{"id":12381,"date":"2019-01-16T18:27:45","date_gmt":"2019-01-16T17:27:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12381"},"modified":"2019-01-16T18:27:45","modified_gmt":"2019-01-16T17:27:45","slug":"wonderful-one-abou-lagraa-theatre-de-chaillot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12381","title":{"rendered":"Wonderful One \/ Abou Lagraa &#8211; Th\u00e9\u00e2tre de Chaillot"},"content":{"rendered":"\n<p>Je n&rsquo;ai pas vu beaucoup de spectacles de danse et c&rsquo;est le spectacle Wonderful One du chor\u00e9graphe Abou Lagraa  qui m&rsquo;a fait comprendre que la danse \u00e9tait un puissant moyen d&rsquo;expression. La danse propos\u00e9e dans Wonderful One n&rsquo;est pas spectaculaire, nous ne sommes pas face \u00e0 des d\u00e9cors importants, nous n&rsquo;assistons pas \u00e0 des port\u00e9s impressionnants et le nombre de danseurs sur sc\u00e8ne n&rsquo;exc\u00e8de pas trois, Wonderul One est avant tout un spectacle humain. <\/p>\n\n\n\n<p>Coup\u00e9 en deux parties, ce spectacle recherche le \u00ab merveilleux \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire selon Abou Lagraa \u00ab s&rsquo;affirmer et se remplir de son masculin et de son f\u00e9minin \u00bb. Le chor\u00e9graphe place la question du genre au centre de la r\u00e9flexion sur l&rsquo;\u00eatre, le bonheur et la libert\u00e9. La premi\u00e8re partie est compos\u00e9 d&rsquo;un duo de deux hommes qui dansent autour, sur et dans un cube blanc. La musique baroque de Monteverdi, Le Combat de Tranc\u00e8de et Clorinde, les accompagne.  <\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie est un trio compos\u00e9 de deux femmes et d&rsquo;un homme accompagn\u00e9 musicalement par les voix d&rsquo;Oum Kalthoum et de Soeur Marie Keyrouz et par les percussions de Fez. Le d\u00e9cors de la deuxi\u00e8me partie se compose de trois grilles m\u00e9talliques roulantesconstruites \u00e0 base de losanges, rectangles, carr\u00e9s&#8230; Les danseurs d\u00e9placent ces grilles pendant le spectacle de mani\u00e8re \u00e0 former une sorte de cage, ou d&rsquo;ouvrir cette cage ou encore d&rsquo;aligner les grilles pour former une accumulation de formes g\u00e9om\u00e9triques. <\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la premi\u00e8re partie \u00e0 la deuxi\u00e8me, le duo masculin m&rsquo;a \u00e9norm\u00e9ment \u00e9mue, peut \u00eatre parce qu&rsquo;il \u00e9tait plus accessible que le trio qui \u00e9tait davantage moderne. L&rsquo;\u00e9cart entre la musique baroque et la danse moderne de ce premier duo m&rsquo;a beaucoup plu. L&rsquo;entr\u00e9e en mati\u00e8re, \u00e0 la fois des danseurs et de la musique (qui arrive apr\u00e8s les danseurs) de cette premi\u00e8re partie a \u00e9t\u00e9 remarquable. Un des danseurs est entr\u00e9 dans une sorte de transe. La mani\u00e8re de se mouvoir des danseurs, leur mani\u00e8re d&rsquo;habiter leurs corps renvoyait une sensation de libert\u00e9, de d\u00e9passement. Au del\u00e0 de la question du genre, j&rsquo;ai trouv\u00e9 que Wonderful One inspirait avant tout une id\u00e9e de libert\u00e9 et d&rsquo;espoir de vivre ensemble. C&rsquo;est comme si ce duo retra\u00e7ait l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9, deux hommes qui se battent, qui s&rsquo;affrontent, qui se jalousent, qui veulent la m\u00eame chose mais qui finalement, s&rsquo;en sortent mieux ensemble. Deux hommes qui n&rsquo;existent pas l&rsquo;un sans l&rsquo;autre et qui finalement ont besoin l&rsquo;un de l&rsquo;autre. Abou Lagraa r\u00e9sume \u00e9galement son spectacle ainsi : \u00ab prendre en compte, certes, le morcellement du monde, la fragilit\u00e9 de nos espaces, l&rsquo;aspect \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de nos vies tout en gardant la foi et l&rsquo;espoir \u00bb. C&rsquo;est donc davantage la question des relations humaines que la question du genre que je retiendrai de ce spectacle dans lequel hommes et femmes dansent de la m\u00eame mani\u00e8re.  <\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie inspirait davantage la force qui \u00e9tait \u00e0 la fois f\u00e9minine et masculine, sans distinction. Je retiendrai la fin : en effet, le spectacle se finit sur un crescendo de percussions pendant lequel les danseurs, au rythme de la musique, dansent de plus en plus vite. Cette fin donne un point d&rsquo;exclamation au spectacle, elle laisse un spectateur impressionn\u00e9 sur son si\u00e8ge qu&rsquo;il avait d\u2019ailleurs oubli\u00e9 et qu&rsquo;il ne retrouve qu&rsquo;une fois le silence revenu. <\/p>\n\n\n\n<p>Ilona Manin <\/p>\n\n\n\n<p>_____________________________________________________________________________ <\/p>\n\n\n\n<p>Wonderful One, c\u2019est le titre d\u2019une chanson de Jimmy Page et Robert Plant qui a inspir\u00e9 Abou Lagraa en 2017 pour la cr\u00e9ation de son spectacle. Le chor\u00e9graphe et danseur, fondateur de la compagnie La Baraka, explique que c\u2019est la danse qui nous fait devenir \u00ab des \u00eatres merveilleux, plus vrais que vrais, plus r\u00e9els que r\u00e9els. \u00bb. Ces \u00eatres merveilleux furent le temps d\u2019une prestation le 16 janvier 2019, Pascal Beugr\u00e9-Tellier, Ludovic Collura, Sandra Savin et Antonia Vitti. <\/p>\n\n\n\n<p>Sur la sc\u00e8ne un cube blanc, sur le cube, un homme, dans le cube un autre homme. Une lumi\u00e8re bleue les \u00e9claire et c\u2019est dans un silence assourdissant que les corps commencent \u00e0 bouger, comme poss\u00e9d\u00e9s d\u2019une force \u00e9trang\u00e8re \u00e0 eux m\u00eame. La sensation de possession est frappante tout au long du spectacle, les danseurs, comme d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s d\u2019eux m\u00eame, sont mus par une volont\u00e9 autre, celle du chor\u00e9graphe, ou celle de la musique peut-\u00eatre.  <\/p>\n\n\n\n<p>Cette musique qui fait se mouvoir les corps est h\u00e9t\u00e9roclite. La mise en sc\u00e8ne est \u00e9pur\u00e9e, bleut\u00e9e, les danseurs n\u2019ont sur eux que les v\u00eatements les plus simples, de diff\u00e9rentes nuances de bleu. Et la m\u00e9lodie qui marque la premi\u00e8re partie du spectacle est de Claudio Monteverdi, et il s\u2019agit du Combat de Tancr\u00e8de et Clorinde. Le m\u00e9lange des mondes est saisissant, le moderne se m\u00eale au baroque avec une facilit\u00e9 surprenante. <\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie du spectacle laisse place \u00e0 un trio compos\u00e9 de deux femmes et d\u2019un homme, et ce sont Oum Kalthoum et s\u0153ur Marie Keyrouz qui rythment leurs pas. Parfois \u00e9trange, d\u00e9cal\u00e9e par rapport \u00e0 une harmonie attendue, la danse nous surprend et nous raconte une histoire. Il y a presque une intrigue, celle de l\u2019amour, de la haine. Le mouvement des corps est accompagn\u00e9 des expressions des visages, qui sont saisissantes. Le visuel est travaill\u00e9 de tous les c\u00f4t\u00e9s. M\u00eame le souffle des danseurs nous plonge dans la sensualit\u00e9 physique de la danse. <\/p>\n\n\n\n<p>Cette sensualit\u00e9 est \u00e9vidente dans le spectacle : la question du genre, entre masculinit\u00e9 et f\u00e9minit\u00e9, est pos\u00e9e par les corps mouvants des danseurs. D\u2019abord, un duo d\u2019hommes explore ses parts de f\u00e9minin et de masculin, ils tentent de les investir, ils expriment une tension. Le trio ensuite, exprime d\u2019autant plus un amour et une sensualit\u00e9 : ils sont trois, et divers sentiments alternent et voyagent entre les danseurs entre douceur et violence. Ceux-ci sont comme poss\u00e9d\u00e9s par la musique, et cette dimension est d\u2019autant plus frappante \u00e0 la fin du spectacle lorsque les percussions de fez (trio) nous entra\u00eenent dans un rythme d\u00e9moniaque et entrainant. Le public, sans trop oser, est \u00e9galement pris dans ce rythme, et timidement, certains commencent \u00e0 bouger imperceptiblement : un tapotement du pied, un mouvement de t\u00eate. Le rythme