{"id":1359,"date":"2011-11-30T20:00:37","date_gmt":"2011-11-30T19:00:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=1359"},"modified":"2011-11-30T20:00:37","modified_gmt":"2011-11-30T19:00:37","slug":"triples","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=1359","title":{"rendered":"Triples"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><strong><em>Triples<\/em> par <a href=\"http:\/\/www.orchestre-ile.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l&rsquo;Orchestre National d&rsquo;\u00cele-de-France<\/a> et <\/strong><span class=\"ditribution\"><strong>le<\/strong> <strong>Trio Wanderer<\/strong><\/span><strong> (<\/strong><span class=\"ditribution\">Violon, violoncelle, piano) <\/span><strong>sous la direction de Wilson Hermanto<\/strong>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Felix Mendelssohn, <em>La Belle M\u00e9lusine<\/em> &#8211; Ludwig van Beethoven, <em>Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur op. 56<\/em> &#8211; Matteo Franceschini, <em>Ego<\/em> &#8211; Franz Schubert, <em>Symphonie n\u00b0 8 en si mineur \u00ab Inachev\u00e9e \u00bb<\/em><\/span><\/span><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a href=\"#Evans\">La critique de Delphine Evans<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a href=\"#Gastaldo\">La critique de C\u00e9cile Gastaldo<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a href=\"#Grand\">La critique de Quentin Grand<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a href=\"#Hamy\">La critique d&rsquo;Apolline Hamy<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a href=\"#Lotterie\">La critique de Jos\u00e9phine Loterie<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#le concert\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">La critique de Bernadette Plageman<\/span><\/span><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"Evans\"><\/a>L\u2019Orchestre National d\u2019\u00cele-de-France et le trio Wanderer ont r\u00e9uni leurs forces \u00e0 la Salle Gaveau le mois dernier pour pr\u00e9senter un concert spectaculaire autour du th\u00e8me des triples concerti. Ainsi, nous avons eu le plaisir de d\u00e9couvrir Ego, le nouveau triple concerto pour piano, violon, violoncelle et orchestre, du compositeur en r\u00e9sidence \u00e0 l\u2019Orchestre National d\u2019\u00cele-de-France, le jeune italien Matteo Franceschini. Mont\u00e9e en France pour la premi\u00e8re fois depuis sa cr\u00e9ation initiale en Italie il y a six mois, cette composition actuelle r\u00e9clame son inspiration du triple concerto de Beethoven, autant dans sa conception que dans sa formation instrumentale.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Franceschini a bas\u00e9 son \u0153uvre sur une id\u00e9e centrale,\u00a0 celle du miroir et de son symbolisme. \u00c0 travers les quatre mouvements, il explore les diverses notions \u00e9voqu\u00e9es par cet embl\u00e8me mystique depuis les Grecs : l\u2019\u00e9nigme de l\u2019illusion et de la v\u00e9rit\u00e9, de soi et de l\u2019autre, de l\u2019identit\u00e9 et de la diversit\u00e9. D\u2019apr\u00e8s le compositeur, le premier mouvement Andante, solitario d\u00e9veloppe l\u2019interpr\u00e9tation du sujet comme une repr\u00e9sentation du double, de la naissance et de la prise de conscience de sa propre image qui s\u2019\u00e9veille chez chacun d\u2019entre nous. En effet, l\u2019image r\u00e9fl\u00e9chie est magnifiquement \u00e9voqu\u00e9e par les percussions entour\u00e9es par le jeu d\u2019harmoniques intens\u00e9ment atmosph\u00e9rique dans les cordes. Le Rituale du deuxi\u00e8me mouvement, riche en fanfares de cuivres triomphantes et color\u00e9 par l\u2019emploi des techniques du piano pr\u00e9par\u00e9, r\u00e9v\u00e8le le miroir sous un autre