{"id":13692,"date":"2019-11-21T17:37:21","date_gmt":"2019-11-21T16:37:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=13692"},"modified":"2019-11-21T17:37:21","modified_gmt":"2019-11-21T16:37:21","slug":"berliner-mauer-vestiges-le-birgit-ensemble-theatre-de-chatillon-novembre-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=13692","title":{"rendered":"Berliner Mauer : Vestiges \/ Le Birgit Ensemble \/ Th\u00e9\u00e2tre de Ch\u00e2tillon \/ Novembre 2019"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Image d&rsquo;ent\u00eate : <\/strong>Galerie du Th\u00e9\u00e2tre de Ch\u00e2tillon, (c) Pierre Dolzani<\/p>\n\n\n\n<p><em>Berliner Mauer&nbsp;: Vestiges<\/em> est le premier volet&nbsp; d\u2019une t\u00e9tralogie<i>, Europe mon Amour<\/i>, de la Compagnie <em>Le Birgit Ensemble. <\/em>Exactement trente ans apr\u00e8s sa chute, le Mur de Berlin fut reconstruit sur la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre de Ch\u00e2tillon les 8 et 9 novembre 2019. Il resta cette fois-ci \u00e9rig\u00e9 moins de 2h15, mais il n\u2019en demeura pas moins imposant. Divis\u00e9e en quatre mouvements allant de 1945 \u00e0 1989, cette pi\u00e8ce retrace \u00e0 Berlin l\u2019avant-Mur, la construction et la chute de celui-ci. <\/p>\n\n\n\n<p>Une sc\u00e8ne, deux salles. Le public sera donc divis\u00e9 en deux, et r\u00e9parti de part et d\u2019autre de la sc\u00e8ne. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre fait d\u00e9chirer son billet, le spectateur traverse ainsi tout bonnement le plateau pour choisir le si\u00e8ge qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re, sans se douter qu\u2019il est \u00e0 ce moment-l\u00e0 en train de choisir la pi\u00e8ce qu\u2019il va voir&nbsp;: th\u00e9\u00e2tre de l\u2019est, ou th\u00e9\u00e2tre de l\u2019ouest&nbsp;? <\/p>\n\n\n\n<p>Avant m\u00eame que les lumi\u00e8res ne s\u2019\u00e9teignent, voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 la pi\u00e8ce qui commence. Le public s\u2019installe et se regarde. Un premier d\u00e9cor est plant\u00e9&nbsp;: une foule assise, qui papote en lisant le programme du th\u00e9\u00e2tre. Notre statut est d\u00e9j\u00e0 ambigu&nbsp;: nous sommes \u00e0 la fois spectateurs et acteurs de cette pi\u00e8ce. <\/p>\n\n\n\n<p>Aussi rapide qu\u2019un coup de balai : voil\u00e0 la vitesse \u00e0 laquelle le mur fut construit ce soir-l\u00e0. Julie Bertin, Jade Herbulot, le <em>Birgit Ensemble<\/em>, concepteurs et metteurs en sc\u00e8ne de la pi\u00e8ce r\u00e9alisent ici ce que l\u2019on n\u2019aurait os\u00e9 imaginer&nbsp;: \u00e9riger le Mur de Berlin au beau milieu de la sc\u00e8ne. Un rideau non pas de fer, mais de tissu opaque nous coupe du premier d\u00e9cor que nous avions connu et aim\u00e9 conna\u00eetre : l\u2019autre partie du public. On peut l\u2019entendre parfois, le deviner, imaginer ce qu\u2019il voit et ce qu\u2019il fait &#8211; mais d\u00e9sormais, nous ne vivons plus ensemble. L\u2019audace est de taille&nbsp;: nous sommes d\u00e9finitivement berlinois de l\u2019est ou de l\u2019ouest, et ce jusqu\u2019en 1989, soit environ dix minutes avant la fin du spectacle. <\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019entr\u00e9e, en traversant la sc\u00e8ne pour choisir notre si\u00e8ge, nous avons fait comme celles et ceux qui traversaient Berlin pour aller travailler un jour d\u2019ao\u00fbt 1961. Tout aussi banal et hasardeux qu\u2019il soit, cet acte a en fait d\u00e9termin\u00e9 notre vie pendant un temps. Pendant pr\u00e8s de vingt-huit ans pour eux, pendant moins de trois heures pour nous.