{"id":14143,"date":"2020-02-16T20:22:52","date_gmt":"2020-02-16T19:22:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=14143"},"modified":"2020-02-16T20:22:52","modified_gmt":"2020-02-16T19:22:52","slug":"symphonies-n5-et-8-de-beethoven-orchestre-philharmonique-della-scala-milan-philharmonie-de-paris-janvier-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=14143","title":{"rendered":"Symphonies n5 et 8 de Beethoven \/ Orchestre philharmonique della Scala Milan \/ Philharmonie de Paris \/ Janvier 2020"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Image d&rsquo;ent\u00eate :<\/strong> Riccardo Chailly pour la <a href=\"https:\/\/philharmoniedeparis.fr\/fr\/activite\/concert-symphonique\/20403-beethoven-riccardo-chailly\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Philharmonie de Paris (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">Philharmonie de Paris<\/a>, (c) Silvia Lelli<\/p>\n\n\n\n<p>Lundi soir, pluie battante\u2026 pas le meilleur combo. Malgr\u00e9 cela, la semaine commence bien&nbsp;pour moi : je vais assister, dans un lieu sublime, \u00e0 un concert donn\u00e9 par l\u2019orchestre philarmonique de la Scala de Milan, dirig\u00e9 par le chef Riccardo Chailly. Trois pi\u00e8ces majeures de la musique classique seront interpr\u00e9t\u00e9es dans la grande salle de la <strong>Philharmonie de Paris<\/strong>. Pour moi, qui ne suis pas tr\u00e8s \u00e9clair\u00e9e en musique classique, c\u2019est une porte d\u2019entr\u00e9e inesp\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La salle est moderne, claire, fluide. On tr\u00f4ne en hauteur, surplombant l\u2019orchestre, assis sur nos nuages jaunes. Une petite partie des musiciens m\u2019est cach\u00e9e&nbsp;; quand l\u2019homme assis devant moi se penche en avant, j\u2019aper\u00e7ois le chef d\u2019orchestre qui s\u2019installe.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis, les premi\u00e8res notes jaillissent. Je frissonne. Car ce n\u2019est pas rien&nbsp;: les trois pi\u00e8ces de ce soir sont des \u0153uvres de Beethoven, et pas les moindres&nbsp;: l\u2019ouverture d\u2019Egmont, une pi\u00e8ce huit minutes&nbsp;; puis la symphonie n\u00b08&nbsp;; enfin, la symphonie n\u00b05, une des plus connues. M\u00eame moi, n\u00e9ophyte du classique, je peux fredonner son air et notamment les quatre premi\u00e8res notes, les tonitruants \u00ab&nbsp;coups du destin&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Je dois avouer une chose&nbsp;: ce que je pr\u00e9f\u00e8re (presque), dans les concerts classiques, c\u2019est observer les musiciens. Or ici, ils sont tr\u00e8s nombreux&nbsp;: je suis combl\u00e9e. Clarinettes, hautbois, trombones, timbales, piccolo (une petite fl\u00fbte), trompettes, cors&nbsp;et j\u2019en passe : il y a foule. Je ne sais plus o\u00f9 donner de la t\u00eate, entre la chor\u00e9graphie des bras des violonistes, le percussionniste qui bichonne ses peaux de tambours, les dodelinements rigolos d\u2019un contrebassiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne d\u00e9crirai pas la musique&nbsp;: je ne saurai pas quels mots utiliser (virtuose&nbsp;? vif&nbsp;? pr\u00e9cis&nbsp;? brillant&nbsp;?). Ce que je retiens de cette soir\u00e9e, c\u2019est l\u2019exp\u00e9rience tout enti\u00e8re, les sens mobilis\u00e9s, la fougue des applaudissements, le rappel des musiciens, les poils qui se h\u00e9rissent sur les avant-bras.<\/p>\n\n\n\n<p>Les c\u00e9l\u00e9brations du 250\u00e8me anniversaire de la naissance de Beethoven continuent cette ann\u00e9e&nbsp;: profitez-en&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Lucie PUREN<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>Ce lundi 27 janvier 2020, l\u2019orchestre philharmonique della Scala dirig\u00e9 par Riccardo Chailly jouait trois grandes pi\u00e8ces de Beethoven : l\u2019Ouverture d\u2019Egmont, la 8\u00e8me symphonie et la fameuse 5\u00e8me symphonie. Le programme annon\u00e7ait donc d\u2019embl\u00e9e un concert d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la