{"id":13570,"date":"2019-10-21T15:01:07","date_gmt":"2019-10-21T13:01:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=13570"},"modified":"2019-10-21T15:01:07","modified_gmt":"2019-10-21T13:01:07","slug":"aux-rats-des-paquerettes-nabe-texte-balabanov-theatre-la-croisee-des-chemins-octobre-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=13570","title":{"rendered":"Aux rats des p\u00e2querettes \/ Nabe (texte), Balabanov \/ Th\u00e9\u00e2tre la Crois\u00e9e des Chemins \/ Octobre 2019"},"content":{"rendered":"\n<p>Image d&rsquo;ent\u00eate :  <em>Fables de La Fontaine<\/em>, 3<sup>e<\/sup>&nbsp;s\u00e9rie, \u00c9pinal, Pellerin et C<sup>ie<\/sup>, 1888 (Biblioth\u00e8que de l\u2019Institut, in-4\u00b0 Erhard 394) <\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>Dans les rues, sur les pav\u00e9s, les journaux crient au scandale, aboient les infamies et se jouent des r\u00e9volutions ; dans les th\u00e9\u00e2tres, sur le plancher, c\u2019est la \u00ab pl\u00e8be \u00bb qui s\u2019exprime. Et c\u2019est, ici, un fait illustr\u00e9 tout \u00e0 la fois sur sc\u00e8ne et par la sc\u00e8ne elle-m\u00eame, dans la pi\u00e8ce titr\u00e9e <span style=\"text-decoration: underline\">Aux rats des p\u00e2querettes <\/span>et jou\u00e9e dans le th\u00e9\u00e2tre de <em>\u00ab La Crois\u00e9e des Chemins \u00bb<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>Sur sc\u00e8ne donc, et ici presque avec le public (dont la proximit\u00e9 certaine est en partie due \u00e0 la taille du th\u00e9\u00e2tre), un homme (interpr\u00e9t\u00e9 par Paco Balabanov) y parle seul pendant pr\u00e8s d\u2019une heure et dix minutes. Il y d\u00e9roule avec application un monologue sanglant (pas assez diront certains, trop peu diront d\u2019autres) traitant de la crise des Gilets jaunes mais surtout, et c\u2019est l\u00e0 le plus int\u00e9ressant, du traitement que l\u2019 \u00ab \u00e9lite \u00bb m\u00e9diatique et intellectuelle lui a r\u00e9serv\u00e9, ainsi que de l\u2019ind\u00e9cision r\u00e9volutionnaire qui leur fait face.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir d\u2019extraits pr\u00e9lev\u00e9s dans une \u0153uvre de Marc-Edouard Nabe, qui en est \u00e0 la fois l&rsquo;auteur et le co-metteur en sc\u00e8ne avec l\u2019aide du com\u00e9dien Paco Balabanov. Autant par la mise en sc\u00e8ne, traduite par un d\u00e9cor presque absent (se r\u00e9sumant \u00e0 une simple poubelle) mais dont le papier (les journaux) prend peu \u00e0 peu une place importante &#8211; jusqu\u2019\u00e0 l&rsquo;\u00e9touffement du sol (nous y reviendrons), que par les propos du personnage : c\u2019est \u00e0 une heure quasi-cathartique que le cr\u00e9dule spectateur doit s\u2019attendre. <em>Quasi<\/em>, car \u00e0 l\u2019inverse de la catharsis, le personnage ne nous lib\u00e8re pas de nos passions, mais nous reproche presque de ne pas en avoir, de ne pas plonger tout entier dans la fi\u00e8vre r\u00e9volutionnaire et br\u00fblante des Bakounine, Kropotkine, Proudhon et autres penseurs anarchistes. L\u2019Homme (car ce pourrait tout aussi bien \u00eatre une femme, ici le sexe du personnage n\u2019est pas d\u00e9terminant), nous rend coupable de notre passivit\u00e9 consommatrice, laquelle se compla\u00eet dans un syst\u00e8me pr\u00e9\u00e9tabli et qui perdure gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019ind\u00e9cision permanente de ceux qui pr\u00e9tendent faire une<em> \u00ab r\u00e9volution <\/em>\u00bb. Tout le monologue se construit autour de cette id\u00e9e : les Gilets jaunes sont une arnaque. On nous les vend comme des r\u00e9volutionnaires tandis que ce ne sont que de simples citoyens, consommateurs avant tout, qui tentent de s\u2019\u00e9lever au rang de la bourgeoisie capitaliste et voudraient se doter d\u2019un pouvoir d\u2019achat \u00e9gal. <\/p>\n\n\n\n<p>Les auteurs de ce fourbe mensonge constituent le second th\u00e8me principal du texte : les <em>m\u00e9dias<\/em>. Et c\u2019est l\u00e0 que la mise en sc\u00e8ne prend toute sa mesure. La sc\u00e8ne est vide et sombre : un ou deux projecteurs qui \u00e9clairent humblement la sc\u00e8ne, et