{"id":605,"date":"2016-04-03T20:30:56","date_gmt":"2016-04-03T19:30:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=605"},"modified":"2016-04-03T20:30:56","modified_gmt":"2016-04-03T19:30:56","slug":"the-velvet-underground-nico","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=605","title":{"rendered":"The Velvet Underground &#038; Nico"},"content":{"rendered":"<p>Concert | Philharmonie de Paris | <a href=\"http:\/\/philharmoniedeparis.fr\/fr\/activite\/concert\/15275-john-cale\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p lang=\"lt-LT\" style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Depuis son ouverture en <span lang=\"fr-FR\">2015 Philharmonie de Paris se lance de plus en plus dans l&rsquo;aventure \u00e0 faire de cette s<\/span>alle<span lang=\"fr-FR\"> prestigieu<\/span>se <span lang=\"fr-FR\">un lieu pour tout le monde. C&rsquo;est un cas unique quand un seul lieu, qui est normalement une temple de la musique classique, peut accueillir la musique de tous les styles et des divers \u00e9v\u00e9nements. Une exposition sur David Bowie qui a fait le brouhaha n&rsquo;\u00e9tait que le d\u00e9but.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Le week-end th\u00e9matique The Velvet Underground proposait un concert de John Cale et de ses invit\u00e9s tels que Etienne Daho, Peter Doherty ou Lou Douillon. C&rsquo;est autour d&rsquo;un album mythique The Velvet Underground (connu aussi tr\u00e8s bien par sa couverture montrant une banane sign\u00e9e par Andy Warhol) que le concert se focalise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">Ce concert \u00e9tait un vrai voyage \u00e0 New York des ann\u00e9es 1960-1970. L&rsquo;extravagance, le surpris et des rendez-vous in\u00e9dits pourraient bien \u00eatre les mots cl\u00e9s qui d\u00e9crivent le mieux l&rsquo;atmosph\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral qui a r\u00e9gn\u00e9 pendant ce concert. Et les chansons, des tubes comme Sunday morning ou I&rsquo;m waiting for the man ont sonn\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on (il ne faut pas avoir peur de ce mot) sentimentale pour ceux qui ont une faible pour cette \u00e9poque mais aussi tout \u00e0 fait originale et tr\u00e8s contemporaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">On a pu profiter d&rsquo;une nouvelle reconstitution de ce groupe men\u00e9 par John Cale et d&rsquo;une parfaite sonorit\u00e9 d&rsquo;un album revisit\u00e9. En effet c&rsquo;\u00e9tait int\u00e9ressant d&rsquo;observer que cet album n&rsquo;a pas trouv\u00e9 beaucoup d&rsquo;admirateurs \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Malgr\u00e9 \u00e7a il a pu trouver son fid\u00e8le public et continu \u00e0 rester une preuve musical que les musiciens de Velvet ont r\u00e9ussir \u00e0 <span lang=\"lt-LT\">former <\/span>\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque l&rsquo;un de plus grand groupe du monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"justify\">La sale \u00e9tait pleine des gens de tous les \u00e2ges qui sont venus l\u00e0-bas \u00e0 retrouver ou \u00e0 d\u00e9couvrir cette musique. C&rsquo;\u00e9tait un exp\u00e9rience unique qui va pouvoir se prolonger en visitant l&rsquo;exposition The Velvet Underground\/New York extravaganza, \u00e9galement propos\u00e9e par la Philharmonie de Paris.