{"id":12465,"date":"2019-02-12T00:36:26","date_gmt":"2019-02-11T23:36:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12465"},"modified":"2019-02-12T00:36:26","modified_gmt":"2019-02-11T23:36:26","slug":"la-liberte-ou-la-mort-anissa-daaou-theatre-de-la-reine-blanche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12465","title":{"rendered":"La libert\u00e9 ou la mort \/ Anissa Daaou &#8211; Th\u00e9\u00e2tre de la Reine Blanche"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab&nbsp;La\nlibert\u00e9 ou la mort&nbsp;\u00bb&nbsp;: Une r\u00e9volution Grecque. <\/p>\n\n\n\n<p>La salle est\npetite mais pleine. Quatre jeunes adultes s\u2019avancent sur sc\u00e8ne et la lumi\u00e8re\nles suit sans un bruit. C\u2019est leur premi\u00e8re. La salle se redresse et se calme. Puis\nd\u2019un coup, on entend crier, on voit s\u2019agiter et on comprend vite leur d\u00e9sarroi\nface \u00e0 la guerre. Plong\u00e9 en 1821, l\u2019Empire Ottoman \u00e0 la mainmise sur la Gr\u00e8ce. Mais\nle peuple, accompagn\u00e9 de quelques chefs grecques, s\u2019organise pour se rebeller\ncontre l\u2019autorit\u00e9 du Sultan. Ce qu\u2019ils veulent c\u2019est la libert\u00e9. C\u2019est la\nnotion phare de la pi\u00e8ce et elle revient \u00e0 chaque fois dans la bouche des\npersonnages pour d\u00e9fendre leurs actions. Mais pour autant le prix de la libert\u00e9\npeut-il justifier toutes actions&nbsp;? <\/p>\n\n\n\n<p>Pour les deux personnages\nqui incarnent le peuple, la r\u00e9ponse est claire&nbsp;: \u00ab&nbsp;oui&nbsp;\u00bb. Les massacres\net pillages font partie de la r\u00e9volution. Il n\u2019y a pas de libert\u00e9 sans\nviolence. Alors, ils se battent sans se rendre compte des vies perdues. Pour\nles chefs du gouvernement provisoire grec, la r\u00e9ponse est plus ambig\u00fce. Ils\ncomparent les &nbsp;r\u00e9volutionnaires \u00e0 des\nbarbares sans avoir d\u2019autre solution que la guerre. Ils ont besoin d\u2019argent,\ncomme dans toute guerre, et le soutien des pays occidentaux qui ne leur donnent\naucune cr\u00e9dibilit\u00e9. Entre trahisons, strat\u00e9gies, conqu\u00eate du pouvoir et de la\nlibert\u00e9, la pi\u00e8ce met en \u00e9vidence les enjeux d\u2019un peuple qui se veut libre.\nCertes, la pi\u00e8ce se concentre sur la r\u00e9volution grecque de 1821 mais elle sert\naussi d\u2019exemple pour toutes les r\u00e9volutions qui se sont op\u00e9r\u00e9es au cours de\nl\u2019histoire. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019intrigue\nd\u00e9marre au plus pr\u00e8s de la crise. Les personnages captent alors vite le\nspectateur par leur forte d\u00e9termination commune qui va prendre des moyens\ndiff\u00e9rents. L\u2019objectif est le m\u00eame mais en vue du caract\u00e8re et des valeurs\ndiff\u00e9rentes des personnages, la libert\u00e9 de la Gr\u00e8ce va \u00eatre mise en p\u00e9ril par\nles grecs eux-m\u00eames. L\u2019un prend les devants du gouvernement provisoire, l\u2019autre\nm\u00e8ne les grecs dans les luttes incessantes. L\u2019une qui avait le pouvoir, le\nl\u00e2che et l\u2019autre qui se battait dur comme fer va finalement comploter avec le\ngouvernement. Le spectateur comprend bien les enjeux et les dilemmes de chacun\ndes personnages. On a donc du mal \u00e0 prendre position.<\/p>\n\n\n\n<p>Le voyage dans\nl\u2019espace s\u2019op\u00e8re. Le spectateur est plong\u00e9 en pleine Gr\u00e8ce, d\u00e9chir\u00e9e entre la\nguerre et une volont\u00e9 de reconstruction. Les lumi\u00e8res sont chaudes, les noms\ndes personnages et des villes nous font voyager. Pourtant, on ne croit pas au\nvoyage dans le temps. R\u00e9elle guerre d\u2019ind\u00e9pendance de 1821, elle est n\u00e9anmoins revue\navec beaucoup de modernise. Habits contemporains, utilisation du t\u00e9l\u00e9phone, des\nmicros, de la radio, d\u2019un discours parfois familier, pr\u00e9sence d\u2019une discoth\u00e8que,\nd\u2019interviews o\u00f9 chaque personnage justifie son choix d\u2019action. Une mani\u00e8re de\nnous