{"id":8289,"date":"2017-02-14T20:00:35","date_gmt":"2017-02-14T19:00:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=8289"},"modified":"2017-02-14T20:00:35","modified_gmt":"2017-02-14T19:00:35","slug":"bal-a-page-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=8289","title":{"rendered":"Le bal \u00e0 la page"},"content":{"rendered":"<p>Lecture | Maison des pratiques artistiques amateurs | <a href=\"http:\/\/www.leslivreurs.com\/LeBalALaPage.htm\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soir du 14 f\u00e9vrier \u00e0 la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs de Saint-Germain n&rsquo;est pas une Saint-Valentin comme les autres. En compagnie des auteurs Daniel Pennac, Eric Chevillard, Carole Fives, Herv\u00e9 Le Core, Dimtri Bortnikov, Denis Grozdanovitch et Belinda Cannone, on danse, on \u00e9coute, on rit, on mange et on discute. D\u00e9finie comme une soir\u00e9e dansante entrecoup\u00e9e de lecture, c&rsquo;est un moment aux plaisirs vari\u00e9s et \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re chaleureuse et d\u00e9contract\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A bien des \u00e9gards, cette soir\u00e9e-ci \u00e9tait sp\u00e9ciale parmi les autres soir\u00e9e de lectures \u00e0 haute voix de la MPAA. Tout d&rsquo;abord, pas d&rsquo;horaires de d\u00e9but mais un buffet pour commencer, au milieu des auteurs et de leurs livres, qu&rsquo;on ose pas encore approcher. La premi\u00e8re bonne id\u00e9e de la soir\u00e9e est d&rsquo;envoyer le public apprendre \u00e0 danser sur sc\u00e8ne. Echauff\u00e9s par la chor\u00e9graphie men\u00e9e par Val\u00e9rie Glo et le punch, on s&rsquo;approche des auteurs invit\u00e9s et on discute. Pas de chance, Daniel Pennac a la main droite bless\u00e9e et ne peut donc d\u00e9dicacer ses romans&#8230; Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, il suffit de r\u00e9cup\u00e9rer l&rsquo;encre d&rsquo;un tampon, de s&rsquo;en \u00e9taler plein les doigts et voil\u00e0 les empreintes digitales de ce merveilleux romancier pour la jeunesse (et pas seulement) sur toutes les pages de garde. Retour ensuite dans la salle, o\u00f9 lectures \u00e0 haute voix et improvisations au piano par Karol Beffa alternent. Nouvelle innovation dans ce Festival de lectures, ce soir l\u00e0 certains auteurs lisent leurs livres (Daniel Pennac et son Malauss\u00e8ne) et m\u00eame l&rsquo;illustrent, dans le cas de Belinda Cannone qui danse le Tango de son roman devant un public \u00e9tonn\u00e9 puis ravi. Entracte, danse libre sur sc\u00e8ne au son d&rsquo;une s\u00e9lection de musiques du DJ Guillaume Bezos et suite des d\u00e9dicaces. La soir\u00e9e se termine au son de lectures. Pour rendre le spectacle plus vivant encore, un choix int\u00e9ressant est fait au cours de la soir\u00e9e. Une succession d&rsquo;extraits courts et d\u00e9sopilants, ou \u00e0 chute, anime la salle qui rit tellement qu&rsquo;avant m\u00eame le d\u00e9but du nouvel extrait, on a du mal \u00e0 garder son s\u00e9rieux. Les Livreurs, lecteurs des romans, s&rsquo;appliquent et restent impassibles, malgr\u00e9 le c\u00f4t\u00e9 cru ou mordant de leurs extraits respectifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour changer de la soir\u00e9e en amoureux, ce m\u00e9lange habile d&rsquo;un plaisir solitaire, la litt\u00e9rature, et d&rsquo;un plaisir collectif, la danse, a fait repartir un public de tous les \u00e2ges le sourire aux l\u00e8vres et les pieds qui dansaient encore.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Eug\u00e9nie Loiseau<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">La soir\u00e9e du \u00ab\u00a0Bal \u00e0 la page\u00a0\u00bb \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e le mardi 14 f\u00e9vrier 2017 dans la salle de spectacle de la maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019organisation \u00e9tait soign\u00e9e. Le traiteur africain \u00ab\u00a0Cocotte\u00a0\u00bb offrait un large choix de plats \u00e0 des prix tr\u00e8s raisonnables. La soir\u00e9e s\u2019organise en deux temps. D\u2019abord un cours de danse \u00e9tait propos\u00e9 par Val\u00e9rie Glo aux volontaires. Cette activit\u00e9 a permis aux participants de faire connaissance, d\u2019engager la discussion et d\u2019instaurer une atmosph\u00e8re ludique pour le reste de la soir\u00e9e. Le cours en lui-m\u00eame \u00e9tait abordable pour tout le monde quel que soit le niveau de chacun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois le cours de danse termin\u00e9, nous avons \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 regagner nos si\u00e8ges pour une premi\u00e8re s\u00e9rie de lecture.