aspect : celui d\u2019une porte qui ouvre sur une r\u00e9alit\u00e9 parall\u00e8le et r\u00e9v\u00e9latrice de secrets. Scuro, le troisi\u00e8me mouvement, \u00e9voque un c\u00f4t\u00e9 inquietant du miroir, celui qui peut se transformer en objet magique et prendre quasiment possession de l\u2019\u00e2me qui le consulte, en \u00e9rigeant un alter ego autonome. Enfin, le concept d\u2019une multitude d\u2019images r\u00e9fl\u00e9chies et du dialogue qui s\u2019\u00e9coule de leur interaction est exp\u00e9riment\u00e9 dans le quatri\u00e8me et dernier mouvement, Pulsante, con fuoco, o\u00f9 tout l\u2019orchestre s\u2019emporte sur l\u2019\u00e9nergie rythmique pure, jusqu\u2019aux derni\u00e8res notes pinc\u00e9es qui r\u00e9sonnent dans l\u2019extr\u00eame aigu du piano. Ici, les solistes du Trio Wanderer ont communiqu\u00e9 avec aisance le concept d\u2019une entit\u00e9 seule, l\u2019\u00e9go, qui est toutefois susceptible de se diviser en multiples parties, pour refl\u00e9ter nos r\u00eaves, nos fantaisies et nos illusions.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">L\u2019interpr\u00e9tation, lors de la premi\u00e8re partie du concert, de l\u2019\u0153uvre inspiratrice de celle de Franceschini, le triple concerto de Beethoven, a \u00e9galement confirm\u00e9 l\u2019habilit\u00e9 et la facilit\u00e9 inn\u00e9e d\u2019interaction du Trio. Les solistes- dont chacun joue un r\u00f4le \u00e9galement pr\u00e9pond\u00e9rant dans l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019\u0153uvre- travaillent de pair avec l\u2019orchestre pour cr\u00e9er l\u2019effet de trois concerti s\u00e9par\u00e9s qui se d\u00e9roulent simultan\u00e9ment, chacun offrant \u00e0 l\u2019auditeur un v\u00e9ritable tour de force virtuose, ce qui se manifeste avec une splendeur notable lors du triple cadenza des instruments.<br \/>\nPour d\u00e9buter le concert, l\u2019orchestre a capt\u00e9 l\u2019imagination de la salle avec l\u2019ouverture de Mendelssohn intitul\u00e9 <em>La Belle M\u00e9lusine<\/em>, nous emportant tout de suite dans un voyage de d\u00e9couverte \u00e0 travers des paysages sonores changeants, qui apparaissent comme des sc\u00e8nes ou des tableaux juxtapos\u00e9s. Cette ouverture est inspir\u00e9e par le conte de M\u00e9lusine, la \u00ab\u00a0 princesse et f\u00e9e qui eut le pouvoir de se transformer partiellement en serpent \u00bb, comme raconte le po\u00e8me de Jean Lorrain datant de 1897. Curieusement, des \u00e9chos de l\u2019ouverture des Hebrides, cette autre c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de son genre du compositeur, semblent percer par moments.<br \/>\nFinalement, pour clore le programme, l\u2019orchestre nous a offert l\u2019\u00e9motive et lancinante <em>Symphonie No. 8 \u00ab Inachev\u00e9e \u00bb<\/em> de Schubert, suivie par un petit bis : un extrait du Trio de Dvorak. Ce dernier, avec ses sons sombres et passionn\u00e9s, \u00e9voquant les inflexions modales de la musique traditionnelle hongroise, a \u00e9t\u00e9 une conclusion magnifique \u00e0 cette soir\u00e9e de musique tout \u00e0 fait \u00e9clectique et captivante. <strong>&#8211; Delphine Evans<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"Gastaldo\"><\/a>Quand l&rsquo;orchestre national d&rsquo;Ile-de-France d\u00e9cide de rentrer en sc\u00e8ne dans l&rsquo;intime Salle Gaveau, le son r\u00e9sonne, surprend et prend d&rsquo;assaut le public par des harmonies puissantes.Wilson Hermanto dirige habilement ce <i>Trio Wanderer<\/i>. La baguette du chef se l\u00e8ve, le public est \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute: silence, tempo, accordage et d\u00e9marrage.