{"id":2176,"date":"2012-01-31T20:00:44","date_gmt":"2012-01-31T19:00:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=2176"},"modified":"2012-01-31T20:00:44","modified_gmt":"2012-01-31T19:00:44","slug":"rencontre-litteraire-avec-diane-meur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=2176","title":{"rendered":"Rencontre litt\u00e9raire avec Diane Meur"},"content":{"rendered":"<p>Litt\u00e9rature | Centre de Wallonie-Bruxelles | En savoir plus<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0C&rsquo;est avec l&rsquo;innovation cr\u00e9ative de la \u00ab\u00a0Formule Bistro\u00a0\u00bb que le Centre Wallonie-Bruxelles r\u00e9ussit \u00e0 s\u00e9duire ses invit\u00e9s : il s&rsquo;agit d&rsquo;une rencontre litt\u00e9raire dans un cadre \u00e0 la fois d\u00e9tendu et propice \u00e0 une discussion pouss\u00e9e. Lors de cette rencontre extraordinaire, l&rsquo;auteure Diane Meur pr\u00e9senta son nouveau roman intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Les Villes de la plaine\u00a0\u00bb et publi\u00e9 par Sabine Wespieser. La pr\u00e9sentation se fit par une conversation entre un repr\u00e9sentant du Centre de Wallonie-Bruxelles et l&rsquo;auteure m\u00eame et fut enrichie par la lecture d&rsquo;un extrait du livre ainsi que par le d\u00e9bat avec le public. Ce qui rendait cette rencontre unique, c&rsquo;est d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 le m\u00e9lange vari\u00e9 entre monologue, dialogue et interaction avec le public et de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 le fait qu&rsquo;on d\u00e9jeunait en m\u00eame temps. Gr\u00e2ce \u00e0 ceci, une ambiance famili\u00e8re et confidentielle se d\u00e9gagea, facilitant le discours naturel et sinc\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans le roman, il s&rsquo;agit d&rsquo;une civilisation imaginaire qui vit dans la ville imaginaire de Sir que l&rsquo;on peut situer dans l&rsquo;Antiquit\u00e9. On pr\u00e9senta les traits fondamentaux du roman afin de donner une id\u00e9e de son contenu : le lieu, le contexte historique, les personnages. Pour donner une impression g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;\u0153uvre, on r\u00e9v\u00e9la son caract\u00e8re ressemblant aux genres d&rsquo;un roman d&rsquo;aventure, d&rsquo;un roman d&rsquo;amour, d&rsquo;un conte philosophique et d&rsquo;une satire sociale. On mit \u00e9galement l&rsquo;accent sur son trait cin\u00e9matographique et sur son c\u00f4t\u00e9 humoristique, se manifestant par exemple dans l&rsquo;\u00e9laboration du lieux commun qu&rsquo;est la relation entre le ma\u00eetre et le disciple. Gr\u00e2ce \u00e0 ces deux proc\u00e9d\u00e9s, le lecteur se voit plong\u00e9 dans un univers qui na\u00eet de l&rsquo;imbrication du roman r\u00e9aliste et de la mythologie. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;\u0153uvre invite son lecteur \u00e0 \u00e9tablir des parall\u00e8les avec le pr\u00e9sent et \u00e0 susciter une r\u00e9flexion profonde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Lors de la discussion, le contenu du roman ne fut pas enti\u00e8rement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 et la fin fut laiss\u00e9e en suspense afin d&rsquo;encourager le public ne l&rsquo;ayant pas encore lu \u00e0 le faire suite \u00e0 la rencontre. Ceci repr\u00e9sentait l&rsquo;un des plus grands d\u00e9fis de cette rencontre : satisfaire \u00e0 la fois ceux qui avaient lu le roman et ceux qui ne l&rsquo;avaient pas encore fait, car parfois il \u00e9tait difficile de suivre sans conna\u00eetre les d\u00e9tails. Tout de m\u00eame, le but de cet \u00e9v\u00e9nement consistait en rendre public l&rsquo;\u0153uvre parmi ceux qui ne le connaissent pas encore et d&rsquo;encourager la lecture. Afin de renforcer cet aspect, la lecture de l&rsquo;extrait, qui se fit d&rsquo;une mani\u00e8re absolument impeccable et admirable, fut suivie par les mots : \u00ab\u00a0On ne vous en dit pas plus.