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un travail admirable que d\u2019avoir su, par l\u2019interm\u00e9diaire de cet art qu\u2019est le th\u00e9\u00e2tre, nous faire ressentir une once de ce que les berlinois de l\u2019\u00e9poque ont pu ressentir. L\u2019\u00e9loignement forc\u00e9, la frustration d\u2019\u00eatre coup\u00e9 de l\u2019autre, la tristesse de ne pas avoir v\u00e9cu la m\u00eame chose que lui, de ne pas conna\u00eetre ceux qu\u2019il c\u00f4toie. La joie de se retrouver, m\u00eal\u00e9e \u00e0 la peur de la difficult\u00e9 &#8211; celle de communiquer \u00e0 nouveau&nbsp;: comment un spectateur de l\u2019est et un spectateur de l\u2019ouest, qui n\u2019ont en commun que leur premier pass\u00e9, celui de l\u2019avant du Mur, celui du billet qu\u2019on d\u00e9chire, trouveront-ils les mots pour \u00e9changer au sujet de la pi\u00e8ce qu\u2019ils ont vue&nbsp;? Elle fut la m\u00eame, sans \u00eatre<em> la m\u00eame<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous laisser l\u00e0, frustr\u00e9s de ne pas avoir tout v\u00e9cu, tout vu, voil\u00e0 ce qu&rsquo;il y a de plus remarquable dans cette pi\u00e8ce. De cette grande troupe de jeunes com\u00e9diens talentueux et pleins d\u2019\u00e9nergie, nous n\u2019en connaissons \u00e0 l\u2019issue du spectacle que la moiti\u00e9 seulement. On serait presque tent\u00e9.s de vivre l\u2019histoire encore une fois, mais de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du mur cette fois, pour tous les conna\u00eetre. A quand la reprise&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Laure-Alice POULAIN<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">\u2042<\/p>\n\n\n\n<p>Pour moi, \u00e9tudiante\n\u00e9trang\u00e8re venue d\u2019Allemagne, c\u2019\u00e9tait une v\u00e9ritable exp\u00e9rience que de voir une\npi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre sur l\u2019Histoire allemande en France. Le collectif Birgit\nEnsemble a mis en sc\u00e8ne le vendredi 8 novembre 2019 la pi\u00e8ce <em>Berliner Mauer&nbsp;: Vestiges<\/em>, \u00e0\nl\u2019occasion du 30\u00e8me anniversaire de la chute du mur entre Berlin Est et Berlin Ouest\nen Allemagne. Quand on entrait dans la salle de th\u00e9\u00e2tre, on ne savait pas que\nle choix du si\u00e8ge serait si d\u00e9cisif. En effet, le <strong>Th\u00e9\u00e2tre de Ch\u00e2tillon<\/strong> a montr\u00e9 deux pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre dans la m\u00eame\nsoir\u00e9e. La salle \u00e9tait divis\u00e9e en deux, avec deux tribunes pour les spectateurs\net une sc\u00e8ne entre les deux. Pendant la pi\u00e8ce, m\u00eame la sc\u00e8ne \u00e9tait divis\u00e9e en\ndeux par le mur de Berlin. Les deux groupes de spectateurs ont donc vu deux pi\u00e8ces\ndiff\u00e9rentes. On s\u2019est retrouv\u00e9s dans un th\u00e9\u00e2tre divis\u00e9 comme l\u2019Allemagne \u00e9tait\ndivis\u00e9e il y a trente ans. Ainsi, les spectateurs pouvaient comprendre comment\nla population de Berlin a pu se sentir dans une cit\u00e9 coup\u00e9e en deux. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans la pi\u00e8ce, il y avait\nbeaucoup de citations des vrais protagonistes de l\u2019Histoire d\u2019Allemagne, tir\u00e9es\npar exemple des discours de John F. Kennedy et de Walter Ulbricht, qui a aid\u00e9 \u00e0\nimpl\u00e9menter la R.D.A en Allemagne. Les r\u00e9gisseuses, Julie Bertin et Jade Herbulot, ont montr\u00e9 les politiciens d\u2019une\nmani\u00e8re \u00e0 la fois satirique et exag\u00e9r\u00e9e&nbsp;: Staline \u00e9tait une imitation de\nJoker et les Am\u00e9ricains \u00e9taient des capitalistes par excellence. Avec ce choix\nde repr\u00e9sentation, la pi\u00e8ce a fortement critiqu\u00e9 les politiciens, mais au moyen\nde l\u2019humour.