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">On c\u00e8de la place \u00e0 une oeuvre peu connue de Beethoven: son <i>triple concerto en ut majeur opus 56<\/i>. Le violon chante, le violoncelle l&rsquo;accompagne et le piano dessine un fond sonore discret, r\u00e9gulier et par moment \u00e9nergique. Les cordes sont parfaitement accord\u00e9es, voir m\u00eame coordonn\u00e9es ensemble par le talent du duo \u00e9nergique que forme Vincent Coq et Rapha\u00ebl Pidoux.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">L&rsquo;orchestre prend le dessus et anime avec une fougue \u00e0 l&rsquo;italienne le <i>triple concerto<\/i> de Franceschini. Le concert s&rsquo;ach\u00e8ve par des notes \u00e9ternelles, un inach\u00e8vement musical du g\u00e9nie Schubert, \u00e0 savoir: <i>la symphonie num\u00e9ro 8 en si mineur.<\/i><br \/>\nApplaudissements \u00e0 l&rsquo;unisson, \u00e9l\u00e9gance sonore&#8230; Bravo maestro ! &#8211; <strong>C\u00e9cile Gastaldo<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"Grand\"><\/a>R\u00e9cemment, une interminable discussion, engag\u00e9e par un vieil hippie avec moi dans le train,se concluait ainsi : \u00ab\u00a0Les lettres de l\u2019alphabet, de a \u00e0 z, ont toutes \u00e9t\u00e9 cr\u00e9es pour ne former que le mensonge, de tra\u00eetres mots, tous mensongers. La musique, l\u00e0 est la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb.<br \/>\nEh bien la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tait bien grave mercredi 30 novembre dernier salle Gaveau. Grave car pleine de r\u00e9sonnances, d\u2019\u00e9chos et de vibrations gr\u00e2ce au talent du Trio Wanderer, accueilli et accompagn\u00e9 par le brillant Orchestre National d\u2019Ile-de-France. \u00c0 la baguette, le chef d\u2019orchestre am\u00e9ricano-indon\u00e9sien Wilson Hermanto n\u2019a fait qu\u2019ajouter du spectacle au concert. Ses gestes passionn\u00e9s, v\u00e9ritable mise en sc\u00e8ne du chef d\u2019orchestre, fascinent autant que son humilit\u00e9 et sa capacit\u00e9 \u00e0 mettre son orchestre et ses musiciens en avant. Sa passion pour la musique de chambre a d\u2019ailleurs fait de lui une r\u00e9f\u00e9rence internationale puisqu\u2019il a dirig\u00e9 l\u2019Orchestre du festival de musique de Schleswig-Holstein et le pianiste Lang Lang lors d\u2019un concert fin mars 2010 \u00e0 Orlando (\u00c9tats-Unis).<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Les musiciens et leur chef d\u2019orchestre ont rencontr\u00e9 un franc succ\u00e8s devant une salle conquise, qui les a amen\u00e9 \u00e0 jouer des morceaux qui n\u2019\u00e9taient pas initialement au programme. En sus de <em>La Belle M\u00e9lusine<\/em> de Mendelssohn, des <em>Triples<\/em> qui ont dict\u00e9 son nom au spectacle \u00e0 savoir le <em>Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur<\/em> de Ludwig van Beethoven et l\u2019<em>Ego<\/em>, triple concerto pour violon, violoncelle et orchestre de Matteo Franceschini (tout jeune compositeur italien accueilli en r\u00e9sidence par l\u2019Orchestre National d\u2019Ile-de-France) et de la <em>Symphonie n\u00b08 en si mineur de Schubert<\/em>, les salves nourries d\u2019applaudissements ont amen\u00e9 le Trio Wanderer \u00e0 repara\u00eetre pour des morceaux suppl\u00e9mentaires.<br \/>\nIl fallait s\u2019appeler Beethoven pour oser faire dialoguer sur sc\u00e8ne non pas un mais trois solistes ensemble avec un orchestre, et c\u2019est le Trio Wanderer, trio fran\u00e7ais baptis\u00e9 ainsi pour son affection pour le romantisme allemand dont le th\u00e8me du \u00ab\u00a0voyageur errant\u00a0\u00bb est le leitmotiv, qui s\u2019est pli\u00e9 \u00e0 sa partition. Le trio parcourt les si\u00e8cles avec l\u2019orchestre pour jouer une cr\u00e9ation contemporaine du jeune Matteo Franceschini. La musique se fait plus sombre, plus crue, presque d\u00e9nu\u00e9e de sa m\u00e9lodie et avec un rythme saccad\u00e9. Angoissante, elle mobilise plusieurs \u00ab\u00a0instruments\u00a0\u00bb originaux comme un verre en cristal pour faire un bruit strident de fond sur une partie du morceau. On se laisse facilement emporter dans les instants les plus sombres du cin\u00e9ma de Kubrick en fermant les yeux pour quitter un instant le luxe de la salle Gaveau.