un homme, seul. Une poubelle se distingue \u00e0 sa droite. Peut-\u00eatre des kilos de journaux sont entass\u00e9s dedans et, peu \u00e0 peu, sont jet\u00e9s en l\u2019air pour couvrir le sol noir et nu. Ainsi sont les m\u00e9dias : issus de la <em>\u00ab fange des bourbiers de la route \u00bb<\/em> (refl\u00e9ter celle-ci est par ailleurs le r\u00f4le de la litt\u00e9rature selon Stendhal). L\u2019homme prend peu \u00e0 peu leur place dans la poubelle et s\u2019y enfonce tandis que la paperasse s\u2019\u00e9tale sur les planches. <\/p>\n\n\n\n<p>Les journaux \u00e9touffent donc la sc\u00e8ne qui ne peut plus respirer au vu du nombre d\u2019informations (\u00e0 la certitude\/la neutralit\u00e9 douteuse) qu\u2019ils d\u00e9versent. Le texte &#8211; qui comprend de nombreuses r\u00e9f\u00e9rences qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable de poss\u00e9der pour mieux en saisir l\u2019humour d\u00e9lectable, semble donner \u00e0 l\u2019Homme &#8211; tr\u00e8s paradoxalement, une posture de journaliste engag\u00e9 qui analyse la situation au prisme de sa propre id\u00e9ologie. <\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, le titre, peu flatteur pour la pi\u00e8ce, prend tout son sens lorsque  l\u2019on nous en a expos\u00e9 une explication qui le porte au rang du trait d\u2019esprit plus que du jeu de mot. <\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce ne vous donne rien. Elle ne vous accorde pas le moindre droit de r\u00e9ponse au discours r\u00e9volt\u00e9 du seul et v\u00e9ritable r\u00e9volutionnaire, dont le monologue deviendrait presque une tirade (nous int\u00e9grant au monde qu\u2019il d\u00e9crit). Cons\u00e9quemment, il faut vous pr\u00e9parer \u00e0 \u00e9couter un discours qui va jusqu\u2019\u00e0 son terme, qui se veut absolu dans ses id\u00e9es mais surtout radical en tout point, car c\u2019est bien l\u00e0 la force du texte : prendre \u00e0 la racine le sujet. <\/p>\n\n\n\n<p>Cette heure, confin\u00e9e dans le petit th\u00e9\u00e2tre, est \u00e0 mon sens lib\u00e9ratrice car le traitement que Nabe a r\u00e9alis\u00e9 sur le sujet est d\u2019autant plus satisfaisant qu\u2019il d\u00e9note du discours habituel et r\u00e9p\u00e9titif. Le clou du spectacle, du plaidoyer, est une ouverture formidable : un drapeau noir (comment ne pas y voir une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la couleur anarchiste ?) mais simple, qui nous octroie (enfin !) la possibilit\u00e9 d\u2019y ancrer nos r\u00e9volutions, <em>les n\u00f4tres<\/em>. <span style=\"text-decoration: underline\">Aux rats des p\u00e2querettes<\/span> est donc \u00e0 voir, ne serait-ce que pour la discussion <em>post<\/em>-spectacle propos\u00e9e par le com\u00e9dien et qui permet de mieux comprendre l\u2019origine de la pi\u00e8ce et d\u2019entendre les opinions des spectateurs. Ce partage \u00e9tant bien ce que les m\u00e9dias n\u2019offrent plus : une interaction avec, et entre citoyens.<\/p>\n\n\n\n<p> &#8212; Camille LOPEZ<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>Quand on entre dans le th\u00e9\u00e2tre, on peut \u00eatre surpris par la taille de la salle &#8211;  qui est en r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s petite. En effet, on compte seulement trois bancs pour les spectateurs et une sc\u00e8ne, sans estrade, \u00e0 m\u00eame le sol. Le spectateur est tout de m\u00eame bien assis, sur des coussins rouges et gris. La salle est loin d\u2019\u00eatre pleine, mais il est vingt heures et les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignent pour plonger le spectateur dans le noir. Alors une<em> voix-off<\/em>, masculine et grave, surgit du plafond. Elle d\u00e9crit ce qu\u2019elle voit devant elle : un champ de bataille moderne, des voitures qui br\u00fblent, des militants en jaune et des policiers sur des chevaux. Elle veut donner \u00e0 voir des images famili\u00e8res au spectateur, puisqu\u2019il a pu en \u00eatre t\u00e9moin, de loin ou de pr\u00e8s, lors des r\u00e9cents \u00e9v\u00e9nements \u00e0 Paris avec les Gilets Jaunes. La voix s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, l\u2019\u00e9locution