{"id":12954,"date":"2019-04-14T14:27:05","date_gmt":"2019-04-14T12:27:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12954"},"modified":"2019-04-14T14:27:05","modified_gmt":"2019-04-14T12:27:05","slug":"120-battements-par-minute-arnaud-rebotini","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12954","title":{"rendered":"120 battements par minute \/ Arnaud Rebotini &#8211; Philharmonie de Paris"},"content":{"rendered":"\n<p>Arnaud Rebotini&nbsp;joue la bande originale du film de Robin Campillo&nbsp;<em>120 Battements par Minute<\/em>,  r\u00e9compens\u00e9e du C\u00e9sar de la meilleure musique originale en 2018 apr\u00e8s le  Prix du Jury du Cannes Soundtrack, la comp\u00e9tition sonore parall\u00e8le au  festival.<\/p>\n\n\n\n<p>Arnaud Rebotini avait compos\u00e9 une B.O. symbiotique de l\u2019action et du titre m\u00eame du film&nbsp;: elle reprend l\u2019esprit des ann\u00e9es&nbsp;<em>clubbing house<\/em>&nbsp;du d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, d\u00e9cor de l\u2019action du film, le rythme cardiaque de la&nbsp;<em>house music<\/em>,  puls\u00e9e \u00e0 120 bpm, les beats per minute des DJ, alli\u00e9 \u00e0 une certaine  m\u00e9lancolie, une noirceur, li\u00e9es aux ravages caus\u00e9s par l\u2019\u00e9closion de  l\u2019\u00e9pid\u00e9mie du SIDA, avant la d\u00e9couverte de th\u00e9rapies efficaces.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019oreille aguerrie retrouvait ici le parcours musical de Rebotini et en particulier certains sons typiques de l\u2019\u00e9lectro de&nbsp;Black Strobe,  son duo avec un autre DJ et producteur, Ivan Smagghe, au d\u00e9but des  ann\u00e9es 2000, tr\u00e8s m\u00e2tin\u00e9e de sons directement sortis des maxi 45 tours&nbsp;<em>new wave<\/em>&nbsp;du  d\u00e9but des ann\u00e9es 80, puis son parcours solo, plus empreint du retour de  la techno m\u00e9lodique, rythm\u00e9e par une base de synth\u00e9tiseurs analogiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La force de cette performance&nbsp;<em>live<\/em>&nbsp;r\u00e9side  l\u00e0&nbsp;: transcrire une musique \u00e9lectronique de studio pour la jouer en  direct sur une sc\u00e8ne plus souvent d\u00e9di\u00e9e au classique. Rebotini a  r\u00e9crit, re-compos\u00e9, r\u00e9-arrang\u00e9 sa partition pour entrelacer des m\u00e9lodies  d\u2019instruments classiques aux nappes de ses synth\u00e9tiseurs. Il a pour  cela cr\u00e9\u00e9 le Don Van Club, regroupant six solistes d\u2019instruments  classiques d\u2019orchestre (violoncelle, violon, fl\u00fbte, harpe, clarinette,  percussions) et un complice aux claviers et synth\u00e9tiseurs. Il emprunte  ainsi la voie ouverte d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 2000 par&nbsp;Jeff Mill<a>s<\/a>,  ic\u00f4ne de la techno originelle de Detroit de la fin des ann\u00e9es 80, quand  il re-composait ses tubes techno pour allier ses machines \u00e0 un  orchestre symphonique. Et ici aussi le r\u00e9sultat livr\u00e9 sur la sc\u00e8ne de la  Cit\u00e9 de la Musique est convainquant, l\u2019hybridation  \u00e9lectronique-classique prend vie.