{"id":823,"date":"2016-10-18T20:00:51","date_gmt":"2016-10-18T19:00:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=823"},"modified":"2016-10-18T20:00:51","modified_gmt":"2016-10-18T19:00:51","slug":"james-vincent-mcmorrow","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=823","title":{"rendered":"James Vincent McMorrow"},"content":{"rendered":"<p>Concert | Elys\u00e9e Montmartre | <a href=\"https:\/\/www.elysee-montmartre.com\/?q=fr\/archives\/james-vincent-mcmorrow\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un Irlandais de 33 ans que l\u2019on retrouve sur la sc\u00e8ne de l\u2019Elys\u00e9e Montmartre, le mardi 18 octobre 2016. Salle r\u00e9nov\u00e9e, un style de musique qui a \u00e9volu\u00e9&#8230; Ce soir, tout semble \u00eatre comme un nouveau point de d\u00e9part. Mais un d\u00e9part vers o\u00f9\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9but du concert de James Vincent Mac Morrow sur la sc\u00e8ne se fait dans la brume, dans la p\u00e9nombre. Timide, il ne daigne \u00e0 peine lever ses yeux sur le public. Et pourtant, le chanteur lance son concert avec plein d\u2019\u00e9nergie, tir\u00e9e de diff\u00e9rents styles de musique. L\u00e0 o\u00f9 R\u2019n\u2019B, Electro et Folk se rejoignent, se quittent et jouent avec les origines folk du chanteur, James Vincent Mac Morrow lui aussi change de rythme, ce qui va de pair avec les changements r\u00e9guliers qui se passent sur la sc\u00e8ne. Seul ou accompagn\u00e9 par d\u2019autres musiciens, le chanteur nous montre son beau r\u00e9pertoire de guitares\u00a0; il \u00e9change des mod\u00e8les en couleur rouge vif contre d\u2019autres en couleur aqueuse bleu pastel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette envie d\u2019\u00e9voluer en mati\u00e8re de style se fait \u00e9galement entendre tout au long du concert. Explorer des nouveaux horizons musicaux par des alliances entre R\u2019n\u2019B et des rythmes \u00e9lectroniques, c\u2019est ce que l\u2019artiste recherche actuellement. On se trouve face \u00e0 une fuite de ses origines folk, dominantes sur son premier album \u00ab\u00a0Early in the morning\u00a0\u00bb. Sur son nouvel et troisi\u00e8me album \u00ab\u00a0We move\u00a0\u00bb l\u2019artiste se tourne, plus d\u00e9cidemment encore que d\u00e9j\u00e0 sur son deuxi\u00e8me album \u00ab\u00a0Post Tropical\u00a0\u00bb, vers un nouveau m\u00e9lange de styles \u00e9nergiques. Cependant, au niveau de sa tonalit\u00e9 textuelle, il garde sa sensibilit\u00e9 qui semble murir au fur et \u00e0 mesure de ses nouvelles pi\u00e8ces.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">James Vincent Mac Morrow tourne le dos \u00e0 la guitare acoustique, pourrait-on \u00eatre amen\u00e9s \u00e0 penser. On ressent le besoin de l\u2019artiste de fixer son orientation renouvel\u00e9e, mais cela ne se fait pas sans un certain malaise, sans l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 qui le suit lors de son changement. M\u00eame si ses nouvelles id\u00e9es musicales semblent se concr\u00e9tiser et devenir plus trac\u00e9es lors du concert, il reste difficile \u00e0 saisir ce que l\u2019artiste cherche vraiment \u00e0 partager avec son public. James Vincent Mac Morrow semble toujours \u00e9viter les regards, et donne l\u2019impression de ne pas arriver \u00e0 se familiariser avec sa pr\u00e9sence sur la sc\u00e8ne. Peut-\u00eatre que, au fond de son c\u0153ur, l\u2019artiste porte-t-il la question sur le bon chemin \u00e0 emprunter. On en retrouverait des traces dans sa musique \u00e0 style non-d\u00e9finie. A la fin du concert, l\u2019artiste quitte ses spectateurs dans cette ambigu\u00eft\u00e9, lorsqu\u2019il disparait de nouveau dans la brume qui dissimule la sc\u00e8ne.