{"id":14166,"date":"2020-02-24T15:46:18","date_gmt":"2020-02-24T14:46:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=14166"},"modified":"2020-02-24T15:46:18","modified_gmt":"2020-02-24T14:46:18","slug":"britneys-dream-alexandra-flandrin-theatre-de-la-fleche-janvier-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=14166","title":{"rendered":"Britney&rsquo;s dream \/ Alexandra Flandrin \/ Th\u00e9\u00e2tre de la Fl\u00e8che \/ Janvier 2020"},"content":{"rendered":"\n<p>Alexandra Flandrin est l\u2019auteur de ce texte qu\u2019elle met en sc\u00e8ne et joue. L\u2019actrice franco-am\u00e9ricaine incarne ce personnage d\u00e9sabus\u00e9, na\u00eff, d\u00e9pressif et combatif. Ses chansons (qu&rsquo;elle chante elle-m\u00eame) et ses chor\u00e9graphies reprennent l&rsquo;univers de Britney. Un spectacle en franglais (<em>\u00ab&nbsp;Now I call myself Britney Bitch, BB. Comme Brigitte Bardot, Sauf que je m\u2019appelle Britney Bitch ! \u00bb<\/em>), qui nous raconte le r\u00eave de la petite Britney Bitch, pouss\u00e9e par sa m\u00e8re dans la <em>jet-set<\/em> am\u00e9ricaine, avec des danses \u00e9quivoques, l\u2019\u00e9vocation de super-h\u00e9ros&nbsp;comme James Bond, Wonder Woman, Minnie Mouse, Barbarella.., des perruques synth\u00e9tiques, des jouets et des revolvers en plastique, des poup\u00e9es <em>Barbie<\/em>&#8230; En guise de d\u00e9cor, un simple rideau \u00e0 franges dor\u00e9es qui fait office de s\u00e9paration entre la sc\u00e8ne et la loge de la com\u00e9dienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Britney est en m\u00eame temps pleine d\u2019\u00e9nergie et touchante. On croit \u00e0 ce personnage fragile, cach\u00e9 derri\u00e8re les paillettes &#8211; mais le texte est in\u00e9gal et on n&rsquo;en saisit les enjeux qu&rsquo;en lisant le <em>flyer<\/em>&nbsp;: on comprend alors qu\u2019elle encha\u00eene c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, d\u00e9pression et h\u00f4pital psychiatrique ; elle cr\u00e9e sa propre fondation et fait la promotion de la pilule miracle qui gu\u00e9rit la d\u00e9pression (<em>\u00ab&nbsp;Now I don\u2019t care what they think of me. Ils peuvent penser ce qu\u2019ils veulent. [&#8230;] I don\u2019t care, it doesn\u2019t matter to me&nbsp;! Because you know why&nbsp;? Parce que j\u2019ai trouv\u00e9 un sens \u00e0 ma vie. Et c\u2019est pour \u00e7a que je suis ici aujourd\u2019hui, pour partager ma v\u00e9rit\u00e9 avec vous&nbsp;! Thank you&nbsp;! Remerciez-vous&nbsp;!&nbsp;\u00bb)<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Monica MELE<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">\u2042<\/p>\n\n\n\n<p>Derri\u00e8re la porte de l\u2019unique salle du petit th\u00e9\u00e2tre &#8211; aux belles allures de secret &#8211; qu\u2019est <strong>La Fl\u00e8che<\/strong>, quelques bancs, des coussins et une trentaine d\u2019habitu\u00e9s, tous (d\u00e9j\u00e0) souriants. C\u2019est dans ce cadre propice \u00e0 l\u2019intime que j\u2019ai pu d\u00e9couvrir <em>Britney\u2019s Dream<\/em>&nbsp;&#8211; <em>Britney\u2019s Dream<\/em>, le r\u00eave de Britney donc. Car Britney est une star et, en cela, la parfaite incarnation de l&rsquo;\u00ab<em>&nbsp;American Dream<\/em>&nbsp;\u00bb. Mais peu \u00e0 peu, les mots se d\u00e9nouent, le masque tombe et nous entamons un voyage onirique dans l\u2019esprit de Britney, au c\u0153ur m\u00eame de ses souvenirs et de ses f\u00ealures. Car Britney ne comprend plus rien, pas m\u00eame elle-m\u00eame ; car Britney est dr\u00f4le, cynique et en col\u00e8re &#8211; mais surtout, car Britney souffre. Et, tout doucement, sans jamais nous interroger sur l\u2019absurdit\u00e9 naissante, nous devenons Britney et nous glissons au bord de la folie. <\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce est tendre et forte, agressive parfois, dr\u00f4lement touchante et quelque peu d\u00e9rangeante. C\u2019est un <em>m\u00e9li-m\u00e9lo <\/em>de nouveaut\u00e9s, d&rsquo;exp\u00e9rimentations : aucun des \u00e9l\u00e9ments que nous connaissons du th\u00e9\u00e2tre n&rsquo;est pr\u00e9sent, puisque tout semble se construire (en particulier les ponctuations musicales cr\u00e9\u00e9es par celle qui officie \u00e0 la fois le r\u00f4le de l\u2019actrice, de l\u2019auteure et de la metteuse en sc\u00e8ne) et se d\u00e9construire \u00e0 la fois, tomber &#8211; comme notre personnage, fluctuer, \u00eatre en permanente mouvance&#8230; Pendant une heure, nous existons comme public, mais aussi comme \u00eatres, comme tout un tas de confidents ou d\u2019amis \u00e0 qui l\u2019on confierait son salut. Et c\u2019est en cela que <em>Britney\u2019s Dream <\/em>est une merveilleuse exp\u00e9rience de l\u2019intime, de l\u2019int\u00e9rieur, une exp\u00e9rience multicolore et envahissante. C\u2019est trouver une <em>rainbow pill<\/em>, l\u2019avaler, et soudain, voir de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du miroir\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212; Z\u00e9lie ALOUANE<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Alexandra Flandrin est l\u2019auteur de ce texte qu\u2019elle met en sc\u00e8ne et joue. L\u2019actrice franco-am\u00e9ricaine incarne ce personnage d\u00e9sabus\u00e9, na\u00eff, d\u00e9pressif et combatif. Ses chansons (qu&rsquo;elle chante elle-m\u00eame) et ses chor\u00e9graphies reprennent l&rsquo;univers de Britney. 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