{"id":3522,"date":"2012-11-16T20:00:56","date_gmt":"2012-11-16T19:00:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=3522"},"modified":"2012-11-16T20:00:56","modified_gmt":"2012-11-16T19:00:56","slug":"clipclap-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=3522","title":{"rendered":"Clip and clap"},"content":{"rendered":"<p>Concert | Auditorium du Mus\u00e9e du Louvre | <a href=\"https:\/\/www.louvre.fr\/cycles\/clip-clap\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><span style=\"font-family: arial,helvetica,sans-serif\"><strong>Cycle CLIP&amp;CLAP : Une exploration de la musique en images<br \/>\n<em>Protest Songs<\/em>, <em>le cri de la r\u00e9volte<\/em>, 16 novembre \u00e0 20h30 \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.louvre.fr\/la-joute%C2%A0-la-musique-adoucit-les-meurtres\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l&rsquo;Auditorium du Mus\u00e9e du Louvre<\/a>.\u00a0 <\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#ahou\">La critique de C\u00e9line Ahouandjinou<\/a><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#benoit\">La critique d&rsquo;H\u00e9lo\u00efse Benoit <\/a><\/span><\/li>\n<li style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a href=\"#derzhko\">La critique d&rsquo;Irena Derzhko<\/a><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"ahou\"><\/a><em>Protest songs, le cri de la r\u00e9volte<\/em> est l\u2019un des th\u00e8mes du cycle CLIP &amp; CLAP, pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019auditorium du Louvre par \u00c9douard Four\u00e9 Caul-Futy et Cl\u00e9ment Lebrun. Il s\u2019agit d\u2019une r\u00e9flexion appuy\u00e9e par des archives film\u00e9es et un concert de l\u2019Orchestre National de Jazz (ONJ). Eve Risser et Antonin-Tri Hoang, membres de cet orchestre cr\u00e9\u00e9 il y a quatre ans et compos\u00e9s de dix musiciens sous la direction artistique de Daniel Yvinec, ont jou\u00e9 des cr\u00e9ations originales inspir\u00e9es du sujet. Deux interludes en live ont pris place dans le d\u00e9fil\u00e9 des archives musicales expliqu\u00e9es par M. Four\u00e9 Caul-Futy et M. Lebrun.<br \/>\nCe nouveau type de \u00ab\u00a0conf\u00e9rence\u00a0\u00bb, ainsi que ce sujet en particulier, ont attir\u00e9 beaucoup de curieux. Petits ou grands ils \u00e9taient nombreux \u00e0 avoir r\u00e9serv\u00e9 une place ou \u00e0 faire la queue pour en obtenir une. L\u2019auditorium du Louvre \u00e9tait plein. M\u00eame si je ne suis pas sure que <em>Protest songs<\/em> dans sa forme comme dans son contenu ait pu \u00eatre compl\u00e8tement compris par les moins de 10 ans. La r\u00e9union d\u2019un concert de jazz, d\u2019une conf\u00e9rence, d\u2019extraits de clips ou concerts \u00e0 un prix tr\u00e8s raisonnable (de 5 \u00e0 12 euros) a assur\u00e9ment attir\u00e9 un nouveau public \u00e0 l\u2019Auditorium. En regardant autour de moi, j\u2019ai constat\u00e9 que la moyenne d\u2019\u00e2ge \u00e9tait d\u2019environ 30 ans.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Les archives film\u00e9es \u00e9taient superbes, servies par une qualit\u00e9 de son magnifique. Le volume sonore \u00e9tait peut-\u00eatre trop \u00e9lev\u00e9. Mais j\u2019ai appr\u00e9ci\u00e9 de saisir les fluctuations des voix des artistes et des instruments. Billie Holiday chantant <em>Strange Fruit<\/em> m\u2019a \u00e9mue comme si j\u2019\u00e9tais face \u00e0 elle dans cette salle en 1959. Pourtant je connaissais d\u00e9j\u00e0 ce po\u00e8me et sa chanson. Je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 la seule \u00e0 \u00eatre impressionn\u00e9e par la charge \u00e9motionnelle transmise par les extraits, si je me base sur les applaudissements de la fin du programme. Les deux pr\u00e9sentateurs ont cr\u00e9\u00e9 une complicit\u00e9 avec le public, qui pouvait sembler forc\u00e9e chez le plus jeune. Mais les explications claires et int\u00e9ressantes ont r\u00e9ussi avec la musique \u00e0 unir l\u2019assembl\u00e9e dans le partage des m\u00eames \u00e9motions, du rire aux larmes. Les concerts de l\u2019ONJ ont \u00e9t\u00e9 pour moi le talon d\u2019Achille de la \u00ab\u00a0conf\u00e9rence\u00a0\u00bb. Les cr\u00e9ations ressemblaient \u00e0 des exp\u00e9rimentations en live et non \u00e0 un travail abouti. Je pense que seuls des connaisseurs ont pu appr\u00e9cier ces interludes, qui n\u2019avaient pas d\u2019harmonie musicale.