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s  l\u2019introduction, le violoncelle d\u2019Amandine Robilliard se fond dans les  nappes des synth\u00e9s de Rebotini et le piano \u00e9lectrique de L\u00e9o Cotten. Le  public parisien reste certes un peu circonspect, peut-\u00eatre d\u00e9concert\u00e9 au  d\u00e9but du concert par les coupures impos\u00e9es entre les morceaux de la  B.O., oubliant m\u00eame d\u2019applaudir la d\u00e9licate ouverture, certainement  engonc\u00e9 dans la configuration de la salle de concert, en fauteuils assis  alors que les rythmiques puissantes donneraient envie de se lever pour  danser. La magie finit n\u00e9anmoins par op\u00e9rer entre plages calmes, harpe et violon, et vrais morceaux de house. Les vents et cordes d\u2019une superbe  version acoustique du Smalltown Boy de&nbsp;Bronski Beat,  fl\u00fbte traversi\u00e8re et violoncelle amenant la voix de Jimmy Sommerville,  laissent place aux boucles \u00e9lectroniques m\u00e9lodiques de Rebotini, et les  applaudissements, d\u2019abord polis, puis les sifflets approbateurs et les  cris cr\u00e9ent les liaisons entre les m\u00e9lodies, jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9clamer un long  rappel, deuxi\u00e8me session de vingt minutes o\u00f9 Rebotini affirme sa  pr\u00e9sence sc\u00e9nique et vocale.<\/p>\n\n\n\n<p>La  B.O. de cinquante minutes dont trente de compositions originales  devient ici un live convaincant d\u2019une heure et demie, qui m\u00e9riterait  n\u00e9anmoins une sc\u00e8ne de club ou de festival pour prendre plus d\u2019ampleur.<\/p>\n\n\n\n<p>Margaux Alexandre<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Nous  voil\u00e0 pr\u00e9venu\u00b7e\u00b7s d\u00e8s les premiers instants du spectacle : nous sommes \u00e0  la Cit\u00e9 de la musique de la Philharmonie de Paris, pas dans un club du  d\u00e9but des ann\u00e9es 90. La voix qui nous invite \u00e0 \u00e9teindre nos portables  nous demande donc de maintenir une \u00ab&nbsp;\u00e9coute silencieuse&nbsp;\u00bb de la musique :  il n\u2019est pas question de danser ou de t\u00e9moigner verbalement de ce que  nous fait, \u00e0 tous et toutes, la musique d\u2019Arnaud Rebotini, compos\u00e9e pour  illustrer le film <em>120 battements par minute<\/em>  de Robin Campillo. On comprend que maintenir une \u00ab&nbsp;\u00e9coute silencieuse&nbsp;\u00bb  va \u00eatre une lutte durant tout le spectacle de la raison contre les \u00e9motions. D\u00e8s les premi\u00e8res pulsations de la musique, en effet, l\u2019\u00e9motion me submerge, et emporte \u00e9galement la salle. Nous voil\u00e0 plong\u00e9\u00b7e\u00b7s dans une  autre \u00e9poque, dont a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin une moiti\u00e9 de la salle, et que (re)d\u00e9couvre une autre moiti\u00e9. La musique, con\u00e7ue comme un hommage \u00e0 ce d\u00e9but des ann\u00e9es 90, est vibrante et inqui\u00e9tante. L\u2019histoire de la <em>house<\/em>  est en effet intimement li\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire du sida, dont rend  partiellement compte le film de Robin Campillo. Alors que renaissait la  musique avec ce nouveau courant venu des \u00c9tats-Unis, se r\u00e9pandait  massivement le VIH, et avec lui une mort in\u00e9luctable.&nbsp; Tout  au long du spectacle vont donc s\u2019alterner diff\u00e9rentes \u00e9motions,  transmises par le battement caract\u00e9ristique de cette \u00e9poque (auquel le  titre du film fait r\u00e9f\u00e9rence) : lors que les morceaux d\u00e9filent, je revis  les sc\u00e8nes du film, des sc\u00e8nes de danse \u00e0 celles d\u2019action, jusqu\u2019aux  plus angoissantes ou tristes. La musique a en effet \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e pour  illustrer le film <em>120 battements par minute<\/em>, et par l\u00e0 pour  rendre compte de l\u2019ambivalence de