{"id":671,"date":"2011-05-29T20:00:22","date_gmt":"2011-05-29T18:00:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=671"},"modified":"2011-05-29T20:00:22","modified_gmt":"2011-05-29T18:00:22","slug":"carmina-burana","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=671","title":{"rendered":"Carmina Burana"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: justify\">Informations<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify\">Carl Orff,<em> Carmina Burana<\/em><\/p>\n<section class=\"saison_separateur\">\n<div id=\"concert_interpretes\" class=\"interpretes\" style=\"text-align: justify\"><strong><span class=\"fonction\">Direction<\/span><\/strong> <span class=\"nom\">Yoel Levi<\/span><\/div>\n<div class=\"interpretes\" style=\"text-align: justify\"><\/div>\n<div class=\"interpretes\" style=\"text-align: justify\"><strong><span class=\"fonction\">Violon<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Tianwa Yang<\/span><strong><span class=\"fonction\"> Soprano (en alternance)<\/span><\/strong> <span class=\"nom\">Iwona Sobotka <\/span><strong><span class=\"fonction\">Soprano (en alternance)<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Magali L\u00e9ger <\/span><strong><span class=\"fonction\">T\u00e9nor<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Thomas Michael Allen <\/span><strong><span class=\"fonction\">Baryton (en alternance)<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Lionel Lhote <\/span><strong><span class=\"fonction\">Baryton (en alternance)<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Didier Henry <\/span><strong><span class=\"fonction\">Ch\u0153ur<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Ch\u0153ur Nicolas de Grigny- Jean-Marie Puissant <\/span><strong><span class=\"fonction\">Ch\u0153ur (en alternance)<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Maitrise des Hauts-de-Seine <\/span><strong><span class=\"fonction\">Ch\u0153ur (en alternance)<\/span> <\/strong><span class=\"nom\">Ch\u0153ur du coll\u00e8ge de Ballancourt<\/span><strong><span class=\"fonction\"> Ch\u0153ur (en alternance)<\/span><\/strong> <span class=\"nom\">Ch\u0153ur du conservatoire de Vitry-sur-Seine<\/span><\/div>\n<\/section>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"http:\/\/www.orchestre-ile.com\/saison.php?id=276\">En savoir plus.<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\n<hr \/>\n<h1 style=\"text-align: justify\">Chroniques des \u00e9tudiants<\/h1>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Marietta Bertz<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Carmina Burana <\/em>est un recueil de 254 textes de chansons et drames m\u00e9di\u00e9vaux. Cette anthologie en latin, en moyen-haut-allemand<br \/>\net en vieux fran\u00e7ais date des XII<sup>e<\/sup> et XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles. Ses po\u00e8tes restent anonymes. Le titre, dit aussi <em>Chanson de Beuren<\/em>, est une allusion au couvent de Bendiktbeuren qui se situe dans les Alpes bavaroises, o\u00f9 l\u2019on a d\u00e9couvert en 1803 le manuscrit. Il contient des chansons satiriques et morales, des chants qui magnifient la Nature et l\u2019Amour, des chansons \u00e0 boire, des pi\u00e8ces th\u00e9\u00e2trales religieuses, ainsi que des chants critiques\u00a0 au sujet de l\u2019\u00c9tat, de l\u2019\u00e9glise ou de l\u2019\u00e9ducation.<br \/>\nL\u2019adaptation classique la plus importante du <em>Carmina Burana<\/em> (1935-36) est issue du compositeur allemand Carl Orff. C\u2019est une cantate en trois parties d\u00e9but\u00e9e par un prologue. Orff a\u00a0emprunt\u00e9 le texte du manuscrit mais toutes les m\u00e9lodies sont le produit de\u00a0sa cr\u00e9ation. <em>Carmina Burana <\/em>est la premi\u00e8re partie de la trilogie <em>Trionfi<\/em>, suivie par <em>Catulli Carmina <\/em>(1943) et <em>Trionfo di Afrodite <\/em>(1953).