{"id":12964,"date":"2019-05-13T16:37:20","date_gmt":"2019-05-13T14:37:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=12964"},"modified":"2019-05-13T16:37:20","modified_gmt":"2019-05-13T14:37:20","slug":"manon-jules-massenet-olivier-py-opera-comique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=12964","title":{"rendered":"Manon \/ Jules Massenet &#8211; Olivier Py \/ Op\u00e9ra comique"},"content":{"rendered":"\n<p>On  reconna\u00eet le style indubitable du directeur du festival d\u2019Avignon\u00a0: des  masques d\u2019animaux, un monde nocturne, des h\u00f4tels  miteux, des corps nus, du sexe sauvage, une esth\u00e9tique de prostitution,  une noirceur palpable et m\u00eame une t\u00eate de mort qui arrive \u00e0 s\u2019inviter  sur le visage de la douce Manon. Olivier Py offre un nouveau cadre et de  nouvelles couleurs, peinture de ses obsessions,  \u00e0 cette histoire que l\u2019on croit trop conna\u00eetre. Une mise en sc\u00e8ne  personnelle et crue, obsc\u00e8ne, dans un d\u00e9cor magnifique, d\u00e9compos\u00e9, qui  se construit et se d\u00e9construit, entre le r\u00e9el et le r\u00eave, v\u00e9ritable  bric-\u00e0-brac qui se monte et qui se d\u00e9monte, laissant  appara\u00eetre un petit train, une chambre d\u2019h\u00f4tel miteuse comme une forme  de paradis, avec boule \u00e0 facette et papier-peint repr\u00e9sentant l\u2019idylle  des \u00eeles du Sud, une lune claire qui surplombe le chagrin de Des Grieux \u00e0  Saint-Sulpice o\u00f9 en ombre chinoise apparaissent  des corps nus qui dansent, fantasme du chevalier qu\u2019il cherche \u00e0  \u00e9touffer par sa d\u00e9cision ferme de devenir abb\u00e9 et de s\u2019enfermer dans la  tombe vivante. Tout autant de visions, proches parfois du cauchemar,  obscures, oniriques, terriblement libres. Les costumes  accompagnent cette sc\u00e9nographie o\u00f9 la lumi\u00e8re se joue de nous, rouge,  verte, sombre, \u00e9toil\u00e9e, muable. Entre la nudit\u00e9, les masques \u00e9tranges,  les robes \u00e0 paillettes, la lingerie fine, les costumes cravates des  bourgeois, la vulgarit\u00e9 si belle des jupes et talons  aiguille des prostitu\u00e9es, une robe type XVIII<sup>\u00e8me<\/sup> parfois,  comme un rappel discret au contexte original. Tout devient possible. Du  vrai th\u00e9\u00e2tre. Toutefois, cette vision nouvelle veut se conjuguer \u00e0  l\u2019histoire bien connue de Manon Lescaut et du Chevalier  Des Grieux, protagonistes \u00e9ponymes du roman de l\u2019Abb\u00e9 Pr\u00e9vost, repris  sous la plume et la musique de Jules Massenet.\u00a0 Si on se r\u00e9jouit de la  nouvelle lecture d\u2019une \u0153uvre presque galvaud\u00e9e, des probl\u00e8mes de  lisibilit\u00e9 se posent, notamment en raison du d\u00e9calage  entre le style musicale XIX<sup>\u00e8me<\/sup> , des paroles un peu niaises  au vocabulaire d\u00e9suet,\u00a0 et la franche modernit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne. Le  spectateur demeure d\u00e9rout\u00e9 face \u00e0 cette impossible chim\u00e8re puis, peu \u00e0  peu, y adh\u00e8re. Il serait faux de dire que  la musique g\u00eane et trouble\u00a0: quelques grands airs m\u00e9morables pars\u00e8ment  la repr\u00e9sentation, servis par des grands chanteurs, Patricia Petibon et  Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun dans les r\u00f4les titres par exemple. Les retrouvailles \u00e0  Saint-Sulpice \u00e0 la fin de l\u2019acte III ou encore  la jubilante rage de vivre de Manon, en robe dor\u00e9e \u00e0 paillettes et  tiare, dans l\u2019air du cours la Reine, o\u00f9 est clam\u00e9 le d\u00e9licieux plaisir  de la jeunesse qui s\u2019estompe si vite. Parfois discordantes, parfois  parfaitement en accord, on a le sentiment que deux  \u0153uvres se font face, au sein d\u2019un art bien total qu\u2019est l\u2019Op\u00e9ra. Il  serait impossible de refuser cette nouvelle lecture qui parvient \u00e0 