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Mohand Tahar Bedjguelel<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est 20h30 dans la salle de l&rsquo;\u00c9lys\u00e9e Montmartre. Cette salle de concert r\u00e9-ouverte d\u00e9but Septembre, accueille ce soir James Vincent McMorrow.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re partie monte sur sc\u00e8ne. Il s\u2019agit de Kevin Garrett notamment connu pour avoir \u00e9crit et produit la chanson qui ouvre l&rsquo;album ph\u00e9nom\u00e8ne de Beyonce, Lemonade. Cette chanson, Pray You Catch Me, \u00e9crite \u00e0 la guitare \u00e0 l&rsquo;origine, nous \u00e0 donc tout simplement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 ainsi. D\u00e8s que l&rsquo;on entend la premi\u00e8re note, le silence s&rsquo;installe imm\u00e9diatement dans la salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les autres titres passent et se ressemblent, c&rsquo;est sans doute trop homog\u00e8ne, la voix du chanteur se perd dans les conversation du public. On s&rsquo;attend \u00e0 retrouver une singularit\u00e9 du jeune artiste mais, c&rsquo;est un m\u00e9lange entre Sam Smith et Ed Sheeran qu&rsquo;on a sur la sc\u00e8ne. C&rsquo;est bien plus appauvris. Toutefois, ses paroles sont tr\u00e8s po\u00e9tiques, mais n\u2019arrivent pas \u00e0 prendre du sens dans une m\u00e9lodie peu profonde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant une pause d&rsquo;environ vingt minutes, le public s&rsquo;impatientent. James Vincent arrive enfin sous les appels du public. Accompagn\u00e9 de quatre personnes, l&rsquo;artiste nous livre un premier titre qui \u00e9lectrise la salle. Les jeux de lumi\u00e8res accentuent son univers plus \u00e9lectro qui reste tr\u00e8s douce et toujours avec une pointe de folk. Sa fra\u00eecheur et sa fragilit\u00e9 nous emporte l\u00e0 o\u00f9 il souhaite nous emmener.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il nous livre des chansons de son tout dernier album, We Move, les paroles sont tr\u00e8s positives, elles flottent dans des m\u00e9lodies tr\u00e8s a\u00e9riennse. Une vraie douceur et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 se trouve dans sa voix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est ravi de jouer \u00e0 Paris dans cette salle qu&rsquo;il trouve particuli\u00e8rement belle. Cette m\u00eame salle qui accueillera le soir suivant, le duo fran\u00e7ais Justice avec leur morceau tr\u00e8s \u00e9lectrique, Randy pour un concert gratuit.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Kenzia Bengel<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s\u2019appelle James Vincent McMorrow, mais sur scene ils \u00e9taient cinq. Apr\u00e8s une premiere partie assez calme, dont les vibes se rapprochaient de celles de Sam Smith, et un peu d\u2019attente, ils sont arriv\u00e9s sur sc\u00e8ne accueillis par un public enthousiaste. On a \u00e9t\u00e9 conquis d\u00e8s les premieres notes du chanteur \u00e0 la voix p\u00e9n\u00e9trante, accompagn\u00e9e de ses choeurs. Le lieu s\u2019y pr\u00eatait bien. La salle de l\u2019Elys\u00e9e Montmartre, r\u00e9cemment r\u00e9nov\u00e9e offrait un cadre agr\u00e9able au concert. On a pu danser, applaudir, taper du pied sur le beau parquet, chanter ou tout simplement fermer les yeux et appr\u00e9cier le rythme folklorique sous les hauts plafonds de la salle. Le concert oscillait entre musiques envoutantes mais m\u00e9lancoliques et musiques plus rythm\u00e9es et dynamiques. Il y avait bien \u00e9videmment les titres \u00ab Get Low \u00bb et \u00ab Rising Water \u00bb tir\u00e9s de son tout dernier album, chant\u00e9s en rythme avec les applaudissements du public. Mais aussi \u00ab Higher Love \u00bb, un de ses premiers tubes, plus calmes mais toujours aussi bien accueilli par le public. Un public qui n\u2019a