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dimanche, le 29 mai \u00e0\u00a016h on pouvait assister au concert de <em>Carmina Burana <\/em>dans la Salle Pleyel. Le concert a d\u00e9but\u00e9 avec le <em>Concerto pour violon en r\u00e9 majeur op.35<\/em>d\u2019Erich Wolfgang Korngold (1945). \u00c0 l\u2019\u00e9poque l\u2019\u0153uvre n\u2019avait pas eu la r\u00e9ussite souhait\u00e9e mais\u00a0 aujourd\u2019hui on la voit comme l\u2019un de grand concert pour violon du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il comporte des difficult\u00e9s techniques raffin\u00e9es : des doubles cordes qui sont difficiles \u00e0 jouer nettement comme des violons n\u2019ont pas des cases et comme chaque ton poss\u00e8de une distance diff\u00e9rente \u00e0 l\u2019autre. La partition commande \u00e9galement des octavins tr\u00e8s aigus. Ce sont des tons produits par des instruments \u00e0 cordes qui oscillent avec un multiple de la fr\u00e9quence fondamentale. On dit que plus l\u2019octavin est aigu moins il r\u00e9pond, plus c\u2019est difficile \u00e0 jouer. Tianwa Yang (Violon) a surmont\u00e9 chaque difficult\u00e9. Son solo \u00e9tait d\u2019une telle perfection que le public fut capt\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but. La cohabitation de la violoniste Tianwa Yang et de l\u2019Orchestre National d\u2019\u00cele de France \u00e9tait harmonieuse et m\u00e9lodieuse. La <em>Concerto<\/em> contient un <em>Moderato nobile<\/em>, une <em>Romance\u00a0: Andante<\/em> et une <em>Finale\u00a0: Allegro assai vivace<\/em>. Apr\u00e8s 23 minutes il y eu un entracte et on attendit <em>Carmina Burana. <\/em>Certes, le m\u00e9lange du <em>Concerto pour violon en r\u00e9 majeur op. 35<\/em> de Korngold et la repr\u00e9sentation de <em>Carmina Burana <\/em>s\u2019av\u00e8re exceptionnel et \u00a0ne para\u00eet pas \u00e9vident \u00e0 premi\u00e8re vue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Yoel Levi (Direction, Chef de l\u2019Orchestre) donne une performance exceptionnelle de <em>Carmina Burana <\/em>qui devient de plus en plus dynamique. Le ch\u0153ur <em>Nicolas de Grigny <\/em>brille avec sa force de voix qui se montre surtout \u00e0 la fin quand le refrain principal est repris \u00ab\u00a0Fortuna imperatrix mundi\u00a0\u00bb. Le directeur choral Jean-Marie Puissant a enfant\u00e9 une atmosph\u00e8re m\u00e9di\u00e9vale\u00a0; on se sent transport\u00e9 dans un clo\u00eetre en imaginant des chants de moines. Le public \u00e9tait emport\u00e9 par l\u2019expressivit\u00e9 montante de ce ch\u0153ur des femmes et des hommes. Ga\u00ebl Darchen a dirig\u00e9 le ch\u0153ur des enfants La <em>Ma\u00eetrise des Hauts-des-Seine <\/em>qui ne devait pas manquer. Le chanteur de solo Iwona Sobotka (Soprano), Thomas Michael Allen (T\u00e9nor) et Lionel Lhote (Baryton) ont convaincu absolument. Surtout, le contraste du soprano doux et du baryton avec toute sa force de voix et le changement de l\u2019ambiance port\u00e9 par sa voix sont prestigieux.<br \/>\nLe tonnerre d\u2019applaudissements confirme la qualit\u00e9 de la repr\u00e9sentation.