{"id":644,"date":"2011-03-12T20:00:35","date_gmt":"2011-03-12T19:00:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=644"},"modified":"2011-03-12T20:00:35","modified_gmt":"2011-03-12T19:00:35","slug":"ballets-russes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=644","title":{"rendered":"Ballets russes"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: justify\">Informations<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><em>Ballets Russes<\/em> par l&rsquo;Orchestre National d&rsquo;\u00cele-de-France<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>sous la direction de <\/strong>Yoel Levi ; <strong>p<span class=\"fonction\">iano<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Anna Vinnitskaya<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Claude Debussy, <em>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un faune<\/em> &#8211;\u00a0 Maurice Ravel, <em>Concerto pour piano et orchestre en sol majeur<\/em> &#8211; Jacques Ibert, <em>Escales, suite symphonique<\/em> &#8211; Maurice Ravel, <em>Daphnis et Chlo\u00e9, suites n\u00b0 1 et 2<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"http:\/\/www.orchestre-ile.com\/saison.php?id=273\">En savoir plus.<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify\">Chroniques des \u00e9tudiants<\/h1>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Gabrielle Chamouleau<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Nous avons pu b\u00e9n\u00e9ficier de l&rsquo;imparable acoustique de la salle Pleyel, le samedi 12 mars, pour assister \u00e0 un concert dont la repr\u00e9sentation r\u00e9sonna comme le t\u00e9moignage de l&rsquo;intemporalit\u00e9 des cr\u00e9ations issues des \u00e9changes culturels entre la France et la Russie, tout au long du XXe si\u00e8cle. Il s&rsquo;agissait ici, pour Yoel Levi, d&rsquo;\u00e9tablir un programme susceptible de rendre hommage \u00e0 l&rsquo;\u00e8re des ballets import\u00e9s du th\u00e9\u00e2tre Mariinsky de Saint-P\u00e9tersbourg par le chor\u00e9graphe Serge de Diaghilev (1872-1929) \u00e0 Paris, la premi\u00e8re saison des <em>Ballets Russes <\/em>ayant eu lieu au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet, du 18 mai au 18 juin 1909. C&rsquo;est donc \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute du <em>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un faune<\/em> de Claude Debussy (1862-1918), du <em>Concerto pour piano en<\/em> sol <em>majeur<\/em> et des<em> suites num\u00e9ro 1 et 2<\/em> du <em>Daphnis et Chlo\u00e9<\/em> de Maurice Ravel (1875-1937), ainsi que des <em>Escales<\/em> de Jacques Ibert (1890-1962), que le public pu s&rsquo;enchanter du rapport privil\u00e9gi\u00e9 qui pr\u00e9vaut entre un orchestre compos\u00e9 de jeunes musiciens et celui qui assure leur direction depuis septembre 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Yoel Levi est un artiste cosmopolite, chevalier de l&rsquo;ordre des Arts et des Lettres, n\u00e9 en Roumanie et ayant grandi en Isra\u00ebl, avant d&rsquo;avoir enclench\u00e9 une carri\u00e8re internationale. Son orat \u00e9tait manifeste, son regard quasi paternel envers la violon super-soliste Ann-Estelle M\u00e9douze et la pianiste russe Anna Vinnitskaya, laquelle sembla faire d\u00e9clamer une v\u00e9ritable pri\u00e8re de son instrument, en se livrant \u00e0 une interpr\u00e9tation \u00e9mouvante et habit\u00e9e de la <em>Pavane pour une infante d\u00e9funte<\/em> de Maurice Ravel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">De la repr\u00e9sentation \u00e0 laquelle l&rsquo;Orchestre National d&rsquo;\u00cele de France s&rsquo;est livr\u00e9 \u00e9mane encore un voyage entre l&rsquo;ouest et l&rsquo;est de l&rsquo;Europe du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Cette interpr\u00e9tation tant\u00f4t lyrique, grave et \u00e9l\u00e9giaque, tant\u00f4t h\u00e9ro\u00efque et endiabl\u00e9e d\u2019\u0153uvres majeures du r\u00e9pertoire a su restituer l&rsquo;ambiance autrefois g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par une p\u00e9riode de cr\u00e9ation culturelle charni\u00e8re. Une p\u00e9riode qui vit des figures majeures de la sc\u00e8ne chor\u00e9graphique acad\u00e9mique de ce si\u00e8cle, telles que George Balanchine, Vaslav Nijinski, Anna Pavlova et Serge Lifar, esquisser leurs premiers pas d&rsquo;\u00e9toiles internationales.