dire que ces enjeux sont intemporels et peuvent encore se passer aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne est\ncoup\u00e9e en deux, s\u00e9par\u00e9e par un rideau fil\u00e9 jaune. Plusieurs sc\u00e8nes se d\u00e9roulent\nderri\u00e8re ce rideau. Le spectateur entre alors directement dans l\u2019intimit\u00e9 des\npersonnages, la lumi\u00e8re se baisse et l\u2019\u00e9motion est plus forte. Les acteurs\njouent aussi avec le public. On nous prend parfois pour l\u2019assembl\u00e9e, parfois\npour des soldats. Le spectateur se sent alors concern\u00e9 et il ne peut l\u00e2cher la\nsc\u00e8ne des yeux.&nbsp;&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;On ne na\u00eet\npas oppress\u00e9 comme on ne na\u00eet pas oppresseur&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Simon Hafi<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\"><strong>______________________<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Surprise du spectateur d\u00e8s son entr\u00e9e dans la petite salle Marie Curie\ndu th\u00e9\u00e2tre de la Reine Blanche (2 bis passage Ruelle, 75\u2009018)&nbsp;: le plateau\nse voit encadr\u00e9 de si\u00e8ges dispos\u00e9s en \u00ab\u2009U\u2009\u00bb et pr\u00e9sente pour seul d\u00e9cor quatre\nchaises ainsi qu\u2019un rideau de fils tombant de mani\u00e8re nonchalante au sol.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous sont venus voir \u00ab\u2009La libert\u00e9 ou la mort\u2009\u00bb, fiction politique interpr\u00e9t\u00e9e par la Compagnie Theatrum Mundi, \u00e9crite et mise en sc\u00e8ne par Anissa Daaou.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le premier volet d\u2019une trilogie qui raconte la r\u00e9volution\ngrecque de fa\u00e7on extr\u00eamement contemporaine. <\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9cit d\u00e9bute en 1821, les Grecs d\u00e9cident de prendre les armes afin\nde s\u2019affranchir de l\u2019autorit\u00e9 ottomane. Cette prise de pouvoir donnera lieu \u00e0\nune guerre civile. Ici nous nous arr\u00eatons en 1824, \u00e0 l\u2019aube de cette guerre\nsanglante.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9volution se d\u00e9voile sous nos yeux sous forme de synth\u00e8se,\npr\u00e9sentant diff\u00e9rents moments, du c\u00f4t\u00e9 des combattants et des politiques. <\/p>\n\n\n\n<p>Trois ans d\u2019histoire sont donc retranscrits durant 1&nbsp;h&nbsp;10,\nlaissant place \u00e0 quatre com\u00e9diens (Anissa Daaou, Lucas Dardaine, Ma\u00efa Foucault\net Robin Gulbert) qui nous tiennent en haleine durant la totalit\u00e9 de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mot \u00ab\u2009surprenant\u2009\u00bb me vient imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019esprit d\u00e8s la\npremi\u00e8re sc\u00e8ne, qui se pr\u00e9sente de fa\u00e7on abrupte. Lumi\u00e8re \u00e9clairant toute la\npi\u00e8ce et spectateurs discutant, Th\u00e9odora combattante ind\u00e9pendantiste grecque\n(jou\u00e9e par Anissa Daaou) entre en sc\u00e8ne, dans un coin muni d\u2019un micro, et\nmarque le commencement de cette \u00e9pop\u00e9e contemporaine.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce cavale \u00e0 un rythme fou. La cadence est soutenue, les sc\u00e8nes\ns\u2019encha\u00eenent les unes \u00e0 la suite des autres, les com\u00e9diens interpr\u00e8tent\nplusieurs r\u00f4les, permettant de fluidifier le r\u00e9cit. Ils arrivent de toutes\nparts, se positionnent \u00e0 diff\u00e9rents lieux du plateau qui est divis\u00e9 en 3\nparties&nbsp;: un coin avec le micro pour les apart\u00e9s. Une partie frontale pour\nlaisser place \u00e0 des tableaux r\u00e9volutionnaires. Un espace derri\u00e8re le rideau,\nseul endroit o\u00f9 se trouve un d\u00e9cor, afin de d\u00e9voiler l\u2019intimit\u00e9 des\npersonnages. <\/p>\n\n\n\n<p>De par cette r\u00e9partition de l\u2019espace, la metteuse en sc\u00e8ne a voulu\nnous signifier que la r\u00e9volution touche toutes les sph\u00e8res, publiques, priv\u00e9es,\nque