{"id":1354,"date":"2011-12-12T15:58:28","date_gmt":"2011-12-12T14:58:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=1354"},"modified":"2011-12-12T15:58:28","modified_gmt":"2011-12-12T14:58:28","slug":"ma-chere-lise-vincent-almendros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=1354","title":{"rendered":"Ma ch\u00e8re Lise, Vincent Almendros"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Ma ch\u00e8re Lise<\/em> \u00e9crit par Vincent Almendros et publi\u00e9 aux \u00e9ditions de Minuit. <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chronique litt\u00e9raire de <strong>Cl\u00e9ment B\u00e9nech<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Soyons un peu novateurs et commen\u00e7ons par les d\u00e9fauts de ce premier roman, \u00e9tape qui ne devrait pas durer longtemps vu sa facture. Le narrateur, un jeune homme de 25 ans lettr\u00e9 issu d\u2019un milieu modeste, donne des cours du soir \u00e0 une nymphette lyc\u00e9enne. Puisque les parents de Lise ne semblent y voir aucun inconv\u00e9nient, il passe maintenant la plupart de ses week-ends chez eux \u00e0 la campagne, dans leur grande maison. Car chez Lise, on a de l\u2019argent\u00a0: le p\u00e8re a d\u00e9couvert le principe du film plastique et vit l\u00e0-dessus depuis quelques temps, occupant ses journ\u00e9es \u00e0 scruter les oiseaux avec ses jumelles ou \u00e0 perfectionner son grec et son latin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des d\u00e9fauts, donc, puisqu\u2019il en faut. <em>Ma ch\u00e8re Lise <\/em>est un titre assez peu inspir\u00e9 pour ce roman qui l\u2019est beaucoup plus. On aurait imagin\u00e9 un titre un peu plus Minuit, du style <em>Enseigner<\/em> ou un jeu de mots (celui qui cl\u00f4t le roman est d\u2019ailleurs magnifique, mais chut, ici c\u2019est le paragraphe p\u00e9joratif). Difficile de reprocher autre chose \u00e0 ce roman sans lui nier sa raison d\u2019\u00eatre\u00a0: certes, la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de l\u2019intrigue peut agacer, mais elle respecte d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre son contrat et on ne saurait lui enlever cette pr\u00e9rogative. Quant \u00e0 la langue, si elle p\u00e8che, c\u2019est par manque d\u2019initiatives un peu bancales, on aurait voulu peut-\u00eatre un peu de prise de risque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Ma ch\u00e8re Lise<\/em> est un roman qui se lit d\u2019une traite, comme un roman d\u2019aventures ou une lettre d\u2019amour \u2013 ce qu\u2019il est, finalement. Et nous sommes pass\u00e9s aux qualit\u00e9s\u00a0: jamais il n\u2019ennuie le lecteur, sauf \u00e0 ce qu\u2019on lise des livres pour vivre des p\u00e9rip\u00e9ties rocambolesques. L\u2019humour cocasse et fin est pr\u00e9sent \u00e0 chaque page et l\u2019intrigue nous fait tourner les pages\u00a0: le narrateur finira-t-il par conclure avec cette jeune fille qui n\u2019a de cesse de l\u2019aguicher\u00a0? Elle est tout en petites allusions et en gamineries, lui engonc\u00e9 dans son comportement raisonnable d\u2019homme plus m\u00fbr. Les personnages, attachants, sont d\u00e9peints en deux coups de pinceaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour son premier roman, Vincent Almendros r\u00e9ussit une difficile synth\u00e8se entre l\u2019acuit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture, pesant les beaux mots et les mots usuels avec un grand doigt\u00e9, et la finesse de l\u2019univers qu\u2019elle tente de circonscrire. Sa narration r\u00e9ussit sur tous les tableaux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Ma ch\u00e8re Lise \u00e9crit par Vincent Almendros et publi\u00e9 aux \u00e9ditions de Minuit. 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