{"id":14021,"date":"2020-02-03T09:59:48","date_gmt":"2020-02-03T08:59:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=14021"},"modified":"2020-02-03T09:59:48","modified_gmt":"2020-02-03T08:59:48","slug":"la-truite-de-schubert-centre-de-musique-de-chambre-de-paris-janvier-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=14021","title":{"rendered":"La Truite de Schubert \/ Centre de musique de chambre de Paris \/ Janvier 2020"},"content":{"rendered":"\n<p>Image d&rsquo;ent\u00eate :<a href=\"https:\/\/www.centredemusiquedechambre.paris\/concerts\/la-truite-2\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\" site du Centre de musique de chambre de Paris (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\"> site du Centre de musique de chambre de Paris<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La <em>Truite de Schubert<\/em> tient la ligne : tous <span style=\"text-decoration: underline\">ceux<\/span> qui entendent le nom de ce c\u00e9l\u00e8bre poisson se trouvent au bout et sont surpris \u00e0 fredonner l\u2019air bien connu. <span style=\"text-decoration: underline\">Eux<\/span>, ce sont les spectateurs qui entrent dans une salle petite, mais a\u00e9rienne &#8211; et l\u2019ambiance est imm\u00e9diatement conviviale. De fait, sur des paroles \u00e9crites par Francis Blanche, les musiciens invitent quelques spectateurs \u00e0 partager la sc\u00e8ne avec eux. Cette mise en sc\u00e8ne est bien vue, car la man\u0153uvre incite \u00e0 rompre la fronti\u00e8re entre les musiciens et les spectateurs &#8211; de sorte que ceux pr\u00e9sents sont acteurs du tableau, comme une seule vague qui danse avec la musique, avec la truite, enfin. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exp\u00e9rience propos\u00e9e au <strong>Centre de musique de chambre de Paris<\/strong> est en tout point positive. La m\u00e9lodie est heureuse et regorge de sant\u00e9. C\u2019est d&rsquo;ailleurs dans ces dispositions que Schubert a \u00e9crit son quintette, et les musiciens sur sc\u00e8ne r\u00e9ussissent avec brio \u00e0 les transmettre. Lors d\u2019une soir\u00e9e d\u2019hiver, ils parviennent \u00e0 nous faire sentir l\u2019\u00e9t\u00e9 1819 avec le plaisir au c\u0153ur &#8211; celui d\u2019\u00eatre avec des amis, les sens quelque peu alt\u00e9r\u00e9s par l\u2019alcool et l\u2019euphorie de pouvoir rire des choses simples. La truite saute et fr\u00e9tille, et les violoncellistes avec.<\/p>\n\n\n\n<p>Musicalement parlant, le quintette a un avantage qu\u2019un orchestre n\u2019a pas&nbsp;: le piano reste certes au centre de la pi\u00e8ce, mais il n\u2019a pas le premier r\u00f4le. Le piano, le violon, l\u2019alto, le violoncelle et la contrebasse ne forment qu\u2019une seule voix et cela est d\u2019autant plus marqu\u00e9 que la mise en sc\u00e8ne est pertinente.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Am\u00e9lie BOUTIN<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>Le <strong>Centre de musique de chambre de Paris<\/strong> a su rendre \u00e0 <em>La Truite<\/em> de Schubert toute sa fra\u00eecheur, gr\u00e2ce \u00e0 des interpr\u00e8tes jeunes et vigoureux, parfaitement justes, ainsi qu\u2019\u00e0 une mise en sc\u00e8ne ing\u00e9nieuse qui introduisait litt\u00e9ralement le spectateur au coeur du salon de Johann Michael Vogl. Ce <em>\u00ab baryton qui a invit\u00e9 ses proches pour faire entendre la nouvelle composition de son ami Schubert \u00bb<\/em> &#8211; d\u2019apr\u00e8s le descriptif de la repr\u00e9sentation, a magnifiquement rempli sa promesse de nous faire passer une excellente soir\u00e9e, \u00e0 la fois grandiose et intime.<\/p>\n\n\n\n<p>La taille de la salle du Centre, assez petite, autorisait d\u00e9j\u00e0 une grande proximit\u00e9 avec les artistes. On aurait pu se croire dans un salon. Mais l\u2019illusion est devenue vraiment parfaite lorsque les interpr\u00e8tes ont invit\u00e9 plusieurs spectateurs sur sc\u00e8ne, les disposant de mani\u00e8re \u00e0 imiter des tableaux projet\u00e9s sur le fond de la salle. Il s\u2019agissait de repr\u00e9sentations de Schubert faisant entendre ses compositions dans des salons priv\u00e9s, habillements recr\u00e9\u00e9s pour nous.