{"id":653,"date":"2011-03-25T20:00:40","date_gmt":"2011-03-25T19:00:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=653"},"modified":"2011-03-25T20:00:40","modified_gmt":"2011-03-25T19:00:40","slug":"la-celestine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=653","title":{"rendered":"La C\u00e9lestine"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: justify\">Informations<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><span class=\"size13\">Texte : <\/span><\/strong><span class=\"size13\">Fernando De Rojas<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Mise en sc\u00e8ne :<\/strong> Christian Schiaretti<\/p>\n<div class=\"generique-archives-complet\" style=\"text-align: justify\">\n<div class=\"view view-generique-liste view-id-generique_liste view-display-id-default view-dom-id-6d83203a7221a8d0e5483318cba5f6b2\">\n<div class=\"view-content\">\n<div class=\"views-row views-row-11 views-row-odd views-row-last\"><strong>Sc\u00e9nographie &amp; lumi\u00e8re : <\/strong>\u00c9ric Soyer<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Conseiller litt\u00e9raire :<\/strong> G\u00e9rald Garutti<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Sc\u00e9nographie :<\/strong> Renaud de Fontainieu<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Lumi\u00e8re :<\/strong> Julia Grand<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Son :<\/strong> Laurent Dureux<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Coiffures, maquillage :<\/strong> Claire Cohen<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Avec : <\/strong>H\u00e9l\u00e8ne Vincent, Laurence Besson*, Olivier Borle*, Jeanne Brouaye*, Julien Gauthier*, Damien Gouy*, Cl\u00e9ment Morini\u00e8re*, J\u00e9r\u00f4me Quintard*, Julien Tiphaine*, Cl\u00e9mentine Verdier*<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">*Com\u00e9diens de la Troupe du TNP<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.nanterre-amandiers.com\/2010-2011\/la-celestine\/\">En savoir plus.<\/a><\/div>\n<div class=\"views-row views-row-11 views-row-odd views-row-last\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify\">Chroniques des \u00e9tudiants<\/h1>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Laure Demougin<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Ce vendredi 25 mars 2011 au th\u00e9\u00e2tre de Nanterre les Amandiers, la salle est pleine\u00a0:\u00a0de part et d\u2019autre d\u2019une sc\u00e8ne tout en longueur se font face les rang\u00e9es de si\u00e8ges, tous occup\u00e9s, et avant que la pi\u00e8ce ne commence les regards se fixent sur ce long estrade qui coupe la salle en deux. La pi\u00e8ce, justement, n\u2019est pas forc\u00e9ment des plus connues\u00a0: il faut lire le programme pour apprendre que c\u2019est une pi\u00e8ce attribu\u00e9e \u00e0 Fernando de Rojas, une pi\u00e8ce de la fin du XV\u00e8me si\u00e8cle que Christian Schiaretti met en sc\u00e8ne dans un triptyque consacr\u00e9 au Si\u00e8cle d\u2019Or espagnol (avec les repr\u00e9sentations de <em>Don Quichotte <\/em>et de <em>Don Juan<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Que dire alors de cette repr\u00e9sentation\u00a0? Le fil de l\u2019intrigue se d\u00e9roule avec une certaine rapidit\u00e9\u00a0: sur la sc\u00e8ne, les personnages courent, \u00e9coutent, se suivent et se cherchent. Il faut suivre l\u2019histoire\u00a0: celle du jeune Calixte, amoureux de la belle M\u00e9lib\u00e9e, et qui a recours \u00e0 C\u00e9lestine pour atteindre le c\u0153ur de la jeune fille. Autour d\u2019eux, des valets, des filles, des servantes, les parents de M\u00e9lib\u00e9e. Mais la C\u00e9lestine, voil\u00e0 bien tout le n\u0153ud de la pi\u00e8ce\u00a0: vieille femme, faiseuse de pucelages, maquerelle, sorci\u00e8re, entremetteuse (on la voit \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans ces trois derniers domaines au cours de la pi\u00e8ce)\u00a0; vieille pleine d\u2019\u00e9nergie et de malice, rus\u00e9e, cupide, courant d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de cette longue sc\u00e8ne, dansant, crachant, buvant. Un concentr\u00e9 d\u2019humanit\u00e9 paillarde que Catherine Vincent fait vivre avec bonheur\u00a0: avec trop d\u2019\u00e9nergie\u00a0? Il est quelques pauses qui m\u00e9nagent au personnage une certaine perspective vers le monde du regret.