toutes s\u2019entrem\u00ealent et se rejoignent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les dialogues sont rapides, pr\u00e9sentent l\u2019urgence de la situation,\nainsi qu\u2019un moment historique marquant un tournant, au cours duquel se joue un\nenjeu immense&nbsp;: L\u2019acquisition de la libert\u00e9. \u00c0 quel prix\u2009? <\/p>\n\n\n\n<p>Tous sont empreints de peurs, de doutes, de volont\u00e9 de pouvoir et de\nd\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref ce ne sont pas des h\u00e9ros mais bel et bien des Hommes pris en\nplein tumulte r\u00e9volutionnaire, \u00e9crivant l\u2019Histoire non pas pour la gloire ni la\npost\u00e9rit\u00e9, mais parce qu\u2019il le faut. Leur sacrifice aura raison de la suite des\n\u00e9v\u00e8nements.<\/p>\n\n\n\n<p>La mort est donc omnipr\u00e9sente, mais jamais pr\u00e9sent\u00e9e frontalement. On\nen fait allusion au cours de discussions, ou par le biais de pr\u00e9sentations\nall\u00e9goriques.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces personnages, alors domin\u00e9s par les ottomans, tentent tant bien que\nmal de s\u2019en d\u00e9faire, la pi\u00e8ce questionne donc la notion m\u00eame de la\n\u00ab\u2009Libert\u00e9\u2009\u00bb&nbsp;: la libert\u00e9 d\u2019un peuple \u00e0 s\u2019autog\u00e9rer, la libert\u00e9 d\u2019agir, de\nvivre, de penser, de s\u2019exprimer.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes en pleine Europe id\u00e9ologique. Les r\u00e9volutions \u00e9clatent de\ntoutes parts afin de construire notre monde tel que nous le connaissons.<\/p>\n\n\n\n<p>La metteuse en sc\u00e8ne tente donc par le biais d\u2019un travail m\u00e9moriel de\nfaire en sorte que le spectateur se questionne sur son pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<p>Le public est d\u2019ailleurs explicitement impliqu\u00e9 dans ce qu\u2019il voit se\nd\u00e9rouler face \u00e0 lui, il n\u2019est alors plus seulement voyeur. Tant\u00f4t il devient un\nmembre d\u2019une assembl\u00e9e, tant\u00f4t un membre d\u2019une fraction arm\u00e9e ind\u00e9pendantiste\nc\u00e9l\u00e9brant la victoire. Ce jeu sc\u00e9nographique sc\u00e9nographique n\u2019est d\u2019ailleurs pas\nsans nous rappeler <em>\u00c7a ira (1) Fin de Louis<\/em> de Jo\u00ebl Pommerat.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre implication et questionnement sont d\u2019ailleurs d\u2019autant plus\nimportants que les quatre com\u00e9diens portent des habits contemporains, usent de\nt\u00e9l\u00e9phones portables. Ces anachronismes permettent ainsi une projection plus\nnette.<\/p>\n\n\n\n<p>On assiste donc \u00e0 une pi\u00e8ce faisant appel \u00e0 notre devoir de\nm\u00e9moire&nbsp;: la lutte pour la libert\u00e9, dont l\u2019Europe jouit encore. La mise en\nvaleur d\u2019une Europe port\u00e9e par une pouss\u00e9e commune afin de promouvoir une\nid\u00e9ologie base sur l\u2019\u00e9galit\u00e9, la d\u00e9mocratie, mais surtout la remise du destin\nd\u2019un pays entre les mains du peuple, trop souvent d\u00e9laiss\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La fin de la repr\u00e9sentation illustre parfaitement cette dimension\nm\u00e9morielle, d\u2019autant plus en cette ann\u00e9e comm\u00e9morant les 70 ans de la\nD\u00e9claration des droits de l\u2019Homme et du citoyen, dont ces r\u00e9volutions d\u2019id\u00e9es\nont ouvert la voie.<\/p>\n\n\n\n<p>Une femme aveugle, venant d\u2019apprendre la perte de son mari, fredonne\nun hymne \u00e0 la Gr\u00e8ce libre, avachie sur un tas de squelettes et de terre.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce se termine exactement comme elle a commenc\u00e9, de fa\u00e7on\nabrupte, laissant le spectateur en proie \u00e0 toutes sortes d\u2019interrogations.