{"id":1687,"date":"2012-01-05T20:00:30","date_gmt":"2012-01-05T19:00:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=1687"},"modified":"2012-01-05T20:00:30","modified_gmt":"2012-01-05T19:00:30","slug":"id","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=1687","title":{"rendered":"iD"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><strong><em>iD<\/em>, spectacle du Cirque Elo\u00efze au <a href=\"http:\/\/theatre-chaillot.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Th\u00e9\u00e2tre de Chaillot<\/a>. <\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a href=\"#anonyme\">une critique anonyme<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><a href=\"#besry\">la critique de Valentine Besry<\/a><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a href=\"#Jung\">la critique de Jaeyeon Jung <\/a><\/span><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"anonyme\"><\/a>Le cirque Eloize a toujours privil\u00e9gi\u00e9 une approche artistique multidisciplinaire. <em>iD<\/em>, la derni\u00e8re cr\u00e9ation de Jeannot Painchaud, ne fait pas exception. La sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre de Chaillot est transform\u00e9e en cit\u00e9 futuriste par les d\u00e9cors form\u00e9s de blocs, l\u2019univers sonore et l\u2019omnipr\u00e9sence de l\u2019image vid\u00e9o. L\u2019esth\u00e9tique est r\u00e9solument tourn\u00e9e vers les univers de la BD, de la science-fiction et du graffiti.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">La place publique de cette cit\u00e9 est un lieu de passage et de rencontre. La premi\u00e8re prend la forme d\u2019un duo, entre pas de deux et acrobatie. Un homme et une femme se croisent au milieu de cette place et s\u2019approchent par des mouvements saccad\u00e9s, avant de s\u2019enlacer et de trouver une symbiose corporelle pleine de gr\u00e2ce. Le corps de la jeune femme vole dans les airs et \u00e0 chaque fois est rattrap\u00e9 avec force par l\u2019homme. La performance est sublime, pleine d\u2019\u00e9motion et de romantisme.<br \/>\nMais deux bandes rivales de la cit\u00e9 viennent s\u2019affronter autour du couple, qui doit se s\u00e9parer. C\u2019est alors une v\u00e9ritable battle et une rencontre entre deux arts qui vont se d\u00e9rouler : les danses urbaines face au cirque. Corde \u00e0 sauter, sauts en v\u00e9lo ou en roller, mais aussi des disciplines plus classiques du cirque tel le jonglage (pratiqu\u00e9 \u00e0 la verticale et \u00e0 l\u2019horizontale), l\u2019\u00e9quilibrisme, l\u2019a\u00e9rien et la contorsion se confrontent et se fondent au hip-hop et au break-dance. La symbiose entre cirque et danses urbaines est r\u00e9ussie et offre enfin une forme novatrice au cirque.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\">Le spectacle atteint la perfection avec son final au trampoline. Les projections vid\u00e9o cr\u00e9ent un d\u00e9cor virtuel qui \u00e9volue avec le d\u00e9cor r\u00e9el : des trappes s\u2019ouvrent et se ferment, des blocs sortent de la fa\u00e7ade, les murs bougent, tandis que les projections cr\u00e9ent de fausses trappes et des faux blocs qui s\u2019effondrent sous nos yeux effar\u00e9s. Les corps volent en tout sens et disparaissent dans des trappes aussit\u00f4t camoufl\u00e9es. La fiction devient r\u00e9alit\u00e9. Et lorsque les portes de la salle s\u2019ouvrent sur les pieds immenses de la tour Eiffel illumin\u00e9e, la magie du spectacle semble poursuivre le spectateur \u00e9merveill\u00e9. &#8211; <strong>anonyme<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><a name=\"besry\"><\/a>Mardi 13 Janvier 2012, le cirque Eloize au Th\u00e9\u00e2tre Chaillot captiva l\u2019ensemble du public de tout \u00e2ge avec ses spectaculaires performances \u00e9voquant le monde de la rue dans une atmosph\u00e8re dynamique autour des images d\u2019arri\u00e8re plans, et des chor\u00e9graphies originales. Toute la troupe embrassa une multitude de talents artistiques et sportives. Le spectacle fut adapt\u00e9 au contexte parisien, \u00e0 son profil quotidien et la personnalit\u00e9 cosmopolite des parisiens. Le metteur en sc\u00e8ne Jeannot Painchaud, directeur artistique de la compagnie int\u00e9gra subtilement l\u2019identit\u00e9 caract\u00e9ristique de la m\u00e9tropole en conjuguant avec finesse les codes du Hip Hop et l\u2019univers du cirque. Le