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res paroles du <em>lied<\/em> raisonnent, la musique sonne et jusqu\u2019aux derni\u00e8res notes du quintette, qui cl\u00f4t la repr\u00e9sentation, c\u2019est l\u2019\u00e9merveillement. Par la beaut\u00e9 de la musique, bien s\u00fbr &#8211; mais par les interpr\u00e8tes, surtout. Leur jeunesse (une vingtaine d\u2019ann\u00e9es chacun) et leur complicit\u00e9, entre eux et avec les spectateurs sur sc\u00e8ne, ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement enthousiasmantes. Au fil de leurs d\u00e9placements, soulignant l\u2019aisance avec laquelle ils manient leurs instruments, leurs regards s\u2019\u00e9changent, se soutiennent ou s\u2019appuient, leurs gestes s\u2019adressent aux convives, jouent avec eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Rarement la musique classique n\u2019a\npris un tel coup de jeune !<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Robin FOULSHAM <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">  \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 la p\u00eache au quintette<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un retour au XIX\u00e8me si\u00e8cle r\u00e9ussi pour ce concert-spectacle autour du quintette avec piano <em>La Truite<\/em> de Schubert (1819), mis en espace par J\u00e9r\u00f4me Pernoo.<\/p>\n\n\n\n<p>Les spectateurs sont invit\u00e9s au salon musical du baryton Johann Michael Vogl (1768-1840), qui fait entendre la nouvelle composition de Schubert \u00e0 ses propres invit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mouvements du quintette s&rsquo;encha\u00eenent dans une coh\u00e9rence parfaite, tandis que des membres du public sont invit\u00e9s sur sc\u00e8ne pour participer au d\u00e9cor du salon. Il est int\u00e9ressant de souligner le souci du d\u00e9tail : ces spectateurs sont plac\u00e9s de telle sorte \u00e0 recr\u00e9er des tableaux, fid\u00e8les \u00e0 des illustrations du XIX\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la musique, elle est superbement interpr\u00e9t\u00e9e par ce quintette de jeunes musiciens prometteurs qui, de plus, jouent tous sans partition. Cela peut para\u00eetre anodin, mais il est rare de voir des musiciens sans support papier dans des concerts de musique de chambre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9vident que cela rend l\u2019\u00e9coute plus facile entre ces chambristes, dont la musique devient une part essentielle &#8211; alors inn\u00e9e, presque organique : la complicit\u00e9 est au rendez-vous.<\/p>\n\n\n\n<p>Autre originalit\u00e9 : la contrebassiste, la violoniste et l\u2019altiste sont debout et se d\u00e9placent fr\u00e9quemment sur la sc\u00e8ne, ravivant les mouvements du quintette et ce, pendant tout le spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise\nen espace et l\u2019apport d\u2019un r\u00e9cit aux concerts de musique de chambre est un\nconcept novateur. Mais il est clair que cela permet de rendre les concerts de\nmusique pure beaucoup plus vivants et captivants pour l\u2019auditeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette\nfois-ci, le public est conquis tant par l\u2019oeil que par l\u2019oreille.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;- C\u00e9line FISZBIN<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Image d&rsquo;ent\u00eate : site du Centre de musique de chambre de Paris La Truite de Schubert tient la ligne : tous ceux qui entendent le nom de ce c\u00e9l\u00e8bre poisson se trouvent au bout et sont surpris \u00e0 fredonner l\u2019air bien connu. 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