grandeur. <br><\/p>\n\n\n\n<p>Et, en effet, l\u2019Ouverture d\u2019Egmont &#8211; grave et puissante, est un transport imm\u00e9diat. C\u2019est une entr\u00e9e en mati\u00e8re parfaite, un premier pas dans la symphonie \u00e9pique et fulgurante, interrompue par la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 des fl\u00fbtes retardant le d\u00e9sastre des timbales, des cordes et des cuivres. Egmont semble annoncer merveilleusement la 5\u00e8me symphonie et pourtant, surprise, la 8\u00e8me symphonie, avec sa joie tranquille et gaillarde, vient comme apaiser le tableau avant la temp\u00eate symphonique de la 5\u00e8me. Il faut toutefois noter la fougue jubilatoire du dernier mouvement de la 8\u00e8me symphonie, qui commence par un tissu de violons pianissimo avant la reprise du th\u00e8me en grande pompe par tout l\u2019orchestre ; ce dernier mouvement allegro, vivace, a tout d\u2019une danse heureuse et folle que l\u2019on voudrait imm\u00e9diatement rejoindre \u00e0 corps perdu. Malheureusement, la salle est pleine de si\u00e8ges et d\u2019ailleurs, personne ne semble broncher \u2014 quelle tristesse !  L\u2019attente se r\u00e9sout enfin : apr\u00e8s l\u2019entracte, commence la terrible 5\u00e8me symphonie et son introduction trop entendue. Une fois le premier mouvement pass\u00e9, sans que personne n\u2019ait pu l\u2019entendre vraiment \u2014 je ne suis pas s\u00fbr, d\u2019ailleurs, qu\u2019il soit encore possible de l\u2019entendre, comme il n\u2019est plus possible de voir la Joconde ou la tour Eiffel \u2014 l\u2019\u00e9coute se fait plus grande, enfin, et avec elle la musique de Beethoven, massive, immense, plus ample encore que ce \u00e0 quoi l\u2019on peut s\u2019attendre. Le 3\u00e8me mouvement amorce une puissante menace avec l\u2019unisson des contrebasses qui ne sont pas sans rappeler les fun\u00e9railles de Siegrfried de Wagner ou les symphonies de Bruckner, et la symphonie se termine dans une apoth\u00e9ose de cuivres qui ne veut jamais finir et qu\u2019on ne peut qu\u2019emporter avec soi en sortant de la salle.  <\/p>\n\n\n\n<p>La salle, d\u2019ailleurs comble, est combl\u00e9e, le succ\u00e8s total, le public ravi. Le grandiose, l\u2019immensit\u00e9 qui restaient dans ma t\u00eate, comme un stigmate lumineux sur ma r\u00e9tine, s\u2019effacent pourtant assez vite sur les murs jaunis du RER qui court cette nuit pollu\u00e9e de r\u00e9gion parisienne\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Achille DI ZAZZO<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042  <\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai eu le plaisir, ce lundi 27 janvier, de voir jouer l&rsquo;orchestre philharmonique della Scala de Milan, dirig\u00e9 par le c\u00e9l\u00e8bre chef d\u2019orchestre Riccardo Chailly &#8211; lequel nous offre une fois de plus un programme magnifique. Ce dernier est compos\u00e9 des \u0153uvres les plus c\u00e9l\u00e8bres de Ludwig van Beethoven. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans une salle impressionnante que r\u00e9sonnent les premi\u00e8res notes de l\u2019Ouverture d\u2019Egmont. L\u2019orchestre nous joue une s\u00e9rie d\u2019\u00e9motions avec ce morceau qui alterne des moments lents et doux avec des moments plus dynamiques. Les cordes, qui d\u00e9gagent une grande force, s\u2019opposent \u00e0 la douceur et \u00e0 la gait\u00e9 des bois. L\u2019ouverture se termine dans le tourbillon d\u2019une fanfare qui fait vibrer les spectateurs. <\/p>\n\n\n\n<p>Puis nous avons, pour continuer, la symphonie n\u00b08. Cette symphonie pr\u00e9sente une construction plus simple avec des tonalit\u00e9s joyeuses et l\u00e9g\u00e8res. L\u2019orchestre ne forme qu\u2019un seul et m\u00eame ensemble pour atteindre une harmonie parfaite et nous emporter dans le morceau. <\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019orchestre termine avec la c\u00e9l\u00e8bre symphonie n\u00b05 dont on conna\u00eet tous l\u2019air. Les cuivres donnent de la force au morceau, et ce moment devient inoubliable. C\u2019est un r\u00e9el