{"id":662,"date":"2011-05-09T20:00:20","date_gmt":"2011-05-09T18:00:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=662"},"modified":"2011-05-09T20:00:20","modified_gmt":"2011-05-09T18:00:20","slug":"le-funambule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=662","title":{"rendered":"Le funambule"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: justify\">Informations<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\">texte : <\/span><\/strong>Jean Genet, <em>Le Funambule<\/em> (Po\u00e9sie Gallimard NRF, 1955)<br \/>\n<strong><span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\">chor\u00e9graphie : <\/span><\/strong>Angelin Preljocaj<br \/>\n<strong><span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\">sc\u00e9nographie : <\/span><\/strong>Constance Guisset<br \/>\n<strong><span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\">cr\u00e9ation sonore : <\/span><\/strong>79 D<br \/>\n<span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\"><strong>musique additionnelle : <\/strong><\/span>Elliot Godenthal, Piotr llitchTcha\u00efkovski, musique folklorique des Balkans<br \/>\n<strong><span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\">lumi\u00e8res : <\/span><\/strong>C\u00e9cile Giovansili<br \/>\n<strong><span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\">costumes : <\/span><\/strong>Angelin Preljocaj<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong><span class=\"show-distrib-roleartiste-titre-danse\">interpr\u00e9t\u00e9 par : <\/span><\/strong>Angelin Preljocaj du 04 au 11 mai, et Wilfried\u00a0 Romoli du 13 au 15 mai<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"http:\/\/www.theatredelaville-paris.com\/spectacle-preljocajlefunambule-280\">En savoir plus.<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify\">Chroniques des \u00e9tudiants<\/h1>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Laure Demougin<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Au th\u00e9\u00e2tre des Abbesses, le 9 mai 2011 \u00e0 20h30, la salle n\u2019est pas pleine \u00e0 craquer mais une certaine impatience semble agiter les rangs. Dans cette salle construite r\u00e9guli\u00e8rement qui descend vers la sc\u00e8ne, les spectateurs se regroupent et attendent l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un des chor\u00e9graphes les plus c\u00e9l\u00e8bres des derni\u00e8res d\u00e9cennies\u00a0: d\u2019un chor\u00e9graphe qui va monter seul sur sc\u00e8ne, pour raconter les mots d\u2019un autre. Un texte de Jean Genet, donc, \u00a0que le danseur d\u00e9roule \u2013 comme les rouleaux qui jonchent la sc\u00e8ne et avec lesquels il joue \u2013 devant un d\u00e9cor simple, blanc\u00a0; une performance que le public applaudira \u00e0 la fin de la repr\u00e9sentation\u00a0; mais des discussions pas toujours enthousiastes capt\u00e9es \u00e0 la sortie de la salle. Mais revenons-en au lever du rideau\u00a0: sur sc\u00e8ne appara\u00eet alors Preljocaj lui-m\u00eame, costume simple, pantalon large et tee-shirt. Il va interpr\u00e9ter cet \u00e9trange spectacle, entre la r\u00e9citation et la chor\u00e9graphie, avec un zeste d\u2019autobiographie, qu\u2019est son <em>Funambule<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le funambule, donc, c\u2019est le danseur, l\u2019artiste\u00a0:\u00a0et sur la sc\u00e8ne, Preljocaj incarne le texte comme jamais, dansant, s\u2019\u00e9levant sur la m\u00eame ligne que les projecteurs, plantant un couteau dans le sol. C\u2019est un solo de danse, mais c\u2019est aussi une sorte de commentaire de texte qui transpara\u00eet \u00e0 travers les mouvements et la voix du chor\u00e9graphe\u00a0:\u00a0Preljocaj parfois joue le funambule\u00a0; il r\u00e9v\u00e8le son corps de danseur, tout en muscles, sous les projecteurs\u00a0; il fait entendre son souffle lors des passages dans\u00e9s. La musique choisie appuie ce c\u00f4t\u00e9 autobiographique que les plaquettes pr\u00e9sentent\u00a0: prenant parfois des accents de vari\u00e9t\u00e9, elle cr\u00e9e des pauses dans la r\u00e9citation, elle cr\u00e9e des atmosph\u00e8res qui sans doute remontent \u00e0 la vie du chor\u00e9graphe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La fin de la repr\u00e9sentation voit Preljocaj se rouler dans des paillettes dor\u00e9es, le corps travers\u00e9 de peinture rouge\u00a0: cet objet sang et or r\u00e9v\u00e8le la force du projet \u2013 une autobiographie par la r\u00e9citation et la danse \u2013 et ses limites, \u00e0 savoir une forme de narcissisme ou de grandiloquence qui parfois surprend le spectateur. Tant que l\u2019on est absorb\u00e9 par la sc\u00e8ne et par la \u2013 belle \u2013 voix de Preljocaj, la magie prend, et on le