00e9 qui en d\u00e9coule,et pars\u00e8me quelques indices sur le plateau, tels la chapka de Borkine, de la vodka et une faucille. Ainsi, notre attention se porte instinctivement sur les interactions entre les personnages. Les com\u00e9diens donnent corps au texte, sans artifices. Vincent Ozanon incarne avec finesse un Ivanov malheureux mais pas d\u00e9pressif, sto\u00efque face \u00e0 sa situation: une femme mourante, des dettes et un entourage cupide. Les personnages en orbite autour de lui le ridiculisent, se ridiculisent, nous montrent son malheur, leur propre malheur, leurs petites joies, nous rions, sommes \u00e9mus, parfois effray\u00e9s par eux et, finalement, peut-\u00eatre par nous-m\u00eame. <\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, on regrettera l\u2019incarnation assez anecdotique du personnage de Sofia, la repr\u00e9sentation plut\u00f4t m\u00e9canique de la maladie chez la femme d\u2019Ivanov, et le petit manque d\u2019audace de la part du metteur en sc\u00e8ne , qui n\u2019est pas incompatible avec l\u2019intemporalit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est une belle repr\u00e9sentation du drame de Tchekhov avec beaucoup d\u2019humour et d\u2019\u00e9motion. Les acteurs nous transportent au c\u0153ur du microcosme rural. J\u2019ai personnellement beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 l\u2019\u00e9nergie et la simplicit\u00e9 du spectacle. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Camille Viss\u00e9riat<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:left\">______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est toujours tr\u00e8s int\u00e9ressant de voir en fran\u00e7ais une pi\u00e8ce que j\u2019ai toujours vue dans la langue natale de Tchekhov, le russe. La mise en sc\u00e8ne \u00e9tait contemporaine : tr\u00e8s peu de d\u00e9cors, des couleur gris\u00e2tres. A la fin de la pi\u00e8ce, les spectateurs pouvaient voir le bureau d\u2019Ivanov avec le fusil sur le mur. Ce proc\u00e9d\u00e9, naif selon moi, nous renvoie \u00e0 une phrase tr\u00e8s connue de Tchekhov \u00ab Supprimez tout ce qui n&rsquo;est pas pertinent dans l\u2019histoire. Si dans le premier acte, vous dites qu\u2019il y a un fusil accroch\u00e9 au mur, alors il faut absolument qu\u2019un coup de feu soit tir\u00e9 avec au second ou au troisi\u00e8me acte. S\u2019il n\u2019est pas destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9, il n\u2019a rien \u00e0 faire l\u00e0.\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Le metteur en sc\u00e8ne a choisi de souligner deux aspects qu&rsquo;on ne souligne que peu dans la mise en sc\u00e8ne russe : le fait famille de Sarah est juive, et le cynisme d&rsquo;Ivanov lorsqu&rsquo;il dit qu&rsquo;il sait qu&rsquo;elle va bient\u00f4t mourir mais ne peut rien y faire car il ne l&rsquo;aime plus. <\/p>\n\n\n\n<p>A la fin de la pi\u00e8ce,le metteur en sc\u00e8ne a pris le parti de mettre toutes les personnages sur la sc\u00e8ne, non loin d&rsquo;Ivanov, qui s&rsquo;assoit \u00e0 part et meurt tranquillement, en silence. Quelques instants plus tard, Sachenka s&rsquo;en aper\u00e7oit et crie : voir une telle fin a provoqu\u00e9 en moi un sentiment d&rsquo;insatisfaction absolue.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Evgeniya Zavernyaeva&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\n\n______________________________________________________________________________\n\n<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque j\u2019\u00e9cris sur une pi\u00e8ce que je n\u2019ai pas aim\u00e9, il m\u2019est tr\u00e8s facile de critiquer. J\u2019arrive assez facilement \u00e0 mettre des mots sur ce qui m\u2019a d\u00e9rang\u00e9e, ce que je n\u2019ai pas aim\u00e9. Mais lorsque je sors d\u2019un spectacle en me disant que c\u2019\u00e9tait g\u00e9nial, j\u2019ai souvent du mal \u00e0 expliquer ce \u00ab&nbsp;g\u00e9nial&nbsp;\u00bb. Qu\u2019est-ce qui peut relever du g\u00e9nie ou du prodigieux dans une pi\u00e8ce&nbsp;? C\u2019est ce qui m\u2019est arriv\u00e9e ce mardi 27 novembre lors de la repr\u00e9sentation d\u2019une pi\u00e8ce de Tchekhov,<em> Ivanov<\/em>, au th\u00e9\u00e2tre Louis Jouvet.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ivanov,<\/em>c\u2019est un peu l\u2019histoire de monsieur tout le monde, ici il s\u2019agit m\u00eame du anti-h\u00e9ros. Christian Benedetti nous propose une mise en sc\u00e8ne qui marque un renouveau de la pi\u00e8ce, \u00e0 travers une nouvelle traduction de la pi\u00e8ce qui am\u00e8ne une certaine fra\u00eecheur \u00e0 cette \u0153uvre du jeune Tchekhov. Sa mise en sc\u00e8ne est dynamique et surprenante. Les com\u00e9diens jouent de longues pauses au milieu des dialogues, laissant au spectateur l\u2019impression d\u2019une photo. Il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 briser le quatri\u00e8me mur en faisant s\u2019adresser les personnages directement au public, ce qui ne fait qu\u2019accentuer cette sensation d\u2019\u00eatre avec les personnages dans le salon. Cela appara\u00eet aussi par les jeux de lumi\u00e8re, o\u00f9 les lumi\u00e8res de la salle semblent \u00eatre reli\u00e9es \u00e0 celles de la sc\u00e8ne. De plus, les changements de d\u00e9cor r\u00e9alis\u00e9s par les com\u00e9diens et ce, sous l\u2019\u0153il du spectateur, ne fait qu\u2019encore une fois briser un code th\u00e9\u00e2tral et n\u2019en rend que plus int\u00e9ressante cette mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut aussi saluer le jeu des com\u00e9diens&nbsp;: cette pi\u00e8ce dispose d\u2019un panel vari\u00e9 de com\u00e9diens et de personnages. Il y a des personnages tout en retenue comme ceux de Sacha ou d\u2019Ivanov interpr\u00e9t\u00e9s par Alix Riemer et Vincent Ozanon, ou bien plus survolt\u00e9s comme Ievgu\u00e9ni Constantinovitch Lvov ou Borkine interpr\u00e9t\u00e9s par Yuriy Zavalnyouk et Christian Benedetti lui-m\u00eame. Ces acteurs ont su pour moi incarner parfaitement ces personnages, leurs histoires, faiblesses.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne saurais qu\u2019ajouter de plus, si ce n\u2019est saluer la beaut\u00e9 du jeu et le talent des com\u00e9diens, le travail fin sur les d\u00e9cors \u00e9pur\u00e9s et la mise en sc\u00e8ne juste qui ne tombe ni trop dans le tragique, ni trop dans le comique, mais dans un juste milieu.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, mon seul regret est que cette pi\u00e8ce est l\u2019avant-derni\u00e8re mise en sc\u00e8ne de Benedetti dans son int\u00e9grale de Tchekhov&nbsp;: j&rsquo;aurais aim\u00e9 toutes les voir. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u00e9na RIMBERT<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Photographie : Simon Gosselin<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Christian Benedetti, qui s\u2019est donn\u00e9 pour mission de mettre tout Tchekhov en sc\u00e8ne, pr\u00e9sente en 2018 la premi\u00e8re pi\u00e8ce de l\u2019\u0153uvre du dramaturge russe, Ivanov. 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