<\/p>\n\n\n\n<p>Le\ncontraste entre Berlin Est et Berlin Ouest \u00e9tait un peu sch\u00e9matique&nbsp;: La\nR.D.A \u00e9tait communiste, surveill\u00e9e et opprim\u00e9e&nbsp;; Berlin Ouest, au\ncontraire, libre et capitaliste. Bien s\u00fbr, il aurait fallu plus de dimensions\nconcernant la vie quotidienne, mais peut-\u00eatre qu\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre ne pouvait\npas toutes les montrer&nbsp;? <\/p>\n\n\n\n<p>Une figure centrale \u00e9tait le journaliste et auteur Heiner M\u00fcller. Il est l\u2019un des plus importants \u00e9crivains de la R.D.A et tr\u00e8s connu en Allemagne. Dans ses textes, il \u00e9tait tr\u00e8s preste concernant la chute de mur et la r\u00e9organisation de l\u2019Allemagne, conscient d\u00e9j\u00e0 qu\u2019on se doit de trouver une alternative au capitalisme &#8211; mais jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, notre soci\u00e9t\u00e9 n\u2019y est pas arriv\u00e9e. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Jasmin ASSADSOLIMANI <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">\u2042<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il faut conna\u00eetre deux fois Berlin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire\nde Berlin est l\u2019un des t\u00e9moignages les plus marquants \u2013 si ce n\u2019est le plus\nimportant, de l\u2019affrontement politique entre les blocs de l\u2019Ouest et le bloc de\nl\u2019Est. Cette histoire, <em>Berliner Mauer, vestiges <\/em>nous la raconte avec\nbrio. D\u2019abord, parce que le spectacle repose sur une brillante id\u00e9e :\nmat\u00e9rialiser la s\u00e9paration pour le spectateur. Le public devra donc, en entrant,\ns\u2019installer sur l\u2019un ou l\u2019autre des gradins qui se font face. Etait-on \u00e0 l\u2019Est\n? A l\u2019Ouest ? D\u00e9j\u00e0 notre s\u00e9paration semble arbitraire &#8211; et c\u2019est ainsi que nous\nresterons le temps d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre. Comment a pu \u00eatre \u00e9crite cette\npi\u00e8ce, qui prend au d\u00e9pourvu ses propres personnages, les Berlinois ? <\/p>\n\n\n\n<p>Avant\nm\u00eame cette d\u00e9cision arbitraire, c\u2019est une farce qui nous est rejou\u00e9e par trois\ncom\u00e9diens, lesquels incarnent Roosevelt, Churchill et Staline \u00e0 Yalta. Nous les\nvoyons manigancer un d\u00e9coupage par int\u00e9r\u00eats, au-del\u00e0 de toute r\u00e9alit\u00e9 humaine.\nCela semble burlesque &#8211; mais le d\u00e9coupage prend forme : un mur se construit, en\nb\u00e9ton arm\u00e9, brutal comme l\u2019impassibilit\u00e9. Des familles sont s\u00e9par\u00e9es, des\nproches, des amours, des amiti\u00e9s. Et tout comme les spectateurs en face, nous\nne saurons plus ce qu\u2019il se passe de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Les\npremi\u00e8res sc\u00e8nes font montre de la d\u00e9termination si suivie, si patiente de\nplusieurs militants que nous suivrons tout au long de la pi\u00e8ce. D\u2019abord, ce\nsont des jeunes qui creusent des tunnels pour franchir le mur&nbsp;: la\nr\u00e9sistance berlinoise sera souterraine. De l\u2019Ouest, nous n\u2019entendrons que les\nbruits \u00e9pars d\u2019une dictature froide. Peu \u00e0 peu, les g\u00e9n\u00e9rations se succ\u00e8dent.\nLe Mur, qui cr\u00e9ait seulement une s\u00e9paration physique, creuse d\u00e9sormais un foss\u00e9\ndans le cours de ces existences. A l\u2019Ouest, la propagande consum\u00e9riste est\nefficace et s\u2019installe dans les foyers et les caract\u00e8res. <\/p>\n\n\n\n<p>La\ntroupe du Birgit Ensemble met en sc\u00e8ne avec une \u00e9nergie tr\u00e8s spectaculaire toutes\nces d\u00e9cennies entre attente et espoir\u2026 ou pr\u00e9f\u00e9rence de l\u2019oubli. Elle utilise\ntous les moyens pour le montrer ou le faire entendre&nbsp;: chants, extraits de\nfilms, discours politique, t\u00e9moignages audio. Nous avons peut-\u00eatre devant nous\nun th\u00e9\u00e2tre documentaire, un th\u00e9\u00e2tre qui se veut le t\u00e9moin de toutes ces\npersonnes qui ont grandi dans la s\u00e9paration. <\/p>\n\n\n\n<p>Si\nl\u2019histoire est tragique, la pi\u00e8ce n\u2019omet ni le rire &#8211; ni la r\u00e9utilisation des\ncouleurs excentriques qu\u2019empruntait alors la jeunesse berlinoise, entre la\ngrandiloquente politique am\u00e9ricaine et le d\u00e9clin du r\u00e9gime