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Personnellement je recommande vivement ce spectacle <em>Triples<\/em> \u00e0 tous les amateurs de musique de chambre et au del\u00e0. L\u2019Orchestre National d\u2019Ile-de-France joue encore aux c\u00f4t\u00e9s du Trio Wanderer le 16 d\u00e9cembre \u00e0 Charenton-le-Pont, ruez-vous donc sur les billets, d\u2019autant que l\u2019Orchestre a besoin de tout le soutien de son auditoire, \u00e9tant menac\u00e9 de disparition faute de subventions d\u00e8s le 1<sup>er<\/sup> janvier 2012, cr\u00e9ant ainsi un vide dans l\u2019offre musicale classique pour les franciliens&#8230; &#8211; <strong>Quentin Grand<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"Hamy\"><\/a>L\u2019Orchestre National d\u2019Ile-de-France nous avait donn\u00e9 rendez-vous Salle Gaveau dans le 8<sup>\u00e8me<\/sup> arrondissement de Paris pour un concert hors du commun, accompagn\u00e9 par le Trio Wanderer. En ce mercredi 30 novembre, nous p\u00e9n\u00e9trons donc dans la salle, au fond de laquelle tr\u00f4ne un orgue majestueux. La sc\u00e8ne a deux niveaux, la petite harmonie est en haut, les cordes, les solistes et la direction en bas. L\u2019orchestre National d\u2019Ile-de-France est dirig\u00e9 par l\u2019am\u00e9ricain Wilson Hermanto qui a travaill\u00e9 avec les plus grands orchestres de la plan\u00e8te, comme l\u2019Orchestre Philharmonique de Londres ou encore l\u2019Orchestre Symphonique de Moscou. Le trio Wanderer qui se joint \u00e0 l\u2019Orchestre est compos\u00e9 d\u2019un violon, Jean-Marc Phillips-Varjab\u00e9dian, d\u2019un violoncelle, Rapha\u00ebl Pidoux et d\u2019un piano, Vincent Coq.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Au programme de cette soir\u00e9e, Mendelssohn, Beethoven, et Schubert pour les classiques et une \u0153uvre de Matteo Franceschini, compositeur en r\u00e9sidence. <em>La Belle M\u00e9lusine<\/em>, ouverture en fa majeur de Fr\u00e9d\u00e9ric Mendelssohn, ouvre le concert avec une rythmique bien men\u00e9e, sur laquelle caracole entre aigu et grave le th\u00e8me qui symbolise M\u00e9lusine, m\u00eame si cette \u0153uvre n\u2019\u00e9tait pas destin\u00e9e \u00e0 accompagner un op\u00e9ra.<br \/>\nLe programme continue avec Beethoven et son<em> Triple concerto pour violon, violoncelle et piano, en ut majeur, op. 36<\/em>. Incroyable Beethoven men\u00e9 de main de ma\u00eetre par le chef d\u2019orchestre et dignement mis en valeur par un violoniste expressif, un violoncelliste sobre et intense et un pianiste concentr\u00e9 et t\u00e9nu. Les trois mouvements s\u2019enchainent, majestueux comme des cygnes. Le trio est rappel\u00e9 et interpr\u00e8te une pi\u00e8ce d\u2019Anton Dvorak avant l\u2019entracte.<br \/>\nLe triple concerto de Franceschini d\u00e9note d\u2019une originalit\u00e9 peu commune, alliant les percussions nombreuses \u00e0 l\u2019orchestre symphonique, de nouveaux instruments, tels que le cor anglais, la clarinette basse, ou encore le piccolo. Le pianiste ira m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 jouer directement avec ses cordes. La brume qui plane autour de cette cr\u00e9ation ne fait que mettre en valeur les myst\u00e8res qu\u2019elle rec\u00e8le, une belle r\u00e9ussite\u00a0!