{"id":14290,"date":"2020-05-22T18:24:00","date_gmt":"2020-05-22T16:24:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=14290"},"modified":"2020-05-22T18:24:00","modified_gmt":"2020-05-22T16:24:00","slug":"les-bouffes-de-bru-zane-bru-zane-france-palazzetto-bru-zane-studio-marigny-mars-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=14290","title":{"rendered":"Les Bouffes de Bru Zane \/ Bru Zane France, Palazzetto Bru Zane \/ Studio Marigny \/ Mars 2020"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Image d&rsquo;ent\u00eate :<\/strong> galerie du <a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Th\u00e9\u00e2tre Marigny (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"https:\/\/www.theatremarigny.fr\/spectacle\/les-bouffes-de-bru-zane-fevrier-mars\/\" target=\"_blank\">Th\u00e9\u00e2tre Marigny<\/a> (2020)<\/p>\n\n\n\n<p>Mardi 03 mars, 20h00. Apr\u00e8s une promenade des Tuileries aux Champs \u00c9lys\u00e9es, me voil\u00e0 install\u00e9 au <strong>Studio Marigny<\/strong>, une petite salle \u00e0 dimension humaine. Au programme des <em>Bouffes de Bru Zane<\/em> ce soir, deux op\u00e9rettes : <em>Un mari dans la serrure<\/em> de Fr\u00e9d\u00e9ric Wachs sur un livret de Louis P\u00e9ricaud et Gaston Villemer, et <em>Lischen &amp; Fritzchen <\/em>d\u2019Offenbach sur un livret de Paul Boisselot.  <\/p>\n\n\n\n<p>Appr\u00e9ciant particuli\u00e8rement les op\u00e9rettes en un acte, je salue le projet de Bru Zane France de faire red\u00e9couvrir le patrimoine musical fran\u00e7ais du XIX\u00e8me si\u00e8cle : un format court qui ne laisse pas de place \u00e0 l\u2019ennui, une intrigue simple, des chor\u00e9graphies  et du chant lyrique &#8211; interpr\u00e9t\u00e9 ici par les talentueux Adriana Bignagni Lesca et Damien Bigourdan, accompagn\u00e9s au piano par Jean-Marc Fontana.  <\/p>\n\n\n\n<p>Le dynamisme complice du duo se ressent sur sc\u00e8ne et s\u2019ajoute au comique des chants et des situations : quiproquos, absurde, comiques grivois et de r\u00e9p\u00e9tition, surr\u00e9alisme des situations, tout est l\u00e0 pour un moment de franc divertissement.  <\/p>\n\n\n\n<p>On notera la pertinence des d\u00e9cors et des costumes, qui s&rsquo;int\u00e8grent parfaitement aux \u0153uvres : les premiers sont simples et astucieux, recentrant l\u2019attention sur les com\u00e9diens, tandis que les seconds sont esth\u00e9tiques et extravagants, rev\u00eatant une autre dimension du caract\u00e8re comique, qu\u2019il s\u2019agisse du d\u00e9guisement de geisha de Th\u00e9r\u00e9zina ou des tenues alsaciennes recouvertes de strass et de paillettes dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Offenbach.  <\/p>\n\n\n\n<p>Je conseille vivement ces repr\u00e9sentations qui ont \u00e9t\u00e9 une revigorante note de bonne humeur dans ma soir\u00e9e tout en rire et chansons.  <\/p>\n\n\n\n<p>\n\u2014 Wafid\nSMATI<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.theatremarigny.fr\/uploads\/2019\/06\/offenbach.jpg\" alt=\"Image Fiche spectacle\" width=\"227\" height=\"339\"\/><figcaption>Affiche de la pi\u00e8ce<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>L\u2019intention est louable&nbsp;: faire conna\u00eetre et revivre sur sc\u00e8ne un r\u00e9pertoire sombrant peu \u00e0 peu dans l\u2019oubli&nbsp;: les op\u00e9rettes en un acte qui foisonnaient au XIX\u00e8me si\u00e8cle. Belle id\u00e9e que celle de lutter contre une discr\u00e8te disparition&nbsp;: le divertissement comique, grivois et parfois absurde, reprend donc des couleurs au <strong>Studio Marigny<\/strong>. Dans cette petite salle, nous sommes convi\u00e9s \u00e0 entrevoir ce genre court qui, avec peu de moyens, peu de personnages et peu d\u2019acteurs, appelle au sourire et \u00e0 la d\u00e9tente en musique. Nous en d\u00e9couvrons deux ce soir&nbsp;: <em>Un mari dans la serrure<\/em> de Fr\u00e9d\u00e9ric Wachs et <em>Lischen &amp; Fritzschen<\/em> de Jacques Offenbach. Li\u00e9es entre elles par une intrigue cr\u00e9\u00e9e de toute pi\u00e8ce pour l\u2019occasion, ces deux op\u00e9rettes se r\u00e9pondent dans un jeu de mise en abyme et de m\u00e9ta-th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 qui, malheureusement, dessert leur lisibilit\u00e9 et ne fait pas sens.  <\/p>\n\n\n\n<p>Aux intrigues l\u00e9g\u00e8res s\u2019ajoute de la musique&nbsp;: le plus savoureux&nbsp;! Des airs enjou\u00e9s, drolatiques et bien interpr\u00e9t\u00e9s par une mezzo-soprano et un t\u00e9nor. Toutefois, ces chants cocasses et agr\u00e9ables sont alourdis par un jeu d\u2019acteur teint\u00e9 d\u2019amateurisme, surjou\u00e9, faisant pl\u00e9onasme avec l\u2019absence de finesse des intrigues bouffonnes. De m\u00eame, on appr\u00e9cie l\u2019accompagnement au piano, rythm\u00e9, virtuose&nbsp;: on regrette cependant un pianiste cach\u00e9 derri\u00e8re les d\u00e9cors et qu\u2019on ne d\u00e9couvre que lors des saluts finaux. Les costumes, brillants et ravissants, d\u2019une fausse Madame Butterfly ou encore d\u2019un couple d\u2019Alsaciens, contrastent avec un d\u00e9cor criant d\u2019inutilit\u00e9 et d\u00e9solant de noir et de blanc. En bref, derri\u00e8re chaque choix judicieux se cache une fausse note. Il est vrai&nbsp;: en une heure de repr\u00e9sentation, nous red\u00e9couvrons les divertissements du pass\u00e9, on sourit et on fredonne certains refrains. Mais la bouffonnerie atteint rapidement ses limites, surtout lorsque le spectacle est perfectible. En un mot, la belle intention ne fait pas la bonne repr\u00e9sentation.  <\/p>\n\n\n\n<p>\n\u2014\nAnne\nFENOY<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019en ayant jamais vues auparavant, les <em>Bouffes Bru Zane<\/em> marquaient pour moi un tout premier aper\u00e7u du monde des op\u00e9rettes. Je partais sans la moindre connaissance pr\u00e9alable, avec quelques <em>a priori<\/em> mais tout de m\u00eame curieuse de d\u00e9couvrir ce qu\u2019est une op\u00e9rette. Et je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7ue !<\/p>\n\n\n\n<p>Les <em>Bouffes Bru Zane<\/em> pr\u00e9sentent deux op\u00e9rettes&nbsp;: <em>Le Mari dans la Serrure<\/em> de Fr\u00e9d\u00e9ric Wachs et <em>Lischen et Fritzchen <\/em>de Jacques Offenbach &#8211; deux op\u00e9rettes au rythme mouvement\u00e9, aux quiproquos \u00e9tourdissants et aux retournements de situation renversants. La mise en sc\u00e8ne est dr\u00f4le et \u00e9tonnante avec des costumes particuli\u00e8rement beaux, d\u00e9taill\u00e9s et pourtant modernes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux com\u00e9diens arrivent \u00e0 porter ces deux op\u00e9rettes avec brio. Ils ont tous deux des voix d\u2019une puissance et d\u2019une justesse impressionnantes, et parviennent &#8211; malgr\u00e9 la difficult\u00e9 des airs qu\u2019ils doivent chanter, \u00e0 garder une \u00e9norme \u00e9nergie et \u00e0 faire rire le public du d\u00e9but \u00e0 la fin. Il n\u2019y a aucun moment creux, et l\u2019heure dans la salle passe tr\u00e8s voire trop vite.<\/p>\n\n\n\n<p>Les <em>Bouffes Bru Zane <\/em>du <strong>Studio Marigny<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 la meilleure des introductions possibles au monde de l\u2019op\u00e9rette !<\/p>\n\n\n\n<p>\n\u2014 Isaure\nLEROY-AVY<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"> \u2042 <\/p>\n\n\n\n<p>Les\n<em>Bouffes\nde Bru Zane<\/em>&nbsp;est\nun projet du Palazzetto Bru Zane &#8211; centre\nde musique romantique fran\u00e7aise qui <em>\u00ab&nbsp;a\npour vocation la red\u00e9couverte et le rayonnement international du\npatrimoine musical fran\u00e7ais du grand XIXe&nbsp;si\u00e8cle&nbsp;\u00bb<\/em><sup>1<\/sup>.