{"id":15045,"date":"2025-11-13T10:58:15","date_gmt":"2025-11-13T10:58:15","guid":{"rendered":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=15045"},"modified":"2025-11-13T11:07:34","modified_gmt":"2025-11-13T11:07:34","slug":"figures-in-extinction-nederlands-dans-theater-ndt1-company-complicite-par-alice-fierobe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=15045","title":{"rendered":"Figures in Extinction \u2013 Nederlands dans Theater (NDT1) \u2013 Company Complicit\u00e9 &#8211; Par Alice Fierobe"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-small-font-size\">Th\u00e9\u00e2tre de la Ville<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Samedi 25 octobre 2025<\/p>\n\n\n\n<p><br>Comment accorder un dernier mouvement \u00e0 ce qui n\u2019a plus de souffle ?<br>Figures in Extinction tente de r\u00e9pondre \u00e0 cette question, ou du moins de la repr\u00e9senter, \u00e0 travers une chor\u00e9graphie audacieuse et moderne. Crystal Pite, chor\u00e9graphe canadienne, cr\u00e9\u00e9e avec le metteur en sc\u00e8ne Simon McBurney un ballet cyclique d\u2019une br\u00fblante actualit\u00e9. Ensemble, ils imaginent une \u0153uvre \u00e0 la crois\u00e9e de la danse contemporaine, du th\u00e9\u00e2tre et du manifeste \u00e9cologique. Compos\u00e9e de trois volets, la pi\u00e8ce s\u2019ouvre avec \u00ab The List \u00bb, un vaste bestiaire d\u2019animaux en voie d\u2019extinction. Les danseurs se m\u00e9tamorphosent en cr\u00e9atures disparues, anim\u00e9s par des voix off qui r\u00e9citent, tel un inventaire fun\u00e8bre, les noms des esp\u00e8ces perdues.<\/p>\n\n\n\n<p>La seconde partie, \u00ab But then you come to the humans \u00bb, agit comme un miroir invers\u00e9 : apr\u00e8s les animaux, ce sont les humains qui deviennent les figures en danger. Dans une lumi\u00e8re blanche, presque clinique, les danseurs en costume explorent une certaine crise de l\u2019humanit\u00e9 ; comment sommes-nous arriv\u00e9s \u00e0 une d\u00e9connexion avec nous-m\u00eames ? Une voix d\u00e9crit le cerveau humain par ses deux h\u00e9misph\u00e8res et \u00e9voque \u00ab une force non intelligente \u00bb, comme si notre propre intelligence conduisait \u00e0 la destruction.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la troisi\u00e8me partie se d\u00e9tache l\u00e9g\u00e8rement des pr\u00e9c\u00e9dentes. Elle introduit une dimension plus m\u00e9taphysique, presque spirituelle : la mort et la m\u00e9moire. Pourquoi sommes-nous si \u00e9loign\u00e9s des morts ? O\u00f9 peuvent-ils aller ? On y voit des sc\u00e8nes quotidiennes \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, dans la rue, des images symboliques \u00e0 travers les \u00e9tapes du deuil selon Kubler-Ross.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque le rideau s\u2019ouvre sur la premi\u00e8re partie, on entre par une lumi\u00e8re sombre dans un mus\u00e9e de curiosit\u00e9s naturelles. Ce premier volet est le c\u0153ur du ballet, unissant les diff\u00e9rentes parties et leur servant de point de retour permanent. Le premier \u00eatre \u00e0 appara\u00eetre, le Pyrenean Ibex, se dresse comme une cr\u00e9ature mythique. Ses grandes cornes prolongeant les bras du danseur, donnent \u00e0 sa silhouette une allure presque d\u00e9moniaque. Ses mouvements, lents et suspendus, semblent retenir le temps. Le spectateur retient son souffle. Hypnotis\u00e9s par cette apparition effrayante, nous p\u00e9n\u00e9trons alors, les yeux grands ouverts, dans ce mus\u00e9e obscur, un espace r\u00eav\u00e9, presque surnaturel. Les incarnations sont remplies d\u2019expressivit\u00e9, m\u00ealant puissance et d\u00e9mesure. Il y a d\u00e9j\u00e0 une expression presque th\u00e9\u00e2trale. En continuant d\u2019avancer dans ce mus\u00e9e, les figures se succ\u00e8dent avec la voix grave qui \u00e9nonce leur nom. Des oiseaux sont mim\u00e9s par deux corps s\u2019entrela\u00e7ant et le jeu des mains fr\u00e9missantes deviennent des ailes. Le rhinoc\u00e9ros blanc se d\u00e9ploie dans des port\u00e9s et torsions imposants. Puis vient la grenouille, baign\u00e9e d\u2019une lumi\u00e8re dor\u00e9e, son corps s\u2019agite par des mouvements saccad\u00e9s, convulsifs, le corps se r\u00e9tracte et meurt lentement sous la violence