{"id":13672,"date":"2019-11-21T17:32:26","date_gmt":"2019-11-21T16:32:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=13672"},"modified":"2019-11-21T17:32:26","modified_gmt":"2019-11-21T16:32:26","slug":"an-irish-story-kelly-riviere-theatre-de-belleville-novembre-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=13672","title":{"rendered":"An irish Story \/ Kelly Rivi\u00e8re \/ Th\u00e9\u00e2tre de Belleville \/ Novembre 2019"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Image d&rsquo;ent\u00eate:<\/strong> <a aria-label=\"Galerie du th\u00e9\u00e2tre de Belleville, (c) David Jungman (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.theatredebelleville.com\/programmation\/an-irish-story\" target=\"_blank\">Galerie du th\u00e9\u00e2tre de Belleville, (c) David Jungman<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019oubli est-il le seul avenir envisageable, le seul avenir possible au sein d\u2019une famille que le secret d\u2019une disparition a scell\u00e9e&nbsp;? Kelly Rivi\u00e8re joue Kelly Ruisseau et aborde cette question de la m\u00e9moire individuelle \u2013 qui ne peut \u00eatre que m\u00e9moire collective \u2013 dans cette repr\u00e9sentation \u00e0 la dr\u00f4lerie fantasque et \u00e0 l\u2019inventivit\u00e9 d\u00e9bordante. La jeune femme se penche sur la disparition myst\u00e9rieuse de son grand-p\u00e8re irlandais &#8211; et de ce point de d\u00e9part, se font et se d\u00e9font des personnages aux silhouettes mordantes, aux d\u00e9fauts cocasses et aux mimiques savamment caricatur\u00e9es. <\/p>\n\n\n\n<p>Par cette repr\u00e9sentation, K. Rivi\u00e8re parvient \u00e0 mettre en sc\u00e8ne la dualit\u00e9 d\u2019une m\u00e9moire qu&rsquo;elle fait sienne \u2013 ou des sc\u00e8nes hilarantes de s\u00e9duction, avec \u00e0 la cl\u00e9 la relecture \u00e9pique de la disparition \u2013 et qui malgr\u00e9 tout lui \u00e9chappe. Comment avancer, comment envisager l\u2019avenir si l\u2019un des maillons est manquant&nbsp;? Replong\u00e9e dans les conflits anglo-irlandais, replong\u00e9e dans une histoire de guerre et d\u2019immigration, cette pi\u00e8ce se refuse au s\u00e9rieux l\u00e9nifiant et l\u2019on en retient surtout la vitalit\u00e9 d\u2019une actrice virtuose qui virevolte de r\u00f4le en r\u00f4le. Les accents des personnages, d\u00e9clin\u00e9s de l\u2019irlandais rural au <span style=\"text-decoration: underline\">british <\/span>le plus \u00ab&nbsp;posh&nbsp;\u00bb en passant par l\u2019accent du midi, dessinent une histoire europ\u00e9enne aux cultures d\u2019abord incompatibles. La famille Ruisseau est diablement sympathique, malgr\u00e9 ses d\u00e9fauts, ses non-dits et ses cruaut\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie d\u00e9pouill\u00e9e suffit \u00e0 habiller la repr\u00e9sentation et forme un \u00e9crin dans lequel l\u2019actrice \u00e9volue. Les photos, qui deviennent des biens convoit\u00e9s, tapissent le fond de la sc\u00e8ne et mat\u00e9rialisent dans leur disparit\u00e9 une histoire \u00e0 trous. Ces vides, il semble que la venue au monde d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration pousse K. Ruisseau \u00e0 vouloir les remplir \u00e0 nouveau. Comme si les choses qu&rsquo;il n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de comprendre jusque-l\u00e0 devenaient un manque insupportable. <\/p>\n\n\n\n<p>Red\u00e9couvrir l\u2019histoire de quelqu\u2019un, c\u2019est le red\u00e9couvrir\nlui-m\u00eame, mais ici point de sentimentalisme&nbsp;: le grand-p\u00e8re disparu aimait\ncertes la femme qu\u2019il a quitt\u00e9e pour ne plus jamais la revoir, mais demeurent\ndans l\u2019ombre de cette figure retrouv\u00e9e le spectre de l\u2019alcool, le spectre de\nl\u2019\u00e9loignement et de la pauvret\u00e9, lot des immigr\u00e9s irlandais dans le Londres des\nann\u00e9es 70. De m\u00eame, la musique traditionnelle et les chants ne viennent pas adoucir\nla r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une Irlande qui fut longtemps prisonni\u00e8re d\u2019un catholicisme\nrigoriste. La po\u00e9sie s\u2019\u00e9chappe pourtant de ces images \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, cr\u00e9\u00e9es sur\nsc\u00e8ne le temps d\u2019une repr\u00e9sentation et qui retiennent les applaudissements\nd\u2019\u00e9clater trop vite de peur d\u2019interrompre la magie. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Mathilde CHARRAS<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">\u2042<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>An Irish Story <\/em>de Kelly Rivi\u00e8re : pas si seule en sc\u00e8ne<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce de et avec Kelly Rivi\u00e8re a conquis le public d\u2019un <strong>Th\u00e9\u00e2tre de Belleville<\/strong> plein \u00e0 craquer. Elle y conte avec brio son histoire familiale, vraie et romanc\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:0\" class=\"has-text-align-left\"><span style=\"text-decoration: underline\"><em>Une histoire irlandaise<\/em><\/span><\/p>\n\n\n\n<p>Kelly Ruisseau est une jeune fran\u00e7aise dont le grand-p\u00e8re irlandais a myst\u00e9rieusement disparu dans les ann\u00e9es 70. Pour mieux draguer divers hommes (de l\u2019adolescent \u00e0 l&rsquo;homme m\u00fbr), Kelly use de techniques d\u2019approche discutables mais efficaces, en inventant des destins romanesques \u00e0 ce grand-p\u00e8re tour \u00e0 tour gardien de phare mort en mer ou chef de l\u2019IRA exfiltr\u00e9. Kelly veut se faire remarquer en mentant sur un r\u00e9cit familial obscur &#8211; pour combler un v\u00e9ritable manque. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><em><span style=\"text-decoration: underline\">La recherche<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quand elle devient m\u00e8re \u00e0 son tour, Kelly brise le tabou. Interrogeant sa m\u00e8re sur le sort du disparu, elle se heurte \u00e0 un mur. Elle ira, alors, jusqu\u2019\u00e0 Londres pour soutirer des informations \u00e0 la vieille Nanny, repartant bredouille et non sans fracas. Elle aura au moins emmen\u00e9 son fils pour d\u00e9couvrir l\u2019Angleterre accompagn\u00e9s de son fr\u00e8re, qui cherchait plut\u00f4t la <em>junk food<\/em> et les Anglaises. Ces traits d\u2019humour assez caricaturaux &#8211; qui aident \u00e0 dresser les portraits st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s des personnages, ne font pas vraiment rire au d\u00e9but. Mais quand ce ton de <em>stand-up<\/em> laisse place \u00e0 toute une vari\u00e9t\u00e9 de caract\u00e8res, on se met \u00e0 sourire et quelques \u00e9clats de rire viennent \u00e0 nous surprendre. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><em><span style=\"text-decoration: underline\">Pas si seule<\/span><\/em> <\/p>\n\n\n\n<p>La prouesse de cette pi\u00e8ce repose sur l\u2019\u00e9tonnante habilet\u00e9 de Kelly Rivi\u00e8re \u00e0 incarner toute une com\u00e9die humaine &#8211; une foule de personnages dont elle interchange les accents et et les expressions faciales \u00e0 l\u2019envi, au sein m\u00eame de r\u00e9pliques. Elle dialogue, plurilogue et se coupe sans cesse la parole pour rendre vivant un texte millim\u00e9tr\u00e9. Le titre est forc\u00e9ment trompeur et on s\u2019en rend vite compte : elle est tout sauf <em>seule<\/em> en sc\u00e8ne. Si le d\u00e9cor est minimaliste, l\u2019imagination du public est sollicit\u00e9e par des descriptions fines et des dialogues tr\u00e8s humains. On voit alors se d\u00e9rouler comme un film devant nos yeux. L\u00e0 est la qualit\u00e9 d\u2019une histoire bien racont\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><em><span style=\"text-decoration: underline\">Le voyage initiatique<\/span><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enqu\u00eate infructueuse devient naturellement une qu\u00eate int\u00e9rieure. \u00c9lev\u00e9e \u00e0 Lyon par une m\u00e8re londonienne et un p\u00e8re franchouillard, le double de l\u2019autrice &#8211; Ruisseau