{"id":3106,"date":"2012-10-05T20:00:26","date_gmt":"2012-10-05T18:00:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=3106"},"modified":"2012-10-05T20:00:26","modified_gmt":"2012-10-05T18:00:26","slug":"epicycle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=3106","title":{"rendered":"Epicycle"},"content":{"rendered":"<p>Cirque | Village de cirque | <a href=\"http:\/\/www.artistikrezo.com\/spectacle\/epicycle-au-village-de-cirque.html\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#Amtmann\">La critique de Christine Amtmann<\/a><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><a href=\"#dobrets\"><span style=\"font-size: 12px\">La critique de Verena Dobrestberger<\/span><\/a><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#Kuhlmann\">La critique d&rsquo;Heidi-Marleen Kuhlmann<\/a><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"Amtmann\"><\/a>Je suis all\u00e9e \u00e0 la Pelouse de Reuilly dans le XII<sup>e<\/sup>, le samedi 6 octobre au soir, sans avoir aucune id\u00e9e de ce qui m\u2019attendrait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la grande tente du Village de Cirque. D\u00e9j\u00e0 le nom \u00ab\u00a0Epicycle\u00a0\u00bb (grec\u00a0: sur le cercle) ne d\u00e9voile pas grand chose \u2013 hormis l\u2019accessoire principal du d\u00e9cor de spectacle\u00a0: deux cercles m\u00e9talliques immenses au milieu de la tente. C\u2019est justement sur, sous, dans et autour de ces cercles, que les acrobates de la compagnie impressionnent leur audience, qui, de son c\u00f4t\u00e9, est soign\u00e9e aux petits oignons gr\u00e2ce \u00e0 des douillettes couvertures, allong\u00e9e sur des chaises longues autour de la sc\u00e8ne.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Pendant une heure, huit trap\u00e9zistes, v\u00eatus de costumes \u00e0 la Peter Pan ou Avatar, se lan\u00e7ent de 13 m\u00e8tres de haut dans le vide, dansent dans l\u2019air et volent au-dessus des t\u00eates des spectateurs. Tout cela en utilisant des moyens tout simples, comme le trap\u00e8ze, quelques cordes et des roues. Pas une seconde sans suspens ou surprises extra-acrobatiques, tels ces jeux de lumi\u00e8re et d\u2019ombre ou des mimiques et gestes comiques. Pendant que tous les sens sont stimul\u00e9s par la performance des huit acrobates et la musique \u00e9lectroacoustique jou\u00e9e en direct par Nicolas Forge, <em>Epicycle<\/em> laisse assez de place pour l\u2019imagination et la r\u00e9flexion. Un v\u00e9ritable plaisir pour la vue r\u00e9alis\u00e9 par l\u2019Australien Andy Mitchell et mis en sc\u00e8ne par le CirkVOST et J.P Zaccarini (plus d\u2019informations sur le site : www.cirkvost.eu). &#8211; <strong>Christine Amtmann<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"dobrets\"><\/a>Au Village du Cirque qui se situe sur la Pelouse de Reuilly (au 12e arr., pr\u00e8s du Bois de Vincennes), la troupe de l\u2019Epicycle am\u00e8ne ses spectateurs dans un monde inspir\u00e9 de la BD. La mise en sc\u00e8ne est de CirkVOST &amp; J.P. Zaccarini, les costumes sont de Solenne Capmas.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Sous le grand chapiteau (con\u00e7u par Abaca\/Lightweight Structures Engineers) le public est confortablement install\u00e9 dans des transats qui se trouvent \u00e0 gauche et \u00e0 droite d\u2019un immense arc m\u00e9tallique. Celui-ci est orn\u00e9 de roues, de cordes et de palans qui quelquefois servent \u00e0 s\u00e9curiser les acrobates mais pour la plupart assurent l\u2019harmonie entre les costumes et la sc\u00e8ne. Les trap\u00e9zistes ayant le courage de grimper au sommet de cet arc ou d\u2019en sauter en bas sont : Beno\u00eet Belleville, Arnaud Cabochette, Melissa Colello, David Guillouart, Renald Musacchia, Jean Pellegrini, Sara Sandqvist et C\u00e9cile Yvinec. De plus, dans une capsule futuriste pr\u00e8s de l\u2019entr\u00e9e, on voit l\u2019homme-orchestre (Nicolas Forge) accompagne les trap\u00e9zistes pendant leurs voltiges vertigineux.<br \/>\nLe concept est original ; le maquillage et les costumes des acrobates, ainsi que les grands cercles m\u00e9talliques sugg\u00e8rent un monde d\u2019a\u00e9ronautes d\u2019une autre plan\u00e8te qui passent leur temps \u00e0 voltiger. Aucun mouvement n\u2019est d\u00e9plac\u00e9, les acrobates voltigent ensemble en parfaite synchronisation avec la musique et ils ne laissent pas entrevoir l\u2019immense travail qui doit se cacher derri\u00e8re la pr\u00e9paration de ces voltiges. Au contraire, ils se montrent peu soucieux et chaque acrobate reste dans son r\u00f4le pendant tout le spectacle : soit le dr\u00f4le, soit le chef. Les sc\u00e8nes divertissantes alternent avec les sc\u00e8nes angoissantes ; l\u2019Epicycle est pourtant accessible \u00e0 tous \u00e2ges. Parfois, les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignent et, dans l\u2019obscurit\u00e9 o\u00f9 quelques petites lampes illuminent le vaste chapiteau, la musique accompagne des mouvements moins rapides, moins joyeux. Ces sc\u00e8nes-l\u00e0, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es par ce qui semble \u00eatre des orages, se terminent souvent par la chute brusque d\u2019un personnage et l\u2019arr\u00eat de toutes les lumi\u00e8res.