<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Enfin, terminons par la <em>Symphonie Inachev\u00e9e<\/em> de Schubert (n\u00b0 8 en si mineur) o\u00f9 c\u2019est le th\u00e8me du hautbois qui domine et semble faire danser le chef d\u2019orchestre avec sa baguette. &#8211; <strong>Apolline Hamy<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"Lotterie\"><\/a>Int\u00e9ressons-nous d&rsquo;abord aux interpr\u00e8tes\u00a0: l&rsquo;Orchestre National d&rsquo;Ile de France avec Ann-Estelle M\u00e9douze en violon super soliste (1er violon de l&rsquo;orchestre autrement nomm\u00e9 ma\u00eetre de concert) sous la baguette du chef am\u00e9ricain Wilson Hermanto. Les parties solistes des deux concertos \u00e9taient assur\u00e9es par les membres du Trio Wanderer, c&rsquo;est \u00e0 dire Vincent Coq au piano, Rapha\u00ebl Pidoux au violoncelle et Jean-Marc Phillips-Varjab\u00e9dian au violon.<br \/>\nLe programme \u00e9tait compos\u00e9 de <em>La Belle M\u00e9lusine<\/em>, ouverture en fa majeur, (opus 32) de F\u00e9lix Mendelssohn, puis du Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur (opus 56) de Ludwig van Beethoven. \u00c0 la suite de quoi \u00e9tait pr\u00e9vu un entracte de 20 minutes, mais devant l&rsquo;enthousiasme du public les trois solistes ont fait pr\u00e9c\u00e9der cet entracte de la sixi\u00e8me et derni\u00e8re <em>Dumka<\/em> en ut mineur du trio Dumky (opus 90) d&rsquo;Anton Dvo\u0159\u00e1k. Apr\u00e8s l&rsquo;entracte est venue la cr\u00e9ation fran\u00e7aise du Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre, dit <em>Ego<\/em> du compositeur italien Matteo Franceschini (en r\u00e9sidence pour cette saison avec l&rsquo;Orchestre National d&rsquo;Ile de France), et enfin le concert s&rsquo;est termin\u00e9 sur la<em> Symphonie n\u00b08 en si mineur \u00ab\u00a0Inachev\u00e9e\u00a0\u00bb <\/em>D 759 de Franz Schubert.<br \/>\nSi ce programme peut \u00e0 premi\u00e8re vu para\u00eetre \u00e9clectique, m\u00e9langeant styles et \u00e9poques, il n&rsquo;en \u00e9tait pas moins motiv\u00e9. En effet chacune de ces \u0153uvres impliquait la pr\u00e9sence de solistes au nombre de trois (d&rsquo;o\u00f9 le nom du concert). Ces solistes \u00e9taient \u00e9vidents pour les deux triples concertos, mais plus discrets chez Mendelssohn et Schubert (fl\u00fbte, hautbois et clarinette).<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">\u00a0\u00a0 \u00a0Comme dit pr\u00e9c\u00e9demment le concert s&rsquo;est ouvert avec <em>La Belle M\u00e9lusine<\/em> de Mendelssohn, cette ouverture orchestrale, cr\u00e9\u00e9e en 1834, a pour particularit\u00e9 de n&rsquo;ouvrir sur rien, de ne pr\u00e9c\u00e9der aucun spectacle. Par moment une fl\u00fbte, une clarinette et un hautbois sont dot\u00e9s de parties solistes. La musique est parfois l\u00e9g\u00e8re parfois \u00e9nergique, un moment troublante puis soudain franche. Gr\u00e2ce \u00e0 ces contrastes Mendelssohn esquisse la dualit\u00e9 du personnage de M\u00e9lusine\u00a0: mi-femme, mi-serpent. Cette version de l\u2019\u0153uvre bien que tr\u00e8s s\u00e9duisante manquait \u00e0 mon go\u00fbt de contrastes et de mise en valeur des solistes.<br \/>\nApr\u00e8s l&rsquo;installation du piano, le morceau de bravoure\u00a0! \u00c9pique, majestueuse l\u2019\u0153uvre finement ouvrag\u00e9e de Beethoven \u00e9tait port\u00e9e par des interpr\u00e8tes de grande qualit\u00e9. Le compositeur a su parfaitement \u00e9quilibrer sa partition, aucun des solistes ne prend le pas sur l&rsquo;autre et l&rsquo;orchestre qui souvent r\u00e9pond aux trois solistes n&rsquo;est pas n\u00e9glig\u00e9. Le concerto tout entier est comme une grande discussion entre quatre entit\u00e9s et le chef d&rsquo;orchestre guidait avec habilet\u00e9 ces \u00e9changes entre orchestre et solistes. Dans le premier mouvement (tr\u00e8s long), Allegro, commence en douceur avec l&rsquo;orchestre, puis successivement les solistes