{"id":14255,"date":"2020-04-30T14:42:00","date_gmt":"2020-04-30T12:42:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=14255"},"modified":"2020-04-30T14:42:00","modified_gmt":"2020-04-30T12:42:00","slug":"le-musee-dali-paris-beniamino-levi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=14255","title":{"rendered":"Le mus\u00e9e Dal\u00ed Paris \/ Beniamino L\u00e9vi"},"content":{"rendered":"\n<p>Gravir quelques marches, d\u00e9passer les touristes du Sacr\u00e9-C\u0153ur et de la place du Tertre pour, au d\u00e9tour d\u2019une ruelle, p\u00e9n\u00e9trer dans <strong>le mus\u00e9e Dal\u00ed<\/strong>. Tout se passe au sous-sol \u2013 mani\u00e8re de s\u2019enfoncer comme litt\u00e9ralement dans l\u2019esprit fou de l\u2019artiste espagnol \u2013 o\u00f9 quelques salles bien garnies font la part belle \u00e0 une partie m\u00e9connue de son \u0153uvre.   <\/p>\n\n\n\n<p>Un rapide historique du mus\u00e9e nous pr\u00e9vient : c\u2019est Beniamino Levi, un jeune galeriste italien un brin loufoque qui, apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 Salvador Dali en 1928, d\u00e9cide de collectionner les sculptures, les gravures et les   livres d\u2019arts confectionn\u00e9s par ce dernier, lesquels \u00e9taient alors diss\u00e9min\u00e9s aux quatre coins du globe et, ce faisant, quelque peu oubli\u00e9s, sinon minor\u00e9es, par la critique et \u00e0 peu pr\u00e8s m\u00e9connus de tous.<\/p>\n\n\n\n<p>Les initi\u00e9s ne seront pour autant pas surpris devant cette belle collection car toutes les grandes obsessions daliennes sont bien l\u00e0. Ils retrouveront   ainsi sa conception liquide du temps incarn\u00e9 dans diverses sculptures de montres coulantes qui leur rappelleront, peut-\u00eatre,  <em>La persistance de la m\u00e9moire<\/em>, tout autant son attrait pour le fonctionnement du r\u00eave ou encore   sa fascination pour les lois physiques qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 revisiter la d\u00e9couverte newtonienne de la gravit\u00e9 et la mod\u00e9lisation de la bande de M\u00f6bius. <\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, personne ne perdra   pied : des cartons \u00e9gren\u00e9s tout au long du parcours permettent de br\u00e8ves mises au point conceptuelles ou historiques tout \u00e0 fait bienvenue. Voil\u00e0 qu\u2019on s\u2019arrime aux partis pris esth\u00e9tiques de l\u2019artiste, que l\u2019on s\u2019immisce, pour un instant du moins, dans son bestiaire singulier allant du rhinoc\u00e9ros \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9phant en passant par la girafe, que son \u00e9clectisme des contradictions prend sens, que l\u2019\u00e9tude du christianisme se marie avec la psychanalyse. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre surtout l\u2019imaginaire litt\u00e9raire de Dal\u00ed que l\u2019on prendra le plus de plaisir \u00e0 (re)d\u00e9couvrir. Les nombreux dessins et estampes du maitre c\u00f4toient aussi bien  <em>Les Amours  <\/em>d\u2019Ovide, <em>Pantagruel<\/em>  de Rabelais,  <em>Don Quichotte<\/em>  de   Cervant\u00e8s   que  <em>Les Aventures d\u2019Alice aux Pays des Merveilles<\/em>  de Carroll. <\/p>\n\n\n\n<p>Faire feux de tout bois et par-l\u00e0 toucher \u00e0 tout puisque tout se touche, multiplier les techniques, ressourcer son regard dans les textes, tout cela afin de saisir le sens de l\u2019aventure humaine, ce que, du reste, ni sa m\u00e9thode parano\u00efaque-critique   ni   son   mysticisme   \u00e0   la   fin   de   sa   vie   ne parviendront \u00e0 faire. Le mus\u00e9e Dal\u00ed ne d\u00e9cevra ni les amoureux du peintre catalan qui appr\u00e9cieront, une fois de plus, de retrouver le charme \u00e0 nul autre pareil de cette \u0153uvre folle et g\u00e9n\u00e9reuse, ni les profanes qui entreront, peut-\u00eatre par la porte d\u00e9rob\u00e9e, dans l\u2019univers dalien. Qu\u2019importe, il faut bien commencer par quelque part. <\/p>\n\n\n\n<p>   \u2014 Sylvain Teil <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>Perch\u00e9 sur la butte de Montmartre, le <strong>mus\u00e9e Dali Paris<\/strong> est un petit espace d\u2019exposition intime et \u00e0 grandeur humaine, qui accueille depuis 2018 la collection de Beniamino L\u00e9vi et plus g\u00e9n\u00e9ralement les \u0153uvres surr\u00e9alistes. Le collectionneur italien entretenait une relation proche avec Dali. