{"id":12377,"date":"2019-01-18T16:34:05","date_gmt":"2019-01-18T15:34:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12377"},"modified":"2019-01-18T16:34:05","modified_gmt":"2019-01-18T15:34:05","slug":"je-me-suis-fait-prendre-par-lorage-mathilde-flament-mouflard-comedie-nation-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12377","title":{"rendered":"Je me suis fait prendre par l&rsquo;orage \/ Mathilde Flament-Mouflard &#8211; Com\u00e9die Nation"},"content":{"rendered":"\n<p>La pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00ab&nbsp;Je me\nsuis fait prendre par l&rsquo;orage&nbsp;\u00bb est \u00e9crite et mise en sc\u00e8ne par Mathilde\nFlament-Mouflard. Les solos de danse qui ponctuent la repr\u00e9sentation sont,\nquant \u00e0 eux, chor\u00e9graphi\u00e9s et dans\u00e9s par L\u00e9a Georges. Cette courte pi\u00e8ce\nraconte l&rsquo;histoire de Claire qui, alors qu&rsquo;elle marche, est surprise par la\npluie. Elle s&rsquo;abrite \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une ruche \u00e0 livres&nbsp;: ce temps de pause dans\nsa vie sera \u00e0 la fois le moment de lectures et de r\u00e9flexions sur son quotidien,\nmais aussi celui de sa rencontre avec le Protagoniste, un personnage dont on ne\nsaura jamais r\u00e9ellement s&rsquo;il existe ou non. En plus des passages dans\u00e9s, des\nmusiques viennent souligner les propos des deux personnages, pour les \u00e9clairer\nd&rsquo;une autre mani\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce spectacle est brillant, \u00e0 tous\nles \u00e9gards.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d&rsquo;abord, le lieu de la Com\u00e9die\nNation participe au charme de la pi\u00e8ce. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un petit th\u00e9\u00e2tre, d&rsquo;une\nambiance d\u00e9tendue&nbsp;; la salle est elle aussi petite, ce qui favorise le\nrapprochement entre les com\u00e9diens et les spectateurs. Le caract\u00e8re intimiste de\nl&rsquo;endroit fait qu&rsquo;on se sent touch\u00e9 et pris \u00e0 partie dans le spectacle, sans\npour autant basculer dans l&rsquo;\u00e9cueil d&rsquo;un spectacle participatif.<\/p>\n\n\n\n<p>La prestations des deux com\u00e9diens\nest pleine de vivacit\u00e9 et de fra\u00eecheur. \u00ab&nbsp;P\u00e9tillant&nbsp;\u00bb est le mot qui\nvient \u00e0 l&rsquo;esprit quand on les voit ex\u00e9cuter leurs r\u00f4les. La pi\u00e8ce souligne des\nth\u00e8mes qui peuvent faire \u00e9cho aux v\u00e9cus des spectateurs, aussi diff\u00e9rents\nsoient-ils. Claire \u00e9voque la d\u00e9prime, la solitude, l&rsquo;amour, tandis que le\nProtagoniste parle lui du r\u00eave, de l&rsquo;illusion, de la capacit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;\u00e9merveiller,\nde l&rsquo;insouciance face \u00e0 la vie. La complicit\u00e9 des deux com\u00e9diens se ressent\ndans leur jeu.<\/p>\n\n\n\n<p>La grande force de ce spectacle est\nd&rsquo;intercaler plusieurs autres \u00e9l\u00e9ments \u00e0 l&rsquo;histoire de base. Il s&rsquo;agit dans un\npremier temps des livres que Claire lit, dont elle cite quelques passages au\nspectateur. Ensuite, des extraits de diff\u00e9rentes pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre\ns&rsquo;intercalent de mani\u00e8re tout \u00e0 fait naturelle dans les dialogues entre les\ndeux personnages. Qu&rsquo;on les connaisse ou non, on remarque avec amusement le\nl\u00e9ger changement de