{"id":12379,"date":"2019-01-29T13:50:21","date_gmt":"2019-01-29T12:50:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12379"},"modified":"2019-01-29T13:50:21","modified_gmt":"2019-01-29T12:50:21","slug":"naufrages-gabriel-f-theatre-du-rond-point","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12379","title":{"rendered":"Naufrag\u00e9(s) \/ Gabriel F. &#8211; Th\u00e9\u00e2tre du Rond-Point"},"content":{"rendered":"\n<p>Je ne sais pas ce que j\u2019attendais de la pi\u00e8ce Naufrag\u00e9(s). Le titre me faisait davantage imaginer une \u0153uvre tragique, jouant sur les cordes sensibles du spectateur. Ce n\u2019est pas \u00e0 une \u0153uvre tragique, en tout cas \u00e0 proprement parler, que j\u2019ai assist\u00e9, mardi 29 janvier dans la petite salle du th\u00e9\u00e2tre du Rond-Point. Cette petite salle, intimiste, se pr\u00eatait d\u2019ailleurs parfaitement \u00e0 ce qui allait suivre. Sur sc\u00e8ne Gabriel F. se livrait \u00e0 la confession de sa vie, et de son histoire d\u2019amour rat\u00e9e avec un homme. Un rendez-vous manqu\u00e9, laissant ce Br\u00e9silien perdu. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire peut sembler banale. Mais la mani\u00e8re de Gabriel F. de m\u00e9langer fiction et r\u00e9alit\u00e9 dans cette pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre (peut-on d\u2019ailleurs parler de pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre&nbsp;?) a donn\u00e9 \u00e0 son \u0153uvre un aspect tr\u00e8s po\u00e9tique. Gabriel F. commence, nu sur sc\u00e8ne, tentant des mouvements de danse, maladroit. Mais cette mise \u00e0 nu en est-elle r\u00e9ellement une&nbsp;? Il joue avec le spectateur, l\u2019induit en erreur. La voix-off nous annonce qu\u2019elle est la pens\u00e9e de Gabriel F., il r\u00e9torque \u00ab&nbsp;non&nbsp;! je pense bien plus de choses&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Entre fiction et r\u00e9alit\u00e9, on nous entra\u00eene dans cette histoire d\u2019amour perdue, on nous en sort aussi, avec l\u2019arriv\u00e9e de Gaspard qui surgit, et d\u00e9truit le monologue de Gabriel F. Son monologue, et sa vie.&nbsp; Ou peut-\u00eatre la sauve-t-il&nbsp;? Car Gabriel F. en effet, jouait son r\u00f4le, son personnage, mais \u00e9tait bloqu\u00e9 dans celui-ci. Contraint \u00e0 la fiction. L\u2019ensemble de la pi\u00e8ce joue donc sur les limites du th\u00e9\u00e2tre, sur les limites de la fiction, et r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019en sortir. Le quatri\u00e8me mur aussi est un jeu&nbsp;: Gabriel F. communique avec son public, mais ne veut pas de r\u00e9ponse. Il interroge ainsi notre rapport \u00e0 la sc\u00e8ne, avec une dimension po\u00e9tique belle \u00e0 voir. <\/p>\n\n\n\n<p>Et il atteint son public. Sans jamais entrer compl\u00e8tement dans la fiction, on est touch\u00e9s par le personnage, on rit avec lui. On se laisse aller dans cet univers loufoque, celui d\u2019un \u00eatre voulant embellir son histoire d\u2019amour, avant de se rendre compte que, comme le dit Gabriel F. lui-m\u00eame \u00ab&nbsp;l\u2019amour n\u2019a pas besoin de la fiction pour \u00eatre beau&nbsp;\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>Roxane G\u00e9lineau<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Naufrag\u00e9(s) ou l\u2019expression du flou entre r\u00e9alit\u00e9 et fiction&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Naufrag\u00e9(s), monologue th\u00e9\u00e2tral \u00e9crit, mis en sc\u00e8ne et interpr\u00e9t\u00e9\npar Gabriel F. se jouait au th\u00e9\u00e2tre du Rond-Point en salle Roland Topor du 08\njanvier 2019 au 03 f\u00e9vrier dernier. Un quasi seul en sc\u00e8ne autobiographique,\nalternant moments r\u00eav\u00e9s et moments v\u00e9cus par l\u2019acteur lui-m\u00eame, nous donne \u00e0\nvoir une r\u00e9flexion sur soi et le