suit\u00a0; mais si l\u2019attention retombe, et il suffit d\u2019une seconde, on est plong\u00e9 dans la perplexit\u00e9 la plus totale. La sc\u00e9nographie m\u00eame, soign\u00e9e et souvent d\u2019un bel appui pour le texte, peut appuyer ce sentiment d\u2019\u00e9loignement que l\u2019on ressent si l\u2019on s\u2019\u00e9loigne du projet du chor\u00e9graphe-danseur-r\u00e9citant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Sans doute le texte de Genet ne peut-il se r\u00e9v\u00e9ler totalement qu\u2019\u00e0 travers ce genre de repr\u00e9sentations\u00a0: lu \u00e0 travers les pages d\u2019un livre, il perd beaucoup de sa force et de son charme. On appr\u00e9cie donc \u2013 du moins c\u2019est mon cas \u2013 ce nouveau type de lecture qui fait vivre le texte et le rend particuli\u00e8rement visible en plus d\u2019\u00eatre audible, ce nouveau lien entre la parole et le corps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Mais on s\u2019en tiendra \u00e0 cette remarque en demi-teinte\u00a0: cette repr\u00e9sentation du 9 mai \u00e9tait un spectacle, un spectacle au sens premier du terme \u2013 la salle retient son souffle quand le danseur s\u2019\u00e9l\u00e8ve, sans s\u00e9curit\u00e9 et en s\u2019appuyant sur la tringle des projecteurs, \u00e0 quelques m\u00e8tres du sol\u00a0; la salle suit des yeux tous les mouvements, tout l\u2019espace qu\u2019occupe Preljocaj\u00a0; la salle enfin \u00e9coute le souffle et le timbre de sa voix qui se confond avec la parole de Genet. Mais le funambule n\u2019est pas le seul artiste, et c\u2019est ce qui est apparu au fil de l\u2019heure et demie pass\u00e9e aux Abbesses\u00a0: face \u00e0 cette performance, le spectateur doit, lui aussi, \u00eatre un funambule. S\u2019il perd son fil, la chute est douloureuse\u00a0: on se retrouve face \u00e0 un danseur qui s\u2019agite sur une sc\u00e8ne encombr\u00e9e de rouleaux.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Pauline Sauve<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Il ne faut pas chercher dans <em>Le Funambule<\/em> de Preljocaj un spectacle de danse, car l&rsquo;on serait d\u00e9\u00e7u. L&rsquo;artiste y danse en effet tr\u00e8s peu. Il dit le texte, auquel il pr\u00eate son corps : voil\u00e0 toute la diff\u00e9rence. C&rsquo;est le texte l&rsquo;unique support dont il veut rendre compte par la voix et le corps. Ce texte, \u00e9crit par Jean Genet en 1955 pour son amant, est un chant d&rsquo;amour criant de douleur, fort de solitude. Il est un v\u00e9ritable manifeste de la transcendance artistique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Cette fois, Angelin Prejlocaj monte seul sur sc\u00e8ne, non pas pour pr\u00e9senter une nouvelle danse, mais pour nous donner \u00e0 entendre un texte qui a marqu\u00e9 sa carri\u00e8re. Par sa solitude, il cr\u00e9e celle de l&rsquo;auteur. Sa diction est lente, saccad\u00e9e parfois, pour faire ressentir chaque mot qui frappe comme un couteau ; et il s&rsquo;envole parfois dans des images, jouant avec son ombre ou avec son reflet. Car le funambule est un texte adress\u00e9 \u00e0 un acrobate qui pour cr\u00e9er doit s&rsquo;\u00e9lancer sur un fil tendu. La pr\u00e9cision et la retenue doivent \u00eatre ses ma\u00eetres, mais il doit aussi pouvoir s&rsquo;oublier, oublier le fil pour mieux le danser. \u00ab\u00a0<em>Mais veille de mourir avant d&rsquo;appara\u00eetre, et qu&rsquo;un mort danse sur le fil.<\/em>\u00a0\u00bb entend-on. C&rsquo;est ainsi dans un d\u00e9cor blanc, comme la page blanche qui pr\u00e9c\u00e8de la cr\u00e9ation de l&rsquo;\u00e9crivain, que se meut le danseur. Il y cr\u00e9e des ombres, des voiles, et des jeux de miroirs, qui peu \u00e0 peu apparaissent au fil du texte. Il y pr\u00e9sente son moi, qui doit mourir m\u00e9taphoriquement pour devenir une \u0153uvre, et non plus un simple corps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Angelin Preljocaj parvient avec ce spectacle \u00e0 montrer toute la complexit\u00e9 de la cr\u00e9ation dans la perte et la ma\u00eetrise de soi.<br \/>\nLe superbe travail de mise en sc\u00e8ne, est une v\u00e9ritable invitation dans l&rsquo;imaginaire de l&rsquo;auteur, o\u00f9 le corps se fait tant\u00f4t monstre tant\u00f4t ange tout au long des errements du moi de l&rsquo;artiste. Un beau spectacle en somme, si l&rsquo;on est venu pour vivre le texte, avec des moments forts ou l&rsquo;artiste se lib\u00e8re de sa propre pr\u00e9sence.