{"id":12847,"date":"2019-04-05T16:16:40","date_gmt":"2019-04-05T14:16:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12847"},"modified":"2019-04-05T16:16:40","modified_gmt":"2019-04-05T14:16:40","slug":"the-hidden-force-ivo-van-hove-grande-halle-de-la-villette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12847","title":{"rendered":"The Hidden Force \/ Ivo van Hove &#8211; Grande Halle de La Villette"},"content":{"rendered":"\n<p>Une ligne d\u2019eau inonde le plateau carr\u00e9 et immense de la Grande Halle de la Villette. Sur les deux \u00e9crans \u00e9normes plac\u00e9s \u00e0 gauche et au fond du plateau, des images de paysages et d\u2019archives d\u00e9filent. La sc\u00e8ne est d\u2019une sobri\u00e9t\u00e9 d\u00e9sarmante &#8211; seul un piano \u00e0 queue tr\u00f4ne sur le devant, t\u00e9moin d\u2019un luxe en voie de disparition. L\u2019histoire que raconte Louis Couperus en 1900 dans\u00a0 son roman <em>La force des t\u00e9n\u00e8bres<\/em>, qu\u2019adapte aujourd\u2019hui Ivo Van Hove avec sa troupe de l\u2019Internationaal Theater d\u2019Amsterdam, est simple. Nous sommes aux Indes Orientales n\u00e9erlandaises, \u00e0 la fin du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle. Otto van Oudjick, gouverneur colonial de la province, est un homme respect\u00e9, mais aveugle \u00e0 ce qui l\u2019entoure \u2013 sa famille, comme la population javanaise sur laquelle il \u00ab\u00a0r\u00e8gne\u00a0\u00bb. En refusant d\u2019accorder une seconde chance au fr\u00e8re joueur du Prince en titre, il signe le d\u00e9but de sa d\u00e9ch\u00e9ance. Sa famille se d\u00e9chire et les \u00e9l\u00e9ments naturels \u00e0 l\u2019\u0153uvre sur l\u2019\u00eele semblent se d\u00e9cha\u00eener de mani\u00e8re inattendue et irrationnelle. L\u00e9onie, sa seconde \u00e9pouse, batifole avec de jeunes hommes \u2013 dont le propre fils du gouverneur-, tandis que la lumi\u00e8re se fait sur l\u2019enfant ill\u00e9gitime qu\u2019Oudjick aurait eu avec une femme javanaise quelques ann\u00e9es auparavant. Sourd aux protestations de la population javanaise qui estime qu\u2019il s\u2019est montr\u00e9 injuste en sanctionnant le fr\u00e8re du Prince, il reste persuad\u00e9 que le calme reviendra bient\u00f4t. C\u2019est sans compter sur la mousson et les tremblements de terre qui agitent l\u2019\u00eele, puissances incontr\u00f4lables et subies. Le plateau est tour \u00e0 tour inond\u00e9 enti\u00e8rement, ou recouvert de fum\u00e9e opaque et blanche, les acteurs tremp\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>Les effets sc\u00e9niques sont ultra-ma\u00eetris\u00e9s et d\u2019une rare beaut\u00e9, mais il manque tout au long de la pi\u00e8ce quelque chose de primordial\u00a0: de l\u2019\u00e9motion. Seuls les dialogues entre une jeune femme hollandaise, qui d\u00e9teste l\u2019atmosph\u00e8re de la colonie, et l\u2019homme qui l\u2019aime, mais n\u2019est pas son mari \u2013 font part de sentiments r\u00e9els\u00a0; voir le lien qui les unit se construire et se d\u00e9construire est beau. D\u00e9crire l\u2019opposition entre un Occident colonisateur rigide et une \u00eele ancienne emplie de mysticisme, montrer le d\u00e9chirement d\u2019une famille comme cons\u00e9quence ou cause de cette lutte, aurait pu \u00eatre passionnant. Le roman de Louis Couperus l\u2019est s\u00fbrement\u00a0! Ici pourtant, le roman est r\u00e9duit \u00e0 un objet th\u00e9\u00e2tral impersonnel, et c\u2019est dommage. <\/p>\n\n\n\n<p>Autre remarque\u00a0: voir que tous les personnages f\u00e9minins, m\u00eame les r\u00f4les les plus forts, ne sont envisag\u00e9s que comme des corps sexu\u00e9s \u00e0 l\u2019extr\u00eame, que l\u2019on n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 d\u00e9nuder sans raison. On dirait qu\u2019Ivo Van Hove, ici, est comme le gouverneur Oudjick, incapable de voir que le monde a chang\u00e9, que la r\u00e9ification des personnages f\u00e9minins est hors de propos, affaiblissant r\u00e9ellement la puissance des personnages et de leurs textes.