\u00a0<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Helena Bonnel<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e \u00e0 ce concert, d&rsquo;une dur\u00e9e d&rsquo; 1 heure 30 environ le 29 mai \u00e0 16h salle Pleyel. Je connaissais cette \u0153uvre\u00a0de Carl Orff\u00a0\u00a0mais ne l&rsquo;avais jamais vue en op\u00e9ra ni entendue en concert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Carl Orff\u00a0a compos\u00e9 les\u00a0<em>Carmina Burana<\/em>\u00a0en 1935-1936 \u00e0 partir de 24 po\u00e8mes m\u00e9di\u00e9vaux, appel\u00e9s aussi <em>Chansons de Beuern<\/em>. Ils r\u00e9unissent des chansons profanes en latin, en moyen et haut allemand et en tr\u00e8s vieux fran\u00e7ais, autour de th\u00e8mes comme la fortune et les plaisirs de l&rsquo;alcool\u00a0pour chanteurs et ch\u0153ur qui peuvent \u00eatre aussi bien chant\u00e9s puisque Carmina Burana est une cantate, que jou\u00e9s sous forme d&rsquo;op\u00e9ra avec des d\u00e9cors et une gestuelle qui permettraient de comprendre plus facilement l&rsquo;action.<br \/>\nL&rsquo;Orchestre National d&rsquo;Ile de France, dirig\u00e9 par Alexandre Grand\u00e9, accompagnait les ch\u0153urs de coll\u00e9giens et \u00e9l\u00e8ves de conservatoire, les ch\u0153urs d&rsquo;adultes et ch\u0153urs du lyc\u00e9e Racine de Paris et la classe de percussion de l\u2019\u00c9cole Nationale de musique de Bourg-la-Reine. La Soprano, Marie-B\u00e9n\u00e9dicte Souquet, avait une voix cristalline tr\u00e8s juste et claire. Cette voix aurait gagn\u00e9e \u00e0 \u00eatre plus \u00e9toff\u00e9e. Le T\u00e9nor, Robert Expeert, \u00e9tait parfait, bien dans son r\u00f4le, dans sa voix. Le Baryton, Chanahan Linn, m&rsquo;a d\u00e9\u00e7u. La tessiture de sa voix ne lui permettait de chanter les notes un peu hautes. Il y avait quelques \u00ab\u00a0rat\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Comme il s&rsquo;agissait d&rsquo;un concert, je ne peux pas trop parler de la mise en sc\u00e8ne, sauf de l&rsquo;entr\u00e9e\u00a0remarquable\u00a0des 120\/125 choristes. Ils avan\u00e7aient sur 4 rangs, presque au pas et venaient se placer par pupitre, tous v\u00eatus de la m\u00eame mani\u00e8re (en noir et blanc), plus vinrent se positionner sur le c\u00f4t\u00e9, environ 15 enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans l&rsquo;ensemble ce concert fut une pure merveille et les longs applaudissements t\u00e9moign\u00e8rent de l&rsquo;approbation unanime des spectateurs qui sortirent enchant\u00e9s de ce concert.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Violaine Bressand<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Carmina Burana,<\/em> chef d\u2019\u0153uvre de Carl Orff connu et reconnu ne se r\u00e9sume n\u00e9anmoins pas qu&rsquo;au mouvement <em>Fortuna Imperatrix Mundi<\/em>. Tout le monde l&rsquo;attend, certes, mais il faut avant tout d\u00e9couvrir et se laisser emporter par le le concerto pour violon d\u2019Erich Wolgang Korngold, ex\u00e9cut\u00e9e par une jeune violoniste chinoise, Tianwa Yang.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Apr\u00e8s l&rsquo;entracte vient <em>Carmina Burana<\/em>. \u0152uvre toujours aussi puissante, et qui prend toute son ampleur lorsqu&rsquo;on se retrouve face \u00e0 plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;artistes. Yoel Levi et ses musiciens, les ch\u0153urs et les solistes Iwona Sobotka (soprano), Thomas Michael Allen (t\u00e9nor) et Lionel Lhote (baryton) vous d\u00e9fient avec leur ma\u00eetrise in\u00e9branlable. Le ch\u0153ur d&rsquo;enfants ajoute une touche cristalline mais non moins d\u00e9concertante. Enfin, <em>O fortuna <\/em>retentit une derni\u00e8re fois dans la salle Pleyel et me fait frissonner (comme \u00e0 son habitude) m\u00eame si l&rsquo;intensit\u00e9 en est d\u00e9cupl\u00e9e. Le public ne s&rsquo;y trompe d&rsquo;ailleurs pas. Ce spectacle \u00e9tait le premier auquel j&rsquo;assistais gr\u00e2ce au service culturel et fut un grand moment de plaisir. Merci !