sens de la vie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Un monologue autobiographique chamboul\u00e9 par une pr\u00e9sence ext\u00e9rieure&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Gabriel F. hait les acteurs, c\u2019est pourquoi il d\u00e9cide de faire appel \u00e0 un Escort boy pour lui tenir compagnie sur sc\u00e8ne. Ce jeune homme, qui se nomme Gaspard, ne doit jamais parler. Il est l\u00e0 pour faire de la figuration afin d\u2019apporter un peu de chaleur humaine dans ce monologue sur la probl\u00e9matique de l\u2019amour et de l\u2019\u00e9chec d\u2019une relation. Toutefois, Gaspard ne parvient pas \u00e0 se maitriser et intervient lors de la repr\u00e9sentation. Gabriel F. ne tient plus et l\u2019accuse d\u2019avoir d\u00e9truit son oeuvre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Gaspard n\u2019est pas le seul \u00e0 faire irruption sur sc\u00e8ne. Une voix,\nint\u00e9rieure, celle de Gabriel F, intervient \u00e0 plusieurs reprises tout au long de\nla repr\u00e9sentation. A travers elle, Gabriel nous donne \u00e0 entendre la raison et\nla droiture qu\u2019il a du mal \u00e0 interpr\u00e9ter. Cette voix tente de ramener le\npersonnage sur le droit chemin et gr\u00e2ce \u00e0 des r\u00e9pliques cinglantes parvient \u00e0\nfaire rire le public. Elle est pr\u00e9sente pour raconter les faits tels qu\u2019ils se\nsont produits, n\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 Gabriel lui-m\u00eame. Mais \u00e0 un moment, lass\u00e9 de ses\ninterventions, Gabriel l\u2019arr\u00eate. Un r\u00e9el refus face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, un des enjeux\nde la pi\u00e8ce est alors donn\u00e9 \u00e0 voir aux spectateurs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab L\u2019id\u00e9alisation d\u2019une vie parfaite ou l\u2019\u00e9ternelle recherche du sens de la vie \u00bb&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9alit\u00e9, parfois r\u00eav\u00e9e par Gabriel, est remise en question\npar Gaspard qui semble incarner une sagesse apaisante et ancr\u00e9e dans la vie\nquotidienne. Lui, ne comprend pas tr\u00e8s bien son r\u00f4le sur sc\u00e8ne. Il souhaite \u00e0\nplusieurs reprises aider Gabriel dans sa r\u00e9flexion pour le faire avancer mais\nce dernier refuse jusqu\u2019\u00e0 c\u00e9der, emport\u00e9 par la tristesse et la m\u00e9lancolie.\nGaspard ouvre les yeux de Gabriel sur la r\u00e9alit\u00e9 et le monde ext\u00e9rieur et tente\nde lui faire comprendre qu\u2019il est impossible de vivre comme au th\u00e9\u00e2tre. La\nfiction n\u2019est pas la r\u00e9alit\u00e9 et inversement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le narcissisme est omnipr\u00e9sent dans cette pi\u00e8ce. Rien qu\u2019\u00e0 travers\nle programme, nous nous rendons compte de l\u2019importance de Gabriel F. Auteur,\nmetteur en sc\u00e8ne et acteur, il raconte sa propre histoire et ne veut personne\npour alt\u00e9rer le cours du monologue. Cette sur-pr\u00e9sence du \u00ab je \u00bb participe au\ncomique de la pi\u00e8ce mais pose aussi la question de la diff\u00e9rence entre r\u00e9alit\u00e9\net fiction.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Com\u00e9die po\u00e9tique au croisement du comique et du s\u00e9rieux&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le recours au comique semble indispensable \u00e0 Gabriel pour aborder\nle th\u00e8me s\u00e9rieux de la rupture amoureuse. Premi\u00e8rement, le d\u00e9cor participe de\ncet effet de comique. M\u00eame s\u2019il est quasiment&nbsp;inexistant, on d\u00e9couvre une mer constitu\u00e9e de sacs plastiques, un\nbob l\u2019\u00e9ponge gonflable et des guirlandes dor\u00e9es. Ces quelques \u00e9l\u00e9ments\ndisparates laissent imaginer l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit dans lequel se trouve le\npersonnage