{"id":12699,"date":"2019-03-17T14:41:20","date_gmt":"2019-03-17T13:41:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12699"},"modified":"2019-03-17T14:41:20","modified_gmt":"2019-03-17T13:41:20","slug":"stabat-mater-rossini-aurelien-azan-zielinski","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12699","title":{"rendered":"Stabat Mater \/ Rossini &#8211; Aur\u00e9lien Azan Zielinski"},"content":{"rendered":"\n<p>Stabat mater dolorosa \/ juxta crucem lacrimosa \/ dum pendebat Filius<\/p>\n\n\n\n<p>Debout la m\u00e8re des douleurs \/ Pr\u00e8s de la croix \u00e9tait en pleurs  \/ Quand son fils pendait au bois<\/p>\n\n\n\n<p><br>Ce dimanche 17 mars 2019, l\u2019orchestre Lamoureux, dirig\u00e9 par Aur\u00e9lien Azan Zielinski, accompagn\u00e9 par le ch\u0153ur de Sorbonne Universit\u00e9 et les solistes Mary Elizabeth Williams (soprano), Delphine Haidan (mezzo-soprano), Mark van Arsdale (t\u00e9nor) et Nahuel di Pierro (basse) interpr\u00e9tait le Stabat Mater de Rossini<\/p>\n\n\n\n<p>Compos\u00e9e dans les ann\u00e9es 1830 \u00e0 partir de la s\u00e9quence du XIIIe si\u00e8cle qui \u00e9voque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de son fils J\u00e9sus Christ, l\u2019\u0153uvre se divise en dix parties. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Rossini voit pleuvoir sur sa pi\u00e8ce, malgr\u00e9 sa r\u00e9ception enthousiaste, des critiques acerbes et notamment celle de Wagner : elle serait trop l\u00e9g\u00e8re par rapport \u00e0 son sujet. De fait, elle oscille toujours entre la douleur grave et la joie glorieuse, entre la peine profonde et la majest\u00e9 triomphante. De l\u2019introduzione au finale, toutes les nuances sont peintes avec finesse et donnent \u00e0 vivre le r\u00e9cit de l\u2019affliction d\u2019une m\u00e8re qui suit son fils jusqu\u2019\u00e0 la mort.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, il s\u2019agit bien d\u2019une forme musicale narrative : les tableaux se succ\u00e8dent comme un chemin de croix sonore et r\u00e9v\u00e8lent toute la ferveur de ce chant liturgique m\u00e9di\u00e9val. Le quartetto joue avec les voix et les tessitures des solistes \u00e0 la mani\u00e8re des personnages d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre qui se donneraient la r\u00e9plique. L\u2019orchestre n\u2019est pas en reste puisqu\u2019il \u00e9claircit la gravit\u00e9 du chant ou estompe finement les aigus quelque peu tranchants. La cavatine de la mezzo soprano fait revenir l\u2019auditoire \u00e0 une douceur anim\u00e9e magnifiquement incarn\u00e9e par Delphine Haidan. Mais la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 retrouv\u00e9e se trouve vite renvers\u00e9e par l\u2019effroyable inflammatus de la huiti\u00e8me partie, qui fait gronder l\u2019orchestre et \u00e9voque l\u2019Enfer auquel on esp\u00e8re \u00e9chapper : <\/p>\n\n\n\n<p>Flammis ne urar succensus \/ per te Virgo sim defensus \/ in die judicii<\/p>\n\n\n\n<p>Je crains les flammes \u00e9ternelles ; \/ \u00d4 Vierge, assure ma tutelle \/ \u00c0 l\u2019heure de la justice<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019avant-dernier num\u00e9ro, bel exemple de contrepoint a cappella, contraste fortement avec le pr\u00e9c\u00e9dent. La gloire apais\u00e9e et mystique du paradis se trouve ici oppos\u00e9e aux violentes flammes infernales. Explose enfin le finale qui rassemble l\u2019orchestre, le ch\u0153ur et les solistes et condense toute la joie paradoxale qui se d\u00e9gage de l\u2019\u0153uvre de Rossini. La douleur et la gravit\u00e9 ne font que renforcer sa magnificence. La musique