ton dans les propos des personnages, une phrase diff\u00e9rente,\nun vocabulaire parfois archa\u00efque, qui marque discr\u00e8tement le passage \u00e0 des\n\u0153uvres r\u00e9cit\u00e9es. N\u00e9anmoins, elles s&rsquo;ins\u00e8rent dans la pi\u00e8ce d&rsquo;une fa\u00e7on\nadmirable. On ne peut que f\u00e9liciter la metteure en sc\u00e8ne d&rsquo;avoir fait\ns&rsquo;articuler et se r\u00e9pondre des textes \u00e0 la fois classique, comme ceux de\nMusset, avec des \u0153uvres beaucoup plus contemporaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, il faut bien sur \u00e9voquer les\npassages dans\u00e9s. Ceux-ci participent totalement \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re d&rsquo;illusion et de\nmoment \u00ab&nbsp;hors du temps&nbsp;\u00bb qui sous-tend toute la pi\u00e8ce. L\u00e0 encore, les\nmorceaux oscillent entre musiques classiques et musiques fran\u00e7aises\ncontemporaines. Elles sont toujours choisies \u00e0 dessein et font sens avec les\npropos, qu&rsquo;elles viennent \u00e9clairer d&rsquo;une autre mani\u00e8re. Soulignons encore que\nla chor\u00e9graphie colle enti\u00e8rement aux paroles ou au rythme de la m\u00e9lodie,\nfaisant se rejoindre \u00e9troitement la musique et la danse. Ainsi, les mouvements\n\u00e9clairent les paroles.<\/p>\n\n\n\n<p>On ressort de ce spectacle enchant\u00e9,\ndans le vrai sens du terme&nbsp;: la pi\u00e8ce qui est jou\u00e9e sous nos yeux\nconstitue une v\u00e9ritable parenth\u00e8se po\u00e9tique, qui donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, et qui\ntransmet un message d&rsquo;espoir et de bienveillance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de nos r\u00eaves et de\nla culture. Impossible de ne pas avoir un sourire amus\u00e9 ou attendri pendant le\nspectacle, qui se transforme \u00e0 la fin en sourire r\u00eaveur, tant cette pi\u00e8ce est\nriche de pistes de r\u00e9flexions.<\/p>\n\n\n\n<p>A voir absolument&nbsp;! (jusqu&rsquo;au\n14 f\u00e9vrier)<\/p>\n\n\n\n<p>Clarisse Benoit<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Le jeudi 18 janvier se tenait la 5<sup>e<\/sup>\nrepr\u00e9sentation de <em>Je me suis fait prendre\npar l\u2019orage<\/em> au th\u00e9\u00e2tre Com\u00e9die-Nation, par la compagnie Le fil de la Plume.\nLa pi\u00e8ce, la premi\u00e8re cr\u00e9\u00e9e par L\u00e9a Georges, a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite et mise en sc\u00e8ne par\nMathilde Flament. Elle nous propose un intriguant voyage qui m\u00e9lange textes\noriginaux et auteurs classiques, musique et danse, ainsi que r\u00eave et r\u00e9alit\u00e9. Le\nc\u0153ur de du spectacle est la rencontre amoureuse entre deux jeunes, Claire\n(Claire Isirdi) et Le Protagoniste (Yoann Rollo). L&rsquo;histoire provoque un\nsentiment de d\u00e9j\u00e0 vu : une apr\u00e8s-midi d\u2019orage, Claire s\u2019abrite \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une\nruche \u00e0 livre&nbsp;et se plonge dans sa lecture. Le Protagoniste vient la\nd\u00e9ranger et entame avec elle une discussion sur le r\u00e9el et le mensonge, la\nvraie vie et l\u2019invention, en s\u2019attardant sur l\u2019\u00e9ternel sujet des sentiments\namoureux. <\/p>\n\n\n\n<p>Si ce sch\u00e9ma narratif est des plus\nbanals, c\u2019est parce que la pi\u00e8ce d\u00e9veloppe un discours m\u00e9ta-th\u00ea\u00e2tral sur son\nsujet&nbsp;: le spectacle m\u00e9lange non seulement textes originaux