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Eric Debacq<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour aller \u00e0 un concert, la moindre des choses est d&rsquo;y aller avec des oreilles qui entendent bien. H\u00e9las, les miennes entendaient fort mal quand j&rsquo;ai assist\u00e9, \u00e0 la salle Pleyel, au concert autour des <em>Ballets Russes<\/em>, le 12 mars 2011 \u00e0 20h.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le matin, je me suis r\u00e9veill\u00e9 avec une surdit\u00e9 quasi totale : je suis d\u00e9j\u00e0 sourd de l&rsquo;oreille droite et le moindre rhume m&rsquo;obstrue l&rsquo;autre oreille, et alors je n&rsquo;entends goutte. J&rsquo;ai donc propos\u00e9 \u00e0 ma concubine d&rsquo;aller au concert \u00e0 ma place, mais ce jour-l\u00e0 nous \u00e9tions en froid et elle n\u2019a m\u00eame pas daign\u00e9 me r\u00e9pondre &#8211; ou peut-\u00eatre n\u2019entendis-je pas sa r\u00e9ponse. J&rsquo;ai propos\u00e9 ensuite \u00e0 mon seul ami, mais il travaillait le soir jusqu&rsquo;\u00e0 22h, et c&rsquo;\u00e9tait hors de question que je le remplace car, outre mon handicap, \u00e7a ne se faisait pas. Penaud, j&rsquo;ai donc pris le chemin de la salle Pleyel. Dans le m\u00e9tro, ma surdit\u00e9 m&rsquo;a procur\u00e9 un confort notoire : comme je n&rsquo;entendais rien, je pouvais lire sans \u00eatre distrait par les bruits environnants. N\u00e9anmoins, je n&rsquo;\u00e9tais pas \u00e0 l&rsquo;aise dans mes gestes, je me sentais ivre de cette surdit\u00e9, comme si en g\u00e9n\u00e9ral entendre m&rsquo;aidait \u00e0 garder l&rsquo;\u00e9quilibre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans la salle, le hasard me mit \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une vague connaissance que je savais tr\u00e8s bavarde. Elle manifesta sa joie de me voir par un remuement de l\u00e8vre incessant, je lui r\u00e9pondis par de larges sourires avant de lui signifier que j&rsquo;\u00e9tais momentan\u00e9ment sourd. Pendant un instant je la vis douter, puis elle parut gravement offens\u00e9e et se tint droite dans son fauteuil, le regard riv\u00e9 sur la sc\u00e8ne. Je b\u00e9nissais ma surdit\u00e9. Vous connaissez d\u00e9j\u00e0 la suite. Le concert \u00e9tait long, il n&rsquo;y avait pas assez de lumi\u00e8re pour pouvoir lire, j&rsquo;\u00e9tais oblig\u00e9 de contempler un orchestre qui passait de l&rsquo;agitation au calme, un public qui \u00e9tait plus \u00e9gal dans ses attitudes : \u00e0 part les soudains acc\u00e8s d&rsquo;applaudissements qui le prenait, il \u00e9tait fait d&rsquo;un oc\u00e9an mouvant de t\u00eates pench\u00e9es, fi\u00e8rement lev\u00e9es, tourn\u00e9es, endormies, recouvertes de tous les types de chevelures. Un gar\u00e7on devant moi s&rsquo;ing\u00e9niait \u00e0 se curer le nez sans \u00eatre vu par sa m\u00e8re. Si elle ne le voyait pas faire, toutes les personnes assises derri\u00e8re lui assistaient \u00e9bahis aux succ\u00e8s de ses fouilles approfondies et quasi sp\u00e9l\u00e9ologiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le concert me parut tout de m\u00eame excellent. L&rsquo;orchestre semblait jouer avec toute son \u00e2me, le chef d&rsquo;orchestre notamment tanguait sur son estrade et insufflait la vie aux musiciens. De ma place, je voyais tr\u00e8s bien une percussionniste qui jouait de la grosse caisse. Je ne regardais qu\u2019elle. Sa mani\u00e8re de se cambrer avant de donner un coup puissant \u00e0 son instrument &#8211; qui parfois per\u00e7ait l\u2018\u00e9cran opaque de ma surdit\u00e9 -, comme Diane chasseresse qui fracasserait de sa masse la t\u00eate d\u2019un sanglier, comme une f\u00e9ministe qui accomplirait sa libert\u00e9 en assommant son mari, me plongea plusieurs fois dans des r\u00eaveries sans fin.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Elsa Gavazzi<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Voil\u00e0 quatre morceaux port\u00e9s sur sc\u00e8ne par les Ballets Russes qui ne manquent pas de vigueur, sous la baguette de Yoel Levi, tour \u00e0 tour appuyant d\u00e9licatement les mouvements ou emportant tout dans de larges gestes amples.