{"id":3220,"date":"2012-10-11T20:00:40","date_gmt":"2012-10-11T18:00:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=3220"},"modified":"2012-10-11T20:00:40","modified_gmt":"2012-10-11T18:00:40","slug":"artaudbarrault","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=3220","title":{"rendered":"Artaud-Barrault"},"content":{"rendered":"<p>Th\u00e9\u00e2tre |\u00a0Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | <a href=\"http:\/\/theatre-chaillot.fr\/theatre\/denis-guenoun\/artaud-barrault\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><strong><em>Artaud\/Barrault<\/em>, lettres et souvenirs crois\u00e9s entre Antonin Artaud et Jean-Louis Barrault, conception et mise en sc\u00e8ne de Denis Guenoun au <a href=\"http:\/\/theatre-chaillot.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot.<\/a> <\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#Maunoury\">une critique anonyme <\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#plageman\">La critique de Bernadette Plageman<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#samouilov\">La critique de Gennady Samouilov <\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><a href=\"#Vilarelle\">La critique d&rsquo;Hugo Vilarelle\u00a0<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"Maunoury\"><\/a>Jeudi 11 Octobre, 19 heures. C\u2019est dans une salle intimiste du th\u00e9\u00e2tre Chaillot que commence la repr\u00e9sentation de la pi\u00e8ce <em>Artaud\/Barrault<\/em>, mise en sc\u00e8ne par Denis Gu\u00e9noun.\u00a0 Apr\u00e8s la diffusion d\u2019un\u00a0 montage d\u2019images intitul\u00e9 <em>Jean-Louis Barrault, une vie sur sc\u00e8ne<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir des archives de l\u2019Ina et des Grands films classiques et mont\u00e9 par Marie Deroudille, la pi\u00e8ce commence. Tr\u00e8s vite, notre attention toute enti\u00e8re est accapar\u00e9e par la personnalit\u00e9 captivante d\u2019Antonin Artaud, acteur et th\u00e9oricien du th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais au g\u00e9nie tourment\u00e9 et \u00e0 l\u2019extravagance extr\u00eame. Port\u00e9e par la performance impressionnante de Stanislas Roquette, seul sur sc\u00e8ne pendant toute la repr\u00e9sentation, la pi\u00e8ce laisse entrevoir les rapports paradoxaux d\u2019amiti\u00e9 entretenus par les deux hommes, mais c\u2019est surtout l\u2019angoisse pr\u00e9gnante d\u2019Antonin Artaud qui contamine le spectateur en premier lieu. A travers la lecture des lettres dans lesquelles Artaud s\u2019adresse \u00e0 Barrault, Stanislas Roquette nous donne \u00e0 voir la toute puissance d\u2019une personnalit\u00e9 complexe et inqui\u00e8te, marqu\u00e9e par la peur de l\u2019abandon et les signes de l\u2019ali\u00e9nation, de plus en plus vivaces. Au fur et \u00e0 mesure, le spectateur se laisse envahir par la d\u00e9tresse d\u2019Antonin Artaud, par sa souffrance asservissante, qui sont autant de marques d\u2019un g\u00e9nie tourment\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Pourtant, en sortant de la salle, c\u2019est peut-\u00eatre\u00a0 la personnalit\u00e9 apais\u00e9e et myst\u00e9rieuse de Jean-Louis Barrault, plus encore que le caract\u00e8re complexe d\u2019Antonin Artaud, qui hante le spectateur ; une personnalit\u00e9 \u00e0 peine entrevue mais que l\u2019on devine, entre les lignes des lettres enflamm\u00e9es de son ma\u00eetre, \u00e0 la fois lucide et affectueuse, p\u00e9n\u00e9trante et bienveillante, empreinte d\u2019un g\u00e9nie serein. <\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"plageman\"><\/a>Au Th\u00e9\u00e2tre de Chaillot se joue <em>Artaud-Barrault<\/em>. Ce soir f\u00eate l&rsquo;anniversaire de la premi\u00e8re du spectacle, qui a eu lieu au Th\u00e9\u00e2tre Marigny le 11 octobre 2010. Depuis cette date, Artaud-Barrault voyage de th\u00e9\u00e2tre en th\u00e9\u00e2tre et Festival en Festival, tout en gardant le m\u00eame dispositif sc\u00e9nique.