su resister au chanteur irlandais puisqu\u2019on se rappelle encore des \u00ab James I love You \u00bb cri\u00e9s lors des transitions auxquels il r\u00e9pondait timidement par un sourire g\u00ean\u00e9. Pour finir, il y a avait aussi la fameuse chanson &#8211; qu\u2019on attendait tous, qui cl\u00f4turait le concert: \u00ab\u00a0Cavalier\u00a0\u00bb pour nous rappeler \u00e0 quel point on aime le timbre cristallin du chanteur. Si James nous chante qu\u2019il se souvient de son premier amour (\u00ab I Remember my First Love \u00bb), nous on se souviendra de son concert pendant encore longtemps. En interpr\u00e9tant les chansons de ses trois albums, il ne nous a pas seulement fait \u00e9couter, mais ressentir la musique.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">L\u00e9na Cardo<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">La salle de l\u2019\u00c9lys\u00e9e Montmartre est grande, le plafond haut, avec des allures de cabaret du Moulin Rouge. Au lieu des danseuses de French cancan, une foule h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, mi francophone, mi anglophone arrive. Tout le monde discute autour d&rsquo;un verre de vin ou une bi\u00e8re, le concert commence. Kevin Garrett, prot\u00e9g\u00e9 de Vincent James Mcmorrow, entame ses premi\u00e8res notes. Seul sur sc\u00e8ne, accompagn\u00e9 de son piano ou de sa guitare et de sa voix, il tente tant bien que mal de d\u00e9passer le brouhaha g\u00e9n\u00e9ral. De ces bruits de discussions incessants naissent tout de m\u00eame l&rsquo;\u00e9clat de sa voix claire, son timbre de voix et sa virtuosit\u00e9 instrumentale annonce l&rsquo;entr\u00e9e de James Vincent Mcmorrow.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;irlandais, originaire de Dublin, apr\u00e8s son dernier album <em>Post Tropical <\/em>en 2014, \u00e9tait rest\u00e9 silencieux, ne donnant que quelque concert priv\u00e9. Ainsi, sa nouvelle tourn\u00e9e avec <em>We move<\/em> \u00e9tait tr\u00e8s attendue. Cet opus est l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un travail de retour sur soi de l&rsquo;auteur et la cons\u00e9quence de plusieurs voyages personnels \u00e0 travers le monde. Mcmorrow nous ouvre une part de lui-m\u00eame, d\u00e9voilant ses faiblesses et ses questionnements existentialistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Rising Water\u00a0\u00bb ouvre le bal. Les musiciens arrivent l&rsquo;un apr\u00e8s l&rsquo;autre, la musique commence au rythme de la guitare basse et de la batterie\u00a0; les choristes entonnent une m\u00e9lodie entra\u00eenante. Puis enfin, James Vincent Mcmorrow arrive, chemise bien boutonn\u00e9e et son chapeau qu&rsquo;il ne quittera pas. La foule l&rsquo;applaudie avec enthousiasme, les verres se l\u00e8vent et la f\u00eate est lanc\u00e9e\u00a0! Tous hochent\u00a0 la t\u00eate, les corps se mouvent timidement entra\u00een\u00e9s par la musique. Les titres comme \u00ab\u00a0One Thousand Times\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Get Low\u00a0\u00bb, dont l&rsquo;introduction \u00e0 la batterie provoque l&rsquo;effervescence, d\u00e9cident enfin l\u2019\u00c9lys\u00e9e Montmartre \u00e0 danser. Ainsi va le concert, tous se d\u00e9sinhibent\u00a0 au fur et \u00e0 mesure, entre deux morceaux, on entend le cri d&rsquo;un fan \u00ab\u00a0Paris loves you Vincent\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa musique transmet \u00e0 son public une \u00e9nergie unique. Entre des accents folks, punks et rocks, la bonne humeur du groupe envo\u00fbte la foule. Le bassiste du fond se d\u00e9hanche et sourit all\u00e8grement, les choristes et Vincent chantent du fond du c\u0153ur, montant les mains au plafond comme en transe avec ce tonus qu&rsquo;ils nous transmettent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La musique de <em>We move<\/em> <em>\u00a0<\/em>est douce et forte \u00e0 la fois, elle est comme un cri contre la soci\u00e9t\u00e9 qui veut formater les individus.