et donnent lieu \u00e0 une r\u00e9flexion : le comique ne serait-il pas\nutilis\u00e9 pour cacher un mal-\u00eatre profond de Gabriel ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la m\u00eame veine, nous pouvons parler des costumes. La pi\u00e8ce\ns\u2019ouvre sur un Gabriel en tenue d\u2019Adam, tentant en vain de se relever pour\n\u00e9chapper peut \u00eatre \u00e0 une condition qui ne lui est pas favorable. Lorsqu\u2019il\nrevient sur sc\u00e8ne, il est v\u00eatu tr\u00e8s simplement avec un pantalon et un t-shirt\nblanc, ce qui le ram\u00e8ne en quelque sorte \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Les deux personnages se\nretrouvent par la suite en maillot de bain, sorte d\u2019interm\u00e9diaire entre la vie\nnormale symbolis\u00e9e par les v\u00eatements classiques de Gabriel et la fiction mis en\nsc\u00e8ne par sa nudit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion, une pi\u00e8ce atypique de par sa mise en sc\u00e8ne et son\nth\u00e8me ; qui donne \u00e0 voir les travers du th\u00e9\u00e2tre via un monologue fantasque et\ntristement ancr\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9. Une pi\u00e8ce forte qui fait r\u00e9fl\u00e9chir autant\nqu\u2019elle fait rire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9a Thery<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce de\nth\u00e9\u00e2tre Naufrag\u00e9(s) met en sc\u00e8ne la tentative de Gabriel F. de raconter\nl\u2019histoire d\u2019amour de sa vie qui a dur\u00e9 un weekend. Afin de r\u00e9citer son\nmonologue correctement et de ne pas se sentir trop seul sur sc\u00e8ne, il a\nembauch\u00e9 Gaspard, un escort qu\u2019il a rencontr\u00e9 une heure auparavant pour lui\ntenir compagnie. D\u00e8s le d\u00e9but, une voix off -la voix de Gabriel- nous met en\ngarde&nbsp;: m\u00eame si Gabriel s\u2019adresse au spectateur il ne faut pas lui\nr\u00e9pondre car malgr\u00e9 l\u2019impression qu\u2019il donne, Gabriel ne veut pas faire\nd\u2019improvisation et ne d\u00e9sire par interagir avec le public car son spectacle est\nmillim\u00e9tr\u00e9 bien qu\u2019il tente de donner une impression d\u00e9sorganis\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9part, la fronti\u00e8re entre la repr\u00e9sentation et le r\u00e9el est donc volontairement \u00e9br\u00e9ch\u00e9e. Cette voix qui est celle de Gabriel mais qui parle de lui comme si elle ne lui appartenait pas expose la constructivit\u00e9 du th\u00e9\u00e2tre et de la fiction, met en relief sa fausset\u00e9. En outre, la repr\u00e9sentation se poursuit avec un public qui se voit sans cesse rappel\u00e9 qu\u2019il est au th\u00e9\u00e2tre et que la pi\u00e8ce \u00e0 laquelle il assiste est effectivement une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre.&nbsp; Par exemple, Gabriel entame sa pi\u00e8ce par la sc\u00e8ne finale, r\u00e9p\u00e8te qu\u2019il n\u2019aime pas les acteurs, fait sans cesse appel \u00e0 l\u2019assistante&nbsp;\u00e9claireuse, r\u00e9p\u00e8te \u00e0 quel point il est important que sa pi\u00e8ce reste un monologue. Les dessous du th\u00e9\u00e2tre sont ainsi expos\u00e9s, faisant alterner le spectateur entre un rire motiv\u00e9 par la destruction du quatri\u00e8me mur et l\u2019\u00e9motion mue par les histoires mises en sc\u00e8ne. Il n\u2019y a en effet pas qu\u2019une seule histoire&nbsp;dans <em>Naufrag\u00e9(s).