harmonise l\u2019ensemble et apporte une conclusion brillante \u00e0 la performance des danseurs qui donnent toute sa puissance \u00e0 la chor\u00e9graphie d\u2019Abou Lagraa. <\/p>\n\n\n\n<p>Klervi Morvan-Piriou <\/p>\n\n\n\n<p>__________________________________________________________________________ <\/p>\n\n\n\n<p>Les corps, v\u00eatus de bleu, se cherchent et se heurtent sur la sc\u00e8ne nue. Au rythme du clavecin de Claudio Monteverdi ou de la voix envo\u00fbtante de la chanteuse Oum Kalthoum, les mouvements des interpr\u00e8tes varient entre l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et vigueur. Du 16 au 24 janvier 2019, le chor\u00e9graphe Abou Lagraa pr\u00e9sentait sa cr\u00e9ation Wonderful One au Th\u00e9\u00e2tre National de Chaillot. Une pi\u00e8ce structur\u00e9e en deux temps, celui d&rsquo;un duo d&rsquo;abord, puis d&rsquo;un trio, qui transcendent la question du genre et interrogent la place des individus dans la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Le duo d&rsquo;hommes, interpr\u00e9t\u00e9 par Pascal Beugr\u00e9-Tellier et Ludovic Collura, construit le premier tableau du spectacle, sur les notes baroques du Combat de Tancr\u00e8de et Clorinde de Monteverdi (1624). Un unique cube blanc r\u00e8gne au milieu de la sc\u00e8ne, installant une atmosph\u00e8re froide. Cependant, cette impression de froideur est mise au service du neutre. Il s&rsquo;agit pour le chor\u00e9graphe de d\u00e9passer les limites du genre, d&rsquo;unifier le f\u00e9minin et le masculin. La gestuelle des danseurs, l\u00e9g\u00e8re et fragile, brouille ainsi les fronti\u00e8res entre le f\u00e9minin et le masculin. Les deux hommes apparaissent simplement comme deux corps vuln\u00e9rables exprimant la joie, l&rsquo;amour, la violence. Plut\u00f4t qu&rsquo;un duo, on assiste \u00e0 un duel. La danse devient une lutte acharn\u00e9e entre les deux interpr\u00e8tes. Ils s&rsquo;attirent, s&rsquo;entrelacent, se d\u00e9battent dans un m\u00eame mouvement, proche de la transe. La danse appara\u00eet alors comme le symbole de la qu\u00eate de l&rsquo;autre et de la reconnaissance par l&rsquo;autre au sein de la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Le second tableau met en sc\u00e8ne un trio : deux femmes \u2013 Sandra Savin et Antonia Vitti \u2013 et un homme \u2013Ludovic Collura. Il \u00e9tait important pour Abou Lagraa de \u00ab retrouver une pr\u00e9sence masculine avec ces deux femmes afin d&rsquo;effacer les clich\u00e9s qu&rsquo;on loue \u00e0 la femme dans nos soci\u00e9t\u00e9s patriarcales. \u00bb Sur les voix chaudes et imp\u00e9n\u00e9trables de la chanteuse \u00e9gyptienne Oum Kalthoum ainsi que de la religieuse libanaise S\u0153ur Marie Keyrouz, le trio \u00e9volue paradoxalement dans la m\u00eame ambiance froide, accentu\u00e9e par les hautes grilles en m\u00e9tal. \u00c9nergiques, les danseuses contrastent avec la lenteur du duo masculin. Alors que le chaos chor\u00e9graphique semble s&rsquo;imposer dans des mouvements d\u00e9sordonn\u00e9s, l&rsquo;unit\u00e9 des corps s&rsquo;accomplit \u00e0 travers ce qu&rsquo;Abou Lagraa nomme le \u00ab merveilleux \u00bb. Exalt\u00e9s, les danseurs donnent une impression de libert\u00e9 absolue. C&rsquo;est cette libert\u00e9 qui nous tient merveilleusement en vie, selon le chor\u00e9graphe. L\u00e0 encore, le f\u00e9minin et le masculin sont transcend\u00e9s, pour \u00ab aller viser le ciel. \u00bb  <\/p>\n\n\n\n<p>Entre duo et trio, entre fragilit\u00e9 masculine et intensit\u00e9 f\u00e9minine, entre musique baroque et musique orientale, le diptyque Wonderful One appara\u00eet au premier abord divis\u00e9. Mais ce qui cr\u00e9e l&rsquo;\u00e9quilibre, ce sont les corps d\u00e9pourvus de genre, avant tout pleinement en vie. <\/p>\n\n\n\n<p>Laura Barbaray <\/p>\n\n\n\n<p>_________________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p> Le 16 janvier, j\u2019ai assist\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre National de la Danse de Chaillot au spectacle de danse Wonderful One du chor\u00e9graphe Abou Lagraa. Ce spectacle est divis\u00e9 en deux parties: tout d\u2019abord, un duo d\u2019hommes avec Pascal Beugr\u00e9-Tellier et Ludovic Collura sur la musique Le combat de Tancr\u00e8de et Clorinde de Monteverdi (1624) et une seconde partie en trio avec Ludovic Collura, Sandra Savin et Antonia Vitti accompagn\u00e9e des chants de l\u2019\u00e9gyptienne Oum Kalthoum, de la libanaise soeur Marie Keyrouz et de la musique de percussions de Fez.  <\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie de la premi\u00e8re partie est une boite blanche au milieu du plateau dans laquelle un des danseurs est recroquevill\u00e9 et sur laquelle l\u2019autre est assis. D\u00e8s qu\u2019il y a la musique, les corps se mettent en mouvement, une sorte de transe et de convulsions. Les danseurs se livrent \u00e0 un combat et marquent peu \u00e0 peu leur territoire comme des fauves. Ils se cherchent, se reniflent jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9conciliation. Ce spectacle est une ode aux contradictions du d\u00e9sir, de l\u2019humain et une ode \u00e0 la libert\u00e9. \u00c0 travers ce duel acharn\u00e9, ces mouvements \u00e0 la fois masculins et f\u00e9minins qui am\u00e8nent un d\u00e9passement des limites corporelles, ils parviennent tout de m\u00eame \u00e0 se retrouver pour former ce merveilleux. La danse de cette premi\u00e8re partie a un tempo plut\u00f4t rapide, des mouvements rapides, secs et directs. Il y a un vrai travail sur les impulsions, sur le rythme et l\u2019intensit\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans la sc\u00e9nographie de la deuxi\u00e8me partie il y a des grilles m\u00e9talliques grises qui d\u00e9limitent l\u2019espace du trio. Mais malgr\u00e9 ce sentiment d\u2019enfermement, d\u2019oppression, ils arrivent \u00e0 se rencontrer, \u00e0 se d\u00e9sirer, \u00e0 se rendre jaloux, \u00e0 se r\u00e9concilier et jouent comme des enfants. Leur danse a un langage chor\u00e9graphique commun avec des intensit\u00e9s diff\u00e9rentes. Au fur et \u00e0 mesure, le rythme des mouvements s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, on voit les danseurs se d\u00e9battre jusqu\u2019\u00e0 la performance, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9puisement physique. Cette seconde partie est plus charnelle et spirituelle par la musique orientale et religieuse et il y a plus de rencontres que de duels entre eux. <\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, ce spectacle est une ode \u00e0 la libert\u00e9 des corps. Le chor\u00e9graphe Abou Lagraa m\u00e9lange \u00e0 la fois le duel et le charnel, \u00e0 la fois du populaire (musiques orientales) et du classique (Monteverdi) et m\u00eame les danses ont des bases classiques et contemporaines. J\u2019ai aim\u00e9 ce spectacle mais j\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la seconde partie parce que selon moi, c\u2019\u00e9tait plus respir\u00e9, plus lent, il y avait plus de rencontres et ils \u00e9taient plus ensembles. La danse \u00e9tait moins dans la performance technique que la premi\u00e8re, j\u2019ai ador\u00e9 la mani\u00e8re dont la musique orientale \u00e9tait int\u00e9gr\u00e9e aux mouvements jusqu\u2019\u00e0 faire corps et \u00eatre en symbiose avec elle jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9clatement final que le public voyait arriver dans les corps des danseurs et par le crescendo de la musique. <\/p>\n\n\n\n<p>Louisa Woodina  <\/p>\n\n\n\n<p>_______________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Photographie : Jeanne Garraud<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Je n&rsquo;ai pas vu beaucoup de spectacles de danse et c&rsquo;est le spectacle Wonderful One du chor\u00e9graphe Abou Lagraa qui m&rsquo;a fait comprendre que la danse \u00e9tait un puissant moyen d&rsquo;expression. 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