<br \/>\nTel que le dit le metteur en sc\u00e8ne Denis Gu\u00e9noun, \u00ab <em>Chaque repr\u00e9sentation est une rencontre avec le public, un moment de partage, qui fait \u00e9voluer le spectacle<\/em>\u00a0 \u00bb. Au cours de cette soir\u00e9e un vrai contact s&rsquo;\u00e9tablit entre le public et le metteur en sc\u00e8ne et le com\u00e9dien Stanislas Rouquette. Un moment de communion th\u00e9\u00e2trale \u00e0 travers un texte merveilleux \u00e9tabli \u00e0 partir de la correspondance d&rsquo;Antonin Artaud et Jean-Louis Barrault. Ces deux grands hommes de th\u00e9\u00e2tre, qui ont marqu\u00e9 le vingti\u00e8me si\u00e8cle et continuent encore \u00e0 influencer le monde du th\u00e9\u00e2tre actuel.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">La composition de la repr\u00e9sentation est tr\u00e8s bien pens\u00e9e, en commen\u00e7ant par la projection d&rsquo;images d&rsquo;archives mont\u00e9e par Marie Deroudille et intitul\u00e9e, <em>Jean-Louis Barrault, une vie sur sc\u00e8ne<\/em> puis constitu\u00e9 par une s\u00e9ries d&rsquo;entretiens et courts extraits de spectacles ou des moments de coulisses avant ou apr\u00e8s le rite de la repr\u00e9sentation. Les entretiens concernent principalement Jean-Louis Barrault, mais cela commence d&rsquo;abord par Laurent Terzieff, le grand d\u00e9fenseur du Th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;Art et d&rsquo;Essai. Nous pouvons admirer de nouveau ou d\u00e9couvrir la diction et la voix exceptionnelle de Jean-Louis Barrault. Pour ensuite devenir les t\u00e9moins de la complicit\u00e9 et les caract\u00e8res compl\u00e9mentaires de Jean-Louis Barrault et de Madeleine Renaud dans un merveilleux extrait de leur performance du texte le plus court, qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9crit pour le th\u00e9\u00e2tre &#8211; d&rsquo;une dur\u00e9e de 40 secondes, intitul\u00e9 <em>Souffle<\/em> de Samuel Beckett. Bien entendu, il est difficile de pr\u00e9senter Jean-Louis Barrault sans parler de mime. Se trouvant en plein Manhattan, v\u00eatu de son costume de Pierrot, tout comme dans <em>Les Enfants du Paradis<\/em> et le visage peint en blanc, ce Pierrot venu des traditions europ\u00e9ennes d\u00e9couvre les gratte-ciels de New York et offre un bouquet de roses rouges \u00e0 la statue de Benjamin Franklin, qui reste inanim\u00e9e malgr\u00e9 tous ses efforts pour le faire agir. Ce montage prend l&rsquo;allure d&rsquo;un documentaire, qui permet d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers th\u00e9\u00e2tral de Jean-Louis Barrault mettant le spectateur en condition de r\u00e9ceptivit\u00e9 pour la suite des \u00e9v\u00e9nements.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Avant que le spectacle proprement dit commence, Denis Gu\u00e9noun pr\u00e9sente sa cr\u00e9ation et en m\u00eame temps cr\u00e9e une ambiance chaleureuse et sympathique \u00e0 travers la salle. Le spectacle commence avec un com\u00e9dien hors sc\u00e8ne, qui vient s&rsquo;installer \u00e0 une table sous un \u00e9clairage \u00e9pur\u00e9. Il d\u00e9voile une premi\u00e8re lettre de Jean-Louis Barrault, qui cite Antonin Artaud, Etienne Decroux et Charles Dullin comme les trois hommes de th\u00e9\u00e2tre qui l&rsquo;ont influenc\u00e9 le plus. Puis les correspondances s&rsquo;alternent entre ces deux hommes habit\u00e9s par la passion du th\u00e9\u00e2tre. Sur sc\u00e8ne un com\u00e9dien enti\u00e8rement investi par son double r\u00f4le. Un texte tr\u00e8s bien dit \u00e9clairant le sens et les nuances avec un vrai travail sur le phras\u00e9 et les silences. Le com\u00e9dien est dot\u00e9 d&rsquo;une tr\u00e8s belle voix avec un souffle inou\u00ef, qui nous transporte et donne \u00e0 voir un Jean-Louis Barrault exalt\u00e9 par son art et un Antonin Artaud, qui prend de plus en plus d&rsquo;ampleur avec une mont\u00e9e en puissance lorsque peu \u00e0 peu il se trouve enferm\u00e9. Acclam\u00e9s avec enthousiasme, le com\u00e9dien et le metteur en sc\u00e8ne rejoignent le public pour un moment de partage. Un tr\u00e8s grand moment de th\u00e9\u00e2tre nous a \u00e9t\u00e9 offert lors de cette soir\u00e9e Artaud-Barrault. &#8211; <strong>Bernadette