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Apr\u00e8s un Debussy r\u00eaveur et doux (<em>Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un faune<\/em>), Ravel prend la suite et nous invite \u00e0 nous r\u00e9galer de piano (<em>Concerto pour piano en sol majeur<\/em>), o\u00f9 Anna Vinnitskaya brillera lors du 2\u00e8me mouvement. Elle nous accordera m\u00eame une reprise, certes surjou\u00e9e, mais tellement rafra\u00eechissante que nous en sortons conquis. S&rsquo;encha\u00eenent alors le chaotique Jacques Ibert (<em>Escales<\/em>) et Ravel \u00e0 nouveau, sur l&rsquo;air connu de Daphnis et Chlo\u00e9 (<em>Suites n\u00b01 et 2<\/em>). Sous les applaudissements ils rejouent une fois, puis deux \u00e0 chaque fois avec panache, et il faut ici souligner la performance des deux fl\u00fbtes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Soir\u00e9e tout \u00e0 fait agr\u00e9able donc dans cette salle Pleyel dont le personnel gagnerait cependant \u00e0 \u00eatre plus aimable avec les jeunes, leur futur public fid\u00e8le.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Chlo\u00e9 K.<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Musique classique de la fin du 19\u00e8me au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle. Pr\u00e9sent\u00e9e dans le d\u00e9cor \u00e9pur\u00e9 et contemporain de la salle Pleyel restaur\u00e9e, ce concert s&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 comme une invitation musicale \u00e0 une projection figurative sur le th\u00e8me du voyage, soutenu par le th\u00e8me annonc\u00e9 de la danse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D&rsquo;abord d&rsquo;inspiration mallarm\u00e9enne, ce voyage d\u00e9bute comme un songe que les personnages oniriques nous invitent \u00e0 partager. Il est paisible, enchanteur, radieux. C&rsquo;est une promenade en for\u00eat aux mille p\u00e9rip\u00e9ties, o\u00f9 la musique \u00e9voque une danse joyeuse. Il se poursuit avec des accents plus modernes, nous entrainant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, il nous fait traverser les fronti\u00e8res et le temps. Harmonies du jazz et rythmes syncop\u00e9s font leur entr\u00e9e, ainsi qu&rsquo;un immense piano \u00e0 queue. Le rappel du public permet \u00e0 se voyage de se poursuivre quelques minutes encore (<em>Pavane pour une infante d\u00e9funte<\/em>, Ravel), mais cette derni\u00e8re danse est annonciatrice d&rsquo;un triste retour imminent. Entracte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L&rsquo;invitation suivante est lanc\u00e9e de la mer et promet nombre d&rsquo;aventures en tout genre. C&rsquo;est la joie d&rsquo;\u00eatre \u00e0 nouveau sur le d\u00e9part, c&rsquo;est l&rsquo;appr\u00e9hension de l&rsquo;inconnu. Mais la fin de ce voyage sera d&rsquo;ordre sentimental, et la derni\u00e8re danse celle d&rsquo;une musique qui unit, d&rsquo;un retour au pays. Le dernier rappel acc\u00e9l\u00e8re ce rythme des retrouvailles, de l&rsquo;union, des sentiments, qui nous transportent m\u00eame une fois que la musique s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e, continu\u00e9e par les applaudissements du public.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Christiane Rossi<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Illustration tr\u00e8s libre du po\u00e8me de St\u00e9phane Mallarm\u00e9 sur les d\u00e9sirs et r\u00eaves d\u2019un faune, pour le premier, commande du pianiste Paul Wittgenstein, amput\u00e9 du bras droit, aux rythmes jazz\u00e9s, pour le deuxi\u00e8me, impressions de voyage en mer M\u00e9diterran\u00e9e pour le troisi\u00e8me, commande qui illustre une Gr\u00e8ce r\u00eav\u00e9e, une pastorale, pour le quatri\u00e8me et dernier volet de cette soir\u00e9e proprement magique qui se d\u00e9roula dans une atmosph\u00e8re on ne peut plus parfaite avec la juste dose de retenue, d\u2019extr\u00eame sensibilit\u00e9, de puissance et d\u2019envol extatique dans un cadre invitant au d\u00e9lassement total et dans le go\u00fbt absolu d\u2019une salle au public attendri par les notes suaves et d\u00e9li\u00e9es d\u2019une jeune pianiste russe passionn\u00e9e arc-bout\u00e9e sur son \u0153uvre g\u00e9n\u00e9reuse et envo\u00fbtante. On obtint en m\u00e9lomane gourmand un bis en collier de perles baroque dont j\u2019ignore l\u2019intitul\u00e9. J\u2019avais un mal de t\u00eate persistant au d\u00e9part de la soir\u00e9e et mon front se d\u00e9lassa comme enduit d\u2019un beurre de noisette d\u00e9licat et parfum\u00e9. L\u2019alcool \u00e9tait dans l\u2019air si subtil qu\u2019il passait comme une danseuse dans une \u00e9l\u00e9vation assur\u00e9e et libre. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que j\u2019allais \u00e0 la salle Pleyel et j\u2019ai h\u00e2te d\u2019y retourner.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Pauline Sauve<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">C\u2019est un magnifique concert que nous a offert ce soir \u2013 samedi 12 mars \u2013\u00a0 l\u2019orchestre national d\u2019Ile de France. Dans le cadre des <em>Ballets Russes<\/em> \u00e0 la salle Pleyel, il a interpr\u00e9t\u00e9 pour nous des extraits de quatre grandes compositions musicales des XIX\u00e8me et XX\u00e8me si\u00e8cles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La pr\u00e9sentation des trois compositeurs fran\u00e7ais dans un spectacle appel\u00e9 <em>Les Ballets Russes<\/em>, rappelle cette \u00e9poque florissante \u2013 les ann\u00e9es 1910 \u2013 o\u00f9 les compositeurs fran\u00e7ais et les chor\u00e9graphes russes s\u2019alliaient pour cr\u00e9er de grands ballets. \u00ab\u00a0Les Ballets Russes\u00a0\u00bb \u00e9tait d\u2019ailleurs le nom d\u2019une compagnies de ballet, cr\u00e9\u00e9e en 1907 par le russe Serge de Diaghilev. C\u2019est en hommage \u00e0 son riche r\u00e9pertoire que la salle Pleyel nous offre cette s\u00e9lection des Ballets Russes, et aussi sans doute pour nous faire voir dans la musique les beaut\u00e9s des danses qui y ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9es. Ce que l\u2019orchestre, du reste, r\u00e9ussi tr\u00e8s bien \u00e0 faire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il faut d\u2019abord souligner la virtuosit\u00e9 et l\u2019\u00e9motion qu\u2019ont su mettre les musiciens dans chaque morceau. Un beau moment dirig\u00e9 par le chef d\u2019orchestre Yoel Levi. Le concert commence doucement, par le <em>Pr\u00e9lude pour l\u2019apr\u00e8s-midi d\u2019un faune<\/em>, de Debussy, o\u00f9 l\u2019on est enlev\u00e9 dans un r\u00eave po\u00e9tique. Apr\u00e8s les applaudissements de la salle, l\u2019orchestre poursuit avec le <em>Concerto pour piano en sol majeur<\/em> de Ravel, o\u00f9 appara\u00eet la jeune et tr\u00e8s talentueuse pianiste, Anna Vinnitskaya, qui nous joue de surcro\u00eet la <em>Pavane pour une infante d\u00e9funte<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Ensuite, apr\u00e8s l\u2019entracte, une belle d\u00e9couverte pour moi, avec trois extraits des <em>Escales<\/em> de Jacques Ibert. Puis est jou\u00e9e la composition de Maurice Ravel pour <em>Daphnis et Chlo\u00e9<\/em>, o\u00f9 les instruments font entendre toute leur douceur puis prennent une force et une fureur soudaine\u00a0! C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que j\u2019assistais \u00e0 un concert de musique classique\u00a0; tout m\u2019\u00e9tonnait et me ravissait. Pour ce qui est de la musique, il faut dire que le son est bien meilleur lorsqu\u2019on l\u2019entend jou\u00e9e devant soi, et que l\u2019on voit tous les archets des violons se lever dans un m\u00eame mouvement d\u2019accord avec le chef d\u2019orchestre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Informations Ballets Russes par l&rsquo;Orchestre National d&rsquo;\u00cele-de-France sous la direction de Yoel Levi ; piano Anna Vinnitskaya Claude Debussy, Pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;un faune &#8211;\u00a0 Maurice Ravel, Concerto pour piano et orchestre en sol majeur &#8211; Jacques Ibert, Escales, suite symphonique &#8211; Maurice Ravel, Daphnis [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":645,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,13],"tags":[],"class_list":["post-644","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-concert-symphonique","category-salle-pleyel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/644","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=644"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/644\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/645"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=644"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=644"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}