{"id":435,"date":"2016-01-05T20:00:36","date_gmt":"2016-01-05T19:00:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=435"},"modified":"2016-01-05T20:00:36","modified_gmt":"2016-01-05T19:00:36","slug":"singin-in-the-rain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=435","title":{"rendered":"Singin&rsquo; in the rain"},"content":{"rendered":"<p>Com\u00e9die musicale | Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet | <a href=\"http:\/\/chatelet-theatre.com\/fr\/event\/singin-in-the-rain-1516\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Regarder \u00abChantons sous la pluie\u00bb chez soi avec un plaid et une tasse de th\u00e9 c\u2019est bien. C\u2019est m\u00eame, \u00e0 mon sens, une activit\u00e9 incontournable de l\u2019hiver. Mais, aller le voir revivre sur la sc\u00e8ne du magnifique th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet avec orchestre et interpr\u00e8tes bien r\u00e9els c\u2019est mieux. Cela fait maintenant quelques ann\u00e9es que les productions musicales du Ch\u00e2telet se sont distingu\u00e9es par leur qualit\u00e9 et leur professionnalisme digne des shows de Broadway et, une fois encore, la barre a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e tr\u00e8s haut. Le d\u00e9fi \u00e9tait pourtant de taille: marcher sur les pas de l\u2019inimitable Gene Kelly en adaptant sur sc\u00e8ne une \u0153uvre cin\u00e9matographique mythique qui n\u2019\u00e9tait pas con\u00e7ue pour \u00eatre un spectacle vivant\u2026 Et l\u2019on peut dire que le pari est r\u00e9ussi !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au del\u00e0 de la performance sc\u00e9nique impeccable de la troupe dont la pr\u00e9cision fr\u00f4le la perfection, la production a su traiter avec fid\u00e9lit\u00e9 une des dimensions majeures du film que l\u2019on aurait pourtant eu grand mal \u00e0 imaginer sortir un jour de l\u2019\u00e9cran. Rappelons en effet que toute la trame du film de Donen et Kelly s\u2019organise autour du grand chamboulement que fut le passage du muet au parlant pour l\u2019industrie du film. Ainsi sommes-nous transport\u00e9s \u00e0 Hollywood o\u00f9 deux stars du muet Don Lockwood et Lina Lemont voient leur carri\u00e8re boulevers\u00e9e par le succ\u00e8s inattendu du premier film parlant \u00ab Le chanteur de Jazz \u00bb. Pour sauver leurs carri\u00e8res, ils n\u2019ont alors pas d\u2019autre choix que de s\u2019adapter mais c\u2019est sans compter la ridicule voix de cr\u00e9celle de Lina qui risque fort d\u2019enlever au film en pr\u00e9paration toute sa cr\u00e9dibilit\u00e9. \u00c0 travers les p\u00e9rip\u00e9ties des personnages c\u2019est donc l\u2019\u00e9volution de toute une industrie que choisit de nous montrer le film avec un humour d\u00e9cal\u00e9 et mordant. Et c\u2019est bien l\u00e0 la r\u00e9ussite la plus impressionnante de \u00ab Singing in the rain \u00bb : nous transporter pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle en arri\u00e8re le temps d\u2019une soir\u00e9e en r\u00e9ussissant \u00e0 recr\u00e9er l\u2019esth\u00e9tique des films muets en noir et blanc avec des acteurs bien r\u00e9els.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le tour de force ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0: le <em>show<\/em> nous maintient en permanence dans une position interm\u00e9diaire entre \u00e9tonnement et distance critique vis-\u00e0-vis d\u2019une technologie d\u00e9su\u00e8te mais attachante qui fait parfois sourire. Le public embarque ainsi, d\u00e8s le lever de rideau, pour un voyage dans le temps qui nous ram\u00e8ne des ann\u00e9es en arri\u00e8re pour assister \u00e0 premi\u00e8re du dernier film muet de Lockwood et Lemont dont la projection est accompagn\u00e9e comme \u00e0 l\u2019\u00e9poque, pr\u00e9cision oblige, d\u2019un orchestre &#8211; celui du Ch\u00e2telet. On ne peut pas non plus ne pas saluer le travail incroyable des costumiers qui ont d\u00e9clin\u00e9 un ensemble tenues plus \u00e9tonnantes et r\u00e9alistes les unes que les autres dans toute une palette de nuances de gris qui restituent encore et toujours le rendu d\u2019un film muet, ou encore le g\u00e9nie que r\u00e9v\u00e8le la conception d\u2019un d\u00e9cor assez \u00e9labor\u00e9 pour \u00e9voluer tout au long de la repr\u00e9sentation en toute discr\u00e9tion et supporter les trombes d\u2019eau auxquelles s\u2019expose gaiement Don Lockwood lors de la fameuse sc\u00e8ne de la danse sous la