et auteurs\nclassiques, mais \u00e9galement parole et musique, jeu et danse, une dichotomie dont\nl\u2019incarnation la plus patente sont les tr\u00e8s r\u00e9ussis solos de danse de L\u00e9a\nGeorges, \u00e9galement chor\u00e9graphe. Je me prends \u00e0 vouloir les qualifier\n\u00ab&nbsp;d\u2019interm\u00e8des&nbsp;\u00bb, mais ce serait donner trop peu de cr\u00e9dit \u00e0 ce qui\nest certainement la plus impressionnante partie du spectacle : sa formidable\nchor\u00e9graphie, dans laquelle on sent une lutte entre diff\u00e9rentes influences,\narrive lors de moments cruciaux du dialogue et parvient \u00e0 incarner les id\u00e9es\ndes personnages et de la pi\u00e8ce bien plus pr\u00e9cis\u00e9ment et puissamment que le pourraient\nde simples mots.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces mots n\u00e9anmoins sont loin d\u2019\u00eatre\nbanals&nbsp;: les personnages parlent comme de jeunes adultes en qu\u00eate de sens\nlors des textes de Mathilde Flament, et tentent d\u2019atteindre ce sens \u00e0 travers\nde fameuses tirades extraites du <em>Fantasio<\/em>\nde Musset, du <em>Cyrano<\/em> de Rostand ou\nencore de l\u2019<em>Ivanov<\/em> de Tchekhov. C\u2019est\nainsi que dans la pi\u00e8ce se c\u00f4toient Vivaldi, Tchekhov, Ben Mazu\u00e9 et Barbara \u2014\nrefl\u00e9tant peut-\u00eatre le brouillage des lignes entre la culture dite \u00ab classique\n\u00bb et la culture dite \u00ab pop \u00bb. Ce choix d\u2019une pi\u00e8ce en \u00ab&nbsp;patchwork&nbsp;\u00bb,\ndans laquelle le relatif statisme des com\u00e9diens est transform\u00e9 par la puissante\nmobilit\u00e9 de la danseuse, les badinages na\u00effs des personnages accompagn\u00e9s par\nleurs \u00e9lans lyriques, et l\u2019illusion est indiscernable du r\u00e9el aide \u00e0 cr\u00e9er une\nexp\u00e9rience prenante et multiple dont on ressort la t\u00eate pleine d&rsquo;id\u00e9es\nnouvelles. <\/p>\n\n\n\n<p>Tout compte\nfait, <em>Je me suis fait prendre par l\u2019orage<\/em>\nest une sorte de com\u00e9die musicale d\u00e9compos\u00e9e et en recomposition&nbsp;: des\nsc\u00e8nes de dialogue sont entrecoup\u00e9es de sc\u00e8nes de danse, mais lors de l\u2019une des\npremi\u00e8res, Claire se met spontan\u00e9ment \u00e0 chanter <em>La Solitude<\/em> de Barbara <em>a\ncapella<\/em>, et d\u2019ici la fin du spectacle la danseuse est rejointe dans ses\nmouvements par les deux com\u00e9diens. Si les transitions, particuli\u00e8rement celles\nentre la parole des acteurs et la bande son, sont parfois hasardeuses, c\u2019est\ncertainement d\u00fb \u00e0 la technique pas encore perfectionn\u00e9e d\u2019une pi\u00e8ce encore\njeune plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 de quelconques d\u00e9fauts inh\u00e9rents au spectacle. <\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;art, nous dit\ncette ode \u00e0 la culture, a beau \u00eatre une cr\u00e9ation, une invention, le produit\nd&rsquo;une imagination, il n&rsquo;en n&rsquo;est pas moins r\u00e9el que le reste du monde \u2014 et pas\nmoins crucial dans le d\u00e9veloppement de tout \u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ewen Zimmerman<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p><em>Je me suis fait prendre par l&rsquo;orage <\/em>est\nune forme th\u00e9\u00e2trale, mise en sc\u00e8ne par Mathilde Flament.