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Gabrielle Slizyte<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00ab On vous aime, et n&rsquo;oubliez pas, n&rsquo;oubliez pas, ce que vous nous avez appris. Si vous avez un c\u0153ur noble, c&rsquo;est pour toujours \u00bb. Voici les mots de John Cale adress\u00e9 \u00e0 son public \u00e0 la fin de ce concert \u00e9v\u00e8nement, dimanche 3 avril, dans le c\u0153ur de la Philharmonie de Paris, qui ouvre ses portes aux fans du Velvet Underground depuis le 30 mars \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une exposition unique. La Grande salle accueillait ce soir-l\u00e0 une l\u00e9gende du rock alternatif n\u00e9e en 1942 au Pays de Galle. Loin des shows exub\u00e9rants auxquels Cale avait pu habituer ses spectateurs, le multi-instrumentalise s\u2019est laiss\u00e9 cette fois-ci aller \u00e0 une interpr\u00e9tation toute en sobri\u00e9t\u00e9, mais toujours empreinte d\u2019une teinte exp\u00e9rimentale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Accompagn\u00e9 successivement d\u2019artistes de la sc\u00e8ne anglophone contemporaine, tels que Saul Williams, connu pour son timbre rauque et son ancien groupe The Queens of the Stone Age, ou encore les groupes ind\u00e9pendants The Libertines et Animal Collective, le hip-hop \u00e9tait \u00e9galement \u00e0 l\u2019honneur avec deux fulgurantes prestations du rappeur et po\u00e8te am\u00e9ricain Saul Williams. Les Fran\u00e7ais \u00e9taient aussi de la partie : Etienne Daho et Lou Doillon ont respectivement accompagn\u00e9 John Cale pour une reprise de deux titres mythiques du Velvet Underground, l\u2019indolent I\u2019ll be your mirror et l\u2019\u00e9l\u00e9gant Femme fatale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Si vous avez un c\u0153ur noble, c\u2019est pour toujours \u00bb. Ces mots qui sonnent comme une formule proph\u00e9tique aura su \u00e9mouvoir le c\u0153ur du public parisien en cette soir\u00e9e du 3 avril. Se retrouvant seul sur ce vaste complexe contemporain qu\u2019est la Grande salle de la Philharmonie avec ses musiciens \u2013 Dustin Boyer \u00e0 la guitare, Deantoni Parks \u00e0 la batterie et Joey Maramba \u00e0 la basse \u2013 Cale a sans doute repris les chansons de son ancien groupe non sans une certaine nostalgie ; nostalgie des heures pass\u00e9es \u00e0 La Factory, rep\u00e8re mythique d\u2019Andy Warhol, mentor du groupe et des artistes de la sc\u00e8ne underground new-yorkaise des ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est pourtant avec ferveur et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 que le dernier membre du groupe encore vivant a repris les morceaux les plus fameux et les plus ent\u00eatants du Velvet. Devant un \u00e9cran g\u00e9ant projetant simultan\u00e9ment images psych\u00e9d\u00e9liques et photos d\u2019archives de ses anciens compagnons de route, Cane, toujours avec la m\u00eame pr\u00e9gnance d\u2019antan, a su r\u00e9interpr\u00e9ter les titres qui ont fait la gloire du groupe. De I\u2019m waiting for the man en loup solitaire \u00e0 Sister Ray, accompagn\u00e9 de l\u2019ensemble de ses invit\u00e9s, le musicien n\u2019a pas boud\u00e9 son plaisir, m\u00eame si l\u2019encha\u00eenement des duos semblait, \u00e0 certains \u00e9gards, un peu trop acad\u00e9mique. Les artistes invit\u00e9s sortaient de la sc\u00e8ne aussi vite qu\u2019ils y \u00e9taient arriv\u00e9s, tandis que les saluts au public manquaient parfois de conviction. Mais on leur pardonne : \u00eatre face \u00e0 un des chefs de file de la contre-culture a de quoi intimider plus d\u2019un, m\u00eame un Carl Bar\u00e2t ou un Pete Doherty, qui ne se sont tout de m\u00eame pas laiss\u00e9s d\u00e9monter, notamment gr\u00e2ce \u00e0 leur chaotique prestation de plus de 10 minutes sur le titre European Son.