\u00a0 Le cri de James nous invite \u00e0 nous d\u00e9faire de nos \u00e0 priori. Il nous parle d&rsquo;amour, de rupture, de combat et on y croit. \u00ab\u00a0I lie awake every night\u00a0\u00bb nous r\u00e9v\u00e8le ses troubles alimentaires \u00e9tant jeune, dans \u00ab\u00a0Evil\u00a0\u00bb, il se demande si une personne peut \u00eatre mauvaise parce qu&rsquo;elle va \u00e0 l&rsquo;encontre des codes de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vincent James Mcmorrow nous livre un show intense\u00a0; les lumi\u00e8res bleues, oranges, rouges, vertes \u00e9clairent de toute part la salle et le public. Il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 occuper la sc\u00e8ne \u00e0 lui seul, ses musiciens s&rsquo;\u00e9cartant en coulisse, il entame un solo poignant, sa voix t\u00e9nor transmet au public son univers m\u00e9lancolique et sa force.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, Mcmorrow, \u00e0 notre plus grand plaisir, rejoue quelques-uns de ses anciens titres, des petites p\u00e9pites comme \u00ab\u00a0If I had a boat\u00a0\u00bb, un canon crescendo entra\u00eenant. Apr\u00e8s un bref salut, le chanteur irlandais et sa troupe reviennent en trombe et entonnent en guise de rappel \u00ab\u00a0Cavalier\u00a0\u00bb, titre phare de son ancien album <em>Post Tropical<\/em>. La cerise sur le g\u00e2teau, de quoi remercier chaleureusement son public, sous le tonnerre d\u2019applaudissements.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Amandine Cheval<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le temps \u00e9tait loin d&rsquo;\u00eatre cl\u00e9ment mardi dernier devant l&rsquo;Elys\u00e9e-Montmartre, mais il en fallait plus pour d\u00e9courager la foule venue \u00e9couter en nombre le chanteur James Vincent McMorrow, en tourn\u00e9e \u00e0 Paris pour la promotion de son nouvel album <em>We Move<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reconnu dans son Irlande natale et dans la plupart des pays anglo-saxons depuis maintenant plusieurs ann\u00e9es, l&rsquo;artiste a vraiment commenc\u00e9 \u00e0 faire parler de lui en France apr\u00e8s la sortie de son second album <em>Post Tropical<\/em> en 2014. Catalogu\u00e9 jusqu\u2019alors comme un simple chanteur de folk sans v\u00e9ritable personnalit\u00e9, lointain cousin irlandais des Britanniques Mumford &amp; Sons, il avait surpris tout le monde avec un album aux sonorit\u00e9s souls et \u00e9lectros. Mais si le chanteur Dublinois est si int\u00e9ressant, c\u2019est que James Vincent McMorrow semble faire partie de ces artistes qui n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 essayer sans cesse de nouvelles choses, quitte \u00e0 brouiller les pistes. Apr\u00e8s le punk \u00e9nerv\u00e9 de ses d\u00e9buts, le folk chaleureux et la soul planante de ses deux premiers albums, le voil\u00e0 de retour cette ann\u00e9e avec un son tout aussi surprenant que r\u00e9jouissant. A l&rsquo;image de l&rsquo;Elys\u00e9e-Montmartre qui l\u2019accueillait ce soir-l\u00e0 et qui venait de faire peau neuve suite \u00e0 un incendie, c\u2019est un artiste \u00e0 la fois neuf et pourtant si familier que l\u2019on a retrouv\u00e9 sur la sc\u00e8ne de la mythique salle de bal parisienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois encore le chanteur a su r\u00e9inventer sa musique, cette fois-ci au contact de rythmes R&amp;B et hip-hop assum\u00e9s. Mais les amateurs de la voix \u00e9corch\u00e9e et plaintive de l\u2019irlandais peuvent \u00e9galement se rassurer, cette derni\u00e8re n\u2019a en rien perdu de son intensit\u00e9. Malgr\u00e9 