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">F\u00e9licie Richard<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Angelin Preljocaj est parti du po\u00e8me <em>Le Funambule<\/em> de Jean Genet pour cr\u00e9er son spectacle. A la fois chor\u00e9graphe et danseur, il enfile aussi la casquette de com\u00e9dien et r\u00e9cite le texte pendant l\u2019heure et quart que dure le ballet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Au d\u00e9part, si on s\u2019attend \u00e0 voir un ballet, on est quelque peu d\u00e9rout\u00e9 par la prise de parole du danseur, ainsi que par la quasi absence de musique et la raret\u00e9 des moments dans\u00e9s. Preljocaj m\u00eale donc danse et th\u00e9\u00e2tre, avec talent, mais aussi maladresse\u00a0: quelques passages r\u00e9cit\u00e9s alors qu\u2019il est essouffl\u00e9 ou lorsque la musique est trop forte sont inaudibles, ce qui frustre le spectateur. Cependant on appr\u00e9cie la beaut\u00e9 et l\u2019intensit\u00e9 du po\u00e8me de Genet, inspir\u00e9 de son histoire d\u2019amour avec le funambule Abdallah Bentaga, qui s\u2019est suicid\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">La chor\u00e9graphie n\u2019illustre par particuli\u00e8rement les th\u00e8mes forts du texte, mais on peut n\u00e9anmoins saluer l\u2019inventivit\u00e9 des d\u00e9cors et jeux d\u2019accessoires. Des feuilles de papiers d\u2019une longueur interminable se d\u00e9roulent du plafond, tant\u00f4t d\u00e9chir\u00e9s par le poignard du danseur, tant\u00f4t tach\u00e9es de sang. De m\u00eame Preljocaj introduit le mime avec un miroir et les jeux d\u2019ombres et lumi\u00e8re derri\u00e8re un tissu. Finalement, l\u2019impression g\u00e9n\u00e9rale est celle d\u2019assister \u00e0 une exp\u00e9rimentation plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 un spectacle parfaitement abouti. Lorsque l\u2019on a la fibre artistique, on se prend \u00e0 imaginer de quelle mani\u00e8re on pourrait r\u00e9inventer ce spectacle\u2026<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Manon Risoul<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Pas tout \u00e0 fait danse, pas tout \u00e0 fait th\u00e9\u00e2tre, nous sommes dans un entre deux o\u00f9 le th\u00e9\u00e2tre et la danse contemporaine se rencontrent. On ne retrouve pas de grands effets, pas de costumes, peu de musique. Tout est \u00e9pur\u00e9, pour laisser place au texte de Genet dans sa nudit\u00e9 et dans sa mise en corps par Preljocaj. Pari difficile et p\u00e9rilleux que Prejlocaj s\u2019est lanc\u00e9 en mettant en sc\u00e8ne et en choisissant de danser ce texte, \u00e0 l\u2019instar du travail du funambule auquel le texte s\u2019adresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le fil&#8230; du texte, du funambule. Le fil du temps, de l\u2019action, du po\u00e8me. Entre temps r\u00e9cit\u00e9 et temps musical, ce spectacle s\u2019adresse au funambule et \u00e0 son public. Po\u00e8me magnifique, et mis en sc\u00e8ne d\u2019une fa\u00e7on bien particuli\u00e8re. Rouleaux de papiers blancs qui tombent du ciel, papiers lus ou simples \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor, d\u00e9chir\u00e9s, enveloppant l\u2019artiste. Le jeu est bien pr\u00e9sent\u00a0: jeu de lumi\u00e8res, de transparence, jeu de couleurs, entre le blanc, le beige, l\u2019or et le rouge. Th\u00e8me de la mort, de la disparition, qui se concr\u00e9tise \u00e0 travers le rouge sang et le couteau qui \u00a0d\u00e9chire, perce, lac\u00e8re le papier blanc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Magnifique po\u00e8me, qui prend sens\u00a0 et d\u00e9voile sa signification \u00e0 travers cette mise en sc\u00e8ne et en corps, faite par Preljocaj. Petit b\u00e9mol cependant\u00a0: j\u2019aurais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 qu\u2019il y ait plus de danse dans ce spectacle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Informations texte : Jean Genet, Le Funambule (Po\u00e9sie Gallimard NRF, 1955) chor\u00e9graphie : Angelin Preljocaj sc\u00e9nographie : Constance Guisset cr\u00e9ation sonore : 79 D musique additionnelle : Elliot Godenthal, Piotr llitchTcha\u00efkovski, musique folklorique des Balkans lumi\u00e8res : C\u00e9cile Giovansili costumes : Angelin Preljocaj interpr\u00e9t\u00e9 par [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":663,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4,5],"tags":[],"class_list":["post-662","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-theatre","category-theatre-de-la-ville"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/662","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=662"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/662\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/663"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=662"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=662"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=662"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}