des mouvements. Ces mouvements violents du corps sont souvent utilis\u00e9s pour montrer l\u2019endroit corporel o\u00f9 l\u2019animal r\u00e9siderait encore, dans les cornes, les ailes\u2026<br>Apr\u00e8s une s\u00e9rie d\u2019encha\u00eenements, les silhouettes se figent sur sc\u00e8ne. Les corps s\u2019immobilisent, et tous les danseurs tournent leur regard vers nous. Une voix d\u2019enfant retentit, et chuchote \u00ab Why are they watching us ? \u00bb. Le moment est \u00e9trangement ironique : la lumi\u00e8re s\u2019intensifie brusquement, inondant la salle, et nous pouvons voir le public autour de nous. D\u00e9sormais expos\u00e9s, les r\u00f4les s\u2019inversent et nous sommes observ\u00e9s \u00e0 notre tour, comme des animaux dans un zoo. Le message commence \u00e0 appara\u00eetre, ce r\u00eave chor\u00e9graphique se brise, et nous renvoie \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019intention de ce ballet. Mais ce qui est aussi int\u00e9ressant c\u2019est le nombre de danseurs sur sc\u00e8ne qui peut varier en fonction de la repr\u00e9sentation de l\u2019esp\u00e8ce. Le glacier, par exemple, est une union de corps li\u00e9s les uns aux autres mais qui fond rapidement. Alors, les mains se d\u00e9tachent lentement avec le mouvement des vagues. De plus, la chor\u00e9graphie peut passer d\u2019une lenteur presque romantique, o\u00f9 les corps s\u2019entrelacent harmonieusement, \u00e0 une discordance troublante : la synchronisation meurt aussi, la coh\u00e9sion se d\u00e9fait, et les danseurs entrent dans une d\u00e9sunion des gestes. On interroge la s\u00e9paration entre homme et animal ; l\u2019homme n\u2019est-il pas lui-m\u00eame un animal ? La ballade r\u00eav\u00e9e est de nouveau interrompue par un danseur-com\u00e9dien en repr\u00e9sentant la figure typique du politique refusant le mouvement \u00e9cologiste. Par cette sc\u00e8ne on est tr\u00e8s vite r\u00e9veill\u00e9 de ce r\u00eave. Cette partie se finit sur la repr\u00e9sentation assez particuli\u00e8re d\u2019un animal o\u00f9 les danseurs s\u2019embo\u00eetent, se tordent, se m\u00ealent pour animer le squelette d\u2019un animal disparu ramen\u00e9 \u00e0 la vie par la seule force du mouvement. On finit ce passage dans cet espace r\u00eav\u00e9 comme un dernier espoir. Cette longue description du premier volet est fondamentale pour comprendre les deux prochaines qui suivent.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie met en sc\u00e8ne, cette fois-ci, les humains. La lumi\u00e8re devient beaucoup plus forte, blanche et aveuglante. La m\u00eame voix enfantine se fait de nouveau entendre devant une sc\u00e8ne remplie de danseurs immobiles sur des chaises, face \u00e0 leurs t\u00e9l\u00e9phones : \u00ab Why aren\u2019t they moving ? \u00bb dit la petite voix. Peu \u00e0 peu, le son est satur\u00e9 de diff\u00e9rents extraits de r\u00e9seaux sociaux et, tout d\u2019un coup, les danseurs s\u2019animent dans une chor\u00e9graphie beaucoup plus rythm\u00e9e. Entre les mouvements, une voix s\u2019\u00e9l\u00e8ve comme l\u2019arch\u00e9type du danseur-professeur pour nous faire un cours de neurosciences : h\u00e9misph\u00e8res c\u00e9r\u00e9braux, intelligence, narcissisme num\u00e9rique\u2026 C&rsquo;est fascinant, mais \u00e7a a parfois tendance \u00e0 voler la vedette aux corps sur sc\u00e8ne. Finalement, il y a tr\u00e8s peu de danse, peu de musique. Les danseurs deviennent com\u00e9diens, incarnent des id\u00e9es, des concepts, mais la danse s\u2019\u00e9puise. Il n\u2019y a pas vraiment d\u2019\u00e9motions cr\u00e9\u00e9es chez le spectateur, la repr\u00e9sentation est plus didactique. C\u2019est peut-\u00eatre ici tout le tragique qu\u2019essaye de repr\u00e9senter le metteur en sc\u00e8ne. Mais quelque chose bascule lorsque les corps se d\u00e9nudent. Un homme s\u2019effondre, pris de convulsions, et une femme s\u2019avance, le rel\u00e8ve doucement. Ses gestes ont la lenteur des adieux. On r\u00e9introduit la notion d\u2019empathie. Le geste devient enfin humain, et la beaut\u00e9 r\u00e9appara\u00eet. La beaut\u00e9, qu\u2019on avait cherch\u00e9e dans l\u2019abstraction, appara\u00eet dans la chair mouvante. C\u2019est surement le moment le plus \u00e9motif de tout ballet, on peut