{"id":8341,"date":"2017-02-21T20:00:50","date_gmt":"2017-02-21T19:00:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/?p=8341"},"modified":"2017-02-21T20:00:50","modified_gmt":"2017-02-21T19:00:50","slug":"olivia-ruiz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=8341","title":{"rendered":"Olivia Ruiz"},"content":{"rendered":"<p>Concert | La Cigale | <a href=\"http:\/\/www.lacigale.fr\/spectacle\/olivia-ruiz-3\/\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 22 f\u00e9vrier 2017 j\u2019ai assist\u00e9 au concert d\u2019Olivia Ruiz \u00e0 la Cigale \u00e0 Paris dans le 18\u00b0 arrondissement, sans savoir exactement ce que j\u2019allais voir.\u00a0 Je connaissais \u00e9videmment les grands classiques de la chanteuse, mais ceux-ci datent un peu et j\u2019avais un peu peur d\u2019aller \u00e0 un concert de vari\u00e9t\u00e9 Fran\u00e7aise. Je ne pouvais pas me tromper plus. Olivia Ruiz est un bout de femme a qui tous les \u00e9pith\u00e8tes conviennent, d\u00e9lirante, allum\u00e9e, magique, enflamm\u00e9e\u2026 Elle est ce genre de personnage o\u00f9 tout se m\u00eale et s\u2019entrem\u00eale, pour un rendu captivant et \u00e9lectrique. Ce concert est \u00e0 son image, un spectacle tr\u00e8s rock conduit par des musiciens hors normes qui jouent tous d\u2019instruments incroyables. Une sc\u00e9nographie assez os\u00e9e qui organise la sc\u00e8ne autour de ces musiciens et de ce petit bout de flamme. Une flamme qui communique son feu avec un public, parfois un peu mou, ce qui n\u2019a pas emp\u00eacher la chanteuse d\u2019\u00e9lectriser la Cigale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce concert avait lieu dans le cadre de son nouvel album, \u00e0 nos corps aimants, album dans lequel nous retrouvons tout l\u2019univers magique de Mme Ruiz, entre m\u00e9tamorphoses, comptine pour enfant en espagnol, et morceaux tr\u00e8s rock, tout y est pour plaire . Un ensemble donc tr\u00e8s r\u00e9ussi entre cet album et ce spectacle brillant. Merci au service culturel de la Sorbonne pour ses propositions si vari\u00e9es qui nous permettent de d\u00e9couvrir les univers de ces artistes merveilleux !<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Camille Ad\u00e9j\u00e8s<\/h6>\n<hr \/>\n<h3>A NOS CORPS-AIMANTS, du magn\u00e9tisme f\u00e9minin<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 22 f\u00e9vrier \u00e0 18h, une longue file d\u2019attente se formait devant la Cigale pour un concert commen\u00e7ant pourtant deux heures et demi plus tard. Les fans de la<em> femme chocolat<\/em>, curieux de son nouvel album, sont arriv\u00e9s tr\u00e8s t\u00f4t pour honorer leur vedette. Et ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7us. Le concert organis\u00e9 par Asterios Spectacles et produit par \u00c9dith Fambuena nous a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une nouvelle Olivia Ruiz. Dans <em>A<\/em> <em>Nos corps aimants<\/em>, la chanteuse rend hommage au plaisir f\u00e9minin avec un album plus sensuel et une mise en sc\u00e8ne \u00e9lectrisante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le th\u00e8me de la f\u00e9minit\u00e9 accompagne le concert du d\u00e9but \u00e0 la fin. La premi\u00e8re partie f\u00fbt jou\u00e9e par\u00a0 ANNIKA &amp; THE FOREST, groupe compos\u00e9 uniquement par des femmes. Une fois les rideaux ouverts, la sensualit\u00e9 monte graduellement. Lorsqu\u2019Olivia chante \u00ab\u00a0Quijote\u00a0\u00bb, le public est enflamm\u00e9 par la m\u00e9lodie piment\u00e9e d\u2019influences espagnoles. \u00c0 partir de l\u00e0, on rentre vraiment dans l\u2019esprit de <em>Nos corps-aimants, <\/em>un disque \u00e9crit et co-compos\u00e9 par la chanteuse elle-m\u00eame. Il s\u2019agit d\u2019un travail extr\u00eamement personnel, tout le temps en dialogue avec le public, la chanteuse parle de sa grossesse et partage avec l\u2019audience la berceuse qu\u2019elle a compos\u00e9e pour son fils Nino, \u00abNino mi ni\u00f1o\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La relation intime avec le public est une marque tr\u00e8s forte de cette nouvelle aventure men\u00e9e par Olivia Ruiz. Dans\u00a0 <em>Nos corps-aimants <\/em>les fans ont vot\u00e9 sur internet pour sa tenue et pour 4 chansons. Le 22 f\u00e9vrier Olivia, sous la demande de ses \u00ab\u00a0\u00e9lecteurs\u00a0\u00bb, a interpr\u00e9t\u00e9 quelques titres de ses Cds pr\u00e9c\u00e9dents, \u00ab\u00a0My lomo &amp; me (Je photographie des gens heureux)\u00a0\u00bb , et \u00ab\u00a0Le tango du qui\u00a0\u00bb, habill\u00e9e d\u2019une robe noire aussi \u00e9lue sur internet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce qui concerne l\u2019expression artistique de la chanteuse, Olivia Ruiz joue ses chansons de mani\u00e8re th\u00e9\u00e2trale, transmettant avec son corps et sa voix les \u00e9motions qui incarnent chaque titre. La sc\u00e8ne est ainsi le fruit du sens de fantaisie de la chanteuse, le