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine d\u2019une diffusion plus large des \u0153uvres de l\u2019artiste espagnol, gr\u00e2ce notamment \u00e0 la l\u2019utilisation de la lithographie. <\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir gravit une centaine de marche pour atteindre le mus\u00e9e, on en redescend quelques-unes pour arriver dans une grande pi\u00e8ce remplie de sculptures et de peintures diverses. Ma premi\u00e8re impression a \u00e9t\u00e9 celle d\u2019un trop plein, il y a beaucoup d\u2019\u0153uvre de diff\u00e9rentes natures et elles sont peu espac\u00e9es. De prime abord le tout semble d\u00e9sordonn\u00e9. Habitu\u00e9e aux expositions organis\u00e9es en plusieurs salles et fl\u00e9ch\u00e9es, ici je ne savais pas par o\u00f9 commencer. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 mon regard \u00e9tait attir\u00e9 par des couleurs vives et des sculptures plus incroyables les unes que les autres. Finalement c\u2019\u00e9tait comme \u00eatre laiss\u00e9e dans un champ de tr\u00e9sors o\u00f9 tout est \u00e0 d\u00e9couvrir. <\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai donc commenc\u00e9 ma visite avec un \u00e9l\u00e9phant juch\u00e9 sur d\u2019immenses pattes de moustiques ultrafines, par\u00e9 d\u2019une queue de cochon, d\u2019une barbichette de ch\u00e8vre et surmont\u00e9 d\u2019un ob\u00e9lisque couleur topaze. Face \u00e0 une telle chim\u00e8re sculpt\u00e9e dans le bronze je ne savais d\u2019abord pas quoi penser, un symbole d\u2019une puissance apparente fond\u00e9 sur des failles et des faiblesses? En parcourant le reste de l\u2019exposition j\u2019ai vite compris qu\u2019il ne fallait pas chercher la signification que l\u2019artiste avait voulu donner \u00e0 ses \u0153uvres mais plut\u00f4t se laisser porter par ses propres sensations. On se balade alors dans la salle d\u2019exposition comme dans un r\u00eave, entre les femmes perc\u00e9es de tiroirs, les montres molles et le jeu d\u2019\u00e9chec avec pour pi\u00e8ces des pouces.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019artiste espagnol, bibliophile, a illustr\u00e9 de nombreux livres et notamment Alice au Pays des Merveilles. La vision sculpt\u00e9e qu\u2019il donne de la protagoniste principale est envo\u00fbtante: sous une chevelure en bouquet de fleur, son fin visage est pos\u00e9 sur un cou qui semble s\u2019enraciner sur le reste de son corps. L\u2019artiste d\u00e9voile personnage \u00abc\u00e9r\u00e9bralis\u00e9\u00bb, comme ancr\u00e9 dans un r\u00eave duquel il est impossible de sortir. <\/p>\n\n\n\n<p>Finalement Dali donne \u00e0 voir l\u2019invisible, il transmet l\u2019indicible et parvient \u00e0 donner forme \u00e0 l\u2019immat\u00e9rialit\u00e9. L\u2019artiste nous fait voyager au c\u0153ur de l\u2019inconscient. Plus qu\u2019un peintre ou un sculpteur, Dali se d\u00e9crit lui-m\u00eame comme un \u00abtransformateur\u00bb. En d\u00e9formant les images, la mati\u00e8re et les \u00e9l\u00e9ments il parvient \u00e0 donner vie \u00e0 \u00abl\u2019id\u00e9e surr\u00e9aliste\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>  \u2014 Marie DELILLE <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">  \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>Lors d\u2019un de ces dimanches d\u2019hiver o\u00f9 Paris semble envelopp\u00e9e dans un manteau de grisaille je me suis rendue au <strong>mus\u00e9e Dali.