Plageman<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"samouilov\"><\/a>Jeudi 11 octobre 2012, j\u2019ai assist\u00e9 au spectacle<em> Artaud-Barrault<\/em>, au Th\u00e9\u00e2tre National de Chaillot, dans le studio. Ce spectacle, con\u00e7u et mis en sc\u00e8ne par Denis Gu\u00e9noun, est interpr\u00e9t\u00e9 par Stanislas Roquette. Il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre Marigny le 10 octobre 2010, dans le cadre du Centenaire de Jean-Louis Barrault, puis (a \u00e9t\u00e9) repris depuis le printemps 2012 (Paris-Pavillon de l\u2019Arsenal, Festival d\u2019Avignon, Th\u00e9\u00e2tre National de Chaillot, Princeton, tourn\u00e9e).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Ce spectacle n\u2019est qu\u2019une version th\u00e9\u00e2trale des lettres adress\u00e9es par Antonin Artaud \u00e0 Jean-Louis Barrault. La pi\u00e8ce est con\u00e7ue avec des lettres qu\u2019Artaud a adress\u00e9es \u00e0 Barrault durant sa vie, altern\u00e9es avec des textes de Barrault lui-m\u00eame. Ces dix lettres d\u2019Artaud correspondent \u00e0 trois situations diff\u00e9rentes. Denis Gu\u00e9noun, metteur en sc\u00e8ne insiste dans sa pr\u00e9sentation sur le fait\u00a0 qu\u2019elles ne sont pas modifi\u00e9es ou invent\u00e9es, et qu\u2019il n\u2019y a aucune modification sur l\u2019\u00e9criture des lettres. Parmi les lettres il y a celles du tout d\u00e9but des ann\u00e9es 1930 qui correspondent \u00e0 la p\u00e9riode parisienne o\u00f9 Artaud et Barault se sont rencontr\u00e9s. Les autres ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crites au moment du voyage d\u2019Artaud au Mexique ; et les plus tardives sont dat\u00e9es des derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie. En guise d&rsquo;introduction, un film de 30 minutes sur Jean-Louis Barrault est projet\u00e9. C\u2019est un montage d\u2019images r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir des archives INA et des grands films classiques \u00e0 propos de sa vie sur sc\u00e8ne. Celui-ci a rencontr\u00e9 Antonin Artaud \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une premi\u00e8re mise en sc\u00e8ne du spectacle Autour d\u2019une m\u00e8re tir\u00e9 du roman de Willame Faulkner\u00a0 qui a eu lieu en 1935. Artaud s\u2019est enflamm\u00e9 pour ce spectacle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Le spectacle est un travail du com\u00e9dien Stanislas Roquette et du r\u00e9gisseur Denis Gu\u00e9noun. Il n\u2019est qu\u2019un monologue, jou\u00e9 par ce com\u00e9dien. Au d\u00e9but du spectacle il \u00e9tait int\u00e9ressant d\u2019\u00e9couter le texte et regarder le jeu de Stanislas Roquette. On voyait bien qu\u2019il maitrisait sa voix, il a essay\u00e9 de montrer de fa\u00e7on d\u00e9monstrative comment jouer avec le public. Mais malgr\u00e9 ses efforts, celui-ci restait\u00a0 froid, de marbre dans la salle. Toute de suite j\u2019ai compris qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une \u0153uvre compliqu\u00e9e qui m\u2019a rappel\u00e9 certains livres de Dostoevscy comme le <em>Manuscrit du souterrain<\/em> ou les souffrances de Rodion dans le livre <em>Crime et Ch\u00e2timen <\/em>; cela\u00a0 m\u2019a mis mal \u00e0 l\u2019aise. Je ne voulais pas suivre ces sentiments et ces pens\u00e9es. Au point culminant de la pi\u00e8ce, le jeu d\u2019acteur m\u2019a sembl\u00e9 hyst\u00e9rique, d\u00e9lirant et aga\u00e7ant. A cause de cela je n\u2019ai pas pu appr\u00e9cier la langue parfaite de l\u2019auteur. Et je n\u2019ai pens\u00e9 qu\u2019\u00e0 ce que peut faire la maladie, la drogue et la vie malheureuse \u00e0 une personne m\u00eame talentueuse.