<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">JMLC<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Chers amis du Service Culturel,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Tout d\u2019abord, je veux vous remercier de m\u2019avoir invit\u00e9 au magnifique concert donn\u00e9 par l\u2019Orchestre National d\u2019\u00cele de France, dimanche dernier. J\u2019ai en effet pass\u00e9 une magnifique apr\u00e8s-midi en compagnie d\u2019un remarquable orchestre et pour l\u2019occasion d\u2019un ch\u0153ur exceptionnel pour la deuxi\u00e8me partie du programme : le <em>Carmina Burana<\/em> de Carl Orff.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">J\u2019aurai toutefois un mot pour la violoniste Tianwa Yang qui a jou\u00e9 en premi\u00e8re partie un concerto en trois mouvements d\u2019Erich Wolfgang Korngold (opus 35, en r\u00e9 majeur, 23\u2019, 1945). Pi\u00e8ce un peu molle pour moi, qui r\u00e9serve n\u00e9anmoins quelques moments permettant de faire briller la virtuosit\u00e9 de cette jeune violoniste. Il faut souligner la fin du premier mouvement \u2014 applaudi par le public\u00a0! \u2014 et la finale triomphante tr\u00e8s r\u00e9ussite. Madame Yang a remerci\u00e9 la reconnaissance des pr\u00e9sents avec un solo (Paganini\u00a0!?) qui a fait nos d\u00e9lices, \u2014 merci\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le moment fort, tr\u00e8s attendu, \u00e9tait le <em>Carmina Burana<\/em>. Pendant soixante-dix minutes l\u2019orchestre symphonique au complet et le Ch\u0153ur Nicolas de Grigny ont su garder avec une intensit\u00e9 extraordinaire la tension sonore de cette pi\u00e8ce exceptionnelle. Nous remarquerons la force et la limpidit\u00e9 vocale du baryton Lionel Lhote, ainsi que la d\u00e9licatesse de la voix de la soprano Iwona Sobotka. J\u2019ai une pens\u00e9e sp\u00e9ciale pour les vents de l\u2019orchestre et notamment pour les fl\u00fbtes dont le jeu nous a fait r\u00eaver \u00e0 plusieurs reprises pendant le concert. Evidemment, nous ne pouvons pas laisser de signaler le travail enthousiaste de la percussion, avec ces \u00e9clats d\u2019exaltation qui secondent le ch\u0153ur et font r\u00e9veiller les esprits. Puis, \u00e9galement, nous saluons les interventions de la Ma\u00eetrise des Hauts-de-Seine tr\u00e8s rafra\u00eechissantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le <em>Carmina Burana<\/em> touche \u00e0 sa fin et nous sommes \u00e0 nouveau submerg\u00e9s par le \u00ab\u00a0Fortuna Imperatrix Mundi\u00a0\u00bb qui nous rappelle \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Cela toutefois avec des notes d\u2019espoir, gr\u00e2ce \u00e0 cette composition exceptionnellement riche qui rend \u00e0 la musique tout son pouvoir de catharsis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Voil\u00e0 l\u2019histoire d\u2019un apr\u00e8s-midi ensoleill\u00e9 et par la musique et par le soleil printanier qui s\u2019ent\u00eate pour Paris cette ann\u00e9e\u00a0!<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Gustaf Marcus<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">La soir\u00e9e musicale \u00e0 la salle Pleyel a commenc\u00e9 avec le concerto pour violon en r\u00e9 majeur d\u2019Erich Wolgang Korngold et, apr\u00e8s un entracte, a continu\u00e9 avec la grande cantate <em>Carmina Burana<\/em> de Carl Orff. Le beau concerto de Korngold ne fait gu\u00e8re partie du r\u00e9pertoire habituel, mais c\u2019est un joli morceau qui m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre jou\u00e9 plus souvent. Surtout dans la belle interpr\u00e9tation de la jeune violoniste (n\u00e9e en 1987) chinoise Tianwa Yang, qui a t\u00e9moign\u00e9 d\u2019une grande pr\u00e9cision dans son jeu. Ce concert prolonge la mise en sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019op\u00e9ra Bastille de <em>Die Tote Stadt<\/em> la saison derni\u00e8re. En effet, je pense que nous sommes en train de red\u00e9couvrir des compositeurs qui ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s trop \u00ab\u00a0populaires\u00a0\u00bb pendant longtemps. C\u2019est souvent le cas notamment des compositeurs qui ont \u00e9crit de la musique de film, comme Korngold ou Kurt Weil, dont la musique se joue de plus en plus souvent au concert aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><em>Carmina Burana <\/em>(Chansons de Beuren) est une cantate en trois parties inspir\u00e9e par le recueil de chansons du Moyen Age qui a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 en 1803 en Allemagne. Ces chansons sont souvent de nature satirique et font penser aux <em>Canterbury Tales<\/em> avec leur burlesque affirmation de la vie. Encore une fois, c\u2019\u00e9tait une prestation impressionnante de la part des solistes. La soprano, Iwona Sobotka, et le t\u00e9nor, Thomas Michael Allen, \u00e9taient formidables. Le r\u00f4le du t\u00e9nor est d\u2019ailleurs d\u2019autant plus difficile qu\u2019il est chant\u00e9 presque enti\u00e8rement en fausset, mais Thomas Michael Allen s\u2019en est sorti avec facilit\u00e9.<br \/>\nEn g\u00e9n\u00e9ral le concert a \u00e9t\u00e9 une grande r\u00e9ussite et le public a remerci\u00e9 les musiciens avec une chaleureuse ovation debout.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Christiane Rossi<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">Ma deuxi\u00e8me visite de la salle Pleyel. Assise au premier balcon tout devant, juste en face du ch\u0153ur d\u2019enfant qui me faisait fondre. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, la puissance virile des voix de baryton et des basses, et la sensualit\u00e9 d\u00e9vorante des altos. Les sopranos percent mon d\u00e9lice avec des \u00e9clairs cristallins froids et r\u00e9alistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019\u0153uvre, brutale et soulignant comme un oxymore une chaleur froide presque calcul\u00e9e des forces de la nature \u2014 la composition date de 1935\/36 \u2014 impressionne par le c\u00f4t\u00e9 rituel, qui ne lui vient pas n\u00e9cessairement du livret fait d\u2019\u00e9loges \u00e0 la nature, \u00e0 l\u2019amour. Chansons \u00e0 boire d\u00e9livr\u00e9es par le t\u00e9nor Thomas Michael Allen, qui surprennent, tranchent par un c\u00f4t\u00e9 baroque glac\u00e9.<br \/>\nJe retiens l\u2019impeccable ex\u00e9cution, la richesse de l\u2019\u0153uvre que je connaissais mal m\u00eame si justement elle si populaire, la puissance des ch\u0153urs, Nicolas de Grigny, Ma\u00eetrise des Hauts-de-Seine, des solistes, Lionel Lhote, baryton, Iwona Sobotka, soprano.<br \/>\nAu point de vue couleur c\u2019est le brun qui domine, nuanc\u00e9 de bleu tr\u00e8s sombre. C\u2019est un pastel mat. Mais j\u2019ai l\u2019impression que pour d\u2019autres ce peut \u00eatre aussi une laque noire et brillante ou le rouge et la nacre font des incrustations. Bouillonnement fertile des forces terrestres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Je crois que Yoel Levi a essay\u00e9 de d\u00e9livrer une version tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9e, peu emport\u00e9e, et n\u00e9anmoins quelque chose de militariste et de gr\u00e9gaire transpire de cette \u0153uvre dont finalement je ne sais pas si je voudrais la r\u00e9\u00e9couter.<br \/>\nEn premi\u00e8re partie les soul\u00e8vements romantiques de Korngold, qui cr\u00e9era des musiques pour Hollywood, faisaient un excellent contrepoint \u00e0 la machine carminesque. Tianwa Yang, violon, tr\u00e8s jeune et tr\u00e8s d\u00e9li\u00e9e, avait une virtuosit\u00e9 ais\u00e9e et naturelle et triomphait de ressenti subtil dans un solo donn\u00e9 en bis.