cette \u00e9poque. Alternant notamment  entre sc\u00e8nes d\u2019action et sc\u00e8nes personnelles qui deviennent de plus en  plus inqui\u00e9tantes au fur et \u00e0 mesure que la mort s\u2019installe, on sent  gr\u00e2ce \u00e0 la musique toute l\u2019urgence qu\u2019il y avait \u00e0 agir, \u00e0 l\u2019\u00e9poque,  pour que les pouvoirs (politiques ou pharmaceutiques) se saisissent de  la trag\u00e9die qu\u2019est l\u2019an\u00e9antissement d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration de jeunes  (homosexuels, notamment). Ces sc\u00e8nes militantes ou personnelles sont  ponctu\u00e9es de sc\u00e8nes de club, que la majestueuse sc\u00e9nographie de la  Philharmonie met en valeur, notamment en \u00e9voquant par un dispositif de  n\u00e9ons les couleurs et texture de l\u2019image extraordinaire du film. C\u2019\u00e9tait en effet aussi une \u00e9poque de vie, o\u00f9 \u00e0 Paris comme aux \u00c9tats-Unis, on  \u00ab&nbsp;clubait&nbsp;\u00bb en r\u00e9action \u00e0 la maladie. Ces sc\u00e8nes nourrissent une rage \u00e0  agir, et le public de la Philharmonie n\u2019y est pas insensible. Comme  pr\u00e9vu, maintenir une \u00e9coute silencieuse est impossible, et le public ne  tarde pas \u00e0 bouger un pied, \u00e0 applaudir, ou \u00e0 faire vibrer des cordes  vocales, \u00e9mu par la musique interpr\u00e9t\u00e9e par Arnaud Rebotini lui-m\u00eame,  accompagn\u00e9 de sept autres musicien\u00b7ne\u00b7s, qui, eux aussi, ne peuvent  r\u00e9primer un source et une pulsation de leur corps. Ce  film, que je suis all\u00e9e voir cinq fois au cin\u00e9ma, pour sa qualit\u00e9  visuelle et auditive, je l\u2019ai \u00ab&nbsp;vu&nbsp;\u00bb \u00e0 nouveau \u00e0 la Philharmonie. Cette  \u00e9poque de militantisme politique, que j\u2019ai d\u00e9couverte avec le film il y a  deux ans au cin\u00e9ma, je l\u2019ai ressentie \u00e0 nouveau \u00e0 la Philharmonie.  Cette lutte contre la mort in\u00e9vitable, ce besoin d\u2019action pour la  survie, cette n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019agir en guise de protestation, sont \u00e0 mes yeux  d\u2019une vibrante actualit\u00e9 dans un contexte de luttes \u00e9cologiques  contemporaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Camille Lich\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Du 13 au 14 avril, la Philharmonie de Paris a troqu\u00e9 ses r\u00e9citals, ses concerts symphoniques et\nautres musiques de chambre pour nous offrir un weed-end \u00ab r\u00eave \u00e9lectro \u00bb. Pour cl\u00f4turer en\nbeaut\u00e9 ce week-end de festivit\u00e9, le DJ fran\u00e7ais Arnaud Rebotini, fort de son C\u00e9sar de la meilleure\nmusique et accompagn\u00e9 du Don Van Club, a jou\u00e9 en live sa bande originale du film 120\nBattements par minutes.\n<\/p>\n\n\n\n<p>En entrant dans la salle des concerts de la cit\u00e9 de la musique, salle taill\u00e9e pour accueillir de\ngrands orchestres symphoniques, j\u2019\u00e9tais loin d\u2019imaginer que j\u2019allais assister \u00e0 une rave. Du premier\nrang, je m\u2019appr\u00eatais \u00e0 vivre une exp\u00e9rience toute nouvelle, parce qu\u2019avec Rebotini ce n\u2019est pas\ndans n\u2019importe quelle rave que nous mettons les pieds ! Cette soir\u00e9e \u00e9tait avant tout une rave d\u2019un\nautre temps. Rebotini avait con\u00e7u la bande originale du film de Robin Campillo comme un\nhommage \u00e0 la house et la techno des ann\u00e9es 80, d\u00e9cennie qui a vu \u00e0 la fois l\u2019explosion de l\u2019\u00e9lectro\net la mont\u00e9e du virus du Sida en France. En deux notes de synth\u00e9 doubl\u00e9es d\u2019un jeu de n\u00e9on, la\nmagie op\u00e8re et la Philharmonie se transforme en club des 80s embarquant jeunes et moins\njeunes, les nostalgiques et les envieux de cette \u00e9poque, dans un voyage sensoriel dans le temps.