la pluie et la fra\u00eecheur de la soir\u00e9e, il n\u2019aura pas fallu longtemps \u00e0 McMorrow pour r\u00e9chauffer la c\u00e9l\u00e8bre salle. Et si les textes de l\u2019artiste peuvent sembler sans grande originalit\u00e9, l&rsquo;\u00e9motion quant \u00e0 elle est toujours au rendez-vous. Certaines de ses chansons sont d\u2019ailleurs particuli\u00e8rement touchantes, surtout quand la douceur des ch\u0153urs balance avec justesse les nombreuses et d\u00e9chirantes questions que le chanteur ne cessent de se poser\u00a0: \u00ab\u00a0are you hopeless like me\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0 have you come here to save me\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">James Vincent McMorrow navigue \u00e0 merveille entre les sph\u00e8res de l\u2019intime et du publique. Au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9motion que portent ses chansons, c\u2019est \u00e0 une certaine introspection que semble inviter la musique du chanteur. Dans une r\u00e9cente interview il affirmait d\u2019ailleurs avoir v\u00e9cu son dernier album comme une th\u00e9rapie. L\u2019artiste ne cache pas qu\u2019une partie de sa vie est au c\u0153ur m\u00eame de sa musique. La chanson \u00ab\u00a0I lie awake every night\u00a0\u00bb aborde par exemple de mani\u00e8re franche les probl\u00e8mes mentaux dont il souffrait plus jeune.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il n&rsquo;est pas rare de croiser des artistes dont la vie personnelle irrigue directement l&rsquo;\u0153uvre, il me semble que le chanteur irlandais se distingue par une sinc\u00e9rit\u00e9 \u00e9vidente. Son \u00e9volution musicale refl\u00e8te la simplicit\u00e9 et l\u2019honn\u00eatet\u00e9 de son parcours. Comme nous tous James Vincent McMorrow t\u00e2tonne, il essaye et se cherche, ses d\u00e9tours musicaux esquissant le portrait d\u2019un artiste complexe et touchant, tr\u00e8s loin d\u2019avoir fini de nous surprendre.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Rapha\u00ebl Garsault<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019occasion de sa tourn\u00e9e et pour la promotion de son nouvel album intitul\u00e9 \u00ab we move \u00bb, le chanteur et musicien James Vincent McMorrow s\u2019est produit le 18 octobre dernier dans la salle de spectacle l\u2019Elys\u00e9e Montmartre. Davantage connu pour ses m\u00e9lodies folk, l\u2019artiste surprend avec ce nouvel album aux sonorit\u00e9s tr\u00e8s diverses: n\u00e9o-soul, rbnb minimaliste, folk, \u00e9lectronique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pas loin de 20 morceaux se sont enchain\u00e9s pour le chanteur et ses musiciens, l\u2019alternance entre musiques rythm\u00e9es et m\u00e9lodies plus douces \u00e9tait savamment orchestr\u00e9e. L\u2019artiste s\u2019est d\u00e9voil\u00e9 au fur et \u00e0 mesure du spectacle, il semblait tr\u00e8s heureux de jouer \u00e0 Paris et ce bonheur a \u00e9t\u00e9 communicatif pour le public. Le jeu des lumi\u00e8res \u00e9tait extr\u00eamement r\u00e9ussi et plongeait la salle dans des atmosph\u00e8res tr\u00e8s diff\u00e9rentes d\u2019un morceau \u00e0 l\u2019autre: tant\u00f4t des couleurs chaudes qui incitaient \u00e0 se laisser aller, tant\u00f4t des couleurs froides qui laissaient toute la place \u00e0 l\u2019\u00e9motion prodigu\u00e9e par la voix exceptionnelle du chanteur m\u00eal\u00e9e \u00e0 celle de ses choristes. C\u2019est un pari r\u00e9ussi pour l\u2019irlandais qui revient sur sc\u00e8ne, apr\u00e8s un \u00ab standing ovation \u00bb, pour deux nouveaux morceaux.