\n\n<\/p>\n\n\n\n<p>A\ncette fin, le <strong>S<\/strong><strong>tudio\nMarigny <\/strong>accueille\ndepuis\nAvril\n2019 des op\u00e9rettes dans un format de poche, tr\u00e8s l\u00e9ger. Faire\njouer des op\u00e9ras bouffes dans ce th\u00e9\u00e2tre n\u2019est pas un hasard&nbsp;:\nc\u2019est en ce lieu que Jacques Offenbach fonda\nen 1855 le Th\u00e9\u00e2tre\ndes Bouffes-Parisiens, qui prendra plus tard le nom et la forme du\nth\u00e9\u00e2tre que l\u2019on conna\u00eet aujourd\u2019hui. \n<\/p>\n\n\n\n<p>Sur six dates, \u00e0 cheval sur la derni\u00e8re semaine de F\u00e9vrier et la premi\u00e8re de Mars, la pi\u00e8ce <em>Un mari dans la serrure<\/em> de Wachs suivie de <em>Lischen et Fritzchen<\/em> d\u2019Offenbach nous plongent pour une courte heure dans le monde de l\u2019op\u00e9ra bouffe.  <\/p>\n\n\n\n<p>A\nl\u2019arriv\u00e9e, la\nsc\u00e8ne \u00e9tant ferm\u00e9e par un rideau sur lequel est indiqu\u00e9\n<em>\u00ab&nbsp;Auditions,\nfrappez ici&nbsp;\u00bb<\/em>,\non est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 dans le spectacle avant m\u00eame que celui-ci\nn\u2019ait\nr\u00e9ellement commenc\u00e9. De fait, le premier personnage fait son entr\u00e9e\npar l\u2019acc\u00e8s\npublic\net fait tomber le rideau pour nous laisser face \u00e0 un autre rideau,\npr\u00e9sentant un visage de clown avec un sourire \u00e9norme en forme\nde\ntouches\nde piano et un regard s\u00e9v\u00e8re qui fixe les spectateurs tel \u00ab&nbsp;<em>Big\nBrother<\/em>&nbsp;\u00bb.\n\n<\/p>\n\n\n\n<p>Une double mise en abyme th\u00e9\u00e2trale se met alors en place. Le personnage d\u2019Adriana Bignagni Lesca, une Alsacienne, arrive \u00e0 Paris pour passer une audition pour jouer Th\u00e9rezina qui, dans une sc\u00e8ne, doit tuer son p\u00e8re. Commence alors la premi\u00e8re moiti\u00e9 du spectacle avec <em>Le mari dans la serrure<\/em>, op\u00e9rette qui explore un monde absurde o\u00f9 un homme, Bigorneau, se retrouve par erreur chez sa voisine Th\u00e9rezina. Il l\u2019aper\u00e7oit tuer un homme et ne comprend que plus tard qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un mannequin et que la jeune com\u00e9dienne r\u00e9p\u00e9tait une sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre. L\u2019audition (et l\u2019op\u00e9rette de Wachs) termin\u00e9e, l\u2019Alsacienne n\u2019est finalement pas prise et s\u2019en retourne dans son pays\u2026  <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est\n\u00e0 ce moment-l\u00e0 que le r\u00e9alisateur, Romain Gilbert, fait de ces\ndeux op\u00e9rettes une seule et m\u00eame histoire avec une grande\nsubtilit\u00e9. L\u2019Alsacienne\nva rencontrer lors de son voyage Fritzchen, et d\u00e9bute alors\nl\u2019op\u00e9rette d\u2019Offenbach. \n<\/p>\n\n\n\n<p>Cette\ntransition est astucieuse, mais a \u00e9t\u00e9 pour moi quelque peu\nd\u00e9concertante. On ne comprend pas bien le\nfil des \u00e9v\u00e8nements,\net on ne se rend pas tout de suite compte que le changement d\u2019\u0153uvre\na eu lieu. \n<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, la virtuosit\u00e9 pianistique de Jean Marc Fontana et la tessiture vocale d\u2019Adriana Bignagni Lesca font tr\u00e8s rapidement passer cette confusion.  <\/p>\n\n\n\n<p>Le duo form\u00e9 par cette derni\u00e8re avec Damien Bigourdan fonctionne \u00e0 merveille, et on ne se lasse pas de les entendre chanter en harmonie leur irr\u00e9sistible<em> \u00ab&nbsp;Je suis Alsacienne, je suis Alsacien&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>En somme, l\u2019objectif de <em>Bru Zane <\/em>est atteint, le <strong>Th\u00e9\u00e2tre Marigny<\/strong> pr\u00e9sente deux op\u00e9ras bouffes, \u00e0 la fois comiques et d\u2019une qualit\u00e9 musicale certaine, qui ne demandent qu\u2019\u00e0 \u00eatre vus et revus&nbsp;!&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p> \u2014 Marie DELILLE<\/p>\n\n\n\n<p><sup>1 <\/sup>https:\/\/bru-zane.com\/fr\/scopri\/chi-siamo\/<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Image d&rsquo;ent\u00eate : galerie du Th\u00e9\u00e2tre Marigny (2020) Mardi 03 mars, 20h00. 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