\nL\u2019originalit\u00e9, et par la m\u00eame occasion la r\u00e9ussite, de la proposition de Rebotini ce soir l\u00e0 tient du\nfait qu\u2019il nous invitait \u00e0 une rave symphonique, une rave avant tout jou\u00e9e et non mix\u00e9e, une vraie\nperformance artistique. Tout \u00e9tait jou\u00e9 en live, rien n\u2019\u00e9tait au pr\u00e9alablement enregistr\u00e9 \u00e0 l\u2019exception\nde quelques paroles. Aux synth\u00e9tiseurs du DJ se m\u00ealaient admirablement harpe, fl\u00fbte traversi\u00e8re,\nvioloncelle, violon, clarinette, percussions et clavier. Pour cette proposition live, Rebotini a\nr\u00e9orchestr\u00e9 ses morceaux afin d\u2019allonger les parties symphoniques pour cr\u00e9er un \u00e9quilibre subtile\nentre instruments analogiques, instruments \u00e0 corde et instruments \u00e0 vent. Pari r\u00e9ussi car chaque\ninstrumentiste avait sa place au seins de cette rave, son moment \u00e0 lui. C\u2019\u00e9tait un spectacle \u00e0 la\nfois auditif et visuel, la virtuosit\u00e9, la passion et le plaisir des musiciens \u00e9tant un r\u00e9gal pour les yeux.\nEnfin, la configuration de la salle nous invitait \u00e0 une rave assise, originalit\u00e9 suppl\u00e9mentaire qui\nsugg\u00e8re une danse autant interne qu\u2019externe. Au rythme du BPM de la house des 80s, le corps ne\npeut s\u2019emp\u00eacher de bouger. Tr\u00e8s rapidement, des t\u00eates dodelinent, des pieds et des doigts battent\nle rythme, des \u00e9paules se balancent mais personne ne se l\u00e8ve! Non, cette rave ne fait pas \u00e0\nproprement danser, nos mouvements, discrets chez certains plus assum\u00e9s chez d\u2019autres mais\nd\u00e9finitivement pr\u00e9sents dans tout le public, traduisent plus les mouvements de notre \u00e2me qui, au fil\ndes musiques, se rejoue le film et revit les vives \u00e9motions qu\u2019il a pu nous susciter. Les premiers\nmots du remix de Smalltown Boy des Bronski Beat, titre phare du film, r\u00e9sument assez bien la\nsoir\u00e9e que nous avons v\u00e9cu : cette rave est directement all\u00e9e \u00ab to your soul \u00bb.\n<\/p>\n\n\n\n<p>Salom\u00e9 R\u00e9mond<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Le dimanche 14 avril, j\u2019ai assist\u00e9 \u00e0 la Cit\u00e9 de la Musique au concert d\u2019Arnaud\nRebotini et de la compagnie du Don Van Club, un ensemble orchestral de huit\nmusiciens. Au programme&nbsp;: la bande originale du film <em>120 Battements par minute<\/em>, Grand Prix du Festival de Cannes 2017,\nsuivant l\u2019engagement de jeunes militants de l\u2019association Act Up, qui tente\nd\u2019agir contre le sida dans une France des ann\u00e9es 1990 encore trop indiff\u00e9rente\n\u00e0 cette maladie. Arnaud Rebotini, pilier de la sc\u00e8ne \u00e9lectro et techno, pour\nrecr\u00e9er l\u2019ambiance propre au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, p\u00e9riode dont traite le film\nde Campillo, s\u2019inspire de la house et de ses synth\u00e9tiseurs caract\u00e9ristiques. Un concert d\u2019\u00e9lectro dans une salle\nsans fosse et sans danseurs survolt\u00e9s&nbsp;? C\u2019est le pari lanc\u00e9 par le\nDJ&nbsp;: pour