enfin dire que les danseurs dansent. Le temps s\u2019arr\u00eate, le spectateur peut enfin respirer apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 submerg\u00e9 d\u2019informations. C\u2019est un moment de pause o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 est enfin repr\u00e9sent\u00e9e sur sc\u00e8ne dans une danse d\u2019une beaut\u00e9 douloureuse mais aussi dans le spectateur qui ressent enfin cette beaut\u00e9 comme espoir et respiration. Les deux figures fusionnent et se retiennent entre elles . Le poids des corps est sans cesse d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 et se repose sur l\u2019autre. Ils s\u2019\u00e9quilibrent dans le d\u00e9s\u00e9quilibre, s\u2019offrent la pesanteur comme un ultime point commun rapprochant in\u00e9vitablement les corps. Les mouvements sont puissants mais doux, rapides mais parfois lents. La sc\u00e8ne vacille entre tension et abandon, entre l\u2019\u00e9lan et la retenue. Comment penser sans \u00e9touffer ? Comment ressentir sans fuir ? La lumi\u00e8re d\u00e9cline lentement. Elle s\u2019assombrit sur les peaux m\u00eal\u00e9es, puis s\u2019\u00e9teint, laissant les deux \u00eatres unis dans l\u2019ombre, suspendus \u00e0 la fronti\u00e8re du silence et du r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous voici enfin \u00e0 la troisi\u00e8me partie, intitul\u00e9e \u00ab Requiem \u00bb , qui soul\u00e8ve principalement la question de la place des morts. Une interrogation, qui peut sembler na\u00efve : que deviennent les morts ? Avant d&rsquo;aborder le c\u00f4t\u00e9 chor\u00e9graphique de ce volet, il est int\u00e9ressant d\u2019examiner \u00e0 travers l&rsquo;\u0153uvre l\u2019innocence propre \u00e0 l\u2019enfance. Cette dimension reste perceptible ici malgr\u00e9 l\u2019absence de la voix-off des deux premi\u00e8res parties. C&rsquo;est comme si l&rsquo;on pouvait entendre un enfant demander : \u00ab Maman, il se passe quoi apr\u00e8s la mort ? \u00bb Il y a un retour constant \u00e0 cette innocence originelle, comme dans la premi\u00e8re partie dans le contact avec les animaux. La fascination du spectateur face \u00e0 la danse onirique des figures disparues \u00e9voque presque la relation pure qu&rsquo;un enfant entretient avec un animal. Il ne conna\u00eet ni peur artificielle ni regret. Cette pens\u00e9e enfantine est \u00e9galement celle qui nous pousse \u00e0 nous interroger sans cesse. Le Requiem de Mozart puis le <em>Lacrimosa<\/em> ouvrent la derni\u00e8re partie. La mort est donc le sujet de ce tableau. La sc\u00e8ne devient une salle d\u2019h\u00f4pital, des sc\u00e8nes quotidiennes autour du d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;un membre de la famille \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital illustrent le d\u00e9roulement administratif froid et le rassemblement \u00e9motionnel des proches, semblable \u00e0 la coh\u00e9sion chor\u00e9graphique des danseurs entre eux. Puis, ils se dispersent et \u00e9voluent, tandis que des phrases percutantes sont prononc\u00e9es : \u00ab the dead surround the livings \u00bb, \u00ab the livings are the core of the dead \u00bb, accompagn\u00e9es de l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;intemporalit\u00e9. C&rsquo;est une transformation radicale de notre perception du temps et de la mort. Les morts ne se diff\u00e9rencient pas compl\u00e8tement des vivants, mais sont plut\u00f4t incorpor\u00e9s en eux, constituant un centre autour duquel se d\u00e9ploie l&rsquo;intemporalit\u00e9. La mort est un \u00e9largissement de l&rsquo;existence au-del\u00e0 des contraintes du temps. Embrasser cette vision demande d&rsquo;\u00e9carter une approche individuelle en faveur d&rsquo;une conscience collective : percevoir la vie comme une continuit\u00e9 o\u00f9 chaque individu, qu&rsquo;il soit du pass\u00e9 ou du pr\u00e9sent, participe \u00e0 la m\u00eame nature de l&rsquo;existence. Cette m\u00e9thode estompe les fronti\u00e8res entre le physique et le mental, mais \u00e9galement entre l&rsquo;instant pr\u00e9sent et l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Elle sugg\u00e8re que durant des instants d&rsquo;intensit\u00e9 extr\u00eame, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du sommeil, de