narre le supplice de la m\u00e8re du Christ tout en donnant \u00e0 \u00e9prouver l\u2019esp\u00e9rance joyeuse d\u2019\u00eatre sauv\u00e9s pour les hommes et la pieuse tendresse de la m\u00e8re du Sauveur. <br> Il me semble alors qu\u2019on peut d\u00e9cemment mettre de c\u00f4t\u00e9 les critiques qui sont encore faites \u00e0 cette pi\u00e8ce&nbsp;: sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 concourt \u00e0 sa beaut\u00e9 puisqu\u2019elle permet un contraste saisissant avec les parties les plus sombres et douloureuses. Les atmosph\u00e8res musicales progressent avec le discours, et les solistes sont autant de personnages qui pr\u00eatent leur voix \u00e0 cette peinture tant\u00f4t exalt\u00e9e tant\u00f4t afflig\u00e9e. La d\u00e9licatesse et la puissance des solistes sont \u00e0 saluer, et il ne fait aucun doute que le finale n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 aussi grandiose sans la direction \u00e9nergique, pr\u00e9cise et admirable d\u2019Aur\u00e9lien Azan Zielinski.<\/p>\n\n\n\n<p>Bertille Rouillon<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9motion \u00e9tait palpable, le dimanche 17 mars 2019, dans la prestigieuse salle Gaveau. De fait, le ch\u0153ur de Sorbonne Universit\u00e9, accompagn\u00e9 de l\u2019orchestre Lamoureux et de quatre solistes y interpr\u00e9tait le c\u00e9l\u00e8bre Stabat Mater de Rossini. Un concert parfaitement men\u00e9 par Aur\u00e9lien Azan Zielinski, laur\u00e9at en 2012 du concours \u00ab Talents Chefs d\u2019Orchestre \u00bb, qui a accompli un travail \u00e9poustouflant : c\u2019est tout aussi impressionnant de voir un chef d\u2019orchestre \u00e0 l\u2019\u0153uvre que l\u2019esprit de communion qui lie les musiciens aux chanteurs ! Chose non seulement appr\u00e9ciable mais \u00e9galement tr\u00e8s enrichissante \u00e9tait la rencontre avec les artistes, une demi-heure avant le concert. C\u2019est un moment particulier de partage, qui permet par exemple de d\u00e9couvrir ce qui se passe en coulisses.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Stabat Mater, \u0153uvre profane ou religieuse ? En r\u00e9alit\u00e9, cette \u0153uvre ne pr\u00e9tend ni \u00e9difier les fid\u00e8les ni assurer le statut \u00e9ternel \u00e0 son auteur : Rossini \u00e9crit dans la langue qui la sienne, et s\u2019il choisit de mettre en musique cette s\u00e9quence m\u00e9di\u00e9vale (car \u00e0 l\u2019origine c\u2019est un po\u00e8me compos\u00e9 au XIIIe si\u00e8cle), c\u2019est pour son aspect dramatique. En effet, le texte \u00e9voque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de son fils J\u00e9sus-Christ. On y voit une nouvelle forme de pi\u00e9t\u00e9 caract\u00e9ristique de la fin du Moyen-Age, plus empathique et \u00e9motive. Ainsi donc, Rossini \u00e9crit cette pi\u00e8ce \u00e0 la demande de Don Manuel F\u00e9rnandez Varela, personnage influent de Madrid. L\u2019\u0153uvre est \u00e9crite pour quatre solistes : ce dimanche, ce furent Delphine Haidan (titulaire d\u2019une ma\u00eetrise de musicologie \u00e0 la Sorbonne), Mark Van Arsdale (dipl\u00f4m\u00e9 des Northwestern et Indiana University aux Etats-Unis), Nahuel Di Pierro (issu de l\u2019Institut Artistique du Teatro Col\u00f3n, \u00e0 Buenos Aires) et Mary Elizabeth Williams, dont la prestation a d\u00fb laisser sans voix plus d\u2019un.e spectateur.ice. La s\u00e9quence est divis\u00e9e en dix num\u00e9ros, qui se succ\u00e8dent comme \u00e0 l\u2019op\u00e9ra : d\u00e8s les premi\u00e8res notes, graves, c\u2019est l\u2019adjectif \u00ab majestueux \u00bb qui vient en t\u00eate, avec des accents dramatiques