nous  faire sourire et \u00e0 nous combler parfois, dans ces jeux conscients  qu\u2019elle a avec la discordance elle-m\u00eame. Olivier Py  retraduit le texte et lui donne un nouveau sens\u00a0: par exemple, quand  l\u2019h\u00f4telier liste les mets du repas propos\u00e9s aux voyageurs et que d\u00e9file  sous nos yeux des couples qui dansent langoureusement en guise de plat \u00e0  choisir. Enrichissons-nous alors d\u2019une vision  de plus, atypique et libre, prouvant encore davantage l\u2019insatiabilit\u00e9  herm\u00e9neutique de toute histoire immortelle. <\/p>\n\n\n\n<p>Anne Fenoy<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Op\u00e9ra-Comique, un lundi soir du mois de mai.<br>La billetterie affiche complet pour cette repr\u00e9sentation de <em>Manon<\/em>, \u0153uvre cr\u00e9\u00e9e, ici m\u00eame, en 1884 (dans le hall d\u2019entr\u00e9e la statue de Manon accueilli les spectateurs aux c\u00f4t\u00e9s de celle de Carmen).<br>Le public s\u2019installe en salle Favart : en attendant le d\u00e9but du spectacle, certains lisent, d\u2019autres mitraillent avec leur portable, d\u2019autres encore discutent.<br>L\u2019orchestre accorde ses instruments.<br>Noir salle.<br>Silence.<br>Et c\u2019est une explosion de couleurs.<br>Le pitch : le jeune Des Grieux \u00e0 le coup de foudre pour Manon Lescaut, que sa famille destine au couvent. Il l\u2019enl\u00e8ve et tous les deux d\u00e9couvrent Paris et ses vestiges.<br>L\u2019op\u00e9ra de Massenet est plong\u00e9 ici dans un univers contemporain situ\u00e9 \u00e0 la fin du XX\u00e8me si\u00e8cle, inspir\u00e9 des com\u00e9dies musicales et transport\u00e9 dans le milieu de la prostitution, entre ruelles sombres, enseignes lumineuses d\u2019h\u00f4tels et les \u00e9tages des maisons closes. D\u00e8s la premi\u00e8re sc\u00e8ne le spectateur est plong\u00e9 dans ce milieu licencieux, avec des belles de nuit qui appellent les clients depuis le balcon de la maison close, ou qui arrive sur sc\u00e8ne \u00e0 moiti\u00e9 nues \u00e0 califourchon des clients.<br>L\u2019h\u00e9ro\u00efne inspir\u00e9e du roman de l\u2019abb\u00e9 Pr\u00e9vost est interpr\u00e9t\u00e9e par Patricia Petibon et son amant par Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun. Patricia Petibon nous s\u00e9duit par les contraste de son interpr\u00e9tation, sa voix douce et cors\u00e9e, innocente et diablesse, ing\u00e9nue et s\u00e9ductrice, et son amant par la maladresse et l\u2019obstination de son personnage, et le charme son interpr\u00e8te. Olivier Py signe une mise en sc\u00e8ne sordide dans certains partis-pris, o\u00f9 l\u2019\u00e9rotisme occupe le premier plan dans une myriade de strass, de jarretelles et o\u00f9 les corps et le(s) sexe(s) s\u2019offrent au regard sans complexe ; un joyeux bordel multi couleur comme la boule \u00e0 facettes qui irradie la sc\u00e8ne et que Manon serrera dans ses bras, comme une bou\u00e9e de sauvetage et qui r\u00e9sume parfaitement les multiples aspects de ce personnage.<br>Remarquable la sc\u00e9nographie de Pierre-Andr\u00e9 Weltz, caract\u00e9ris\u00e9e par ses bo\u00eetes mobiles aux parois de briques noirs qui cr\u00e9ent au fur et \u00e0 mesure des ruelles sombres aux n\u00e9ons flamboyants, des chambres \u00e9troites, des murs majestueux.<br>On a parfois l\u2019impression que les personnages soient \u00e9touff\u00e9s par les d\u00e9cors, en particuliers dans les sc\u00e8nes de masse, \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du train, la f\u00eate \u00e0 Cours-la-Reine, difficile de savoir si cela est voulu ou si ce n\u2019est que le r\u00e9sultat d\u2019une sc\u00e8ne plus petite que celle pour laquelle la sc\u00e9nographie avait \u00e9t\u00e9 dessin\u00e9e.<br>Les d\u00e9cors alternent les atmosph\u00e8res sombres \u00e0 celles color\u00e9es de music-hall, comme dans les costumes les mati\u00e8res \u00e9paisses remplacent les \u00e9toffes fluides, la robe de strass noire la nuisette de satin rouge du d\u00e9but.