se font entendre. Pour ne pas briser l&rsquo;\u00e9quilibre entre les parties le piano est assez discret\u00a0: peu d&rsquo;accords et rarement plus de deux voix. La fin de ce mouvement est marqu\u00e9e par une \u00ab\u00a0discussion\u00a0\u00bb anim\u00e9e entre les trois solistes tandis que l&rsquo;orchestre reste discret, apr\u00e8s cela vient une conclusion tr\u00e8s courte. Le deuxi\u00e8me mouvement Largo (mouvement lent) est tr\u00e8s bref mais intense. L&rsquo;orchestre commence, puis le violoncelle, presque perp\u00e9tuellement dans son registre le plus aigu, vient poser le th\u00e8me. Le piano lui n&rsquo;intervient que tardivement et discr\u00e8tement en arp\u00e8ge. Ce mouvement s\u2019encha\u00eene directement sur le troisi\u00e8me. Le Rondo alla Polacca est bien plus long que le mouvement pr\u00e9c\u00e9dent. Rapide et l\u00e9ger, il est l&rsquo;affaire de virtuoses. Le th\u00e8me est d&rsquo;abord propos\u00e9 par le violoncelle puis repris par chacun des protagonistes. Comme dans le premier mouvement la conclusion est br\u00e8ve, et pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d&rsquo;un \u00e9change anim\u00e9 entre les trois solistes. Dans ce concerto les solistes m&rsquo;ont \u00e9blouis par leur complicit\u00e9 et leur \u00e9vidente virtuosit\u00e9.<br \/>\nLe public ravi a r\u00e9clam\u00e9 un bis et les trois musiciens nous ont brillamment interpr\u00e9t\u00e9 une Dumka de Dvo\u0159\u00e1k. Un trio entra\u00eenant et plaisant inspir\u00e9 des ballades traditionnelles ukrainiennes, avec un refrain (souvent au violon).<br \/>\nJuste apr\u00e8s l&rsquo;entracte, les musiciens de l&rsquo;orchestre ont pris quelques minutes pour informer le public des coupes budg\u00e9taires dont allait souffrir l&rsquo;orchestre et pour appeler \u00e0 signer une p\u00e9tition contre ces mesures. Ils l&rsquo;ont fait de fa\u00e7on originale\u00a0: un violoncelliste a r\u00e9cit\u00e9 une fable de leur composition sur ce sujet, tandis que quatre musiciens l&rsquo;accompagnaient discr\u00e8tement d&rsquo;une marche fun\u00e8bre.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">L\u2019\u0153uvre qui suivit \u00e9tait contemporaine (cr\u00e9ation nationale), elle s&rsquo;inspirait de Beethoven pour la forme\u00a0: un orchestre et trois solistes\u00a0; et se caract\u00e9risait par sa recherche des extr\u00eames, des limites. C&rsquo;\u00e9tait le Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre, <em>Ego <\/em>de Matteo Franceschini (n\u00e9 en 1979).<br \/>\nPremier mouvement. Ouvert par le violon seul, il est caract\u00e9ris\u00e9 par sa brusquerie et son absence de grande ligne musicale. On pourrait dire que les ruptures de tempo sont constantes et extr\u00eames. Les sons sont plus improbables les uns que les autres, chaque instrument explore son registre le plus extr\u00eame et le compositeur n&rsquo;a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 utiliser les instruments les plus graves (clarinette basse ou contre basse) ou les plus aigus (piccolo) et \u00e0 donner une place importante au deux percussionnistes\u00a0 qui ont \u00e0 leur disposition timbales, caisse clair, xylophone, triangle, verre (pour les ultra sons), gong \u2026\u00a0 J&rsquo;ai trouv\u00e9 ce premier mouvement tr\u00e8s impressionniste, fait de touches et utilisant une palette de couleur remarquable.<br \/>\nDeuxi\u00e8me mouvement. L&rsquo;ouverture rappelle celle de <em>La Belle et la B\u00eate<\/em> de Ravel\u00a0: sur une tenue des vents le piano donne comme des coups de griffes dans le grave. Puis les cuivres interviennent de fa\u00e7on pimpante tandis que les soli (violon et violoncelle) se manifestent l\u00e9g\u00e8rement en harmonique. Le mouvement m&rsquo;a sembl\u00e9 \u00eatre comme un miroir centr\u00e9 sur une apoth\u00e9ose \u00e9clatante mais courte et suivit d&rsquo;une rapide d\u00e9gringolade tandis que la fin ressemblait fort au d\u00e9but.