{"id":13150,"date":"2019-06-23T20:43:49","date_gmt":"2019-06-23T18:43:49","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=13150"},"modified":"2019-06-23T20:43:49","modified_gmt":"2019-06-23T18:43:49","slug":"film-francais-en-competition-vif-argent-de-stephane-batut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=13150","title":{"rendered":"Film fran\u00e7ais en comp\u00e9tition &#8211; Vif-Argent de St\u00e9phane Batut [Champs \u00c9lys\u00e9es Film Festival]"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La po\u00e9sie retrouv\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Prendre le temps de la lenteur, prendre le temps de la\ntendresse, voil\u00e0 en quelques mots ce que se propose de faire <em>Vif-Argent<\/em>. Le spectateur, errant tel\nson protagoniste au d\u00e9but du film, se laisse guider au milieu des sensations\nretrouv\u00e9es, comme v\u00e9cues pour la premi\u00e8re fois. Au seuil du fantastique nous\nest r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ce que la r\u00e9alit\u00e9 peut contenir de r\u00eave, de disparu et d\u2019\u00e9ternelle\npr\u00e9sence. Passer d\u2019une rive \u00e0 l\u2019autre, entreprendre le dernier voyage se fait\nici gr\u00e2ce aux souvenirs et nous partageons \u00e0 cette occasion diff\u00e9rents\nfragments de vie, tous mis en sc\u00e8ne avec cette esp\u00e8ce de dr\u00f4lerie\ncaract\u00e9ristique du film, ce dernier se refusant au s\u00e9rieux. <\/p>\n\n\n\n<p>Ici, malgr\u00e9 la gravit\u00e9 du th\u00e8me trait\u00e9, aucun heurt. La\npo\u00e9sie prime,&nbsp;de la nudit\u00e9 sereine \u00e0 l\u2019amour pur des corps qui s\u2019enlacent.\nLa beaut\u00e9 na\u00efve \u2013 et il faut entendre ce terme positivement \u2013 et le charme\nmaladroit du personnage incarn\u00e9 par Judith Chemla accompagnent le spectateur\ndans la douce folie du retour du mort, th\u00e8me qui d\u00e9cid\u00e9ment obs\u00e8de le monde du\ncin\u00e9ma et du th\u00e9\u00e2tre. L\u2019acceptation de la mort, la n\u00f4tre ou celle d\u2019un \u00eatre\naim\u00e9, est un drame intime qui n\u2019appelle pas au spectaculaire et que le\nr\u00e9alisateur parvient \u00e0 restituer avec une d\u00e9licatesse saisissante. Du son mat\ndes pieds sur le parquet au bruissement des cheveux qui se d\u00e9tachent, le film\nse d\u00e9ploie autour d\u2019une esth\u00e9tique du d\u00e9tail et de la couleur. <\/p>\n\n\n\n<p>Sans jamais se d\u00e9partir de son humour salvateur, <em>Vif-Argent<\/em> explore et fait ressentir \u00e0\nson spectateur un \u00e9ventail complet d\u2019\u00e9motions. De la crainte \u00e0 la joie, des\nlarmes \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hension, le film se propose d\u2019\u00eatre une exp\u00e9rience compl\u00e8te\net coh\u00e9rente, que la fin vient rehausser d\u2019une touche de burlesque. Oser la com\u00e9die,\noser la po\u00e9sie pour traiter d\u2019un drame sont des choix courageux et qui ne sont plus\nsi fr\u00e9quents au cin\u00e9ma. On les appr\u00e9cie d\u2019autant plus au c\u0153ur d\u2019un festival ou\nle drame violent semble \u00eatre devenu la forme d\u2019expression privil\u00e9gi\u00e9e d\u2019une vie\ncomprise comme de plus en plus complexe et d\u00e9sesp\u00e9rante. <\/p>\n\n\n\n<p>Mathilde Charras <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >La po\u00e9sie retrouv\u00e9e Prendre le temps de la lenteur, prendre le temps de la tendresse, voil\u00e0 en quelques mots ce que se propose de faire Vif-Argent. 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