{"id":3507,"date":"2012-11-17T20:00:30","date_gmt":"2012-11-17T19:00:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=3507"},"modified":"2012-11-17T20:00:30","modified_gmt":"2012-11-17T19:00:30","slug":"orchestre-philarmonique-de-st-petersbourg","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=3507","title":{"rendered":"Orchestre Philharmonique de St-Petersbourg"},"content":{"rendered":"<p>Concert symphonique |\u00a0Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es | <a href=\"http:\/\/www.theatrechampselysees.fr\/saison\/orchestre\/orchestres-residents\/orchestre-philharmonique-de-saint-petersbourg-1\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>I<span style=\"font-size: 12px\">nterpr\u00e9tation du <em>Concerto n\u00b02 pour violon<\/em> et de <em>Rom\u00e9o et Juliette, suite<\/em> de Prokofiev par l&rsquo;Orchestre Philharmonique de St-Petersbourg, sous la direction de Youri Temirkanov, le 17 novembre 2012 au <a href=\"http:\/\/www.theatrechampselysees.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es<\/a>.\u00a0 <\/span><\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#chotteau\">La critique de Solveig Chotteau<\/a><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#pigache\">La critique de Caroline Pigache<\/a><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#Wu\">La critique de Clarissa Wu<\/a> (en anglais)<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"chotteau\"><\/a>Voir l\u2019orchestre philharmonique de Saint-P\u00e9tersbourg jouer Prokofiev c\u2019est, au-del\u00e0 du plaisir de la musique, celui de voir le magnifique Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es s\u2019emplir doucement, ce cadre superbe d\u2019une sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019italienne dans ce b\u00e2timent Art d\u00e9co. Cela constitue d\u00e9j\u00e0 un spectacle en soi. Les musiciens entrent en sc\u00e8ne, et s\u2019\u00e9l\u00e8vent alors en pr\u00e9ambule les classiques accordages, les derni\u00e8res notes avant le d\u00e9part, une musique anarchique et discordante qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019harmonie. C\u2019est alors que le chef d\u2019orchestre Youri Termikanov fait son entr\u00e9e, accompagn\u00e9 du violoniste soliste Boris Belkin. La premi\u00e8re partie du concert, <em>Concerto pour violon n\u00b02<\/em>, fait la part belle \u00e0 ce soliste de renom, accompagn\u00e9 des cordes, de quelques cuivres et instruments \u00e0 vent, de percussions.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">La seconde partie du concert, extraits du <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em>, est plus vibrante encore. Le cercle des musiciens s\u2019agrandit,\u00a0 les cordes sont plus pinc\u00e9es que frott\u00e9es, rythm\u00e9es par les percussions. Le ballet des archets et les mouvements du chef d\u2019orchestre ajoutent \u00e0 la musique un spectacle visuel formidable. En tant que n\u00e9ophyte, j\u2019ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 le sens du rythme et la grande libert\u00e9 qui se d\u00e9gage de la musique de Prokofiev. &#8211; <strong>Solveig Chotteau<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<div style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"pigache\"><\/a>\u00ab\u00a0<em><a name=\"pigache\"><\/a>Le m\u00e9rite principal de ma vie (ou si vous pr\u00e9f\u00e9rez, son principal inconv\u00e9nient) a toujours \u00e9t\u00e9 la recherche de l\u2019originalit\u00e9 de ma propre langue musicale. J\u2019ai horreur de l\u2019imitation et j\u2019ai horreur des choses d\u00e9j\u00e0 connues.\u00a0<\/em>\u00bb Cette affirmation de Prokofiev r\u00e9sume bien la couleur du concert de l\u2019Orchestre Philharmonique de Saint-P\u00e9tersbourg pr\u00e9sent\u00e9 le samedi 17 novembre au th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es. Dirig\u00e9 par son chef principal et directeur Youri Temirkanov, le plus ancien orchestre de Russie interpr\u00e9tait le concerto pour violon et orchestre n\u00b02 avec Boris Belkin pour soliste et des extraits des Suites de <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> de Prokofiev (1891-1953). Ces deux pi\u00e8ces illustrent bien la diversit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture de Prokofiev et son g\u00e9nie novateur et inventif qui cherchait toujours la simplicit\u00e9 dans le renouvellement de la composition.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Prokofiev fait partie du r\u00e9pertoire habituel de l\u2019Orchestre Philharmonique de Saint-P\u00e9tersbourg, qui se produit r\u00e9guli\u00e8rement au th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es. Ce concert venait prolonger l\u2019accueil tout particulier r\u00e9serv\u00e9 par ce th\u00e9\u00e2tre \u00e0 la culture russe \u00e0 travers les Saisons Russes, initi\u00e9es en 2010 pour l\u2019ann\u00e9e France-Russie, et reconduites cet \u00e9t\u00e9. Ce concert \u00e9tait donc attendu par les inconditionnels de la musique russe, et le remplacement de Julia Fischer, qui devait interpr\u00e9ter le concerto, par Boris Belkin, a permis au public d\u2019appr\u00e9cier une interpr\u00e9tation 100% nationale de ce compositeur si c\u00e9l\u00e8bre.