l&rsquo;extase, du danger ou m\u00eame de l&rsquo;agonie, les humains peuvent entrevoir cette dimension suspendue, o\u00f9 le temps n&rsquo;est plus per\u00e7u comme une ligne droite, mais plut\u00f4t comme une sorte de cercle. Le lit est ramen\u00e9 sur le plateau, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;on extrait un squelette. Les danseurs sont plac\u00e9s l\u2019un derri\u00e8re l\u2019autre formant une colonne vert\u00e9brale, peut-\u00eatre celle d\u2019une humanit\u00e9. En effet, nous revenons \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9 toujours pr\u00e9sente, par la capacit\u00e9 d&rsquo;assister une personne \u00e9teinte, \u00e0 ces gestes de compassion sublim\u00e9s par un solo \u00e9blouissant. La chor\u00e9graphie enti\u00e8re du ballet se fait tombeau, les danseurs conservent la trace des esp\u00e8ces disparues : le corps devient m\u00e9moire du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, cette danse laisse une impression d&rsquo;\u00e9l\u00e9vation d\u00e9chir\u00e9e, comme si la chair, dans sa qu\u00eate de lumi\u00e8re, contenait en elle la nostalgie du sol. Cependant, c&rsquo;est dans cette tension qu\u2019on retrouve la beaut\u00e9 de ce ballet. On peut d\u2019ailleurs dire qu\u2019il est profond\u00e9ment moderne, non pas seulement pour les sujets \u00e9cologiques et existentiels qu\u2019il d\u00e9fend mais surtout comment le metteur en sc\u00e8ne et chor\u00e9graphe ont cr\u00e9\u00e9 une danse m\u00ealant th\u00e9\u00e2tre, performance et art visuel, o\u00f9 les corps peuvent danser ou repr\u00e9senter des id\u00e9es. M\u00eame avec les diff\u00e9rentes voix-off qui structurent le ballet en r\u00e9cit, c\u2019est la danse qui demeure le v\u00e9ritable vecteur de sens : le corps parle plus fort que les mots. Le spectateur est bien trop submerg\u00e9 par toutes les informations qu\u2019il re\u00e7oit. Peu \u00e0 peu la logique s\u2019efface. C\u2019est justement ce manque qui demande au contemplateur de faire intervenir quelque chose de plus profond : l\u2019\u00e2me sensible, ainsi capable de percevoir le beau mais aussi l\u2019empathie, la compassion, l\u2019\u00e9motion. On peut en effet reprocher \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre le manque de fluidit\u00e9, de musique, ou m\u00eame de danse. Mais c\u2019est l\u00e0 le miroir m\u00eame de l\u2019\u00e9touffement du danseur, de l\u2019homme contemporain. La soci\u00e9t\u00e9 moderne est repr\u00e9sent\u00e9e comme satur\u00e9e, m\u00e9canique, \u00e9puis\u00e9e, le geste se r\u00e9p\u00e8te et se vide. La perte de lien avec la nature devient perte de lien avec soi-m\u00eame. On peut ressentir une tension entre le documentaire et l&rsquo;\u00e9motion. Le texte \u00e9num\u00e8re des faits concrets comme esp\u00e8ces \u00e9teintes, statistiques, alors que la danse exprime l&rsquo;\u00e9motion. Cette dichotomie interroge : est-il possible de \u00ab ressentir \u00bb une extinction. L&rsquo;observateur se transforme en complice, en t\u00e9moin presque coupable. Simon McBurney met en sc\u00e8ne ce qu\u2019on pourrait nommer une th\u00e9\u00e2tralisation de la responsabilit\u00e9 humaine.<br>La pi\u00e8ce met en lumi\u00e8re le d\u00e9s\u00e9quilibre entre la recherche du profit et la pr\u00e9servation du vivant : elle montre comment le progr\u00e8s technologique et commercial conduit au d\u00e9clin de la biodiversit\u00e9, \u00e0 la destruction de la nature, et finalement \u00e0 celle de l\u2019homme lui-m\u00eame, pris dans ses propres contradictions. L&rsquo;art peut-il aider \u00e0 arr\u00eater cette tendance qui semble irr\u00e9versible ? Que signifie accepter d&rsquo;\u00eatre le t\u00e9moin d&rsquo;une violence dont nous sommes simultan\u00e9ment responsables et victimes ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Cr\u00e9dit photo : Rahi Rezvani<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Th\u00e9\u00e2tre de la Ville Samedi 25 octobre 2025 Comment accorder un dernier mouvement \u00e0 ce qui n\u2019a plus de souffle ?Figures in Extinction tente de r\u00e9pondre \u00e0 cette question, ou du moins de la repr\u00e9senter, \u00e0 travers une chor\u00e9graphie audacieuse et moderne. 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