l\u2019occasion, il a choisi d\u2019associer ses sons \u00e9lectroniques et ses\nboites \u00e0 rythme \u00e0 des musiciens en chair et en os&nbsp;: une harpiste, un\nvioloniste, une violoncelliste, un clarinettiste et un fl\u00fbtiste l\u2019accompagnent,\nainsi qu\u2019un percussionniste et un clavier. Cet ensemble \u00e9clectique propose une\nversion r\u00e9arrang\u00e9e de la bande originale du film. Les morceaux s\u2019enchainent,\nm\u00ealant nappes lancinantes de synth\u00e9tiseurs, rythmes ent\u00eatants et couleurs plus\nchantantes \u00e0 la fl\u00fbte ou \u00e0 la clarinette. Parfois, ce sont les instruments\nseuls qui commencent \u00e0 jouer&nbsp;et installent de vrais instants de po\u00e9sie et\nde lyrisme au sein de cette musique tr\u00e8s rythmique. C\u2019est le cas dans le\nmorceau le plus connu de la bande originale, un remix de Smalltown Boy de\nBronski Beat&nbsp;: le d\u00e9but est un v\u00e9ritable moment de gr\u00e2ce, aux accents presque\nbaroques, puis la rythmique entre soudainement, et c\u2019est une explosion de sons\net de couleurs. Les musiciens jouent avec un plaisir \u00e9vident&nbsp;: la harpe\ndouble les basses, le violon et le violoncelle proposent parfois des moments\ntr\u00e8s rythmiques, la fl\u00fbte se fait parfois m\u00e9lodieuse et parfois si douce qu\u2019il\nest difficile de la distinguer du synth\u00e9tiseur et des sons \u00e9lectroniques. La\nclarinette n\u2019est pas en reste et se fait remarquer dans de nombreux solos, mais\naussi \u00e0 la basse sur quelques morceaux. L\u2019ambiance devient de plus en plus\n\u00e9lectrisante au fur et \u00e0 mesure de la soir\u00e9e&nbsp;: Arnaud Rebotini aux\nplatines, tr\u00e8s concentr\u00e9, dirige l\u2019ensemble avec rigueur, passe d\u2019un plateau \u00e0\nl\u2019autre, et susurre m\u00eame quelques mots dans un micro pour certaines de ses\ncompositions. Les accords et les th\u00e8mes se r\u00e9p\u00e8tent parfois inlassablement,\ncomme jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puisement, mais sans jamais permettre \u00e0 l\u2019attention du\nspectateur de se rel\u00e2cher. Le son gonfle puis dispara\u00eet, dans un flux et reflux\nperp\u00e9tuel qui surprend toujours. Difficile de ne pas suivre le rythme du bout\ndes doigts, difficile de rester assis et immobile face \u00e0 cette musique qui nous\ntransporte et nous fait vibrer au rythme de ses basses lancinantes&nbsp;: c\u2019est\nune invitation \u00e0 danser perp\u00e9tuelle. Lorsque la musique s\u2019arr\u00eate, on est\npresque pris de cours. Le concert fut haut en couleur, bien diff\u00e9rent de ce\nqu\u2019on a l\u2019habitude d\u2019entendre entre les murs de la Cit\u00e9 de la Musique. Seul\nreproche que l\u2019on pourrait adresser \u00e0 Arnaud Rebotini&nbsp;: ne pas avoir\nassoci\u00e9 certaines s\u00e9quences du concert \u00e0 des extraits du tr\u00e8s beau film pour\nlesquelles elles ont \u00e9t\u00e9 compos\u00e9es\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9lo\u00efse Billette<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Photo : affiche du film<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Arnaud Rebotini&nbsp;joue la bande originale du film de Robin Campillo&nbsp;120 Battements par Minute, r\u00e9compens\u00e9e du C\u00e9sar de la meilleure musique originale en 2018 apr\u00e8s le Prix du Jury du Cannes Soundtrack, la comp\u00e9tition sonore parall\u00e8le au festival. 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