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bref, l\u2019arriv\u00e9e sur sc\u00e8ne de Cane, banane \u00e0 la main, accompagn\u00e9 de son orchestre et d\u2019un MacBook annon\u00e7ait la couleur. Certes, l\u2019\u00e9cran g\u00e9ant \u00e9tait l\u00e0 pour comm\u00e9morer la m\u00e9moire de ses anciens amis, mais la fougue des invit\u00e9s, pour la plupart assez jeunes, la modernit\u00e9 du lieu et l\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 la fois intimiste et v\u00e9n\u00e9neuse de John Cane\u00a0 donnaient aux chansons de l\u2019album \u00e0 la banane et de \u00ab White Light\/White Heat \u00bb tant\u00f4t une \u00e9nergie nouvelle, tant\u00f4t un charme tout en simplicit\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Juliette Arradon<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">John Cale, le co-fondateur avec Lou Reed du Velvet Underground, a interpr\u00e9t\u00e9 ce dimanche 3 avril 2016 \u00e0 la Philharmonie de Paris l\u2019album culte \u00ab\u00a0\u00e0 la banane\u00a0\u00bb. Ce concert est l\u2019\u00e9v\u00e8nement principal organis\u00e9 par la Philharmonie de Paris pour accompagner l\u2019exposition New York Extravaganza qui retrace l\u2019histoire du groupe et son influence sur les g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c2g\u00e9e d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9e, je n\u2019ai jamais eu l\u2019occasion d\u2019assister \u00e0 un concert du groupe mythique. Je me faisais donc une joie de le d\u00e9couvrir sur sc\u00e8ne avec l\u2019un de ses repr\u00e9sentants majeurs. Mais voil\u00e0, John Cale n\u2019est pas le membre unique du Velvet Underground. Comment allait-il jouer cet album si particulier sans les regrett\u00e9s Nico et Lou Reed ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert d\u00e9marre \u00e0 20h30. Un grand \u00e9cran projette des jeux de lumi\u00e8res abstraits au fond de la sc\u00e8ne tandis que John Cale fait son entr\u00e9e\u2026une banane \u00e0 la main. Les artistes invit\u00e9s \u00e0 venir chanter avec lui se succ\u00e8dent et donnent l\u2019impression d\u2019une programmation sans v\u00e9ritable coh\u00e9rence (peut-\u00eatre impos\u00e9e par la Philharmonie\u00a0?). Les prestations, elles, sont in\u00e9gales\u00a0: Animal collective fait ce qu\u2019on attend d\u2019eux et le fait bien, Etienne Daho est un peu intimid\u00e9 tandis que Saul William, plus poss\u00e9d\u00e9 par la musique, essaye de r\u00e9veiller la salle avec son interpr\u00e9tation d\u2019Heroin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">John Cale quant \u00e0 lui, s\u2019il livre une performance irr\u00e9prochable (Venus in Furs ou The Gift), ne dit mot de la soir\u00e9e, ou presque. Ni pour \u00e9voquer les ann\u00e9es Velvet, ni pour pr\u00e9senter ses invit\u00e9s, ce qui viendra accentuer ce sentiment d\u2019incoh\u00e9rence et de froideur. Que fait Lou Doillon ici\u00a0? Ou Pete Doherty qui, \u00e0 l\u2019allure d\u2019adolescent attard\u00e9, fait peine \u00e0 voir. John Cale remplit sa mission mais sans conviction et on sent bien ici qu\u2019il r\u00e9pond avant tout \u00e0 une commande. Finalement, seuls les r\u00e9arrangements soign\u00e9s des morceaux viennent rehausser le niveau de la soir\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9licat donc de retrouver la folie new-yorkaise des ann\u00e9es 1960 dans un lieu si institutionnel. Dans ce cadre, la r\u00e9interpr\u00e9tation d\u2019un r\u00e9pertoire rock aussi mythique et connot\u00e9 que celui du Velvet n\u2019est pas une t\u00e2che des plus simples. Malgr\u00e9 cela, le rock s\u2019exporte depuis plusieurs ann\u00e9es dans les mus\u00e9es et souvent avec succ\u00e8s, comme pour l\u2019exposition sur David Bowie qui a eu lieu l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente \u00e0 la m\u00eame Philharmonie. Seulement, lorsqu\u2019il s\u2019agit de musique vivante, la recette qui fait un concert r\u00e9ussi semble plus difficile \u00e0 r\u00e9aliser.