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Apr\u00e8s, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de chercher des pr\u00e9cisions pour mieux comprendre ce qu\u2019il s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 : qui sont exactement Artaud et Barrault et quelle place ont-ils occup\u00e9 dans la culture fran\u00e7aise ?J\u2019ai lu que la langue fran\u00e7aise d\u2019Artaud est aussi belle et forte que classique, qu\u2019il \u00e9tait un philosophe et m\u00eame dans son d\u00e9lire la logique de sa pens\u00e9e se manifestait\u00a0 dans sa droiture. Ce qui a touch\u00e9 le r\u00e9gisseur (metteur en sc\u00e8ne) dans le d\u00e9lire d\u2019Artaud c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un d\u00e9lire de protestation, de souffrance. Au final je dois avouer que cette pi\u00e8ce est assez compliqu\u00e9e psychologiquement et elle n\u00e9cessite une connaissance compl\u00e9mentaire de la biographie d\u2019Artaud. &#8211; <strong>Gennady Samouilov<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"Vilarelle\"><\/a>La soir\u00e9e commence par un bref commentaire du metteur en sc\u00e8ne, Denis Gu\u00e9noun, qui explique au public que son projet s&rsquo;inscrit dans le cadre de la comm\u00e9moration du centenaire de Jean-Louis Barrault. Nous est ensuite projet\u00e9 un documentaire sur la vie du penseur, qui nous familiarise avec sa pens\u00e9e et ses relations avec les intellectuels litt\u00e9raires\u00a0 de son temps ; sa femme Madeleine Renaud, Paul Claudel mais aussi Maurice Blanchot et bien s\u00fbr Antonin Artaud. Le court-m\u00e9trage compos\u00e9 d&rsquo;archives nous d\u00e9voile peu \u00e0 peu sa passion pour le th\u00e9\u00e2tre et sa volont\u00e9 de cr\u00e9er la m\u00eame complexit\u00e9 sur sc\u00e8ne que dans le r\u00e9el.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Dans une seconde partie, Stanislas Roquette entre en sc\u00e8ne et commence les lectures th\u00e9\u00e2trales des lettres que se sont envoy\u00e9es les deux auteurs. L&rsquo;association de la lecture de termes v\u00e9ridiques et de la gestuelle de l&rsquo;acteur est int\u00e9ressante car elle vient renforcer la r\u00e9sonnance des mots. Au d\u00e9part les deux intellectuels se c\u00f4toient \u00e0 Paris et vite ils d\u00e9limitent leurs diff\u00e9rences : Barrault comprend qu&rsquo;Artaud peut \u00eatre excessif, Artaud comprend que Barrault ne partage pas son mal-\u00eatre. Progressivement, la pi\u00e8ce se concentre sur le caract\u00e8re d&rsquo;Artaud et sur sa d\u00e9rive progressive vers la folie. Poss\u00e9d\u00e9 d&rsquo;une immense culpabilit\u00e9 ses mots frappent par la force de leur n\u00e9gativit\u00e9. Malgr\u00e9 la pertinence du sujet et la qualit\u00e9 du jeu, la violence verbale finit par peser sur le spectateur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">La repr\u00e9sentation est une r\u00e9flexion int\u00e9ressante sur les diff\u00e9rentes sources, les diff\u00e9rents caract\u00e8res du g\u00e9nie. Artaud et Barrault ont tous deux travaill\u00e9 sur un m\u00eame sujet, la \u00ab\u00a0m\u00e9taphysique du th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb, mais chacun \u00e0 sa mani\u00e8re. Artaud en d\u00e9veloppant toute une recherche sur la mystique chr\u00e9tienne et sur la symbolique du geste, Barrault par son exigence de perfection du jeu et sa connaissance des m\u00e9canismes du th\u00e9\u00e2tre. &#8211; <strong>Hugo Vilarelle<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Th\u00e9\u00e2tre |\u00a0Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot | En savoir plus Artaud\/Barrault, lettres et souvenirs crois\u00e9s entre Antonin Artaud et Jean-Louis Barrault, conception et mise en sc\u00e8ne de Denis Guenoun au Th\u00e9\u00e2tre national de Chaillot. une critique anonyme La critique de Bernadette Plageman La critique de Gennady [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":10489,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,7],"tags":[],"class_list":["post-3220","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-theatre","category-theatre-national-de-chaillot"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3220","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3220"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3220\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3220"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3220"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3220"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}