{"id":2654,"date":"2012-03-10T20:00:47","date_gmt":"2012-03-10T19:00:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=2654"},"modified":"2012-03-10T20:00:47","modified_gmt":"2012-03-10T19:00:47","slug":"la-bayadere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=2654","title":{"rendered":"La Bayad\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>Op\u00e9ra | Op\u00e9ra national de Paris | <a href=\"https:\/\/www.operadeparis.fr\/saison-15-16\/ballet\/la-bayadere\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><strong>La Bayad\u00e8re\u00a0: entre virtuosit\u00e9 et prouesse technique<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><em>\u00ab Le seul mot de bayad\u00e8re \u00e9veille dans les cerveaux les plus prosa\u00efques et les plus bourgeois une id\u00e9e de soleil, de parfum et de beaut\u00e9.<\/em> <em>\u00bb <\/em>Voil\u00e0 la premi\u00e8re phrase d\u2019un article, paru en ao\u00fbt 1838, et \u00e9crit par Th\u00e9ophile Gautier, romancier et critique d\u2019art fran\u00e7ais, apr\u00e8s avoir vu une petite troupe de bayad\u00e8res, venues d\u2019un lieu de p\u00e8lerinage en Inde. L\u2019exotique ballet classique, <em>La Bayad\u00e8re<\/em> revient \u00e0 l\u2019op\u00e9ra Bastille. \u0152uvre-phare de Marius Petipa, <em>La Bayad\u00e8re <\/em>fut cr\u00e9\u00e9e au grand Th\u00e9\u00e2tre de Saint-P\u00e9tersbourg en 1877 dans une mise en sc\u00e8ne grandiose qui d\u00e9voilait, dans une Inde de myst\u00e8res, les amours impossibles de la danseuse sacr\u00e9e Nikiya et du guerrier Solor, tenu d\u2019\u00e9pouser Gamzatti, la fille du Rajah. Nikiya, per\u00e7ue comme un trop grand danger, meurt, \u00ab\u00a0piqu\u00e9e\u00a0\u00bb par un serpent plac\u00e9 \u00e0 dessein dans une corbeille de fleurs remise par la servante de Gamzatti. Solor est \u00e9plor\u00e9. Rong\u00e9 par le chagrin, il la rejoint en r\u00eave dans le Royaume des ombres. Les deux amants s\u2019y retrouvent.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><u>Une brochette d\u2019\u00e9toile<\/u><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Prise de r\u00f4le pour la danseuse \u00e9toile Emilie Cozette qui interpr\u00e8te Nikiya\u00a0: sa maitrise technique l\u2019aide parfois \u00e0 surmonter les difficult\u00e9s d\u2019interpr\u00e9tation. Karl Paquette, \u00e9galement danseur \u00e9toile de la compagnie, est un Solor d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. On regrette ses quelques \u00ab\u00a0d\u00e9rapages techniques\u00a0\u00bb. Doroth\u00e9e Gilbert, en revanche, est sublime. Majestueuse et fi\u00e8re, la jeune danseuse \u00e9toile incarne parfaitement l\u2019ambig\u00fcit\u00e9 du r\u00f4le. Grande com\u00e9dienne, elle est \u00e0 la fois dur et d\u00e9sempar\u00e9. Grande technicienne, elle \u00e9lectrise la salle avec le challenge des fouett\u00e9s et la c\u00e9l\u00e8bre variation de Gamzatti parfaitement men\u00e9e. Le corps de ballet masculin et f\u00e9minin est remarquable. L\u2019acte en blanc dans le Royaume des ombres est \u00e0 la fois magique et impressionnant. Les longs \u00e9quilibres sont parfois difficile \u00e0 tenir mais quel ensemble\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><u>Une chor\u00e9graphie mythique de Rudolf Noureev<\/u><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Pi\u00e8ce majeure de la tradition russe, le ballet est cependant rest\u00e9 longtemps inconnu en Occident. Ce n\u2019est qu\u2019en 1961, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une tourn\u00e9e du Kirov au Palais Garnier, que le public parisien d\u00e9couvre avec \u00e9merveillement le troisi\u00e8me acte, le Royaume des Ombres, interpr\u00e9t\u00e9 par le jeune Rudolf Noureev. Rest\u00e9 en Occident, Noureev nourrit longtemps le r\u00eave de remonter le ballet dans son int\u00e9gralit\u00e9, mais ce n\u2019est qu\u2019au terme de sa carri\u00e8re et de sa vie, en 1992, qu\u2019il parvient \u00e0 pr\u00e9senter une nouvelle version de l\u2019\u0153uvre, au Palais Garnier, en s\u2019appuyant sur les notes de Marius Petipa et la partition de Minkus. La production originale de <em>La Bayad\u00e8re <\/em>se terminait sur un \u00e9pilogue (Acte IV) o\u00f9 Solor, apr\u00e8s sa vision du <em>Royaume des<\/em> <em>ombres<\/em>, \u00e9tait contraint d\u2019\u00e9pouser Gamzatti. La proph\u00e9tie vengeresse de la bayad\u00e8re se r\u00e9alisait alors\u00a0: un terrible orage \u00e9clatait et le palais s\u2019\u00e9croulait sur les invit\u00e9s de la noce, engloutissant le Rajah, Grand Brahmane, Gamzatti, ainsi que Solor, qui rejoignait dans l\u2019au-del\u00e0 sa bayad\u00e8re bien-aim\u00e9e. Ce denier acte qui n\u00e9cessitait un nombre important de machinistes, en raison des effets de d\u00e9cors et de lumi\u00e8res, fut abandonn\u00e9. Elle aura \u00e9galement \u00e9t\u00e9 l\u2019ultime t\u00e2che d\u2019une vie toute enti\u00e8re vou\u00e9e \u00e0 la danse\u00a0: Rudolf Noureev \u2013 malgr\u00e9 la maladie \u2013 a travaill\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alisation de cet ouvrage jusqu\u2019\u00e0 la \u00abpremi\u00e8re\u00bb, le 8 octobre 1992, au Palais Garnier. Les d\u00e9cors d\u2019Ezio Frigerio et les costumes de Franca Squarciapino participent au succ\u00e8s de cette grande production dont seul l\u2019Op\u00e9ra national de Paris est l\u00e9gataire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><strong>Coralie Pierret<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Op\u00e9ra | Op\u00e9ra national de Paris | En savoir plus La Bayad\u00e8re\u00a0: entre virtuosit\u00e9 et prouesse technique \u00ab Le seul mot de bayad\u00e8re \u00e9veille dans les cerveaux les plus prosa\u00efques et les plus bourgeois une id\u00e9e de soleil, de parfum et de beaut\u00e9. \u00bb Voil\u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":10630,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8,3],"tags":[],"class_list":["post-2654","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-opera","category-opera-national-de-paris"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2654","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2654"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2654\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2654"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2654"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2654"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}