plaisir de pouvoir \u00e9couter ce morceau donn\u00e9 par un orchestre comme celui-ci, cet ensemble parfait nous entraine dans cette symphonie qu\u2019on ne veut pas entendre s\u2019arr\u00eater. <\/p>\n\n\n\n<p>Je recommande \u00e0 tous de venir un jour dans cette salle, ce fut un moment impressionnant et tr\u00e8s agr\u00e9able. Malheureusement, la salle ne permet pas toujours d\u2019avoir une place avec une bonne vue sur l\u2019orchestre, mais cela ne trouble en rien le plaisir d\u2019\u00eatre l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Camille COURSELLE<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Rendez-vous avec la Philharmonie de Paris pour f\u00eater le 250\u00e8me anniversaire de la naissance de Beethoveen<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La <strong>Philharmonie<\/strong> de Paris, dans le parc de la Villette au Nord de la capitale, pr\u00e9sente les symphonies n\u00b05 et 8 avec l\u2019ouverture d\u2019Egmont de l\u2019Orchestra Filarmonica della Scala (Milan) sous la direction de Riccardo Chailly pour le 250\u00e8me anniversaire de la naissance de Beethoveen ; le lundi 27 janvier \u00e0 20h30.<\/p>\n\n\n\n<p>Le b\u00e2timent de la Philharmonie a un air moderne et grandiose. L&rsquo;int\u00e9rieur est \u00e0 l\u2019image de l\u2019ext\u00e9rieur : de hauts plafonds, bien illumin\u00e9s, qui ont quelque chose de majestueux. Nous donnons l\u2019impression d\u2019\u00eatre des enfants devant l\u2019immensit\u00e9 du monde musical. La salle &#8211; avec la forme en \u201cnids d\u2019abeille\u201d de ses balcons, a l&rsquo;aspect futuriste d\u2019un vaisseau de science-fiction, aux antipodes du chemin pav\u00e9 qui m\u00e8ne du tramway \u00e0 la Philharmonie&nbsp;; illustrant plus un Paris classique et ancien. L\u2019orchestre, bien qu\u2019en contre-bas, \u00e9tait au centre de tous les regards et de toutes les attentions.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;\u00e9tait une tr\u00e8s belle d\u00e9couverte pour mon tout premier orchestre professionnel. La salle avait une belle acoustique. Elle m&rsquo;a fait vibrer et oublier ma peur des hauteurs. C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 la fois relaxant et \u00e9motionnel. V\u00e9ritablement charmant &#8211; et attirant, avec une puissance tr\u00e8s notable pour l\u2019ouverture d\u2019Egmont. La symphonie num\u00e9ro 5 est certes connue pour son d\u00e9but brutal &#8211; mais beaucoup moins pour le reste. Pourtant, les passages d&rsquo;un rythme rapide et brutal \u00e0 un rythme beaucoup plus lent, beaucoup plus doux (voire voluptueux) sont vraiment attirants. Ces transitions font, pour moi, toute la force de la symphonie &#8211; au m\u00eame titre que son d\u00e9but iconique. Le soutien des violoncelles, des contrebasses et de timbres dans les graves avaient une v\u00e9ritable saveur. Les notes graves soutenant la partition \u00e9taient mes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es : pour le sentiment reposant, de s\u00e9curit\u00e9 qu\u2019elles apportaient. La fin du spectacle avait un air que je d\u00e9crirais comme doux et printanier, faisant se terminer le concert symphonique sur un go\u00fbt de renouveau, de renaissance. Les multiples et longs applaudissement des spectateurs m\u2019ont rendue encore plus curieuse par rapport \u00e0 la musique classique. Ce n\u2019\u00e9tait gu\u00e8re \u201cennuyant\u201d ou \u201clent\u201d mais tr\u00e8s s\u00e9duisant, captivant voire ensorcelant par moment.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait une premi\u00e8re exp\u00e9rience magnifique. Un spectacle ouvert \u00e0 toutes et \u00e0 tous, touchant m\u00eame les non-initi\u00e9s \u00e0 la musique classique comme moi.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Emilia WANG<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Image d&rsquo;ent\u00eate : Riccardo Chailly pour la Philharmonie de Paris, (c) Silvia Lelli Lundi soir, pluie battante\u2026 pas le meilleur combo. 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