est remarquable mais on se doute qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 travaill\u00e9e et pr\u00e9-enregistr\u00e9e. Puis, quand elle se tait, les lumi\u00e8res se rallument et un com\u00e9dien appara\u00eet au centre de la sc\u00e8ne. Seul sur sc\u00e8ne &#8211; et cela pendant une heure, il nous d\u00e9livre son point de vue, ou plut\u00f4t celui de l\u2019auteur, Nabe, sur le mouvement social des Gilets jaunes. <\/p>\n\n\n\n<p>Sa critique est violente et n\u2019\u00e9pargne personne. D\u2019abord, les Gilets jaunes eux-m\u00eames &#8211; qui ont fait le pire des choix possibles : celui du pacifisme. C\u2019est ce qui a entra\u00een\u00e9 leur chute et leur oubli, puisque selon l\u2019auteur, ils auraient d\u00fb continuer et accentuer les violences. Les conseils donn\u00e9s sont ironiques et grotesques : <em>\u00ab&nbsp;plut\u00f4t que chanter la Marseillaise sous l\u2019Arc de Triomphe, ils auraient d\u00fb pisser sur la flamme du soldat inconnu.&nbsp;\u00bb <\/em>Pour lui, il ne peut y avoir de r\u00e9volution sans violence, m\u00eame si l\u2019exemple de Gandhi prouve bien le contraire\u2026 Puis, vient le tour des policiers qui &#8211; eux, sont aussi responsables de la violence engendr\u00e9e \u00e0 cause de leurs armes, <em>\u00ab&nbsp;des pistolets qui font perdre des yeux, des grenades qui font perdre des mains.&nbsp;\u00bb<\/em> Enfin, une grande partie de la pi\u00e8ce est consacr\u00e9e \u00e0 la critique de la presse. Tous les journaux, tous les m\u00e9dias y passent : <em>\u00ab&nbsp;BFM.TV&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Cnews&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Le Monde&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Lib\u00e9ration&nbsp;\u00bb<\/em>. Ils sont tous contenus dans une poubelle, o\u00f9 la lecture est int\u00e9ressante et double. En effet, on peut interpr\u00e9ter la poubelle comme repr\u00e9sentative du temps qui est pass\u00e9, la r\u00e9volution est oubli\u00e9e et presque rien n\u2019a chang\u00e9&#8230;. Ou bien, les journaux et la presse sont \u00e0 mettre \u00e0 la poubelle puisqu\u2019ils ne sont en rien objectifs, d\u00e9fendent Macron et sont bien contents de l\u2019arr\u00eat des violences.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte souligne avec intelligence qu\u2019aucun intellectuel n\u2019a voulu encadrer le mouvement puisque de toute fa\u00e7on, le but ultime des Gilets jaunes n\u2019est pas de diminuer la consommation mais de consommer comme les bourgeois. M\u00eame si l\u2019acteur bouge beaucoup et joue avec la poubelle en la d\u00e9pla\u00e7ant ou m\u00eame en se glissant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, son jeu reste assez sobre. Le ton est principalement sarcastique, sauf \u00e0 la fin lorsque, montant sur la poubelle, accompagn\u00e9 d\u2019un drapeau noir, il fait un appel \u00e0 la r\u00e9volution, non pas contre l\u2019\u00c9tat mais contre la soci\u00e9t\u00e9. Sans l\u2019\u00c9tat, la soci\u00e9t\u00e9 est toujours l\u00e0, c\u2019est elle la principale responsable de l\u2019ali\u00e9nation des Hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>La force de la pi\u00e8ce reste le texte, qui sonne tr\u00e8s bien dans la bouche du com\u00e9dien. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par Nabe, aujourd&rsquo;hui boycott\u00e9 par la presse mais qui dans les ann\u00e9es 2000 a connu un honorable succ\u00e8s. On peut cependant critiquer l\u2019auteur dans le sens o\u00f9 les Gilets jaunes \u00e9taient un mouvement social qui n\u00e9cessitait l\u2019action, et qu\u2019il est toujours plus facile de dire ce qu\u2019il aurait fallu faire apr\u00e8s coup. On se demande d\u2019ailleurs o\u00f9 \u00e9tait l\u2019auteur durant ces mouvements sociaux, peut-\u00eatre aux c\u00f4t\u00e9s des manifestants &#8211; ou bien dans sa tour d\u2019ivoire ?