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans cette pi\u00e8ce plut\u00f4t longue \u2013 3h35 en comptant l\u2019entracte, les tableaux se succ\u00e8dent sans interruptions\u00a0: seul l\u2019entracte permet une pause, avant le changement de tonalit\u00e9 qu\u2019am\u00e8ne la mort de la C\u00e9lestine. Car tout d\u2019un coup les personnages sont orphelins, et le rythme se modifie\u00a0: la deuxi\u00e8me partie de la pi\u00e8ce fait \u00e9tonnamment se d\u00e9velopper un double discours. Les personnages annoncent ce qu\u2019ils vont faire ou dire\u00a0; ainsi de Ar\u00e9use annon\u00e7ant qu\u2019elle va s\u00e9duire le valet Sosie et se livrant imm\u00e9diatement apr\u00e8s \u00e0 une v\u00e9ritable sc\u00e8ne de s\u00e9duction, en effet\u00a0; de cette mani\u00e8re, le rythme s\u2019acc\u00e9l\u00e8re jusqu\u2019\u00e0 la chute de l\u2019intrigue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Un portable qui sonne, une des com\u00e9diennes \u00e0 la jambe cass\u00e9e\u00a0: rien ne suspend le fil de l\u2019intrigue\u00a0; et c\u2019est bien le d\u00e9sir qui agite la pi\u00e8ce enti\u00e8re. Dans ce texte remis \u00e0 neuf avec une r\u00e9ussite certaine, le jeu des com\u00e9diens est port\u00e9 par un langage parfois gaillard \u2013 la C\u00e9lestine et les valets, les \u00ab\u00a0fils de pute\u00a0\u00bb qui abondent sans pour autant choquer ou para\u00eetre laborieux \u2013 parfois plus \u00ab\u00a0fin\u00a0\u00bb \u2013 quelques mots de Calixte dans son d\u00e9lire amoureux. Les inflexions de voix de la C\u00e9lestine ou de Sempronio prennent des accents de faubourg\u00a0: il n\u2019est pas question de laisser la C\u00e9lestine enferm\u00e9e dans son si\u00e8cle d\u2019Or.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00a0Les personnages courent d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de la sc\u00e8ne en \u00e9tant mus par le d\u00e9sir, qu\u2019il soit d\u2019amour ou d\u2019argent. Le d\u00e9sir donc, mais aussi le mensonge, la peur de la vieillesse, la vengeance et la violence parcourent le jeu \u2013 tr\u00e8s physique \u2013\u00a0 des acteurs. Quelques sc\u00e8nes font rougir les jeunes filles \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi \u2013 ainsi d\u2019une sc\u00e8ne d\u2019amour assez explicite entre Parmeno et Areuse, avec C\u00e9lestine dans le r\u00f4le de l\u2019entremetteuse. Il ne s\u2019agit pas seulement du pur amour, celui de la courtoisie et de la chevalerie, mais aussi de celui des filles, de celui du corps. Le personnage de la suivante de M\u00e9lib\u00e9e est \u00e0 ce titre exemplaire\u00a0: la suivante, ni\u00e8ce de la C\u00e9lestine, qui ne peut se livrer aux plaisirs de la chair mais finit par favoriser ceux de sa jeune ma\u00eetresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">On y voit des trouvailles sc\u00e9niques que chacun jugera\u00a0: le ralenti d\u2019un corps qui tombe d\u2019une imaginaire \u00e9chelle\u00a0plusieurs fois franchie \u2013 d\u00e9tail clairement influenc\u00e9 par le cin\u00e9ma\u00a0; les deux amants qui se parlent de part et d\u2019autre d\u2019un mur rendu plus palpable que jamais. M\u00eame dans ces sc\u00e8nes que le spectateur moderne croit conna\u00eetre \u2013 le rendez-vous galant, la nuit, dans le jardin \u2013 la mise en sc\u00e8ne surprend, laissant une grande place aux jeux de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En somme, il y a de l\u2019humour, du sang, de l\u2019amour, des pens\u00e9es sombres sur la mort et sur la d\u00e9cr\u00e9pitude\u00a0; il y a des costumes magnifiques \u00e0 la vue et qui r\u00e9v\u00e8lent leurs personnages \u2013 les jupons immenses de la C\u00e9lestine lui collent \u00e0 la peau d\u2019une course \u00e0 une danse \u2013 et un espace dans lequel le spectateur se rep\u00e8re. D\u2019un bout de la sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019autre se r\u00e9pondent parfois des sc\u00e8nes \u2013 on garde \u00e0 l\u2019\u0153il les corps endormis de \u2026 et \u2026 en suivant de l\u2019autre la C\u00e9lestine qui se d\u00e9m\u00e8ne. L\u2019\u00e9motion finale fait appara\u00eetre le personnage du p\u00e8re, jusque-l\u00e0 quasi transparent, tout comme dans la pi\u00e8ce le drame finit par d\u00e9passer ce qui commen\u00e7ait comme une chanson courtoise \u2013 Calixte apercevant M\u00e9lib\u00e9e dans son verger au cours d\u2019une chasse \u2013 et se d\u00e9veloppait en com\u00e9die joliment tourn\u00e9e sur le commerce d\u2019amour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le parti pris est l\u00e0\u00a0: le texte sera jeune, la mise en sc\u00e8ne virevoltante et le \u00ab\u00a0bas corporel\u00a0\u00bb repr\u00e9sent\u00e9 autant que les questions amoureuses traditionnelles. Sans doute on peut trouver de la maladresse parfois, et sans doute on ne manquera pas de mettre en cause le rythme trop soutenu de la pi\u00e8ce, le jeu trop pouss\u00e9 des acteurs\u00a0; reste que <em>La C\u00e9lestine<\/em> fait passer le spectateur \u2013 pour peu qu\u2019il soit ouvert \u00e0 ce qui se passe sur sc\u00e8ne et qu\u2019il ne redoute pas la longueur du texte \u2013 dans un monde complexe, tourment\u00e9, dans lequel le texte et le corps r\u00e9ussissent \u00e0 s\u2019allier pour exprimer quelques angoisses bien humaines.