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">En r\u00e9sum\u00e9, la repr\u00e9sentation de CLIP &amp; CLAP a \u00e9t\u00e9 agr\u00e9able. On en sort avec une culture g\u00e9n\u00e9rale plus riche, ainsi que de belles chansons et histoires plein la t\u00eate. Le petit b\u00e9mol a \u00e9t\u00e9 un c\u00f4t\u00e9 un peu scolaire dans la pr\u00e9sentation, rattrap\u00e9 par tous les \u00e9l\u00e9ments positifs et originaux du concept. &#8211; <strong>C\u00e9line Ahouandjinou<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"benoit\"><\/a>A l\u2019auditorium du Louvre<a href=\"#benoit\">,<\/a> l\u2019\u00e9v\u00e8nement se pr\u00e9sentait avec des clips, concerts film\u00e9s, interviews, documentaires et de fictions et deux concerts <em>live<\/em> de jazz. Une organisation sc\u00e9nique simple\u00a0: un grand \u00e9cran blanc pour les projections, et sur le c\u00f4t\u00e9 un piano pour les performances <em>live<\/em>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">La soir\u00e9e est anim\u00e9e par deux jeunes conf\u00e9renciers qui ont pr\u00e9par\u00e9 un parcours non chronologique, qui comprend des artistes divers du point de vue musical\u00a0: aussi bien Mozart, un op\u00e9ra contemporain, Rage Against the Machine, Billie Holliday, ou les Black Panthers. Le m\u00e9lange culturel est donc la ligne directrice, tout en cherchant \u00e0 garder l\u2019angle f\u00e9d\u00e9rateur de la soir\u00e9e\u00a0: la protestation \u00e0 travers la musique\u00a0; les artistes sont repartis dans une aire qui commence au XIX\u00e8me si\u00e8cle. L\u2019op\u00e9ration est tr\u00e8s bien mise en \u0153uvre\u00a0: pas de fouillis, une vraie coh\u00e9rence d\u00e9gag\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9flexion des deux conf\u00e9renciers. De cette soir\u00e9e tr\u00e8s riche en images, on garde <em>le bis<\/em> du ch\u0153ur des esclaves accompagn\u00e9e du public de l\u2019op\u00e9ra de Rome, \u00a0Bob Marley en concert performant <em>Get up, Stand up<\/em> en <em>live<\/em> \u00e0 Londres pour la premi\u00e8re fois, Bernard Lavilliers parlant de sa mani\u00e8re de rester dans la contestation par la musique tout en vendant des disques, soit en \u00e9tant int\u00e9gr\u00e9 au syst\u00e8me de la production.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Les performances <em>live<\/em> sont faites par deux membres de l\u2019orchestre national de jazz : apparemment une pianiste et un clarinettiste. Mais les deux jeunes talents nous \u00e9tonnent en \u00e9changeant leurs instruments, en ajoutant un trombone, une fl\u00fbte traversi\u00e8re, un triangle, un m\u00e9gaphone\u2026 cela avec un jeu sc\u00e9nique entre eux, avec leurs corps, avec leurs accessoires. On ne regrette qu\u2019une chose\u00a0: on aurait voulu les voir plus longtemps\u00a0!<br \/>\nLa soir\u00e9e s\u2019est finie sur cette r\u00e9flexion\u00a0: quelle place pour la chanson de protestation aujourd\u2019hui\u00a0? Sur sc\u00e8ne\u00a0? Aux marges\u00a0? Ce soir-l\u00e0, devant nos yeux. &#8211; <strong>H\u00e9lo\u00efse Benoit <\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\"><a name=\"derzhko\"><\/a>La conf\u00e9rence <em>Protest Songs, le cri de la r\u00e9volte<\/em> s&rsquo;inscrit dans le cycle des pr\u00e9sentations autours de la musique \u00ab\u00a0CLIP &amp; CLAP\u00a0\u00bb organis\u00e9es par le Mus\u00e9e du Louvre. Les intervenants de plusieurs domaines de la vie musicale proposent une s\u00e9lection th\u00e9matique des morceaux musicaux avec leurs commentaires et arguments qui sont ponctu\u00e9s par les interventions des musiciens en direct. Dans ce cadre des m\u00e9lomanes des go\u00fbts esth\u00e9tiques divers se r\u00e9unissent autours d&rsquo;un sujet directif dont on trouve des exemples aux \u00e9poques diff\u00e9rentes.