<br>Une mise en sc\u00e8ne qui ne sera pas du gout de tout le monde mais qui met en valeur l\u2019univers vicieux et sordide du roman et explique pourquoi il a fait scandale. <\/p>\n\n\n\n<p>Monica Mele<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Inspir\u00e9 de <em>L\u2019Histoire\ndu chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut<\/em>, l\u2019op\u00e9ra de\nMassenet&nbsp; transforme Manon en mythe aux\naccents \u00ab&nbsp;d\u2019\u00e9ternel f\u00e9minin&nbsp;\u00bb. Cr\u00e9\u00e9e pour l\u2019Op\u00e9ra Comique en 1884, c\u2019est\ndans la salle Favart dans laquelle elle a vu le jour que l\u2019on retrouve cette \u0153uvre\nsous la direction musicale de Marc Minkowski. La mise en sc\u00e8ne audacieuse d\u2019Olivier\nPy met l\u2019accent sur la prostitution et la d\u00e9bauche pr\u00e9sentes dans le roman mais\natt\u00e9nu\u00e9es dans le livret pour ne pas offenser le public bourgeois du XIX<sup>\u00e8me <\/sup>si\u00e8cle. <\/p>\n\n\n\n<p>Le premier acte et ses allures de cabaret, nous projette vers Pigalle et ses plaisirs nocturnes. Manon appara\u00eet comme cette jeune fille qui eut \u00ab\u00a0hier seize ans\u00a0\u00bb, qui songe \u00e0 \u00ab\u00a0Combien ce doit \u00eatre amusant \/ De s\u2019amuser toute une vie\u00a0\u00bb, mais qui se retrouve fig\u00e9e dans une soci\u00e9t\u00e9 patriarcale o\u00f9 les femmes sont r\u00e9duites au rang d\u2019objet. Poursuivie par un Guillot on ne plus insistant, elle se voit ass\u00e9ner les conseils de son cousin Lescaut : \u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Ne bronchez pas, soyez gentille<\/p>\n\n\n\n<p>Et n\u2019oubliez pas, <\/p>\n\n\n\n<p>mon cher coeur, <\/p>\n\n\n\n<p>Que je suis gardien <\/p>\n\n\n\n<p>de l\u2019honneur de la famille !<\/p>\n\n\n\n<p>Sa rencontre avec\nDes Grieux est doublement marqu\u00e9e par la fatalit\u00e9, celle de la rencontre\namoureuse, mais aussi celle du sort r\u00e9serv\u00e9 aux femmes :<\/p>\n\n\n\n<p>On m\u2019accuse dans ma famille <\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019aimer trop le plaisir. <\/p>\n\n\n\n<p>On me met au couvent <\/p>\n\n\n\n<p>Tout \u00e0 l\u2019heure\u2026 et c\u2019est l\u00e0 l\u2019histoire <\/p>\n\n\n\n<p>De Manon Lescaut.<\/p>\n\n\n\n<p>Des mots que l\u2019on\nretrouve \u00e0 la fin de l\u2019\u0153uvre mais avec une connotation bien distincte. Car,\nquitte \u00e0 devoir choisir entre les r\u00f4les impos\u00e9s de la sainte ou de la fille de\njoie, Manon choisit la libert\u00e9. Ce coup de foudre lui permet de conna\u00eetre l\u2019amour\nmais surtout d\u2019\u00e9chapper au couvent. Ne pas r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 Des Grieux que son p\u00e8re\ncompte l\u2019enlever \u00e0 la fin de l\u2019acte II, lui \u00e9vite de s\u2019enfermer dans le carcan\nde l\u2019\u00e9pouse. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est resplendissante qu\u2019elle repara\u00eet dans l\u2019acte suivant, la t\u00eate couronn\u00e9e et dans une robe scintillante, elle descend l\u2019escalier sous les regards emplis de convoitise de Br\u00e9tigny et des seigneurs. La remarquable interpr\u00e9tation de Patricia Petibon permet \u00e0 Manon de r\u00e9gner et de se jouer des normes impos\u00e9es en s\u2019exclamant : \u00ab\u00a0Suis-je pas gentille, ainsi ?\u00a0\u00bb avant d\u2019entonner un air de gavotte empli de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et libert\u00e9 : <\/p>\n\n\n\n<p>Profitons bien de la jeunesse<\/p>\n\n\n\n<p>Des jours, qu\u2019am\u00e8ne <\/p>\n\n\n\n<p>le printemps !<\/p>\n\n\n\n<p>Aimons, rions, chantons <\/p>\n\n\n\n<p>sans cesse, <\/p>\n\n\n\n<p>Nous n\u2019avons encor <\/p>\n\n\n\n<p>que vingt ans ! <\/p>\n\n\n\n<p>Mais la joie ne dure qu\u2019un temps, apprenant de la part du Comte que Des Grieux compte entrer dans les ordres, c\u2019est elle qui volera cette fois \u00e0 son secours pour l\u2019emp\u00eacher de se retirer du monde et de ses plaisirs. \u00ab\u00a0N\u2019est-ce plus ta main que \/ cette main presse ?