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Jos\u00e9phine Lachaise<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mardi soir, 18 octobre 2016, la nouvelle salle de L\u2019Elys\u00e9e Montmartre sur le boulevard Rochechouart, qui a rouvert ses portes le 15 septembre dernier apr\u00e8s l\u2019incendie de 2011, accueillait le chanteur irlandais James Vincent McMorrow. La sortie de son deuxi\u00e8me album \u00ab\u00a0Post\u00a0 Tropical\u00a0\u00bb \u00e9tant l\u2019occasion d\u2019une tourn\u00e9e mondiale, l\u2019artiste nous a offert un concert d\u00e9paysant de tendresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arriv\u00e9e pendant la premi\u00e8re partie de Kevin Garrett, je d\u00e9couvre, intimid\u00e9e, la salle de concert que je ne connaissais pas, moderne, \u00e0 la d\u00e9coration \u00e9pur\u00e9e. Les \u00e9clairages sc\u00e9niques color\u00e9s et hypnotisants accompagnent la voix a\u00e9rienne. Dans l\u2019assistance, je remarque qu\u2019il y a assez peu de monde, ce qui donne une impression d\u2019espace et de confort\u00a0: on peut ais\u00e9ment se glisser par petits groupes parmi les spectateurs, avec une boisson, un t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 la main, tandis que les plus fervents et les plus courageux se serrent contre la sc\u00e8ne. L\u2019atmosph\u00e8re est d\u00e9tendue, conviviale et l\u2019ambiance feutr\u00e9e et romantique. Je suis surprise de voir un public de tous \u00e2ges\u00a0: \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, un couple d\u2019octog\u00e9naires. Apr\u00e8s quelques minutes de r\u00e9glages sonores des claviers et des guitares, c\u2019est au tour de Vincent McMorrow d\u2019entrer en sc\u00e8ne avec ses musiciens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une v\u00e9ritable envol\u00e9e de douceur, d\u2019abstraction, de m\u00e9ditation se laisse dessiner par le chanteur avec l\u2019interpr\u00e9tation des diff\u00e9rents titres de son album\u00a0: phrases m\u00e9lodiques <em>ritardando<\/em> et voix cristalline se perdent dans la fum\u00e9e des lumi\u00e8res et nous invitent \u00e0 nous laisser bercer, \u00e0 nous laisser porter. \u00ab\u00a0Cavalier\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0All Points\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Red Dust\u00a0\u00bb\u00a0: il y a comme un sentiment de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, une \u00e9vaporation des choses qui se produit dans la salle. Tour \u00e0 tour m\u00e9lancoliques ou color\u00e9es et rythmiques, les chansons nous transportent dans des paysages nouveaux et inexplor\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s quelques chansons, les musiciens s\u2019en vont pour laisser au chanteur l\u2019occasion d\u2019interpr\u00e9ter les plus c\u00e9l\u00e8bres des titres de son premier album \u00ab\u00a0Early in the Morning\u00a0\u00bb, comme \u00ab\u00a0Higher Love\u00a0\u00bb par exemple. Je suis \u00e9tonn\u00e9e de le voir jongler si facilement, si rapidement d\u2019un instrument \u00e0 l\u2019autre, d\u2019une guitare ou d\u2019un clavier \u00e0 l\u2019autre, chantant seul puis de nouveau accompagn\u00e9 par les ch\u0153urs de ses musiciens. La seule chose qui rende le chanteur \u00e0 la voix irr\u00e9elle plus humain c\u2019est la gorg\u00e9e d\u2019eau qu\u2019il s\u2019autorise parfois entre deux chansons ou les quelques mots simples et authentiques qu\u2019il adresse au public pour exprimer sa joie d\u2019\u00eatre \u00e0 Paris et de faire cette tourn\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s un rappel final tr\u00e8s acclam\u00e9 par l\u2019assistance applaudissant au rythme des derni\u00e8res notes, une femme s\u2019\u00e9crie\u00a0: \u00ab\u00a0I love you Jimmy\u00a0!\u00a0\u00bb, elle est imm\u00e9diatement relay\u00e9e par un homme debout pr\u00e8s de moi\u00a0: \u00ab\u00a0I love you too\u00a0!