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Marie Seguedy<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si le fond du parterre de la grande sc\u00e8ne du b\u00e2timent principal de la Philharmonie de Paris n&rsquo;offre pas une acoustique de r\u00eave, il faut bien reconna\u00eetre que cette vaste enceinte m\u00e9ritait un hommage aussi grandiose que celui rendu par John Cale \u00e0 l&rsquo;aventure du Velvet Underground, groupe new-yorkais cr\u00e9\u00e9 dans les ann\u00e9es 1960, portant \u00e0 bout de bras un rock particuli\u00e8rement \u00e9clectique, dont le concert de dimanche a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 magistralement les mille et une facettes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame en se trouvant \u00e0 bonne distance de la sc\u00e8ne, on identifie au premier coup d\u2019\u0153il l&rsquo;infatigable John Cale, dont le voix puissante, aux c\u00f4t\u00e9s de somptueux organes invit\u00e9s (Etienne Daho, la voix belle \u00e0 en pleurer de Lou Doillon, Mark Lanegan&#8230;), n&rsquo;a pas pris une ride.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout au long du spectacle, tandis que d\u00e9filent les invit\u00e9s d&rsquo;un groupe, des projections sur un grand \u00e9cran, de formes tant\u00f4t confuses, tant\u00f4t tr\u00e8s nettes, g\u00e9om\u00e9triques, aux couleurs ici tr\u00e8s vives, l\u00e0 tr\u00e8s ternes, \u00e9voquent remarquablement un univers tourment\u00e9 par la drogue, la violence sexuelle, et en m\u00eame temps un monde teint\u00e9 d&rsquo;un profond lyrisme, avec des ballades pop de tr\u00e8s belle facture. Des images rappellent la physionomie du groupe il y a pr\u00e8s de cinquante ans, qu&rsquo;on reconna\u00eet mutine et assez t\u00e9n\u00e9breuse, ponctuant les chansons de parenth\u00e8ses nostalgiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parenth\u00e8ses, car le spectacle est r\u00e9solument tourn\u00e9 vers le pr\u00e9sent, avec des tubes retravaill\u00e9s, avec la collaboration d&rsquo;artistes plus jeunes, avec une basse diabolique (en particulier lors des derni\u00e8res chansons), et l&rsquo;on a l&rsquo;impression, \u00e0 plusieurs reprises, d&rsquo;entendre plut\u00f4t que les pr\u00e9d\u00e9cesseurs de David Bowie, des successeurs qui auraient atteint, \u00e0 certains moments, une puret\u00e9 dans l&rsquo;art rock.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est particuli\u00e8rement frappant d&rsquo;avoir le sentiment d&rsquo;avoir affaire \u00e0 un heureux m\u00e9lange entre des hymnes, des chansons particuli\u00e8rement exp\u00e9rimentales et macabres comme The Gift, des airs r\u00e9p\u00e9titifs et d&rsquo;autres d\u00e9cha\u00een\u00e9s. Puisant dans de nombreux albums, mais orchestrant comme le show l&rsquo;annon\u00e7ait la reprise du premier album, John Cale, aux commandes de ce qui reste du groupe (Lou Reed et Sterling Morrison n&rsquo;\u00e9tant plus et le groupe ayant de toute mani\u00e8re d\u00e9j\u00e0 \u00e9clat\u00e9 il y a longtemps), rend \u00e0 C\u00e9sar ce qui est \u00e0 C\u00e9sar, au rock psych\u00e9d\u00e9lique, \u00e0 l&rsquo;art rock et au rock exp\u00e9rimental leurs grandes heures. \u00ab\u00a0Sunday morning\u00a0\u00bb est, encore une fois, \u00e9ternel. Seuls regrets : l&rsquo;absence de rappel \u00e0 la fin, et peut-\u00eatre la faible mobilit\u00e9 des artistes sur sc\u00e8ne, qui \u00e9taient d&rsquo;ailleurs assez m\u00e9diocrement \u00e9clair\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ceux qui n&rsquo;auraient pas eu la chance d&rsquo;assister \u00e0 la repr\u00e9sentation, elle a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une \u00ab\u00a0captation audiovisuelle\u00a0\u00bb et elle sera diffus\u00e9e \u00e0 partir du 21 mai sur les sites concert.arte.tv et live.philarmoniedeparis.fr ; elle passera m\u00eame sur Arte le 11 juin.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Martin Chevalier<\/h6>\n<pre style=\"text-align: justify;\">Photo : S. Brackbill<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert | Philharmonie de Paris | En savoir plus Depuis son ouverture en 2015 Philharmonie de Paris se lance de plus en plus dans l&rsquo;aventure \u00e0 faire de cette salle prestigieuse un lieu pour tout le monde. 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