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Simon HAFI<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\">\n\n\u2042\n\n<\/p>\n\n\n\n<p>Cher th\u00e9\u00e2tre de <em>La Crois\u00e9e Des Chemins<\/em>, <\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est la deuxi\u00e8me fois que je te rends visite en tra\u00eenant des pieds parce que t&rsquo;es au fin fond du 15\u00e8me, parce que t&rsquo;es tout <em>rikiki<\/em> et parce que ton affiche elle me donne pas trop envie\u2026 Et <span style=\"text-decoration: underline\">pourtant<\/span> ! Toi, dr\u00f4le de th\u00e9\u00e2tre, c&rsquo;est la deuxi\u00e8me fois que, contre toute attente, tu me donnes \u00e0 voir du th\u00e9\u00e2tre de haute voltige, du th\u00e9\u00e2tre comme on en trouve difficilement \u00e0 Paris, du th\u00e9\u00e2tre sans langue de bois, sans filtre et sans fioritures. Qu&rsquo;est-ce que \u00e7a fait du bien ! <\/p>\n\n\n\n<p>Du 15 au 29 octobre, tous les mardis soirs \u00e0 20h, au Th\u00e9\u00e2tre de la Crois\u00e9e des Chemins se joue une pi\u00e8ce au titre \u00e9trange : <span style=\"text-decoration: underline\">Aux Rats des P\u00e2querettes<\/span>. Oui, vous avez bien lu. Non, je n\u2019ai pas fait de faute d\u2019orthographe. Ici, on s\u2019adresse bien aux rats, ces animaux peu appr\u00e9ci\u00e9s qui rampent dans les caniveaux et qui renversent les poubelles. <span style=\"text-decoration: underline\">Aux Rats des P\u00e2querettes<\/span> c\u2019est avant tout le titre du roman de Marc-\u00c9douard Nabe, texte subversif et on ne peut plus actuel puisqu\u2019il traite du mouvement des Gilets jaunes &#8211; mais pas seulement. Ce texte parle surtout de la r\u00e9volution, <em>la vraie<\/em>, pas celle du samedi apr\u00e8m qu\u2019on peut faire entre deux McDo&rsquo;s pour se d\u00e9gourdir les pattes. Et si l&rsquo;on n&rsquo;est pas oblig\u00e9s d&rsquo;\u00eatre d&rsquo;accord avec tout ce qui y est dit, on ne peut que savourer cette langue bien pendue qui fait des pieds de nez \u00e0 tout et \u00e0 tout le monde, sans exception : les politiques, les flics, les m\u00e9dias, les Gilets jaunes eux-m\u00eames, les intellectuels, les comiques &#8211; d\u2019Alain Finkielkraut \u00e0 J\u00e9r\u00f4me Rodriguez en passant par Dieudonn\u00e9, tout le monde en prend pour son grade !<\/p>\n\n\n\n<p>Paco Balabanov interpr\u00e8te ce texte avec une grande justesse. Seul, sur un plateau muni pour seul d\u00e9cor d&rsquo;une poubelle remplie de journaux (le message est clair), il est bluffant. D&rsquo;une voix presque hypnotique tant elle emplit chaque mot de sens, le com\u00e9dien parvient \u00e0 nous tenir pendus \u00e0 ses l\u00e8vres du d\u00e9but \u00e0 la fin. Le texte est l\u00e0, servi sur un plateau, port\u00e9 par une voix p\u00e9n\u00e9trante qui donne vie tout en sobri\u00e9t\u00e9 \u00e0 un texte haut en couleur. <\/p>\n\n\n\n<p>Si vous ne savez pas quoi faire de votre mardi soir et que vous aimez le franc parl\u00e9, courez vite voir cette pi\u00e8ce toute en simplicit\u00e9, qui pourtant percute et ne pourra pas vous laisser indiff\u00e9rent(s). Vous aurez en prime, \u00e0 la sortie du spectacle, l&rsquo;occasion de discuter du texte et de son interpr\u00e9tation avec Paco Balabanov en personne ! <em>Qui dit mieux ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p> &#8212; Alix PHILIPPOT<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Image d&rsquo;ent\u00eate : Fables de La Fontaine, 3e&nbsp;s\u00e9rie, \u00c9pinal, Pellerin et Cie, 1888 (Biblioth\u00e8que de l\u2019Institut, in-4\u00b0 Erhard 394) \u2042 Dans les rues, sur les pav\u00e9s, les journaux crient au scandale, aboient les infamies et se jouent des r\u00e9volutions ; dans les th\u00e9\u00e2tres, sur le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":13571,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-13570","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-theatre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13570","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=13570"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/13570\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=13570"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=13570"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=13570"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}