pour Rivi\u00e8re &#8211; fantasme ses origines faute de mieux les conna\u00eetre. Avec un enfant symboliquement roux, la filiation n\u00e9cessite explications et malgr\u00e9 la r\u00e9ticence de sa m\u00e8re, c&rsquo;est \u00e0 deux qu&rsquo;elles partent en Irlande sur les traces du grand-p\u00e8re, une fois de plus sans retour providentiel. Ce qu\u2019elles retrouveront, c\u2019est un pays familier et pourtant lointain, le point de d\u00e9part de l\u2019exil familial. D\u2019abord f\u00e2ch\u00e9e, la m\u00e8re se r\u00e9concilie avec cette culture dont elle a honte, entre alcoolisme et consanguinit\u00e9. Les yeux de Kelly lui transmettront l\u2019\u00e9merveillement pour les grands espaces et la danse. <\/p>\n\n\n\n<p>Les racines ga\u00e9liques du pr\u00e9nom de Kelly disent son combat. En effet, elle se bat et se d\u00e9bat avec les fant\u00f4mes de sa famille pour faire (re)vivre Peter O\u2019Farrel, un pr\u00e9texte qu\u2019il ne faut pas attendre comme Godot. Contrairement \u00e0 tous les membres de cette grande famille d\u00e9cousue, il ne viendra pas et c\u2019est comme \u00e7a. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Julian LE TUTOUR<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">\u2042<\/p>\n\n\n\n<p>Kelly, seule sur sc\u00e8ne devant un d\u00e9cor &#8211; compos\u00e9 de photos de paysages et de portraits \u00e9pingl\u00e9es sur un fil, qui \u00e9voque l\u2019histoire de sa jeunesse, de sa famille&nbsp;; plus pr\u00e9cis\u00e9ment de son grand-p\u00e8re disparu&nbsp;: le fameux irlandais Peter O\u2019Farrel. Pr\u00e9textant la qu\u00eate de ses origines, la com\u00e9dienne brosse ici le tableau d\u2019une famille loufoque et m\u00e9tiss\u00e9e, de l\u2019Irlande du Nord au Sud de la France tout en passant par l\u2019Angleterre. Kelly Rivi\u00e8re incarne des personnages aussi diff\u00e9rents que pittoresques et parvient \u00e0 m\u00ealer l\u2019humour <em>british<\/em> d\u2019une m\u00e8re passionn\u00e9e par les biographies de dictateurs, la <em>zen attitude<\/em> d\u2019un fr\u00e8re dragueur inv\u00e9t\u00e9r\u00e9, fumeur de joints \u2013 et, finalement, le caract\u00e8re anguleux d\u2019une terrifiante grand-m\u00e8re irlandaise \u00e0 l\u2019accent prononc\u00e9\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p>Le tour de force de la pi\u00e8ce repose selon moi sur la\ncapacit\u00e9 de la com\u00e9dienne \u00e0 se transfigurer d\u2019un instant \u00e0 l\u2019autre, d\u2019une m\u00e8re\nd\u00e9pressive \u00e0 sa fille obs\u00e9d\u00e9e par l\u2019histoire de sa famille, d\u2019une vieille\ncampagnarde irlandaise en matriarche d\u00e9tective en plein c\u0153ur de Paris. Par sa\nma\u00eetrise tant corporelle que vocale, elle nous fait oublier en quelques minutes\nqu\u2019elle est seule sur sc\u00e8ne et que tout le spectacle repose sur son habilet\u00e9 \u00e0\nnous faire vivre les douleurs et les non-dits, autant que les joies et les\ncomplicit\u00e9s d\u2019une famille sur quatre g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout en pr\u00e9sentant une histoire \u00e9minemment\nautobiographique, Kelly int\u00e8gre des r\u00e9f\u00e9rences historiques et politiques qui\npermettent aux spectateur.rice.s de \u00ab&nbsp;relire&nbsp;\u00bb les rapports entre\nIrlandais.es, Anglais.es et Fran\u00e7ais.es sous un angle humoristique, en\nfracassant tous les clich\u00e9s\u2026 ou en les confirmant&nbsp;! Alternant entre\npassages en fran\u00e7ais et en anglais, elle offre de multiples focalisations o\u00f9\nchacune des contr\u00e9es visit\u00e9es se voit tourn\u00e9e en d\u00e9rision, ce qui permet, au\nmilieu des rires de la salle, de montrer le ridicule des id\u00e9es re\u00e7ues qui\nenvahissent la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse que d\u2019une seule personne sur sc\u00e8ne, la dimension th\u00e9\u00e2trale n\u2019en p\u00e2tit pas. La sc\u00e9nographie repose davantage sur le rythme mouvement\u00e9, les contrastes d\u2019atmosph\u00e8re li\u00e9s \u00e0 la gestion de l\u2019espace par la com\u00e9dienne et les \u00e9l\u00e9ments du d\u00e9cor -comme son propre costume &#8211; que sur un jeu d\u2019\u00e9clairages, ce qui prouve qu\u2019avec des moyens relativement r\u00e9duits, il est possible de proposer un spectacle de qualit\u00e9, dr\u00f4le et touchant.