<\/p>\n\n\n\n<p>Margaux Daridon<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><em>The hidden force<\/em>\nest une mise en sc\u00e8ne d\u2019Ivo van Hove, repr\u00e9sent\u00e9e en n\u00e9erlandais et adapt\u00e9e du\nroman de Louis Couperus <em>La force des\nt\u00e9n\u00e8bres<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>On rencontre ainsi Otto, un gouverneur colonial qui essaye de s\u2019imposer sur l\u2019Ile de Java, en Indon\u00e9sie. Il essaye d\u2019imposer le rationalisme occidental, o\u00f9 la mesure et le calcul doivent suffire \u00e0 cadrer une vie. Il s\u2019entoure ainsi de sa femme et de ses deux enfants. Mais, cette famille <em>a priori<\/em> guid\u00e9e par la raison, se laisse au contraire surprendre par une morale d\u00e9fectueuse qui ne sait r\u00e9pondre aux imp\u00e9ratifs moraux occidentaux. En effet, la m\u00e8re, L\u00e9onie, fr\u00e9quente son propre fils Th\u00e9o, mais aussi l\u2019amant de sa fille. Il apparait ainsi que cette famille hollandaise, venue apparemment \u00e9duquer la population indig\u00e8ne, n\u2019est pas capable de r\u00e9pondre aux exigences de sa propre culture. En effet, l\u2019inceste, acte r\u00e9pressible dans toute communaut\u00e9, se r\u00e9alise ici au sein d\u2019une civilisation pourtant avanc\u00e9e \u2013 de ce fait, la famille hollandaise enfreint ses propres r\u00e8gles, elle semble en proie \u00e0 une forme d\u2019arri\u00e9ration qui la place en de\u00e7\u00e0 de cette population indig\u00e8ne qu\u2019elle m\u00e9prise pourtant. <\/p>\n\n\n\n<p>Le metteur en sc\u00e8ne rend compte de ce m\u00e9pris occidental pour\nles populations autochtones. Dans le discours d\u2019Otto notamment, on entend la\nvolont\u00e9 d\u2019\u00e9duquer, d\u2019\u00e9lever et d\u2019imposer la raison aux colonis\u00e9s. On comprend\nalors le jugement ethno-centr\u00e9 des colons. Seulement, Ivo van Hove r\u00e9ussit \u00e0\nr\u00e9interroger ce rapport, sans tomber dans le pathos \u2013 et cela par diff\u00e9rents\nmoyens. En effet, la voix du fils rejet\u00e9 et non reconnu d\u2019Otto, dont la m\u00e8re\n\u00e9tait une autochtone, exprime un m\u00e9pris silencieux pour les colons. Par une\nnuit obscure et pesante, alors m\u00eame qu\u2019il s\u2019accroupit, affirmant presque son\nanimalit\u00e9, il rend compte de ce sourire haineux qu\u2019il porte \u00e0 l\u2019encontre de\nl\u2019envahisseur. Mais, c\u2019est surtout au moyen de l\u2019oppression qu\u2019\u00e9prouvent les\ncolons, enclin \u00e0 une folie face \u00e0 des forces mystiques propre \u00e0 l\u2019intelligence\nlocale, que l\u2019on comprend la tentative du metteur en sc\u00e8ne de rendre justice \u00e0\nune culture d\u00e9savou\u00e9e. En effet, les deux attitudes au monde, rationnelle et\nmystique, se placent sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 \u2013 il ne s\u2019agit pas de d\u00e9monter les\nvaleurs occidentales \u2013 comme Diderot a pu le faire par &nbsp;la voix de l\u2019Ancien dans <em>Suppl\u00e9ment au voyage de Bougainville<\/em>. Mais, seulement de r\u00e9\u00e9valuer\ncette compr\u00e9hension intuitive, sensible, du monde, qui est propre aux\nautochtones de l\u2019Ile de Java. De ce fait, la famille hollandaise se confronte \u00e0\nun monde aust\u00e8re \u00e0 sa disposition intellectuelle et qui s\u2019affirme. On entend\nalors les pluies battantes se d\u00e9verser sur le plateau, des images de nuits\naust\u00e8res se projeter sur les \u00e9crans entourant la sc\u00e8ne, des vents qui\nsignifient la saison des pluies. Et, sous ces \u00e9coulements, ces fines gouttes ou\nces averses violentes, &#8211; ces forces naturelles &#8211; les Hollandais tentent de\nconstruire, de r\u00e9sister. Mais, la famille occidentale se d\u00e9lite de par leurs\ntrahisons respectives, de par leur impossibilit\u00e9 \u00e0 comprendre ce monde. Otto,\nincarnant la raison occidentale, se bute au mur de la r\u00e9gion, un mur de forces\nqui le d\u00e9passent, qui \u00e9crasent sa rationalit\u00e9, sa mesure \u2013 et dans une sc\u00e8ne\nd\u00e9chirante et oppressante, on voit L\u00e9onie, nue sur sc\u00e8ne, prenant une douche\nsous un jet d\u2019eau, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il se colore de sang et qu\u2019elle s\u2019enfuit dans\nun cri d\u00e9chirant de