sovi\u00e9tique\nstalinien. Jusqu\u2019au moment \u00e0 la fois sid\u00e9rant et enivrant de la chute du mur, o\u00f9\nla danse vient traduire cette joie commune. <\/p>\n\n\n\n<p>Le\nBirgit Ensemble porte en lui, et avec talent, un engagement certain qu\u2019il\ndistille dans toutes les \u00e9motions qu\u2019il nous transmet. Une vitalit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re et\nimpertinente se d\u00e9gage de toutes les sc\u00e8nes et de tous les acteurs, dans une\nmise en sc\u00e8ne ambitieuse. Le d\u00e9fi est fi\u00e8rement relev\u00e9&nbsp;! Loin d\u2019en faire\nseulement le lieu d\u2019une tragique histoire, c\u2019est bien un \u00e9loge qui est fait sur\nBerlin, et nous sortons de la pi\u00e8ce avec l\u2019envie de la d\u00e9couvrir une deuxi\u00e8me\nfois. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Ang\u00e9line DA ROCHA<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">\u2042<\/p>\n\n\n\n<p><i> <\/i><em>Berliner Mauer : Vestiges <\/em>est le premier volet de la t\u00e9tralogie <i>Europe, mon amour<\/i> port\u00e9e par la troupe du Birgit Ensemble. A l\u2019origine du projet, Julie Bertin et Jade Herbulot avec leur promotion du <strong>Conservatoire National  Sup\u00e9rieur d\u2019Art Dramatique<\/strong>. Cette jeune g\u00e9n\u00e9ration se r\u00e9approprie l\u2019Europe et son histoire de fa\u00e7on \u00e0 la fois rigoureuse et d\u00e9complex\u00e9e. Leur r\u00e9cit d\u00e9bute en 1945, des Accords de Yalta \u00e0 la chute du Mur de Berlin. Pour les 30 ans de cet \u00e9v\u00e9nement, <em>Berliner Mauer : vestiges<\/em> est reprise au Th\u00e9\u00e2tre du Chatillon. <\/p>\n\n\n\n<p>Comment une ville peut-elle se retrouver coup\u00e9e en deux en une nuit ? Le public s\u2019appr\u00eate \u00e0 en faire l\u2019exp\u00e9rience. Des rideaux noirs divisent rapidement la sc\u00e8ne en deux et les spectateurs de \u00ab Berlin-Ouest \u00bb et ceux de \u00ab Berlin-Est \u00bb assistent \u00e0 des spectacles diff\u00e9rents. De la frustration : celle d\u2019\u00eatre coup\u00e9e d\u2019une partie de l\u2019action et de ne pouvoir que deviner ce qu\u2019il se passe de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Berlin, th\u00e9\u00e2tre de l\u2019histoire, est une actrice \u00e0 part enti\u00e8re de la pi\u00e8ce. Ce choix est symbolique et illustre pour tous cette s\u00e9paration brutale. N\u2019est-il toutefois pas possible de d\u00e9passer ce r\u00e9cit centr\u00e9 sur Berlin ? <\/p>\n\n\n\n<p><em>Berliner Mauer : vestiges<\/em> documente cette p\u00e9riode du c\u00f4t\u00e9 des dirigeants politiques et de la soci\u00e9t\u00e9 civile, une volont\u00e9 du Birgit Ensemble. Staline, Honecker et Gorbatchev c\u00f4toient Nina Hagen et Juliane Werding, figures de la sc\u00e8ne <em>pop<\/em> allemande. Comment imaginer le quotidien en RDA, entre privation de libert\u00e9s et attachement au collectif ?  <\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, l\u2019euphorie qui a suivi la chute du Mur est nuanc\u00e9e par Heiner M\u00fcller, dramaturge allemand critique et d\u00e9sabus\u00e9. Ces textes clairvoyants annoncent les crises \u00e0 venir dans une Allemagne tout juste r\u00e9unifi\u00e9e. L\u2019ex-RDA fait face \u00e0 la perte de nombreux emplois et \u00e0 une situation \u00e9conomique difficile. Elle doit s\u2018adapter rapidement au syst\u00e8me capitaliste, un tournant parfois brutal qui ne laisse de place \u00e0 aucune alternative politique. De nouvelles utopies demeurent \u00e0 r\u00e9inventer.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Camille PIERRAT<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Image d&rsquo;ent\u00eate : Galerie du Th\u00e9\u00e2tre de Ch\u00e2tillon, (c) Pierre Dolzani Berliner Mauer&nbsp;: Vestiges est le premier volet&nbsp; d\u2019une t\u00e9tralogie, Europe mon Amour, de la Compagnie Le Birgit Ensemble. 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