<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify\">Judica\u00eblle Moussier<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify\">J&rsquo;ai assist\u00e9 le 29 mai \u00e0 16h \u00e0 <em>Carmina Burana<\/em> \u00e0 la salle Pleyel (Paris 8\u00e8me). Le spectacle a dur\u00e9 environ 2 heures. La cantate \u00e9tait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e en premi\u00e8re partie par un Concerto pour violon de Korngold. Carmina Burana, dont le nom complet en latin est <em>Carmina Burana\u00a0: Cantiones profanae cantoribus et choris cantandae comitantibus nimbus instrumentis atque imaginibus magicis <\/em>c&rsquo;est \u00e0 dire <em>\u00ab\u00a0Po\u00e8mes de Beuren\u00a0: Chansons profanes pour chanteurs et ch\u0153urs devant \u00eatre chant\u00e9es avec instruments et images magiques\u00a0\u00bb <\/em>a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e par Carl Orff en 1935-1936<em>. <\/em>Cette cantate est une r\u00e9\u00e9criture d&rsquo;un recueil de 24 po\u00e8mes m\u00e9di\u00e9vaux, qui contiennent des textes en latin, vieux fran\u00e7ais et moyen haut allemand. Les sujets de ces textes sont profanes et concernent principalement la fluctuation de la fortune, les plaisirs de la vie..<br \/>\nL&rsquo;orchestre jouant ce spectacle \u00e9tait l&rsquo;Orchestre national d&rsquo;Ile de France, dirig\u00e9 par Yoel Levi. Le choeur de coll\u00e9giens de l&rsquo;Essonne ajoutait des voix juv\u00e9niles au Choeur national d&rsquo;Ile de France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Il n&rsquo;y avait pas de d\u00e9cor particulier, mais l&rsquo;espace de la sc\u00e8ne \u00e9tait tr\u00e8s bien utilis\u00e9. L&rsquo;orchestre \u00e9tait dispos\u00e9 sur la sc\u00e8ne et \u00e0 l&rsquo;avant, au niveau du chef d&rsquo;orchestre se situaient les solistes, assis face au public. Le ch\u0153ur \u00e9tait quant \u00e0 lui en hauteur sur des gradins derri\u00e8re l&rsquo;orchestre. Nous pouvions donc tr\u00e8s bien voir tout le monde. L&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;orchestre et du ch\u0153ur a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s impressionnante en raison de leur nombre et de leur parfaite synchronisation. Le c\u00e9l\u00e8bre morceau <em>O fortuna<\/em>, qui ouvre et cl\u00f4t la cantate fut pour moi le moment le plus fort, car c&rsquo;est un morceau tr\u00e8s prenant gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;alternance de douceur et de puissance vocale et instrumentale.<br \/>\nMa seule d\u00e9ception a \u00e9t\u00e9 la partie des solistes. J&rsquo;ai trouv\u00e9 que leurs voix \u00e9taient trop couvertes par l&rsquo;orchestre.<br \/>\nEn r\u00e9sum\u00e9 un tr\u00e8s bon spectacle, et tr\u00e8s applaudi par le public.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Informations Carl Orff, Carmina Burana Direction Yoel Levi Violon Tianwa Yang Soprano (en alternance) Iwona Sobotka Soprano (en alternance) Magali L\u00e9ger T\u00e9nor Thomas Michael Allen Baryton (en alternance) Lionel Lhote Baryton (en alternance) Didier Henry Ch\u0153ur Ch\u0153ur Nicolas de Grigny- Jean-Marie Puissant Ch\u0153ur (en alternance) [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":672,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,13],"tags":[],"class_list":["post-671","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-concert-symphonique","category-salle-pleyel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/671","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=671"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/671\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/672"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=671"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=671"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=671"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}