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">C\u00e9cile Robert<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><u>Une pi\u00e8ce entre Moyen Age et Renaissance<\/u><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La vive impression qui se d\u00e9gage de cette pi\u00e8ce est celle que produit une \u0153uvre \u00e0 la crois\u00e9e entre deux \u00e9poques. L&rsquo;esth\u00e9tique m\u00e9di\u00e9vale symbolis\u00e9e par le fol amour, la sorcellerie, l&rsquo;asservissement du chevalier \u00e0 sa dame c\u00f4toie les th\u00e8mes baroques tels que la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 du monde, sa vanit\u00e9, l&rsquo;ench\u00e2ssement de plusieurs sc\u00e8nes. Comme plus tard chez \u00a0Shakespeare, le balcon comme dans <em>Rom\u00e9o et Juliette <\/em>sert d&rsquo;adjuvant \u00e0 la r\u00e9union des amants. Cependant ce lieu, incarnation du bonheur de Calixte et de M\u00e9lib\u00e9e sera \u00e9galement celui qui entra\u00eenera leur mort \u00e0 tous deux. De plus, comme dans les trag\u00e9dies de Shakespeare, le rire n&rsquo;est pas exclu, le spectateur rit, sachant pertinemment pourtant que le d\u00e9nouement sera moins joyeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Aucune pudeur n&rsquo;est de mise, tout se passe sur sc\u00e8ne (sc\u00e8nes d&rsquo;intimit\u00e9 entre un homme et une femme, meurtre de C\u00e9lestine, suicide de M\u00e9lib\u00e9e). Tout commence mal pour le h\u00e9ros: l&rsquo;amour qu&rsquo;il porte \u00e0 M\u00e9lib\u00e9e n&rsquo;est pas au commencement r\u00e9ciproque. Plus la pi\u00e8ce avance, plus les amants parviennent \u00e0 franchir les diff\u00e9rents obstacles qui s&rsquo;opposent \u00e0 leur amour: lorsque M\u00e9lib\u00e9e partage enfin les m\u00eames sentiments que Calixte, celui-ci trouve une ruse pour qu&rsquo;ils puissent se voir (il passe par le balcon de la chambre de M\u00e9lib\u00e9e), de plus m\u00eame lorsque Parmeno et Sempronio se font tuer, le bonheur des amants n&rsquo;est pas \u00e9branl\u00e9. Un soir, cependant, Calixte est rattrap\u00e9 par une erreur humaine: dans la pr\u00e9cipitation il trouve la mort en chutant du balcon, qui pourtant avait permis la r\u00e9union des amants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au niveau sc\u00e9nique, on peut admirer un d\u00e9cor compl\u00e8tement \u00e9pur\u00e9 (une longue planche constitue la sc\u00e8ne avec \u00e0 chaque extr\u00e9mit\u00e9 deux immenses portes). Pourtant, les mimes des personnages sugg\u00e8rent des d\u00e9cors complexes: m\u00eame si le spectateur ne voit pas la cloison qui s\u00e9pare Calixte de M\u00e9lib\u00e9e, il l&rsquo;imagine ais\u00e9ment gr\u00e2ce aux personnages qui font semblant de voir \u00e0 travers une serrure ou colle leur oreille \u00e0 cette pr\u00e9tendue cloison. De m\u00eame, le spectateur comprend toujours par le jeu des personnages que le balcon se situe en hauteur bien qu&rsquo;aucun d\u00e9cor ne soit pr\u00e9sent sur sc\u00e8ne. Ainsi ce long spectacle( plus de trois heures) donne un panorama complet de la vie, tout y est \u00e9voqu\u00e9, bonheur, col\u00e8re , tristesse, et ce spectacle ne laissera personne de marbre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Informations Texte : Fernando De Rojas Mise en sc\u00e8ne : Christian Schiaretti Sc\u00e9nographie &amp; lumi\u00e8re : \u00c9ric Soyer Conseiller litt\u00e9raire : G\u00e9rald Garutti Sc\u00e9nographie : Renaud de Fontainieu Lumi\u00e8re : Julia Grand Son : Laurent Dureux Coiffures, maquillage : Claire Cohen Avec : H\u00e9l\u00e8ne Vincent, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":654,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,17],"tags":[],"class_list":["post-653","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-theatre","category-nanterre-amandiers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/653","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=653"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/653\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/654"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=653"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=653"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=653"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}