<\/p>\n\n\n\n<p>Leah Agranat<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\">________________________<\/p>\n\n\n\n<p><em>La libert\u00e9 ou la mort <\/em>\u2026 ainsi\ns\u2019intitule la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre mise en sc\u00e8ne par Anissa Daaou, avant-premi\u00e8re \u00e0\nlaquelle j\u2019ai pu assister mardi 12 f\u00e9vrier 2019, au th\u00e9\u00e2tre de la Reine\nBlanche. \u00ab&nbsp;Eleftheria i th\u00e1natos&nbsp;\u00bb,&nbsp;\ndevise aux mots percutants qui interpelle le spectateur et qui l\u2019invite\n\u00e0 s\u2019interroger sur sa signification&nbsp;: la libert\u00e9 a-t-elle un prix&nbsp;?&nbsp; Peut-on acheter la solidarit\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>En\neffet, en 1821, la Gr\u00e8ce d\u00e9cidait de s\u2019affranchir de l\u2019occupation\nottomane.&nbsp; Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s d\u00e9butait\nla guerre civile, situation extr\u00eame dans laquelle un pays s\u2019entretue, d\u00e9chir\u00e9\npar ses divergences, au prix des larmes et du sang. De fait, les grecs se sont\nbattus \u00e0 la fois contre l\u2019occupant, et entre eux. &nbsp;Mais la libert\u00e9 est toujours absente, alors il\nfaut continuer le combat. L\u2019enjeu de la pi\u00e8ce vise \u00e0 explorer les pr\u00e9mices de\nla guerre civile et au-del\u00e0, ce qui pousse les hommes \u00e0 faire la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p>Par le\nbiais de diff\u00e9rents personnages, interpr\u00e9t\u00e9s par Anissa Daaou, Lucas Dardaine,\nMa\u00efa Foucault, et Robin Gulbert, de la compagnie Theatrum Mundi, le spectateur\nprend conscience des dissensions internes de la Gr\u00e8ce \u00e0 cette \u00e9poque. Cette\nfiction politique est un appel \u00e0 la prise de conscience, mise en lumi\u00e8re par\ncette jeune compagnie cr\u00e9\u00e9e en 2017. Les combats ne sont pas explicites, mais\nsugg\u00e9r\u00e9s par des figures all\u00e9goriques, qui donnent une dimension profonde au\ntableau repr\u00e9sent\u00e9&nbsp;: la prise de pouvoir, la perte d\u2019un mari, les\nquestions fondamentales sur la mort et la libert\u00e9. De plus, il convient de\nsouligner que la vision donn\u00e9e n\u2019est absolument pas manich\u00e9enne&nbsp;: ceci\nrenforc\u00e9 par le fait que les acteurs jouent plusieurs personnages. L\u2019humanit\u00e9\npr\u00e9sente en chacun d\u2019eux n\u2019a pas disparu en m\u00eame temps que la paix, m\u00eame si le\nfoss\u00e9 se creuse entre ceux qui r\u00e9ussissent et ceux qui perdent tout.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019espace\nsc\u00e9nique est ma\u00eetris\u00e9 de telle fa\u00e7on que le spectateur soit confront\u00e9 \u00e0\nl\u2019intime, ou plut\u00f4t \u00e0 la politique qui vient s\u2019immiscer dans la vie de chacun,\nau moment o\u00f9 la situation de crise est \u00e0 son plus haut degr\u00e9. Le th\u00e9\u00e2tre, par\nses mots, souligne la violence des maux, les guerres intestines qui rongent une\nsoci\u00e9t\u00e9. A travers cette pi\u00e8ce est donn\u00e9e \u00e0 voir l\u2019histoire de la Gr\u00e8ce mais\naussi celle de l\u2019Europe, qui avait d\u2019abord refus\u00e9 de l\u2019aider.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont\nquatre acteurs qui parviennent parfaitement \u00e0 donner un ton tragique \u00e0 la\npi\u00e8ce, l\u2019apoth\u00e9ose se produisant \u00e0 la fin&nbsp;: la mort est pr\u00e9sente sur sc\u00e8ne\no\u00f9 un squelette git m\u00eal\u00e9 \u00e0 la terre. Ce n\u2019est pas seulement visuellement que\ncela choque, mais c\u2019est aussi parce que l\u2019odeur de la terre vient nous rappeler\nque la mort est universelle, quel que soit le camp choisi. <\/p>\n\n\n\n<p>Marisol\nRoullier<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\">_____________________<\/p>\n\n\n\n<p>Photo&nbsp;: <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >\u00ab&nbsp;La libert\u00e9 ou la mort&nbsp;\u00bb&nbsp;: Une r\u00e9volution Grecque. La salle est petite mais pleine. Quatre jeunes adultes s\u2019avancent sur sc\u00e8ne et la lumi\u00e8re les suit sans un bruit. C\u2019est leur premi\u00e8re. La salle se redresse et se calme. 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