frayeur. <\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, le metteur en sc\u00e8ne, au moyen de ces jeux d\u2019eaux qui\nrendaient compte de l\u2019atmosph\u00e8re humide de l\u2019Ile de Java, au moyen des\nprojections sur les \u00e9crans qui nourrissaient les jeux sc\u00e9niques et\nparticipaient \u00e0 happer le spectateur dans ce monde oriental colonis\u00e9, au moyen\nd\u2019un musicien sur sc\u00e8ne qui accompagnait les gestes et les mots des com\u00e9diens\npar ses notes, il nous raconte la confrontation de deux cultures et de deux\nattitudes intellectuelles diff\u00e9rentes. L\u2019une ne pr\u00e9domine plus, il rend justice\n\u00e0 l\u2019oppress\u00e9e, tout en ne renversant pas l\u2019oppresseur. Ce dernier persiste dans\nune forme d\u2019ext\u00e9riorit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre monde jusqu\u2019\u00e0 parvenir \u00e0 l\u2019int\u00e9grer dans un\nchoc&nbsp;: ce qui se signifiera notamment dans le final o\u00f9 Otto, homme\nind\u00e9montable <em>a priori<\/em>, \u00e0 la poigne de\nfer, qui ne c\u00e8de pas aux menaces, ni au risque de m\u00ealer son sang \u00e0 la race\ninf\u00e9rieure selon lui qu\u2019est celle des autochtone, c\u00e9dera \u00e0 ce monde oriental.\nOn le retrouve jouant avec l\u2019eau, la force mystique naturelle de l\u2019\u00eele, lan\u00e7ant\ndans un vide laissait par les Hollandais d\u00e9sormais absents&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et\nvous, vous retournez en Hollande&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Lui, n\u2019y retournera pas&nbsp;:\nle pays lui a retir\u00e9 ses forces occidentales, sa raison, sa puissance\nrationnelle, et l\u2019a envelopp\u00e9 au contraire des bienfaits intuitifs et mystiques\nde cette nature indomptable. <\/p>\n\n\n\n<p>Soumya Berrag<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re \u00e0 Avignon son adaptation de <em>Les Choses qui passent<\/em>, le metteur en sc\u00e8ne n\u00e9erlandais Ivo Van Hove revient en France avec <em>The Hidden Force<\/em>, une nouvelle adaptation d&rsquo;un texte de Louis Couperus. Cette fois-ci, il s&rsquo;agit d&rsquo;une adaptation de son roman, <em>La Force des T\u00e9n\u00e8bres<\/em> (1900), ici port\u00e9 sur sc\u00e8ne par la troupe de l&rsquo;Internationaal Theater Amsterdam sur les planches du Th\u00e9\u00e2tre de la Villette.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, c&rsquo;est \u00e0 la fin du XIX\u00e8me dans les Indes N\u00e9erlandaises que nous voyageons ce soir-l\u00e0 dans la Grande Halle du th\u00e9\u00e2tre. Sur une sc\u00e8ne quasiment nue o\u00f9 s&rsquo;abat une pluie mena\u00e7ante va se d\u00e9rouler devant nous la trag\u00e9die et de deux peuples s&rsquo;entrechoquant. Une trag\u00e9die en effet, car dans <em>The Hidden Force<\/em>, telle les Dieux grecques d&rsquo;Hom\u00e8re et Eschyle, une \u00ab\u00a0force myst\u00e9rieuse\u00a0\u00bb va s&rsquo;acharner \u00e0 punir les colons de leur hybris.<br> <br>C&rsquo;est donc l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme, Otto van Oudijck, fonctionnaire dont le r\u00f4le est de superviser la bonne tenue du peuple indon\u00e9sien. Persuad\u00e9 d&rsquo;\u00eatre investi d&rsquo;une mission civilisatrice et d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 faire triompher, il d\u00e9laisse son r\u00f4le d&rsquo;homme et de p\u00e8re pour \u00eatre le parfait fonctionnaire. Se croyant aim\u00e9 et au service d&rsquo;un ordre juste, il fait cependant r\u00e9gner un ordre tyrannique de bureaucrate, cherchant \u00e0 instaurer la loi n\u00e9erlandaise qu&rsquo;il sert malgr\u00e9 la volont\u00e9 de la population locale. Alors que les autres personnages autour de lui se meuvent avec d\u00e9sir, d\u00e9sespoir ou fiert\u00e9, tant\u00f4t dansant, tant\u00f4t se jetant \u00e0 terre, Otto van Oudijck, lui, reste de marbre, insensible \u00e0 ce que tous pressentent : la r\u00e9sistance de l&rsquo;\u00eele au moyen d&rsquo;une puissance surnaturelle et indomptable, qui comme les T\u00e9n\u00e8bres de Conrad, lutte en semant parano\u00efa et agitation dans l&rsquo;esprit du colon.