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La collection est agenc\u00e9e autour de cinq th\u00e8mes\nprincipaux&nbsp;: les formes, les sciences, l\u2019Histoire et le Temps, l\u2019\u00e9rotisme\net le mystique. Ces grands axes permettent de se questionner soi-m\u00eame \u00e0 travers\nles portes qu\u2019ouvrent les \u0153uvres. De nombreux panneaux et \u00e9criteaux aident\nparfaitement \u00e0 remettre les travaux dans leur contexte et \u00e0 en comprendre la\nprofondeur.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;En entrant dans la\npi\u00e8ce une multitude de formes et de mati\u00e8res attirent l\u2019\u0153il, c\u2019est comme si on\nentrait directement dans la t\u00eate de l\u2019artiste exub\u00e9rant qu\u2019\u00e9tait Dali. Fid\u00e8le \u00e0\nson inscription dans le mouvement surr\u00e9aliste le ma\u00eetre nous entra\u00eene entre\nr\u00eave et r\u00e9alit\u00e9. Dans les obsessions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es &nbsp;on retrouve nos propres vices, nos passions et\nnos d\u00e9chirements. On s\u2019arr\u00eate pour contempler la technicit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre, l\u2019humour\nde l\u2019une, la douceur d\u2019une autre. Le parcours au travers de l\u2019exposition est un\nv\u00e9ritable voyage mental, rempli d\u2019\u00e9changes et de tensions. Le personnage de\nDali fa\u00e7onn\u00e9 par le mythe devient un peu plus humain&nbsp;gr\u00e2ce \u00e0 ce dialogue\nentre les pi\u00e8ces d\u2019art et le spectateur.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai rencontr\u00e9 l\u2019amour de sa vie, Gala, et suis devenue spectatrice de cet amour magnifi\u00e9 par l\u2019art. J\u2019ai \u00e9galement compris plus en profondeur les relations que l\u2019artiste entretenait avec les po\u00e8tes, les cin\u00e9astes, les autres artistes de son temps. J\u2019ai oubli\u00e9 quelques instants que d\u2019autres spectateurs \u00e9taient convi\u00e9s \u00e0 cette observation et j\u2019ai eu l\u2019impression que Dali me devenait proche. Il m\u2019a fait rire et a fait r\u00e9sonner chez moi des contours que je ne soup\u00e7onnais pas. Il m\u2019est apparu comme un ami imaginaire me racontant les mouvements de ses pens\u00e9es par des histoires et des m\u00e9taphores.<\/p>\n\n\n\n<p>  \u2014 Meltem PICHONNAT<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">   \u2042  <\/p>\n\n\n\n<p>Armez-vous d\u2019une bonne apr\u00e8s-midi, une petite bouteille d\u2019eau, un peu de curiosit\u00e9 et une bonne condition physique. Le chemin entre la station de m\u00e9tro la plus proche et le mus\u00e9e sera sem\u00e9 d\u2019escaliers. Un vrai parcours d\u2019endurance s\u2019offre \u00e0 vous. Le voyage commence d\u00e8s le quai, pr\u00e9f\u00e9rez les escaliers d\u00e9cor\u00e9s \u00e0 la fra\u00eecheur de l\u2019ascenseur. La d\u00e9couverte d\u2019une partie de Montmartre toujours aussi sinueuse et bosseuse. Pourtant, arriv\u00e9 \u00e0 destination, c\u2019est un magnifique paysage qui s\u2019offre \u00e0 vous. Respirez un bon coup puis partez \u00e0 la d\u00e9couverte d\u2019un paysage de surnaturalisme et de folie de Dal\u00ed.<\/p>\n\n\n\n<p>La <strong>galerie Dal\u00ed<\/strong> est plus la collection priv\u00e9e de Levi Beniamino qu\u2019un mus\u00e9e. Le b\u00e2timent de l\u2019ext\u00e9rieur n\u2019a l\u2019air gu\u00e8re grand&nbsp;; pourtant, on s\u2019y perd un peu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Il est fait de sorte \u00e0 donner une impression de grandeur. Plus on s\u2019avance dans la galerie, plus le monde de ce dernier \u00e0 l\u2019air infini. Ici, sont pr\u00e9sent\u00e9es de tr\u00e8s nombreux \u0153uvres qui ne s\u2019arr\u00eatent pas qu\u2019au Dal\u00ed-peintre de l\u2019imaginaire collective. Il y a m\u00eame peu de peinture. Dal\u00ed est repr\u00e9sent\u00e9 dans la galerie sous bien des formes moins connus du grand public. De la structure avec une inspiration d\u2019<em>Alice au pays des merveilles<\/em>, aux estampages, en passant par des photographies, illustrations pour livres d\u2019enfants ou encore une collaboration avec Wall Disney&nbsp;; Dal\u00ed non-peintre est bien mieux mise en avant que dans les mus\u00e9es