\u00a0 Des textes de Dimitri Bortnikov (<em>Face au Styx<\/em>), Carole Fives (<em>Quand nous serons heureux, Une femme au t\u00e9l\u00e9phone<\/em>), Daniel Pennac (<em>Le cas Malauss\u00e8ne<\/em>), Eric Chevillard (<em>L\u2019autofictif \u00e0 l\u2019assaut des cartels\u00a0; Ronce-Rose<\/em>), B\u00e9linda Cannone (<em>S\u2019\u00e9merveiller<\/em>), Herv\u00e9 Le Corre (<em>Prendre les loups pour des chiens<\/em>), Denis Grozdanovitch (<em>Le G\u00e9nie de la b\u00eatise<\/em>). L\u2019\u00e9v\u00e8nement \u00e9tant pr\u00e9vu pour la Saint Valentin la plupart des textes tournaient autour de la question de l\u2019amour, des sentiments. Avec un \u0153il comique, les lecteurs ont \u00e9galement abord\u00e9 la question du d\u00e9sir, de la relation entre les sexes. Certains auteurs ont m\u00eame prit part au spectacle\u00a0: Daniel Pennac a rejoint les lecteurs pour pr\u00e9senter son livre, et Belinda Cannon a illustrer son roman en dansant un num\u00e9ro de tango avec Marc Rampon. Le choix des textes \u00e9tait efficace et le public semblait tr\u00e8s content du d\u00e9roulement de la soir\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les sessions de lectures (trois au total) \u00e9taient entrecoup\u00e9es de 20 minutes de danses. Le DJ, Guillaume Bezos, a fait en sorte de choisir des morceaux qui conviendrait \u00e0 tout le public, de fa\u00e7on \u00e0 ce que tout le monde s\u2019amuse r\u00e9ellement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toute la soir\u00e9e s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e dans une ambiance tr\u00e8s agr\u00e9able, l\u2019alliance de la danse et de la lecture est un choix int\u00e9ressant pour sensibiliser les gens aux plaisirs de la lecture.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Gabrielle Soufflet<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 14 f\u00e9vrier 2017, \u00e0 l\u2019occasion de la f\u00eate de Saint-Valentin, j\u2019ai particip\u00e9 au <em>Bal \u00e0 la page<\/em> qui a eu lieu \u00e0 la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs Saint-Germain au sixi\u00e8me arrondissement de Paris. Il s\u2019agissait d\u2019une soir\u00e9e dansante rythm\u00e9e avec les lectures publiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La soir\u00e9e a commenc\u00e9 par un cours de danse \u00e0 19 heures. Pendant ce temps, les participants vannaient petit \u00e0 petit, souvent en couple. L\u2019accueil \u00e9tait tr\u00e8s chaleureux avec musique qui menait tout de suite les participants en ambiance. Les gens se d\u00e9tendent, s\u2019amusent. Au d\u00e9but, les participants \u00e9taient plut\u00f4t timides. Petit \u00e0 petit, ils \u00e9taient bien dans leurs r\u00f4les. Le petit cours de danse permet non seulement de cr\u00e9er une ambiance avant d\u2019encha\u00eener les lectures et le bal, mais aussi permet de faire se conna\u00eetre entre les participants. En ce qui concerne la lumi\u00e8re de la salle, c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t intime et faible. Apr\u00e8s le cours de danse, on a retrouv\u00e9 le silence. A 20h30, c\u2019\u00e9tait les lectures. Les participants se sont assis par terre en se reposant leurs corps fatigu\u00e9s et ont \u00e9cout\u00e9 tranquillement la lecture. Le th\u00e8me de la lecture \u00e9tait sur l\u2019amour \u00e0 cette occasion de la f\u00eate de Saint-Valentin. Les \u00e9crivains lisent les textes \u00e0 haute voix, avec plein d\u2019\u00e9motions. Pendant le premier entracte \u00e0 21h30 avec DJ, les participants ont eu l\u2019occasion de feuilleter les livres \u00e0 disposition. Il y avait au total trois lectures dans la soir\u00e9e. L\u2019entracte avec DJ et le bal se sont d\u00e9roul\u00e9s alternativement. La soir\u00e9e \u00e9tait fini jusqu\u2019\u00e0 tr\u00e8s tard \u00e0 23 heures 45. Les participants se sont bien d\u00e9tendus et ont beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 la soir\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019originalit\u00e9 de cette soir\u00e9e et ce que j\u2019appr\u00e9cie le plus, c\u2019est que les organisateurs de soir\u00e9e ont mis un lien entre la danse, ce qui signifie le mouvement, et la lecture, ce qui signifie l\u2019immobilit\u00e9, les deux \u00e9l\u00e9ments qui ne sont pas compatibles g\u00e9n\u00e9ralement. <em>Le bal \u00e0 la page<\/em> a fait travailler \u00e0 la fois le corps et l\u2019esprit.