<\/em> La pi\u00e8ce r\u00e9ussit le tour de force de raconter deux histoires&nbsp;sans y para\u00eetre : celle du weekend o\u00f9 Gabriel a rencontr\u00e9 celui qu\u2019il d\u00e9crit comme l\u2019homme de sa vie et celle o\u00f9 il essaye de raconter ce weekend. Les deux histoires sont m\u00eame fondues en une seule&nbsp;: une histoire qui tente d\u2019expliquer l\u2019emprise du r\u00e9el sur la fiction et l\u2019emprise de la fiction sur le r\u00e9el. D\u2019o\u00f9 la parenth\u00e8se du titre&nbsp;: y a-t-il un ou deux naufrages ? Gabriel est-il seul dans la solitude qu\u2019il construit lui-m\u00eame&nbsp;? Ou Gaspard a-t-il r\u00e9ussi \u00e0 abattre ses d\u00e9fenses&nbsp;? Tous deux semblent \u00e9chou\u00e9s sur cette sc\u00e8ne un peu au hasard. Peut-\u00eatre l\u2019aspect le plus important de leur naufrage est qu\u2019il commence alors qu\u2019ils sont s\u00e9par\u00e9s mais prend fin quand ils se retrouvent dans les vagues, apprenant \u00e0 nager <em>ensemble<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>Revivre son weekend avec Gaspard a permis \u00e0 Gabriel de vivre une autre histoire. Pendant leur baiser qui ne se voulait qu\u2019un acte th\u00e9\u00e2tral, une simple fa\u00e7on de figurer sur sc\u00e8ne le baiser que Gabriel avait partag\u00e9 avec son amant, la voix off de Gabriel pose la question&nbsp;: un baiser de th\u00e9\u00e2tre est-il n\u00e9cessairement faux&nbsp;? La question reste \u00e9videmment sans r\u00e9ponse d\u00e9finitive mais le fait que les deux acteurs nouent une relation r\u00e9elle en plus de leur relation th\u00e9\u00e2trale sugg\u00e8re que le mur entre r\u00e9alit\u00e9 est fiction est poreux. Des \u00e9changes se font entre les deux parfois avec succ\u00e8s comme c\u2019est le cas dans <em>Naufrag\u00e9(s)<\/em> qui offre une histoire divertissante et touchante tout en entamant avec le spectateur une r\u00e9flexion sur le dispositif qui s\u2019offre \u00e0 lui. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Alix Blouet<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le noir le plus complet, les notes de Lascia ch\u2019io pianga enviassent la salle. Une lumi\u00e8re diffuse nous fait d\u00e9couvrir au centre de la sc\u00e8ne une masse, un corps qui se d\u00e9ploie, se tord, reste en \u00e9quilibre, se tord \u00e0 nouveau, tombe. La voix off, celle de Gabriel, nous annonce qu\u2019il va nous raconter la passion d\u2019un soir, il va revivre sa plus belle histoire d\u2019amour, il va la mettre en sc\u00e8ne pour nous. Mais surtout \u00a0\u00bb Si Gabriel vous pose une question, s\u2019il-vous-pla\u00eet, ne lui r\u00e9pondez pas. Il n\u2019est pas du tout en mesure d\u2019improviser. Chaque mot, chaque virgule, chaque pause, sont \u00e9crits et r\u00e9p\u00e9t\u00e9s. Chaque geste, si naturel soit-il, est chor\u00e9graphi\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il va la raconter sous forme de monologue, du moins, c\u2019est ce qu\u2019il a pr\u00e9vu. Mais entre fiction et r\u00e9alit\u00e9 tout d\u00e9rape. Aillant peur d\u2019\u00eatre seul sur sc\u00e8ne, il revient de son shopping sur les Champs avec Gaspard, un escort boy tout juste rencontr\u00e9 et qu\u2019il a engag\u00e9 pour qu\u2019il lui tient compagnie pendant la r\u00e9p\u00e9tition. Mais Gaspard ne peut pas s\u2019emp\u00eacher d\u2019intervenir et le monologue devient un dialogue, dans lequel on ne sait plus si c\u2019est Gabriel qui dirige et impose sa fiction, son souvenir id\u00e9alis\u00e9 ou si c\u2019est Gaspard, qui pointe les failles, la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019un texte doux et dur \u00e0 la fois, le personnage est une caricature de l\u2019artiste \u00e9gocentrique et solitaire qui cherche \u00e0 immortaliser l\u2019histoire qu\u2019il a v\u00e9cu et \u00e0 la rendre plus belle : il y ajoute des paillettes, des tubes \u00e0 la mode, le soleil d\u2019\u00e9t\u00e9 ; mais quand la r\u00e9alit\u00e9 rattrape la fiction tout s\u2019\u00e9croule.<\/p>\n\n\n\n<p>Monica Mele<\/p>\n\n\n\n<p>______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Photo : Diego Bresani<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Je ne sais pas ce que j\u2019attendais de la pi\u00e8ce Naufrag\u00e9(s). 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