\u00a0\u00bb Ceci ne fut pas la seule fa\u00e7on par laquelle on r\u00e9ussissait \u00e0 susciter le rire parmi le public. Le caract\u00e8re franc et aimable de Diane Meur \u00e9veillait sur-le-champ un sentiment sympathisant. Elle approfondissait, approuvait, rejetait des id\u00e9es de son interlocuteur, et de surcro\u00eet elle admettait le fait de parfois ne pas avoir de r\u00e9ponse. Certes, elle le compensait tout de suite par l&rsquo;explication de sa mani\u00e8re de voir les choses. C&rsquo;est ainsi que les locuteurs r\u00e9ussissaient \u00e0 s&rsquo;entraider afin d&rsquo;\u00e9viter certains sujets ou afin d&rsquo;en mettre en valeur d&rsquo;autres. Le seul aspect un peu n\u00e9glig\u00e9 fut l&rsquo;interaction du public car il y eut tr\u00e8s peu de questions ou de r\u00e9actions. On pourrait se demander s&rsquo;il n&rsquo;y a pas une mani\u00e8re par laquelle les pr\u00e9sentateurs pourraient stimuler le d\u00e9bat, par exemple par le biais de la provocation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ce qui m&rsquo;a particuli\u00e8rement plu, ce fut la r\u00e9v\u00e9lation de l&rsquo;auteure pour expliquer comment et pourquoi elle a \u00e9crit ce livre. Elle dit : \u00ab\u00a0C&rsquo;est le roman d&rsquo;un traducteur.\u00a0\u00bb Diane Meur traite dans ce livre des exp\u00e9riences qu&rsquo;elle a faites en tant que traductrice professionnelle. O\u00f9 est le sens d&rsquo;un texte? O\u00f9 est l&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;un texte? Se trouve-t-elle dans les mots, dans l&rsquo;auteur, dans le sens? Son roman est l&rsquo;histoire d&rsquo;un transgresseur, d&rsquo;un personnage qui cherche \u00e0 comprendre le monde, \u00e0 faire l&rsquo;ex\u00e9g\u00e8se d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9. On pourrait presque dire que nous faisons tous tous les jours le travail d&rsquo;un traducteur dans la confrontation avec la vie quotidienne que nous essayons d&rsquo;appr\u00e9hender. C&rsquo;est ici que s&rsquo;entrem\u00ealent les deux passions de Diane Meur : celle d&rsquo;une auteure ouverte et pleine d&rsquo;imagination et celle d&rsquo;une philologue s\u00e9rieuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En r\u00e9sum\u00e9, ce fut une rencontre litt\u00e9raire exceptionnelle et tr\u00e8s r\u00e9ussie, en ce qui concerne la forme aussi bien que le fond. J&rsquo;esp\u00e8re que les r\u00e9actions tr\u00e8s positives du public contribueront au succ\u00e8s de l&rsquo;\u0153uvre \u00ab\u00a0Les Villes de la plaine\u00a0\u00bb de Diane Meur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Thea GOEHRING<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Litt\u00e9rature | Centre de Wallonie-Bruxelles | En savoir plus \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0C&rsquo;est avec l&rsquo;innovation cr\u00e9ative de la \u00ab\u00a0Formule Bistro\u00a0\u00bb que le Centre Wallonie-Bruxelles r\u00e9ussit \u00e0 s\u00e9duire ses invit\u00e9s : il s&rsquo;agit d&rsquo;une rencontre litt\u00e9raire dans un cadre \u00e0 la fois [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":10628,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[28,20],"tags":[],"class_list":["post-2176","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-centre-de-wallonie-bruxelles","category-litterature"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2176","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2176"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2176\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2176"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2176"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2176"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}