chor\u00e9graphe Mourad Merzouki, un ex- apprenti de l\u2019\u00e9cole circassienne a apport\u00e9 sa contribution \u00e0 la cr\u00e9ation contemporaine du cirque Eloize et compos\u00e9 une chor\u00e9graphie fid\u00e8le aux th\u00e8mes et de mouvement de tr\u00e8s grande vivacit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\">Le public fut emport\u00e9 dans une ambiance \u00ab\u00a0fi\u00e9vreuse\u00a0\u00bb, attrayante avec un enchainement de performances vari\u00e9es o\u00f9 chacun affirma ses comp\u00e9tences et son caract\u00e8re artistiques sur un rythme musical \u00e0 partition roc-\u00e9lectro-romantique. Un m\u00e9lange de d\u00e9fis acrobatiques avec des figures athl\u00e9tiques et enrichies d\u2019une chor\u00e9graphie aussi bien que coop\u00e9rative qu\u2019individuelle \u00e9tait au rendez-vous pour \u00e9poustoufler le public. Chaque sc\u00e8ne dans son unicit\u00e9 s\u2019est transform\u00e9e en une vaste place publique o\u00f9 chacun des artistes est venu apporter sa prestation et son concours. Il y eut un brassage de sc\u00e8ne qui d\u00e9nota de la tension entre groupes rivaux et les relations sentimentales qui se forment et qui se d\u00e9tachent, les repr\u00e9sentations du quotidien de la rue, mais \u00e0 une performance d\u2019un niveau d\u2019\u00e9lite.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\">Le spectacle s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 tr\u00e8s vivant avec un d\u00e9cor contemporain pseudo-r\u00e9el et diversifi\u00e9. Ce d\u00e9cor immergea le public dans le contexte th\u00e9matique de l\u2019acte interpr\u00e9t\u00e9 avec un \u00e9ventail de multiples disciplines\u00a0: duo dance, VTT \u00e9preuves, \u00a0break dance, trampoline, roller, b-boying, contorsions, jonglerie, m\u00e2t chinois, corde \u00e0 sauter, le cerceau, et les figures en hauteur entre autres.<br \/>\nToutes ces interpr\u00e9tations \u00e9taient enrob\u00e9es par un d\u00e9cor imaginaire\u00a0urbain compos\u00e9 de murs de graffs color\u00e9s, des silhouettes d\u2019immeubles en arri\u00e8re plan et des jeux de lumi\u00e8res marquant les \u00e9tapes d\u2019une journ\u00e9e.<br \/>\nL\u2019\u00e9clairage \u00e9tait adapt\u00e9 \u00e0\u00a0 l\u2019humeur \u00e9voqu\u00e9 et au panorama projet\u00e9\u00a0; projections de multim\u00e9dias d\u2019images fictionnels et de ressort des bandes dessin\u00e9es.\u00a0 La \u00ab\u00a0city\u00a0\u00bb, la m\u00e9tropole illustr\u00e9e refl\u00e8te le portrait d\u2019une ville futuriste o\u00f9 la vie journali\u00e8re bat son plein. Cette ville n\u2019est pas une repr\u00e9sentation tr\u00e8s d\u00e9tach\u00e9e de la ville pr\u00e9sente, sinon une pr\u00e9figuration de la pens\u00e9e des futures g\u00e9n\u00e9rations.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\">Les seize artistes de la troupe, d\u2019origines internationales, se sont exprim\u00e9s individuellement, en duo et en groupe, en occupant toute l\u2019espace de la sc\u00e8ne de mani\u00e8re \u00e9nergique et avec une nette coh\u00e9sion. Les actes \u00e9taient de courtes dur\u00e9es \u00e0 des intervalles tr\u00e8s proches pour capturer et maintenir l\u2019attention du public et cr\u00e9er une continuit\u00e9 progressive d\u2019\u00e9tonnement et d\u2019\u00e9merveillement. La sonorisation de nature \u00e9lectrique anima l\u2019ambiance au rythme des chor\u00e9graphies tr\u00e8s modernes et diverses et continuellement pr\u00e9sentes, accompagnant chaque performance. Les artistes ont mix\u00e9 leurs talents acrobatiques, athl\u00e9tiques d\u2019avec leurs comp\u00e9tences th\u00e9\u00e2trales. Ils ont interpr\u00e9t\u00e9 des caract\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine plac\u00e9s au c\u0153ur d\u2019une situation et d\u2019un contexte th\u00e9matique\u00a0: les sc\u00e8nes de rivalit\u00e9 entre homme, de conflits entre gangs, de d\u00e9fiance, de renouement apr\u00e8s s\u00e9paration\u00a0et des sc\u00e8nes romantiques. Chaque interpr\u00e8te incarnait un personnage r\u00e9el dans un contexte \u00e9voqu\u00e9.