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vous recommanderais bien d\u2019aller vous en d\u00e9lecter&#8230; mais c\u2019est complet&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Laure TOURDE-PRUDENT<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">\u2042<\/p>\n\n\n\n<p>Je vous pr\u00e9viens, la critique qui suit ne sera pas tr\u00e8s nuanc\u00e9e&#8230; Pourquoi ? Tout simplement parce que la jeune com\u00e9dienne Kelly Rivi\u00e8re m\u2019a bluff\u00e9e. <em>An irish Story<\/em> est d\u00e9finitivement une pi\u00e8ce \u00e0 voir, s\u2019inscrivant parmi les repr\u00e9sentations apr\u00e8s lesquelles je suis rest\u00e9e bouche b\u00e9e en sortant de la salle : merci Kelly de m\u2019avoir fait oublier le temps d\u2019un spectacle mes soucis du quotidien !&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un petit r\u00e9sum\u00e9 de la pi\u00e8ce ? Une com\u00e9dienne talentueuse, seule sur sc\u00e8ne, r\u00e9ussit \u00e0 capter le regard du public pendant 1h30 <em>non-stop<\/em> : elle y incarne Kelly, une jeune franco-irlandaise \u00e0 la recherche de son grand-p\u00e8re disparu. Ce serait vous mentir que de dire qu\u2019elle incarne uniquement Kelly&#8230; Elle incarne \u00e9galement &#8211; et brillamment, tous les autres personnages de l\u2019histoire, si bien qu\u2019avec une com\u00e9dienne en sc\u00e8ne et un d\u00e9cor minimaliste, le public arrive tout de m\u00eame \u00e0 s\u2019imaginer la sc\u00e8ne, la situation r\u00e9elle, se repr\u00e9sentant ais\u00e9ment l\u2019ensemble des personnages incarn\u00e9s. L\u2019histoire est \u00e0 vrai dire tr\u00e8s simple, mais tout le talent est l\u00e0 \u00e0 mon avis : r\u00e9ussir \u00e0 garder l\u2019attention du public par le jeu d\u2019acteur, par la mise en sc\u00e8ne, les r\u00e9f\u00e9rences&#8230; J\u2019ai aussi particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 le fait qu\u2019en plus de tout ce qui est \u00e9num\u00e9r\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, le script d\u00e9livre de nombreuses informations historiques et culturelles, parfois exag\u00e9r\u00e9es dans un but humoristique. Tout \u00e9tait pertinent. Kelly Rivi\u00e8re m\u2019a faite chavirer : tant\u00f4t les rires, tant\u00f4t les larmes aux yeux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre une d\u00e9ception, li\u00e9e au fait d\u2019avoir choisi d\u2019agencer des photos en arri\u00e8re-plan presque uniquement dans un but de d\u00e9cor : j\u2019aurais peut-\u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 un peu plus de \u201cjeu\u201d, de rapport direct entre ces photos et la com\u00e9dienne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je remercie la Sorbonne de nous permettre de voir de telles repr\u00e9sentations, vers lesquelles nous n\u2019aurions peut-\u00eatre jamais d\u00e9vi\u00e9 notre regard, nous n\u2019aurions peut-\u00eatre pas pris la peine de nous d\u00e9placer.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, un spectacle r\u00e9ussi haut la main, pendant lequel nous restons captiv\u00e9s du d\u00e9but \u00e0 la fin. Ce n\u2019est pas tant l\u2019histoire en elle-m\u00eame qui int\u00e9resse, mais plut\u00f4t tout le jeu d\u2019acteur qui l\u2019entoure. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Ana\u00efs VALLIERES<br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Image d&rsquo;ent\u00eate: Galerie du th\u00e9\u00e2tre de Belleville, (c) David Jungman L\u2019oubli est-il le seul avenir envisageable, le seul avenir possible au sein d\u2019une famille que le secret d\u2019une disparition a scell\u00e9e&nbsp;? 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