qui sugg\u00e8rent la passion et la douleur. On ressent imm\u00e9diatement la souffrance d\u2019une m\u00e8re face \u00e0 la perte de son fils. Les voix du ch\u0153ur se m\u00ealent somptueusement et m\u00e9lancoliquement \u00e0 l\u2019orchestre, tout en alternant avec les solistes. Au cours de ces dix s\u00e9quences, les diff\u00e9rentes voix du ch\u0153ur se s\u00e9parent et se rejoignent, permettant de mettre en valeur le chant et de souligner la force mesur\u00e9e de l\u2019orchestre, tant\u00f4t r\u00e9citatif meurtri, tant\u00f4t intense et dramatique. Le moment de l\u2019Aria e coro : inflammatus, huiti\u00e8me s\u00e9quence est particuli\u00e8rement saisissant : Rossini y d\u00e9cha\u00eene les flammes de l\u2019Enfer, sous la baguette imp\u00e9tueuse du chef d\u2019orchestre. Le cri humain de l\u2019effroi brise le silence, la salle retient son souffle : les vocalises de la soliste (Mary Elizabeth Williams) sugg\u00e8rent l\u2019angoisse, suivi par la vigueur effroyable qui jailli du ch\u0153ur. Enfin, le dernier tableau, de m\u00eame que le premier, rassemble ch\u0153ur et orchestre au complet. Le d\u00e9but \u00e9nergique suscite l\u2019\u00e9motion jusqu\u2019\u00e0 ce que soudain tout s\u2019arr\u00eate, et que les mesures d\u2019introduction reprennent. La p\u00e9roraison est \u00e0 l\u2019image de l\u2019ensemble du Stabat Mater : somptueuse et grandiose.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:left\">Ainsi donc, c\u2019est sans aucune surprise que les applaudissements \u00e9clatent dans un grondement assourdissant : c\u2019est au tour du public de donner le <em>la<\/em>, afin de remercier les musiciens, le ch\u0153ur, les solistes et le chef d\u2019orchestre de nous avoir fait voyager au pays des \u00e9motions, du bouleversement au saisissement en passant par la passion et l\u2019effroi. <\/p>\n\n\n\n<p>Marisol Roullier <\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019\u00e9l\u00e9gante Salle Gaveau \u00e9tait jou\u00e9, le dimanche 17 mars 2019, le Stabat Mater de Rossini. Cette \u0153uvre, compos\u00e9e en plus de 10 ans, a dur\u00e9 environ une heure<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait d\u2019\u00eatre un dimanche a sans doute contribu\u00e9 \u00e0 faire na\u00eetre ce sentiment, mais on avait l\u2019impression d\u2019assister \u00e0 ce concert comme on assiste \u00e0 la messe. Un grand orgue se trouvait au-dessus de la sc\u00e8ne, le chef d\u2019orchestre \u00e9tait de dos, les paroles int\u00e9gralement en latin\u2026 L\u2019ambiance \u00e9tait christique. Le texte est tir\u00e9 d\u2019une s\u00e9quence m\u00e9di\u00e9vale. Rossini remet le Stabat Mater au go\u00fbt du jour, dans une Italie du XIX\u00e8me si\u00e8cle qui red\u00e9couvre l\u2019art catholique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Stabat Mater convoque un orchestre, un ch\u0153ur et des choristes. Le chef d\u2019orchestre porte une \u00e9l\u00e9gante pochette rouge, de la couleur de la robe d\u2019une des choristes, de la couleur du velours sur les chaises de la Salle\u2026 De la couleur du sang du Christ. Le th\u00e8me est celui de la Passion, et de la souffrance de Marie. Se m\u00ealent la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 romantique et la puret\u00e9 classique. C\u2019est une \u0153uvre sacr\u00e9e, lyrique, un dia-logue, au sens fort, parce que deux logos interviennent, musique et chant se r\u00e9pondent. Il existe des moments musicaux si beaux et si intenses qu\u2019on est certain de ne pas les m\u00e9riter.