<\/p>\n\n\n\n<p>La Force qui habite l&rsquo;\u00eele et ceux qui y vivent, sa volont\u00e9 ind\u00e9pendante et sombre qui se manifeste sur sc\u00e8ne par la folie des personnages ou par des \u00e9v\u00e9nements surnaturels (une mousson destructrice, une cascade sanglante ou encore des vid\u00e9os vivantes sur les murs), impalpable et pourtant personnage \u00e0 part enti\u00e8re de la pi\u00e8ce, \u00e9chappe au contr\u00f4le du colon et le force \u00e0 se retirer.<\/p>\n\n\n\n<p>Visionnaire donc, cette histoire. Car dans cette pi\u00e8ce, ce n&rsquo;est pas tant l&rsquo;histoire de ces personnages que notre Histoire qui est en jeu. Plut\u00f4t qu&rsquo;une pi\u00e8ce \u00e0 message qui chercherait \u00e0 simplement d\u00e9noncer la colonisation, <em>The Hidden Force <\/em>s&rsquo;efforce de comprendre les liens subtils qui unissent colonis\u00e9s et colonisateurs. On rapellera que le grand-p\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain \u00e9tait lui-m\u00eame gouverneur aux Indes N\u00e9erlandaises de l&rsquo;\u00e9poque, et que Louis Couperus a \u00e9crit son roman apr\u00e8s une visite sur l&rsquo;\u00eele de Java, expliquant sans doute la justesse de ces personnages et ce pressentiment d&rsquo;une in\u00e9vitable lib\u00e9ration de la pr\u00e9sence europ\u00e9enne qui ne s&rsquo;effectuera que cinquante ans apr\u00e8s la publication de <em>La Force des T\u00e9n\u00e8bres.<\/em> Dans Otto van Oudijck, il faut donc lire l&rsquo;homme blanc et son Fardeau comme Kipling l&rsquo;\u00e9crivait, et dans cette famille royale malaise insult\u00e9e, il faut voir toutes les populations colonis\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Accompagn\u00e9s d&rsquo;un piano occidental contre lequel luttent des percussions d&rsquo;Asie du Sud, dans des costumes contemporains mais dans un cadre temporel pass\u00e9, les acteurs hant\u00e9s par quelque chose qui n&rsquo;est pas encore arriv\u00e9 nous emm\u00e8nent dans un lieu hybride et atemporel, d\u00e9finitivement hostile, qui se veut le lieu de tous les chocs culturels. Le cas le plus parlant de cette impossible cohabitation des deux cultures est peut-\u00eatre Emma, pour qui chaque jour de plus pass\u00e9 sur l&rsquo;\u00eele est une nouvelle meurtrissure pour elle et son identit\u00e9 d&rsquo;europ\u00e9enne, alors que les insectes et la mousson rongent son piano et son corps jusqu&rsquo;\u00e0 atteindre son esprit.<\/p>\n\n\n\n<p>Grandiose, la mise en sc\u00e8ne d&rsquo;Ivo Van Hove nous transporte dans la violence de ces destins. Mais peut-\u00eatre m\u00eame est-elle trop grandiose, et trop violente, car la musique, les cris, les effets sp\u00e9ciaux et les vid\u00e9os finissent par d\u00e9sorienter le spectateur et le laissent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment en dehors. En sortant de l\u00e0, on est certes boulevers\u00e9, mais aussi quelque peu d\u00e9\u00e7u d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 trop d\u00e9concentr\u00e9 par l&rsquo;agitation sur sc\u00e8ne pour pouvoir rentrer dans ces vies par la simple beaut\u00e9 du texte de Couperus.<\/p>\n\n\n\n<p>Elisa Cussol<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Photo : Jan Versweyveld<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Une ligne d\u2019eau inonde le plateau carr\u00e9 et immense de la Grande Halle de la Villette. Sur les deux \u00e9crans \u00e9normes plac\u00e9s \u00e0 gauche et au fond du plateau, des images de paysages et d\u2019archives d\u00e9filent. La sc\u00e8ne est d\u2019une sobri\u00e9t\u00e9 d\u00e9sarmante &#8211; seul un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":12848,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[44,4],"tags":[],"class_list":["post-12847","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-la-villette","category-theatre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12847","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12847"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12847\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12847"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12847"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12847"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}