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">La ma\u00eetrise et la connaissance fine de ces \u0153uvres par l\u2019orchestre et Boris Belkin qui a enregistr\u00e9 les deux concertos pour violon de Prokofiev sont incontestables. \u00a0Pourtant, le premier mouvement a pu laisser le spectateur sur sa faim. Boris Belkin semble retenir son \u00e9lan\u00a0; le spectateur un peu \u00e9loign\u00e9 de la sc\u00e8ne peine \u00e0 percevoir la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 du concertiste. Le deuxi\u00e8me mouvement vient heureusement nous surprendre par la finesse de l\u2019\u00e9criture et de l\u2019interpr\u00e9tation. Le chant m\u00e9lodique vient se d\u00e9ployer sur l\u2019accompagnement lent et d\u00e9licat des cordes en triolets pizzicati dans une construction classique. Le troisi\u00e8me mouvement, enlev\u00e9 et d\u00e9gageant une forte \u00e9nergie, ach\u00e8ve le tout, dans une rythmique vari\u00e9e qui t\u00e9moigne du d\u00e9sir de Prokofiev d\u2019\u00e9viter \u00e0 tout prix la r\u00e9p\u00e9tition.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Mais la v\u00e9ritable \u00e9motion ne se d\u00e9gage v\u00e9ritablement que dans la seconde partie, o\u00f9 les extraits de <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em> nous transportent dans toute la palette des mouvements int\u00e9rieurs de l\u2019\u00eatre. Chaque instrument donne dans cette partition le meilleur de son expression \u00e0 travers une sollicitation fine de chaque timbre, que l\u2019on observe particuli\u00e8rement dans les traits des solistes. Ecouter cette \u0153uvre \u00e0 part de l\u2019interpr\u00e9tation chor\u00e9graphique pour laquelle elle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue, c\u2019est go\u00fbter toute sa force \u00e9vocatrice. Les lignes m\u00e9lodiques graves et gaies se succ\u00e8dent, parfois s\u2019entrem\u00ealent en l\u2019espace de quelques mesures. L\u2019Orchestre Philharmonique de Saint-P\u00e9tersbourg, dans une formation \u00e9largie apr\u00e8s le concerto, nous offre l\u00e0 une tr\u00e8s belle interpr\u00e9tation \u00e0 la fois fine et puissante. La g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 est enfin l\u00e0, avec deux bis offerts avec le sourire de Youri Temirkanov.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Tous ceux qui veulent retrouver cet orchestre au plus vite pourront l\u2019applaudir de nouveau au Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es en juin 2013 avec au programme Stravinsky (<em>L\u2019Oiseau de Feu<\/em>), Borodine (<em>Danses Polovtsiennes<\/em>) et Rimski-Korsakov (<em>Sh\u00e9h\u00e9razade<\/em>). &#8211; <strong>Caroline Pigache<\/strong><\/span><\/div>\n<div>\n<hr \/>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"Wu\"><\/a>On 17th November, the Saint-Petersburg Philharmonic Orchestra has performed a marvelous violin concert in Theatre des Champs-Elys\u00e9es. It was directed by Youri Temirkanov and featured violinist Boris Belkin. Russian composer Serge Prokofiev (1891-1953) wrote this violin concerto. He believed that creativity was significant in concerto writing, that segments could be arranged in any interesting order. We know the Shakespeare\u2019s play \u201cRomeo and Juliette\u201d by heart, either by reading or seeing a theatre play, but not so much as listening to a classical concerto. Prokofiev\u2019s modern playful style would not allow us to expect any familiar occurrences of the play in this concerto.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">When the concerto began, the melody was harmoniously energetic, combining the sounds of flute and that of violin, reproducing a magical commencement alike that of spring. It symbolized the innocence, revitalizing energy and growth of young people (Juliette). And then in the middle of the concerto, we were overwhelmed by an intense moment of violence, filled by the dramatic combination of drum, low violin and the like. I think it depicted the moment when Romeo and Juliette were separated by their parents, but I could be wrong because the sequence in the play might not be parallel to that of the concerto. The concert ended with a broad satisfaction among the audience who tirelessly clapped for the musicians. Once again, Saint-Petersburg Philharmonic Orchestra demonstrated the talent and hard work of each and every musician tonight. &#8211; <strong>Clarissa Wu<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert symphonique |\u00a0Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es | En savoir plus Interpr\u00e9tation du Concerto n\u00b02 pour violon et de Rom\u00e9o et Juliette, suite de Prokofiev par l&rsquo;Orchestre Philharmonique de St-Petersbourg, sous la direction de Youri Temirkanov, le 17 novembre 2012 au Th\u00e9\u00e2tre des Champs Elys\u00e9es.\u00a0 La critique [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":10471,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,37],"tags":[],"class_list":["post-3507","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-concert-symphonique","category-theatre-des-champs-elysees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3507","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3507"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3507\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}