\u00a0\u00bb, preuve que le chanteur a su toucher le c\u0153ur du public ce soir. La salle et les artistes ne peuvent que sourire devant tant de spontan\u00e9it\u00e9 et d\u2019amour qui refl\u00e8te l\u2019atmosph\u00e8re de la soir\u00e9e.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Ma\u00eflys Pelletier<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le service culturel de Paris-Sorbonne m&rsquo;offre deux places pour me rendre au concert de James Vincent McMorrow. Je ne le connais pas mais saute sur l&rsquo;occasion d&rsquo;\u00e9couter un peu de musique en bonne compagnie. Je propose \u00e0 une amie de la fac de m&rsquo;accompagner \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e-Montmartre le mardi 18 octobre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous arrivons vers 19:30 et d\u00e9couvrons une tr\u00e8s longue file d&rsquo;attente devant la salle de spectacle parisienne. La premi\u00e8re surprise \u00e9tant de rentrer en tant qu&rsquo;invit\u00e9s \u00ab\u00a0VIP\u00a0\u00bb, nous r\u00e9cup\u00e9rons nos places facilement aupr\u00e8s des tr\u00e8s disponibles h\u00f4tesses d&rsquo;accueil. Tr\u00e8s vite nous nous retrouvons dans la salle d\u00e9j\u00e0 \u00e0 moiti\u00e9 pleine. Les gens pr\u00e9sents d\u00e9ambulent entre les bars et la fosse tout en \u00e9coutant la premi\u00e8re partie du spectacle. Sur sc\u00e8ne, un tr\u00e8s jeune homme nous fait d\u00e9couvre son univers saoul, pop et romantique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 20:30, l&rsquo;artiste tant attendu fait enfin son entr\u00e9e devant un public surexcit\u00e9. La salle est quasi pleine mais l&rsquo;ambiance y est d\u00e9tendue. Le public au premier rang est compl\u00e8tement plong\u00e9 dans le rythme et les paroles des chansons alors qu&rsquo;au fond de la salle on peut apercevoir des groupes d&rsquo;amis assis par terre profitant du spectacle en buvant une bi\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La salle est belle; \u00e0 la fois moderne et remplie de charme. On peut admirer la tr\u00e8s d\u00e9licate r\u00e9novation ayant \u00e9t\u00e9 faite apr\u00e8s l&rsquo;incendie qui a ravag\u00e9 et caus\u00e9 la fermeture de la salle depuis 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Durant le concert nous appr\u00e9cions les jeux de lumi\u00e8res, qui s&rsquo;adaptent tr\u00e8s bien au rythme calme des musiques et \u00e0 l&rsquo;am\u00e9nagement de la salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, \u00e0 titre personnel, il me semble que cette salle ne s&rsquo;adapte pas compl\u00e8tement \u00e0 ce style de musique. La grande salle de bal donne envie de danser alors que James Vincent McMorrow nous plonge dans une atmosph\u00e8re beaucoup plus calme et relaxante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce dernier nous explique qu&rsquo;il ach\u00e8ve sa tourn\u00e9e mondiale \u00e0 Paris en nous pr\u00e9sentant son album. Apr\u00e8s quelques chansons la monotonie se fait ressentir et les gens se dirigent \u00e0 nouveaux vers les bars. Tr\u00e8s vite nous entendons r\u00e9sonner les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0Get Low\u00a0\u00bb, un des grands succ\u00e8s du nouvel album. Le public est instantan\u00e9ment replong\u00e9 dans le concert. Je d\u00e9cide alors d&rsquo;observer les gens qui m&rsquo;entourent, je m&rsquo;aper\u00e7oit qu&rsquo;il s&rsquo;agit majoritairement de couples \u00e2g\u00e9es de 25 \u00e0 35 ans. On remarque tr\u00e8s facilement que les gens pr\u00e9sents dans la salle sont \u00ab\u00a0fans\u00a0\u00bb de James Vincent McMorrow et\/ou le suivent depuis longtemps. Le prix assez \u00e9lev\u00e9 des places (28,50\u20ac) est s\u00fbrement la raison de ce manque d&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 dans le public.