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Au fur et \u00e0 mesure, on se perd dans ce monde fictif et l\u2019indication de la dur\u00e9e d\u2019une seule heure semble surprenante quand on sort de ce r\u00eave de voltiges. Les acrobates s\u2019inclinent \u2013 toujours en ma\u00eetrisant parfaitement leurs corps \u2013 et en sortant on voit des gilets pendre dans l\u2019arc m\u00e9tallique ce qui rappelle que, d\u2019un point de vue physique, les num\u00e9ros \u00e9taient peut-\u00eatre plus exigeants qu\u2019on ne le croit. Conclusion : ce spectacle vaut la peine d\u2019\u00eatre vu. &#8211; <strong>Verena Dobretsberger <\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"Kuhlmann\"><\/a>Au village de cirque, dans le XII<sup>e<\/sup> arrondissement de Paris, allong\u00e9s sur des transats, une petite couette rouge sur les genoux, on voit devant soi une roue en acier de 13m de haut. Structure improbable dans laquelle grimpent sans cesse et ais\u00e9ment huit acrobats. Habill\u00e9s en couleurs de terre, certains avec des bonnets d&rsquo;aviateurs en cuir, d&rsquo;autres fortement maquill\u00e9s, on dirait qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un groupe d&rsquo;inventeurs de machines. Alors que non : ce sont des acrobats de Cirkvost, qui se d\u00e9clarent \u00eatre \u00a0\u00bb une tribu volante \u00ab\u00a0.<br \/>\nVoler, c&rsquo;est bien ce qu&rsquo;ils font : sur des trap\u00e8zes et avec des port\u00e9s acrobatiques impressionnants. Les artistes se jetent dans l\u2018air sans aucune angoisse, comme s\u2018ils savaient voler, comme si l\u2018air \u00e9tait leur \u00e9l\u00e9ment. Tout au long du spectacle <em>Epicycle<\/em> qui se produira encore jusqu&rsquo;au 4 novembre \u00e0 Paris, le spectateur est captiv\u00e9 par cette troupe peu habituelle qui m\u00e9lange performance acrobatique, th\u00e9\u00e2trale et musicale. Le cadre est agr\u00e9able, on se sent plong\u00e9 dans un monde imaginaire qui combine notre enfance et ses visites au cirque avec une facisnation face \u00e0 la fantaisie polyvalente de la troupe Cirkvost.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">L\u00e0 tous sont dans les airs, ici il s&rsquo;agit d&rsquo;une unique acrobate sur un trap\u00e8ze, les autres interpr\u00eates cach\u00e9s dans la roue en acier, grimpant dans la structure vers le haut, vers le bas &#8211; le spectateur peut alors s&rsquo;amuser \u00e0 les chercher et \u00e0 d\u00e9couvrir leurs petits r\u00f4les d&rsquo;acteurs en dehors de la sc\u00e8ne principale. Les acrobates arrivent tout au long du spectacle \u00e0 grimper, sauter, tourner et danser dans l&rsquo;air et sur la roue, tout en \u00e9tant des acteurs d&rsquo;une pi\u00e8ce peu d\u00e9finie qui surprend sans cesse. Remarquable \u00e9galement : la musique compos\u00e9e par le neuvi\u00e8me membre de la troupe qui commente \u00e0 travers des sons agr\u00e9ables et amusants tout ce qui se passe sur sc\u00e8ne, ou disons plut\u00f4t \u00a0\u00bb dans les airs \u00ab\u00a0.<br \/>\nJe recommande donc vivement d&rsquo;aller voir la troupe de Cirkvost et leur spectacle <em>Epicycle<\/em>, dans le cadre du huiti\u00e8me village de cirque, jusqu&rsquo;au 4 novembre. &#8211; <strong>Heidi-Marleen Kuhlmann <\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Cirque | Village de cirque | En savoir plus La critique de Christine Amtmann La critique de Verena Dobrestberger La critique d&rsquo;Heidi-Marleen Kuhlmann Je suis all\u00e9e \u00e0 la Pelouse de Reuilly dans le XIIe, le samedi 6 octobre au soir, sans avoir aucune id\u00e9e de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":10566,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[27,35],"tags":[],"class_list":["post-3106","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cirque","category-village-de-cirque"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3106","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3106"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3106\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3106"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3106"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3106"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}