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas une question d\u2019originalit\u00e9 ou d\u2019inventivit\u00e9 (le texte date du XIII\u00e8me si\u00e8cle), de complexit\u00e9 ou de technicit\u00e9 (bien que l\u2019acoustique de la salle Gaveau soit parfaite), c\u2019est une question de v\u00e9rit\u00e9. La v\u00e9rit\u00e9 rencontre la mati\u00e8re sonore et lui donne une forme qui bouleverse \u2013 et qui enseigne, en tant qu\u2019elle nous met en contact avec le myst\u00e8re de la musique du monde, et du silence de Dieu. D\u2019ailleurs la musique n\u2019est seulement pas li\u00e9e \u00e0 une capacit\u00e9 technique ou \u00e0 une question d\u2019acoustique. Elle est davantage li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e2me ; laquelle ne se s\u00e9pare pas des racines culturelles ; cette apr\u00e8s-midi \u00e0 la Salle Gaveau fut avant tout europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chant en latin ne permet pas de saisir l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de ce qui se joue sous nos yeux. Il y a tant de choses que l\u2019on ne comprend pas\u2026 Qui heurtent. Qui sont comme des \u00e9chardes. Des rayures. Des d\u00e9fauts. Des incongruit\u00e9s. Des choses qui semblent se trouver l\u00e0 presque par hasard. Qui sont jet\u00e9es dans la mati\u00e8re sonore, comme des grumeaux, qui n\u2019auraient pas atteint le m\u00eame degr\u00e9 de cuisson que le reste de la p\u00e2te.<br> Tout cela devrait normalement g\u00eaner, produire un malaise, d\u00e9router\u2026 et c&rsquo;est bien le cas. Cela cr\u00e9e un d\u00e9placement perp\u00e9tuel de ce qui en nous \u00e9coute, ou se sent concern\u00e9 par le fait historique racont\u00e9. M\u00eame si le sens nous \u00e9chappe partiellement, il ne s&rsquo;agit pas de nous accommoder de ce manque. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;explorer, de l&rsquo;\u00e9clairer, de le creuser, de le sonder, de nous y jeter, de l&rsquo;habiter, pour finalement l&rsquo;aimer.<\/p>\n\n\n\n<p>En une heure, on comprend que la musique est l&rsquo;alpha et l\u2019om\u00e9ga de la vie, de la vie compl\u00e8te, de la vie r\u00e9elle. Si on l&rsquo;aime, si on lui fait la place qui est la sienne, sa puissance d\u00e9vastatrice et consolatrice porte jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;amour supr\u00eame, incandescent et \u00e9ternel. Il y a plus d&rsquo;intelligence, d&rsquo;art, de bont\u00e9, de philosophie, de profondeur et de morale en une heure d\u2019\u00e9coute de Rossini que dans tous les plus grands livres jamais \u00e9crits. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre secret. Ce secret-ci n\u2019est pas \u00e0 garder pour soi. Partagez-le.<\/p>\n\n\n\n<p>Pierre-Hugues Barr\u00e9<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Photo : DR<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Stabat mater dolorosa \/ juxta crucem lacrimosa \/ dum pendebat Filius Debout la m\u00e8re des douleurs \/ Pr\u00e8s de la croix \u00e9tait en pleurs \/ Quand son fils pendait au bois Ce dimanche 17 mars 2019, l\u2019orchestre Lamoureux, dirig\u00e9 par Aur\u00e9lien Azan Zielinski, accompagn\u00e9 par [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":12109,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[25,8,26],"tags":[],"class_list":["post-12699","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-concert","category-opera","category-salle-gaveau"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12699","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12699"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12699\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}