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Yali Tang<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Soir\u00e9e dansante, rythm\u00e9e par des lectures publiques, le <em>Bal \u00e0 la Page<\/em> propose un mix danse-litt\u00e9rature qu\u2019on pourrait trouver d\u00e9concertant. <em>Les livreurs<\/em> ont effectivement monopolis\u00e9 la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs (MPAA) Saint-Germain pour pour une soir\u00e9e de d\u00e9glingue\u00a0: <em>Valentine\u2019s night<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette soir\u00e9e, qui, avouons-le, nous aura largement surpris, a commenc\u00e9 par un cours de danse ouvert \u00e0 tous les pr\u00e9sents. On y voit des cinquantenaires \u00e9couter soigneusement une danseuse professionnelle, accorder leurs pas h\u00e9sitants aux musiques du film <em>In the mood for love <\/em>de Wong Kar-wai et r\u00e9p\u00e9ter toutes les parties de la chor\u00e9graphie avec l\u2019excitation du l\u00e2cher-prise le plus manifeste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce \u00ab\u00a0d\u00e9coin\u00e7age\u00a0\u00bb termin\u00e9, il est d\u00e9j\u00e0 20h30. Le comit\u00e9 avait pr\u00e9vu un traiteur africain pour la restauration, juste derri\u00e8re la salle, dans un couloir blanc \u2013 somme toute peu accueillant, mais \u00e7a participe au charme de la d\u00e9glingue. C\u2019est sympa l\u2019improvisation parfois aussi, non\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 ce moment qu\u2019on aurait tous \u00e9t\u00e9 charm\u00e9s d\u2019avoir ensuite un m\u00e9lange v\u00e9ritable de Litt\u00e9rature et de Danse (improvisations th\u00e9\u00e2trales, mimes, quelque chose qui lie ces deux arts). Mais la suite sera organis\u00e9e comme suit\u00a0: temps de lecture puis temps de danse (une bande son passe pendant que certains sautent sur la sc\u00e8ne \u2013 et oui, c\u2019est la f\u00eate) et ceci trois fois de suite. On aura donc trouv\u00e9 que ces temps de danse \u2013 forc\u00e9s\u00a0! \u2013 n\u2019avaient d\u2019utilit\u00e9 que pour amuser certains, reprendre un petit coup de jeunesse (la m\u00eame illusion que le Botox en fait), alors que juste en face de la MPAA une famille syrienne n\u2019arrivait pas \u00e0 trouver trois sous pour se faire un d\u00eener.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autant avons-nous \u00e9t\u00e9 surpris de ces danses, autant avons-nous \u00e9t\u00e9 surpris du bien-\u00eatre ressentis avec les lectures. Comme nous \u00e9tions le 14 f\u00e9vrier, ces lectures avaient comme point commun tout ce qui gravite autour de l\u2019Amour\u00a0: l\u2019\u00e9merveillement, la famille, le sexe et la jalousie, l\u2019accouchement et le d\u00e9go\u00fbt. Les com\u00e9diens lisaient en jouant ou jouaient en lisant. Ils incarnaient le dit les pieds fixes\u00a0; leur visage constituait leur seul outil. Et ce qui finalement pouvait \u00eatre d\u00e9concertant, c\u2019est le sentiment de jeu qu\u2019on ressentait malgr\u00e9 un espace totalement vide et sans mouvement. Mais ces acteurs captaient la salle presque pleine avec leur visage et leur voix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les auteurs : Daniel Pennac (avec <em>Malauss\u00e8ne<\/em>), Denis Grozdanovitch (avec <em>Le G\u00e9nie de la b\u00eatise<\/em>), Carole Fives (avec <em>Une Femme au t\u00e9l\u00e9phone<\/em>), Dimitri Bortnikov (avec <em>Face au Styx<\/em>), Eric Chevillard (avec <em>Ronce-Rose<\/em>), Herv\u00e9 Le Corre (avec <em>Prendre les loups pour des chiens<\/em>) et B\u00e9linda Cannone (avec <em>Emerveiller<\/em>). En plus de pouvoir faire signer nos ouvrages, on a aussi eu le grand plaisir d\u2019\u00e9couter Daniel Pennac nous lire quelques-uns de ses extraits. Aussi, et beaucoup plus surprenant, B\u00e9linda Cannone nous a fait l\u2019honneur d\u2019illustrer son livre en dansant avec son partenaire un Tango. Nous aussi nous \u00e9tions \u00e9merveill\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Finalement, si les lectures nous ont beaucoup plu par leurs th\u00e8mes et par leur r\u00e9alisation, l\u2019ensemble de cette soir\u00e9e nous a sembl\u00e9 sans structure, sans coh\u00e9rence et sans justification. Comme si la danse \u00e9tait le temps de l\u2019amusant na\u00eff et stupide alors que la lecture (et par transitivit\u00e9 la grande Litt\u00e9rature) repr\u00e9sentait celui de la gravit\u00e9 et de l\u2019importance. Mais heureusement, les lectures revenaient conqu\u00e9rir la partie du public qui voulait un spectacle, et nous ramenaient enfin en-dehors de cette r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Jean-Baptiste Tanguy<\/h6>\n<pre>Photo : Les Livreurs<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Lecture | Maison des pratiques artistiques amateurs | En savoir plus Le soir du 14 f\u00e9vrier \u00e0 la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs de Saint-Germain n&rsquo;est pas une Saint-Valentin comme les autres. 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