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En conclusion, ce spectacle \u00e0 \u00e9t\u00e9 une tr\u00e8s agr\u00e9able exp\u00e9rience, l&rsquo;. Il est tout de m\u00eame important pour moi de pr\u00e9ciser que je neoccasion pour moi de d\u00e9couvrir un artiste talentueux et une tr\u00e8s jolie salle de spectacle dans une agr\u00e9able atmosph\u00e8re me serais pas rendue \u00e0 ce spectacle si Paris-Sorbonne ne m&rsquo;en avait pas donn\u00e9 l&rsquo;opportunit\u00e9, je tiens donc \u00e0 vous remercier.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Magali Priou<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">James Vincent McMorrow est un auteur-compositeur-interpr\u00e8te Irlandais. Influenc\u00e9 d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge par des artistes tel que Bob Dylan, Neil Young et Donny Hathaway, il se lance dans la musique folk. James, fan de hip-hop, R\u2019n\u2019B et d\u2019\u00e9lectro, commence par \u00eatre batteur dans diff\u00e9rents groupes pour ensuite se consacrer \u00e0 la production de son premier album intitul\u00e9 <em>Early in The Morning<\/em> en 2010. Nombreux de ses titres sont alors exploit\u00e9s dans des s\u00e9ries comme <em>The Vampire Diaries<\/em> ou encore <em>Teen Wolf. <\/em>En 2014, il sort un deuxi\u00e8me album <em>Post Tropical<\/em> diff\u00e9rent du premier de par son style.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert a eu lieu \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e-Montmartre le 18 Octobre \u00e0 20h30. A mon grand \u00e9tonnement, la salle de spectacle n\u2019\u00e9tait pas comme je l\u2019imaginais car entrant pour la premi\u00e8re fois, je m\u2019attendais \u00e0 ce que le lieu en question soit plus grand et plus \u00e9merveillant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le chanteur entre en sc\u00e8ne, guitare \u00e0 la main,\u00a0 accompagn\u00e9 de ses musiciens\u00a0: deux jeunes filles et un jeune gar\u00e7on, qui se pr\u00e9cipitent aussit\u00f4t vers leurs instruments. Il salue le public qui riposte \u00e0 son tour avec un tonnerre d\u2019applaudissements. James enchaine ses morceaux, s\u2019adressant au public entre une chanson et une autre, soulignant \u00e0 chaque fois sa gratitude envers ses fans sans qui, tout cela aurait \u00e9t\u00e9 impossible. Une ambiance qui nous projetait directement dans le pays natale du chanteur r\u00e9gnait, l\u2019\u00e9motion \u00e9tait au rendez-vous. Les personnes pr\u00e9sentes dans la salle \u00e9taient \u00e0 la fois \u00e9mues et charm\u00e9es par ce concert aux milles couleurs. La voix de James, \u00e0 la fois puissante et intense, faisait vibrer la salle. L\u2019artiste ne manque cependant pas de souligner que la derni\u00e8re fois qu\u2019il \u00e9tait venu \u00e0 Paris, le nombre de personnes pr\u00e9sentes \u00e0 son concert \u00e9tait beaucoup moins \u00e9lev\u00e9 que celui pr\u00e9sent le soir m\u00eame. On voit \u00e9galement se dessiner \u00e0 travers l\u2019expression de son visage un grand sourire qui manifeste son immense bonheur et sa grande joie qu\u2019il transmet \u00e0 ses fans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette agr\u00e9able soir\u00e9e refl\u00e8te le potentiel de l\u2019artiste et sa capacit\u00e9 \u00e0 faire passer ses sentiments \u00e0 travers sa voix. Cette voix unique et singuli\u00e8re qui est charg\u00e9e d\u2019une v\u00e9ritable \u00e9motion et qui a fait pleurer plus d\u2019un.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Yasmine Selmi<\/h6>\n<pre style=\"text-align: justify;\">Photo : Drew de F Fawkes, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert | Elys\u00e9e Montmartre | En savoir plus C\u2019est un Irlandais de 33 ans que l\u2019on retrouve sur la sc\u00e8ne de l\u2019Elys\u00e9e Montmartre, le mardi 18 octobre 2016. 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