<br \/>\nLes pr\u00e9sentateurs de la conf\u00e9rence, Edouard Four\u00e9 Caul-Futy et Cl\u00e9ment Lebrun ont \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9s par deux musiciens de l&rsquo;Orchestre National de Jazz \u2013 Eve Risser (piano) et Antonin-Tri Hoang (saxophone\/clarinettes) qui pr\u00e9sentaient leurs cr\u00e9ations musicales inspir\u00e9es par la<em> Protest Song<\/em>. A l&rsquo;aide d&rsquo;un m\u00e9gaphone les artistes nous livrent leur questionnement sur le sujet : <em>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un proteste? Y a-t-il un r\u00e9pertoire dans la Protest Song? La protestation a-t-elle sa place au mus\u00e9e, au palais?<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Si les styles et les \u00e9poques sont vari\u00e9s, il s&rsquo;agit toujours d&rsquo;une musique au service du message qui a pour but de changer certaines contradictions dans la soci\u00e9t\u00e9. Les exemples \u00e9voqu\u00e9s comprennent aussi bien l&rsquo;\u00e9poque classique (Mozart, Verdi) que les tendances du punk islamique (<em>Taqwacore \u2013 Birth of punk Islam<\/em>) et l&rsquo;op\u00e9ra sur Anne Nicole Smith, en passant par les ann\u00e9es de combat des noires en Am\u00e9rique (<em>Strange Fruit, We Shall Overcome<\/em>). Reprenant la comparaison de Bernard Lavilliers (<em>Aujoud&rsquo;hui madame, \u00ab\u00a0Pour ou contre la chanson engag\u00e9e\u00a0\u00bb<\/em>), si le publique est le courant, la chanson joue le r\u00f4le d&rsquo;un interrupteur qui peut d\u00e9clencher un mouvement et diriger les gens. Cette musique cr\u00e9ant une unit\u00e9 avec les paroles souvent simples mais pr\u00e9cis et l&rsquo;image forte et expressive peut effectivement devenir une arme !<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"font-size: 12px\">Les extraits des vid\u00e9os, les interventions des pr\u00e9sentateurs et les performances des artistes ont cr\u00e9\u00e9s une ambiance particuli\u00e8re en donnant plus d&rsquo;ampleur \u00e0 l&rsquo;exploration du th\u00e8me de la rencontre et en variant des appuis, des points forts de la discussion. La conf\u00e9rence donne une image survol\u00e9e (vu le temps limit\u00e9 et le volume cons\u00e9quent du sujet) qui tout de m\u00eame permet de recevoir un aper\u00e7u \u00e9largi sur la question de la <em>Protest Song<\/em> comme une manifestation musicale d&rsquo;une position militante. &#8211; <strong>Irena Derzhko<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert | Auditorium du Mus\u00e9e du Louvre | En savoir plus Cycle CLIP&amp;CLAP : Une exploration de la musique en images Protest Songs, le cri de la r\u00e9volte, 16 novembre \u00e0 20h30 \u00e0 l&rsquo;Auditorium du Mus\u00e9e du Louvre.\u00a0 La critique de C\u00e9line Ahouandjinou La critique [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[25,33],"tags":[],"class_list":["post-3522","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-concert","category-musee-du-louvre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3522","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3522"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3522\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3522"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3522"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3522"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}