<br \/>\nTroisi\u00e8me et quatri\u00e8me mouvements. De m\u00eame que pour le second on a d&rsquo;abord le calme puis un emballement soudain et un retour au calme avec une p\u00e9dale des cordes. Ensuite des roulements de caisses claires laissent la place au trois solistes enfin ensemble qui ex\u00e9cutent une sorte de danse. Ce concerto ne se finit pas avec \u00e9clat mais au contraire le son meurt doucement et laisse d\u00e9licatement place au silence qui n&rsquo;est bris\u00e9 que par des applaudissements.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">J&rsquo;ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 ce concerto \u00e0 la fois facile \u00e0 \u00e9couter et riche de multiples influences\u00a0: classique, musique populaire, jazz \u2026<br \/>\nLes instruments sortent de m\u00eame que les excellents solistes\u00a0: musiciens merveilleux dot\u00e9 ( et ce n&rsquo;est pas n\u00e9gligeable) d&rsquo;instruments remarquables\u00a0: le piano \u00e0 queue Steinway and sons de la salle Gaveau,\u00a0 un violon de Petrus Guarnerius de 1748 (Venise) et un violoncelle Goffredo Cappa de 1680 (Saluzzo).<br \/>\nLa derni\u00e8re \u0153uvre interpr\u00e9t\u00e9e \u00e9tait la <em>Symphonie n\u00b08 en si mineur<\/em> de Franz Schubert dite Inachev\u00e9e (D.759). Elle est en deux mouvements et date de 1822. Ici l&rsquo;esth\u00e9tique n&rsquo;est pas celle de la surprise, les th\u00e8mes sont faciles \u00e0 retenir et tr\u00e8s dansants. Notamment gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;utilisation d&rsquo;une sorte de refrain initi\u00e9 par les contrebasses, puis celles-ci laissent la place \u00e0 la clarinette et au hautbois pour le th\u00e8me repris ensuite par les diff\u00e9rents pupitres de corde. Le deuxi\u00e8me mouvement est plus lent, souvent les contrebasses interviennent en pizzicati comme pour faire office de ponctuation. Les brusque forte sont plus impressionnant que surprenant, on se sent soudain comme \u00e9cras\u00e9 par l&rsquo;orchestre et \u00e0 peine le choc pass\u00e9 que la douceur est d\u00e9j\u00e0 de retour.<br \/>\nCe qui m&rsquo;a le plus frapp\u00e9 dans cette \u0153uvre c&rsquo;est l&rsquo;investissement du chef d&rsquo;orchestre et l&rsquo;amplitude de nuance de son orchestre capable de pianissimo doux et pr\u00e9cis et de fortissimos magistraux et \u00e9crasants. <strong>&#8211; Jos\u00e9phine Loterie<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p class=\"yiv604797818MsoBodyTextIndent\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"le concert\"><\/a>Le concert <i>Triples<\/i>, donn\u00e9 par l\u2019Orchestre National de l\u2019\u00eele de France,. fait partie de la programmation de la salle Gaveau pour la saison 2011-2012. Le principe de <i>Triples<\/i> est de pr\u00e9senter des concertos avec trois solistes dont un violoniste, violoncelliste et un pianiste. L\u2019 invit\u00e9 d\u2019honneur de ce soir est un Chef d\u2019orchestre am\u00e9ricain Wilson Hermanto, form\u00e9 \u00e0 la <i>Manhattan School<\/i><i> of Music<\/i> de New York. Et, suivant les pas d\u2019Andr\u00e9 Pr\u00e9vin, il d\u00e9bute sa carri\u00e8re de direction \u00e0 Los Angeles avec l\u2019Orchestre de la <i>Young Musicians<\/i><i> Foundation<\/i>. Depuis, il a dirig\u00e9 de nombreux orchestres \u00e0 travers l\u2019Europe et dans le monde entier. Le voyant, ce soir diriger l\u2019orchestre \u00e0 la Salle Gaveau, ses acquis et le m\u00e9tier derri\u00e8re lui, apparaissent, en toute \u00e9vidence. Il dirige le r\u00e9pertoire avec dynamisme et pr\u00e9cision, ponctu\u00e9 par des moments de d\u00e9tente explosives qui conviennent au programme de ce soir. Il excelle davantage dans les morceaux contemporains et les compositions math\u00e9matiques, tout comme ceux de Beethoven,\u00a0 interpr\u00e9t\u00e9es ce soir avec brio.