&nbsp;J\u2019ai un avis\nmitig\u00e9 bien que positif sur ce spectacle. J\u2019ai un profond respect pour le\ntravail, l\u2019audace, et l\u2019originalit\u00e9 dont a fait preuve l\u2019\u00e9quipe, qui encadre\ncette cr\u00e9ation. De plus, j\u2019ai eu un sentiment agr\u00e9able, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9merveill\u00e9e. Pourtant,\nce spectacle me laisse une sensation de manque. Comme-ci avec cette m\u00eame\nmati\u00e8re l\u2019on pourrait aller encore plus loin.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p>Le\ntemps d&rsquo;une heure, nous voyageons \u00e0 travers diff\u00e9rents textes, de Rostand \u00e0\nTchekhov, un choix pour ma part tr\u00e8s appr\u00e9ciable. Cependant, ces extraits\nauraient pu \u00eatre davantage mis en valeurs par le jeu des com\u00e9diens, afin qu&rsquo;ils\nse r\u00e9v\u00e8lent aux spectateurs. Ici le parti-pris est diff\u00e9rent. Ces textes\nco-existent avec des morceaux de musiques poss\u00e9dants des paroles slam\u00e9es. Ce\nm\u00e9lange entre notre noble culture europ\u00e9enne, et la pop-culture fran\u00e7aise transporte\nle public par diff\u00e9rents courants, et ainsi l&rsquo;atteint autrement.&nbsp;J\u2019aime\nbeaucoup le fait qu\u2019\u00e0 travers cette cr\u00e9ation la pop-culture soit reconnu comme\nart. <\/p>\n\n\n\n<p>Il y\na une autre th\u00e9matique qui m\u2019a touch\u00e9, c\u2019est m\u00eame celle-ci qui m\u2019a permis d\u2019\u00eatre\ntranscend\u00e9 par &nbsp;le spectacle&nbsp;: le\ncorps occupe l&rsquo;espace. Il devient un moyen d&rsquo;expression important. Il en\ndevient l&rsquo;all\u00e9gorie, la personnification des sentiments, des moments de la vie,\ndu quotidien. Ainsi le jeu, le texte sont entre coup\u00e9s par plusieurs sc\u00e8nes\ndans\u00e9es. Cette alternance soutient le rythme de la pi\u00e8ce.&nbsp;J\u2019ajouterai\nqu\u2019il y a comme un flou shakespearien, tel que <em>Le songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9<\/em>, les personnages font voyager le public\nentre r\u00e9alit\u00e9 et fantasme. On ne sait ce qui est de l&rsquo;ordre de la v\u00e9rit\u00e9 ou de\nl&rsquo;illusion. Ainsi l&rsquo;imaginaire est nourrit, est subjugu\u00e9. L\u00e0 aussi se trouve la\ntranscendance. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0\ntravers ces diff\u00e9rents proc\u00e9d\u00e9s le ton \u00e9volue de la solitude, de la morosit\u00e9, \u00e0\nla rencontre, \u00e0 l&rsquo;\u00e9change, \u00e0 la joie. Il laisse comme un morceau d&rsquo;espoir sur\nle bout de la langue, que l&rsquo;on avale, et dig\u00e8re lentement. M\u00eame si cette\nth\u00e9matique me fait un peu l\u2019effet d\u2019un ouvrage de d\u00e9veloppement personnel, cela\nlaisse surtout une sensation tr\u00e8s agr\u00e9able. Pour conclure, il manque certes.\nLes textes choisis m\u00e9riteraient peut-\u00eatre d\u2019\u00eatre mis plus en relief. Mais\nl\u2019approche est r\u00e9ellement originale, belle, touchante.<\/p>\n\n\n\n<p>Jade Vincent<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Photo: Elisa Galliez<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >La pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00ab&nbsp;Je me suis fait prendre par l&rsquo;orage&nbsp;\u00bb est \u00e9crite et mise en sc\u00e8ne par Mathilde Flament-Mouflard. Les solos de danse qui ponctuent la repr\u00e9sentation sont, quant \u00e0 eux, chor\u00e9graphi\u00e9s et dans\u00e9s par L\u00e9a Georges. 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