pluie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Seul b\u00e9mol peut-\u00eatre, le manque d\u2019\u00e9paisseur des personnages principaux qui disparaissent quelque peu derri\u00e8re le charisme de seconds r\u00f4les plus p\u00e9tillants. Le r\u00e9sultat n\u2019en est pas moins saisissant: un spectacle tout simplement magique devant lequel on s\u2019\u00e9merveille comme un enfant. On ressort de l\u00e0 le sourire aux l\u00e8vres et l\u2019on se surprend, sur le chemin du retour, \u00e0 fredonner les titres qui ont marqu\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations de spectateurs. J\u2019en prends \u00e0 t\u00e9moin mon voisin durant le spectacle que j\u2019ai vu effectuer une petite pirouette en riant au sortir du th\u00e9\u00e2tre. Sur ce je vous laisse, j\u2019ai une dose de bonne humeur en dvd qui m\u2019attend sur mon canap\u00e9 juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de mon plaid et de ma tasse de th\u00e9\u2026<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Julie San\u00e9-Pezet<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette com\u00e9die musicale est une adaptation plus que r\u00e9ussie du film. En effet, c&rsquo;est un vrai plaisir que ce soit pour les yeux, les oreilles ou le moral. Tout d\u2019abord, le th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet repr\u00e9sente un cadre somptueux pour une com\u00e9die musicale. De plus, chor\u00e9graphies, chansons, dialogues, costumes et d\u00e9cors, c&rsquo;est un spectacle haut en couleurs que l&rsquo;on nous donne \u00e0 voir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;intrigue se d\u00e9roule \u00e0 Hollywood \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1920. En plus d&rsquo;\u00eatre une histoire d&rsquo;amour, ce spectacle raconte la r\u00e9volution cin\u00e9matographique qu\u2019engendrent les films parlants. L&rsquo;insertion de s\u00e9quences film\u00e9es en noir et blanc est d&rsquo;ailleurs une id\u00e9e remarquable qui plonge les spectateurs dans l&rsquo;intrigue. Mais il ne faut pas oublier le travail du d\u00e9corateur Tim Hatley, du costumier Anthony Powell et du metteur en sc\u00e8ne Robert Carsen qui nous transporte \u00e0 Hollywood. En effet, le travail visuel autour de cette com\u00e9die est exceptionnel et la chanson mythique du film est majestueusement mise en sc\u00e8ne avec l&rsquo;utilisation de vraie pluie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les dialogues de Ian Burton sont pleins d&rsquo;humour et s&rsquo;articule tr\u00e8s bien aux chansons brillamment interpr\u00e9t\u00e9es. Les chor\u00e9graphies de Stephen Mear sont \u00e9galement excellentes et tr\u00e8s impressionnantes, en particulier les deux chor\u00e9graphies finales qui mettent en sc\u00e8ne plus d\u2019une vingtaine de danseurs. Les acteurs sont d\u2019un talent exceptionnel, le duo Don Lockwood (Dan Burton)\/ Kathy Selden (Clare Halse) fonctionne tr\u00e8s bien, tout comme le duo Don Lockwood\/Cosmo Brown (Daniel Crossley) qui am\u00e8ne une atmosph\u00e8re de bonne camaraderie \u00e0 la pi\u00e8ce. Quant \u00e0 Emma Kate Nelson, elle reprend le r\u00f4le de Lina Lamont avec brio.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc un sans faute pour cette adaptation qui ravira les experts comme les novices des com\u00e9dies musicales.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Sol\u00e8ne Bernard<\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Com\u00e9die musicale | Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet | En savoir plus Regarder \u00abChantons sous la pluie\u00bb chez soi avec un plaid et une tasse de th\u00e9 c\u2019est bien. C\u2019est m\u00eame, \u00e0 mon sens, une activit\u00e9 incontournable de l\u2019hiver. Mais, aller le voir revivre sur la sc\u00e8ne [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":8725,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,57,47],"tags":[],"class_list":["post-435","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-comedie-musicale","category-theatre-du-chatelet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/435","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=435"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/435\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=435"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=435"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=435"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}