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Pour cette soir\u00e9e <i>Triples,<\/i> il nous a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 l\u2019ouverture de <i>La Belle M\u00e9lusine<\/i><i>, en fa majeur op.32<\/i> de F\u00e9lix Mendelssohn. Une composition formul\u00e9e sur un mode d\u2019alternance entre des moments tr\u00e8s m\u00e9lodieux et des moments plus rythm\u00e9s cr\u00e9ant un effet de contraste, o\u00f9 les instruments de vent, tels que le hautbois et les cuivres annoncent les transitions. L\u2019acc\u00e9l\u00e9rations rythmiques et surtout celle de la finale ont \u00e9t\u00e9, extr\u00eamement, r\u00e9ussies avec pr\u00e9cision et nettet\u00e9. L\u2019image cr\u00e9\u00e9e par cette musique est celle du vol d\u2019un oiseau. Cela a \u00e9t\u00e9 suivi par <i>le Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur op. 56 <\/i>de Ludwig van Beethoven. La composition, tr\u00e8s rythmique et math\u00e9matique, rend la progression, des trois mouvements, trop \u00e9vidente pour en \u00eatre captivante. Au finale, les calcules du th\u00e8me, avec ses reprises et variantes, sont trop pr\u00e9sentes et pr\u00e9visibles. Cependant, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 par le public, les trois solistes ont interpr\u00e9t\u00e9s une composition de Dvorak\u00a0: <i>Dunka, <\/i>sur le th\u00e8me d\u2019une danse folklorique, extrait d\u2019un trio comme Bis.<br \/>\nUn \u00e9v\u00e9nement enti\u00e8rement inattendu, juste au moment de l\u2019entracte, se produit lorsqu\u2019un musicien de l\u2019orchestre avance sur sc\u00e8ne pour r\u00e9citer un texte \u00e9crit en alexandrin, avec une structure comme celle des fables de la Fontaine qui se termine aussi avec morale finale. Ce texte a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien dit avec une voix qui porte, tout comme un com\u00e9dien l\u2019aurait fait. Une mani\u00e8re artistique et humoristique de demander le soutien du public.<br \/>\nLe morceau suivant n\u00e9cessite une installation tr\u00e8s pr\u00e9cise avec une place importante accord\u00e9e \u00e0 la percussion, pour la cr\u00e9ation fran\u00e7aise d\u2019<i>Ego<\/i> du jeune compositeur italien, Matteo Franceschini, une composition d\u2019innovation, tout \u00e0 fait, dans le registre de Wilson Hermanto. Cette cr\u00e9ation nous am\u00e8ne \u00e0 travers les diff\u00e9rents mouvements\u00a0:\u00a0 comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019entrer dans les cheminements des pens\u00e9es d\u2019un homme impr\u00e9gn\u00e9 d\u2019un univers des nouvelles technologies suivant les r\u00e9seaux, les parasites, les c\u00e2bles et les files avec l\u2019\u00e9cran qui ram\u00e8ne tout \u00e0 soi, tout comme le titre <i>Ego.<\/i> Chaque partie de cette composition d\u2019exception n\u2019a laiss\u00e9 aucun membre du public indiff\u00e9rent vu les r\u00e9actions vives, suite \u00e0 son interpr\u00e9tation.<br \/>\nLa soir\u00e9e se termine avec <i>la Symphonie<\/i><i> n\u00b08 en si mineur \u00ab\u00a0Inachev\u00e9e\u00a0\u00bb D759<\/i> de Franz Schubert, laissant une impression tr\u00e8s favorable. <i>Ego <\/i>de ce jeune compositeur italien\u00a0 et l\u2019ouverture du concert ont \u00e9t\u00e9 les temps fort de cette soir\u00e9e parisienne. &#8211; <strong>Bernadette Plageman<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Triples par l&rsquo;Orchestre National d&rsquo;\u00cele-de-France et le Trio Wanderer (Violon, violoncelle, piano) sous la direction de Wilson Hermanto. 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