\u00a0\u00bb, lui dit-elle dans ce qui s\u2019apparente \u00e0 une v\u00e9ritable danse de s\u00e9duction. Charm\u00e9 par ses caresses, De Grieux s\u2019enfuit avec elle. <\/p>\n\n\n\n<p>Aussi fort soit leur amour, la r\u00e9alit\u00e9 rattrape les amants \u00e0 court d\u2019argent. La mise en sc\u00e8ne du tripot illustre \u00e0 la fois la jouissance du moment pr\u00e9sent et le destin qui guette. L\u2019inversion des r\u00f4les par le travestissement des costumes d\u00e9concerte mais s\u2019av\u00e8re pertinente et efficace : ici c\u2019est Manon, habill\u00e9e en homme qui m\u00e8ne la danse, Des Grieux dans sa robe rouge suit. Il enl\u00e8vera d\u2019ailleurs ses atours lorsqu\u2019il revendiquera, une fois de plus, son honneur, pour se battre contre les accusations de tricheries. Geste fatal : Guillot, tenant ainsi sa revanche alertera la police et l\u2019acte IV se termine sur l\u2019arrestation des deux amants. <\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier acte laisse le destin accomplir son cruel dessein. De par son rang, Des Grieux est bien vite lib\u00e9r\u00e9, mais Manon doit \u00eatre d\u00e9port\u00e9e. Chevalier oblige, il tente l\u2019impossible pour la d\u00e9livrer. Une fois r\u00e9unis, reconnaissante d\u2019amour, Manon se consume et se lib\u00e8re d\u00e9finitivement des cha\u00eenes de ce monde. Une mise en sc\u00e8ne plus sobre dans cette derni\u00e8re sc\u00e8ne aurait peut-\u00eatre davantage mis l\u2019accent sur l\u2019aspect lyrique du texte et de la musique, mais assumant jusqu\u2019au bout le parti pris de faire briller Manon, celle-ci appara\u00eet dans sa robe \u00e9tincelante, les poignets orn\u00e9s de bracelets. Un choix qui permet d\u2019att\u00e9nuer le pathos pour souligner d\u2019autres aspects de l\u2019\u0153uvre. Ainsi, \u00e0 la d\u00e9claration d\u2019amour de Des Grieux \u00ab\u00a0Voici la nuit qui tombe\u2026 \/ C\u2019est la premi\u00e8re \u00e9toile !\u00a0\u00bb, elle r\u00e9pond non sans ironie : \u00ab\u00a0Ah ! le beau diamant ! \/ Tu vois, je suis encor coquette !\u00a0\u00bb. Une fin qui m\u00eale le comique au tragique, pour une femme scintillante et avide de libert\u00e9 comme elle l\u2019annon\u00e7ait dans les vers de la gavotte :<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis belle, je suis heureuse ! <\/p>\n\n\n\n<p>Autour de moi, tout doit fleurir ! <\/p>\n\n\n\n<p>Je vais \u00e0 tout ce qui m\u2019attire <\/p>\n\n\n\n<p>Et si Manon devait jamais mourir,<\/p>\n\n\n\n<p>Ce serait, mes amis, dans un \u00e9clat de rire !<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Bastard<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Photo : Arte Concert<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >On reconna\u00eet le style indubitable du directeur du festival d\u2019Avignon\u00a0: des masques d\u2019animaux, un monde nocturne, des h\u00f4tels miteux, des corps nus, du sexe sauvage, une esth\u00e9tique de prostitution, une noirceur palpable et m\u00eame une t\u00eate de mort qui arrive \u00e0 s\u2019inviter sur le visage [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":12965,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8,31],"tags":[],"class_list":["post-12964","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-opera","category-opera-comique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12964","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12964"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12964\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12964"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12964"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12964"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}