<br \/>\nLes mouvements d\u00e9not\u00e8rent une extr\u00eame souplesse, une coordination tr\u00e8s coh\u00e9rente et pr\u00e9cise entre l\u2019acte perform\u00e9 et le message communiqu\u00e9\u00a0: des contorsions, des sauts, des acrobaties group\u00e9s et individuels, et des figures d\u2019\u00e9quilibristes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\">L\u2019id\u00e9e pr\u00e9dominante v\u00e9hicul\u00e9e du spectacle fut de projeter une vie urbaine actuelle mais aussi une pr\u00e9figuration de sa transformation, son changement selon le concept de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration. Il y eut une d\u00e9couverte d\u2019images virtuelles projet\u00e9es caract\u00e9risant ce nouveau visage de la \u00ab\u00a0city\u00a0\u00bb vibrante, cosmopolite o\u00f9 l\u2019art s\u2019exprime par tous sous ces diff\u00e9rentes facettes.<br \/>\nLe public eut l\u2019impression d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 partie prenante aux prestations, avec des moments de suspens, de crainte face \u00e0 la complexit\u00e9 des \u00e9preuves. L\u2019explosion de joie et le sentiment de soulagement firent aussi manifest\u00e9s \u00e0 la rel\u00e8ve du d\u00e9fi et \u00e0 son accomplissement de haute gamme. Les sc\u00e8nes \u00e9taient agenc\u00e9es de telle mani\u00e8re \u00e0 cr\u00e9er une attente de l\u2019inattendu, et aussi nourrir l\u2019int\u00e9r\u00eat du public. &#8211; <strong>Valentine Besry <\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><a name=\"Jung\"><\/a>Je suis all\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot pour assister \u00e0 au spectacle <em>iD<\/em> du Cirque Eloize, mis en sc\u00e8ne par Jeannot Painchaud, qui conjuguait avec virtuosit\u00e9 les codes du hip-hop et l&rsquo;univers du cirque. Tableaux urbains et images \u00e9poustouflantes s\u2019encha\u00eenent, port\u00e9s par seize interpr\u00eates au carrefour de multiple disciplines : VTT trial , break dance, trampoline, loller, b-boying, contorsions, jonglerie, m\u00e2t chinois, corde \u00e0 sauter. Les gangs s\u2019affrontent, les amiti\u00e9s se nouent et se d\u00e9nouent, les individualit\u00e9s s\u2019expriment dans une \u00e9nergie constamment renouvel\u00e9e et la danse emporte le tout. Avec un mur de graffs color\u00e9s en guise de d\u00e9cor, des silhouettes d\u2019immeubles en arri\u00e8re-plan et des projections multim\u00e9dia fa\u00e7on BD ou science-fiction, <em>iD<\/em> fait surgir une cit\u00e9 \u00e0 l\u2019allure futuriste, \u00e9trangement proche de nos villes actuelles. Si le but de ce spectacle est \u00e0 la fois de divertir et d\u2019\u00e9mouvoir les spectateurs, il r\u00e9ussit son pari.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12px;\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif;\"><em>iD<\/em> est le premier spectacle de cirque de ma vie : je suis sure qu\u2019il restera un des meilleurs. J\u2019imaginais le cirque avec des lions faisant des pirouettes comme dans les contes pour les enfants. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9tonn\u00e9e, d\u00e8s le commencement, d\u2019assister \u00e0 un spectacle vraiment distingu\u00e9. Je dirais qu\u2019il s&rsquo;agit d&rsquo;une interpr\u00e9tation moderne du cirque. Le fond \u00e9tait semblable \u00e0 celui du cirque traditionnel : les artistes font preuve d\u2019une merveilleuse addresse. Ils \u00e9taient plaisants \u00e0 voir et chaque interpr\u00e8te avait sa particularit\u00e9.<br \/>\nLa forme du spectacle est novatrice. Le cirque d\u00e9crit des fragments de la vie urbaine d\u2019une mani\u00e8re \u00e0 la fois r\u00e9aliste et fantastique avec des jeux de lumi\u00e8re ad\u00e9quats. La bande-son, avec des genres vari\u00e9s du classique au hip-hop, aide aussi. C\u2019est vraiment magnifique d&rsquo;utiliser\u00a0 les objets ordinaires pour faire une repr\u00e9sentation extraordinaire. Le spectacle requiert aussi la participation du public ce qui le rend encore plus int\u00e9ressant et plaisant. Pendant le spectacle, j\u2019ai per\u00e7u que\u00a0 tous les spectateurs, moi y compris, se sont plong\u00e9s dans l&rsquo;univers du cirque Eloize. C\u2019\u00e9tait une exp\u00e9rience inoubliable. &#8211; <strong>Jeayeon Jung<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >iD, spectacle du Cirque Elo\u00efze au Th\u00e9\u00e2tre de Chaillot. une critique anonyme la critique de Valentine Besry la critique de Jaeyeon Jung Le cirque Eloize a toujours privil\u00e9gi\u00e9 une approche artistique multidisciplinaire. iD, la derni\u00e8re cr\u00e9ation de Jeannot Painchaud, ne fait pas exception. 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