g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n\n\n\n<p>Finissez enfin votre visite devant un mur recouvert par quelques citations de Dal\u00ed. Pour terminer avec un sourire aux l\u00e8vres pour affronter le voyage du retour avec une t\u00eate bien remplie, une imagination d\u00e9cupl\u00e9e et une nouvelle confiance&nbsp;; car apr\u00e8s tout, Dal\u00ed \u00e9tait un homme d\u2019une grande confiance, aim\u00e9 de tous. Alors&nbsp;? Pourquoi pas nous&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Aller voir <em>Dal\u00ed Paris<\/em>, c\u2019est voir une exposition infinie et pourtant tellement dense pour une petite apr\u00e8s-midi. C\u2019est aussi d\u00e9couvrir l\u2019admiration d\u2019un homme pour un autre qui se surnommait Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p> \u2014  Wang Emilia<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">    \u2042   <\/p>\n\n\n\n<p>Le cadre de Montmartre est d\u00e9j\u00e0, en lui-m\u00eame, un \u00ab&nbsp;\u00e9crin&nbsp;\u00bb tout particulier pour assister \u00e0 une exposition de ce genre, puisque la butte est d\u2019embl\u00e9e associ\u00e9e \u00e0 un imaginaire boh\u00e8me d\u2019avant-garde qui nous pousse volontiers \u00e0 mettre Dal\u00ec en regard avec d\u2019autres artistes du XIX\u00e8me et plus encore du XX\u00e8me si\u00e8cle ; en entrant, nous tournons le dos \u00e0 la place du Tertre, c\u2019est-\u00e0-dire aux peintres d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui. Leur patronage permet d\u2019aborder les \u0153uvres du \u00ab&nbsp;fou&nbsp;\u00bb de Figueres avec un regard neuf. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans son agencement l\u2019exposition m\u2019a surprise, puisqu\u2019il s\u2019agissait en v\u00e9rit\u00e9 d\u2019une exposition puis d\u2019une galerie.  Dans cette derni\u00e8re, il \u00e9tait \u00e0 la fois int\u00e9ressant et curieux de passer d\u2019un contenu informatif et culturel \u00e0 un contenu destin\u00e9 \u00e0 des transactions marchandes, et ce dans un espace qui se situe dans la continuit\u00e9 du premier. Le parcours de l\u2019exposition propos\u00e9 est tr\u00e8s riche et dense, et d\u2019une grande pr\u00e9cision. En d\u00e9ambulant, nous d\u00e9couvrons une \u00e0 une les facettes de la personnalit\u00e9 artistique de Salvador Dal\u00ed, dont nous ne connaissons bien souvent que l\u2019homme surr\u00e9aliste peignant des montres qui coulent. Pourtant en assimilant sa d\u00e9marche, nous explorons divers th\u00e8mes, dans une d\u00e9marche qui \u00e0 cet \u00e9gard gagne \u00e0 \u00eatre th\u00e9matique plut\u00f4t que chronologique : le subconscient, l\u2019amour, l\u2019\u00e9rotisme, les sciences, sujets donnant son inspiration \u00e0 l\u2019artiste, dont la vie consisterait <em>a fortiori<\/em> en une introspection permanente. Nous apprenons aussi sur Gala Dal\u00ed, avec qui il a partag\u00e9 sa vie, \u00e9pouse et muse d\u2019exception offrant une stimulation p\u00e9renne \u00e0 son intellect et \u00e0 sa cr\u00e9ativit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019une\ncr\u00e9ativit\u00e9 paraissant sans fin et m\u00e9ritant d\u2019\u00eatre pleinement\nd\u00e9couverte, l\u2019artiste \u00e9tait aussi un v\u00e9ritable r\u00e9volutionnaire\nn\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 \u00ab&nbsp;gueuler&nbsp;\u00bb et \u00e0 provoquer l\u2019art\nmoderne dont il disait (tr\u00e8s fi\u00e8rement, nous pouvons l\u2019imaginer)\n\u00ab&nbsp;jouir de le cocufier&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Une exposition qui doit donc \u00eatre vue pour cette simple raison : compl\u00e9ter les faibles connaissances que nous pourrions avoir sur Salvador Dal\u00ed.<\/p>\n\n\n\n<p> \u2014   Emma SCHINDLER<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Gravir quelques marches, d\u00e9passer les touristes du Sacr\u00e9-C\u0153ur et de la place du Tertre pour, au d\u00e9tour d\u2019une ruelle, p\u00e9n\u00e9trer dans le mus\u00e9e Dal\u00ed. 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