d\u00e9cor reprend les triangles visibles sur la pochette du disque. Les musiciens et Olivia se trouvent donc sous une esp\u00e8ce de toit triangulaire, avec un fond compos\u00e9 aussi de triangles. Le syst\u00e8me d\u2019illumination du concert s\u2019est appropri\u00e9 de cette structure presque pyramidale pour projeter les lumi\u00e8res sur la sc\u00e8ne de fa\u00e7on tridimensionnelle. De cette fa\u00e7on, <em>Nos corps aimants<\/em> a offert non seulement un spectacle musical, mais \u00e9galement un spectacle visuel o\u00f9 les lumi\u00e8res se sont mari\u00e9es \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Daniela Bomfim<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Olivia Ruiz, alias la femme chocolat, \u00e9tait pr\u00e9sente sur la sc\u00e8ne de la Cigale trois soirs cons\u00e9cutifs pour la sortie de son nouvel album \u00ab\u00a0A nos corps-aimants\u00a0\u00bb. J\u2019ai pu assister au 2<sup>\u00e8me<\/sup> concert. Habitu\u00e9e aux grandes salles telles que Bercy ou le Z\u00e9nith de Paris, c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que j\u2019allais dans une \u00ab\u00a0petite\u00a0\u00bb salle de concert, mais finalement cela est plut\u00f4t agr\u00e9able car il n\u2019y a pas de \u00ab\u00a0mauvaises\u00a0\u00bb places. Le public \u00e9tait principalement f\u00e9minin et en moyenne des femmes d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vais parler que tr\u00e8s bri\u00e8vement de la premi\u00e8re partie car je n\u2019ai pas du tout aim\u00e9. C\u2019\u00e9tait deux filles, une au violoncelle et ch\u0153ur, et l\u2019autre \u00e0 la guitare et chant. Elles n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 l\u2019aise et cela se voyait, leur type de musique \u00e9tait assez d\u00e9primant, elles chantaient en anglais et leur nom de groupe est en anglais \u00e9galement mais elles pronon\u00e7aient tellement mal que je n\u2019ai rien compris\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Heureusement, c\u2019\u00e9tait le tour d\u2019Olivia Ruiz d\u2019entrer sur sc\u00e8ne et elle m\u2019a tr\u00e8s vite enlev\u00e9 cette premi\u00e8re mauvaise impression. Sur la sc\u00e8ne il y avait des poutres m\u00e9talliques qui formaient comme un tipi, avec en fond une multitude de petits miroirs en forme de triangle. Cette structure rendait vraiment magnifique avec tous les jeux de lumi\u00e8res. Il faut \u00e9galement savoir qu\u2019Olivia Ruiz avait lanc\u00e9 un sondage sur sa page Facebook pour que son public choisisse sa tenue et quatre chansons qu\u2019elle allait interpr\u00e9ter ce soir-l\u00e0.\u00a0 Nous avons donc vu arriver sur sc\u00e8ne un petit bout de femme tr\u00e8s sage avec sa robe, sa veste en esp\u00e8ce de fourrure et son chignon tir\u00e9 \u00e0 quatre \u00e9pingles. Mais d\u00e8s la fin de sa premi\u00e8re chanson\u00a0: changement radicale\u00a0: elle enl\u00e8ve sa veste, d\u00e9fait son chignon et la sc\u00e8ne \u00e9tait soudain devenu une sc\u00e8ne digne des plus grands concerts de rock\u00a0! Et cela a \u00e9t\u00e9 le cas pendant presque tout le concert. Olivia Ruiz est vraiment une femme qui donne beaucoup de sa personne sur sc\u00e8ne, tant par son \u00e9nergie \u00e0 sauter et danser de partout mais \u00e9galement par sa gentillesse envers son public. Elle aime beaucoup nous faire participer comme chanter une phrase d\u2019un refrain ou tout simplement interagir avec nous entre deux chansons\u00a0; la taille de la salle facilitant l\u2019\u00e9change. Il y avait des chansons en fran\u00e7ais mais \u00e9galement en espagnol car ce nouvel album a \u00e9t\u00e9 produit \u00e0 Figueras, ville de Salvador Dali.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que tout le monde croyait le concert termin\u00e9, nous la voyons revenir avec ses musiciens et elle avait chang\u00e9 de tenue\u00a0: une robe blanche futuriste digne des tapis rouges am\u00e9ricains\u00a0! Et le concert termine en beaut\u00e9 avec 4 chansons suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Charlotte Dutron<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jeudi 23 f\u00e9vrier, Olivia Ruiz donnait son dernier concert \u00e0 la Cigale, afin de pr\u00e9senter son dernier disque, <em>A nos corps-aimants. <\/em>Le retour de la chanteuse, 4 ans apr\u00e8s son dernier disque, se faisait donc dans une salle remplie de fans, ravis de ce come-back.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur sc\u00e8ne, apr\u00e8s une premi\u00e8re partie sous le signe de la chanson fran\u00e7aise, Olivia Ruiz finit par faire son apparition. En short et tee-shirt, tenue choisie par les internautes, elle commence d\u00e8s le d\u00e9but dans un univers plut\u00f4t rock. Le d\u00e9cor de la sc\u00e8ne lui aussi montre l\u2019\u00e9clectisme de la chanteuse, avec une pyramide assez psych\u00e9d\u00e9lique qui fait office de toit, et met dans une ambiance tr\u00e8s pop.<br \/>\nCet \u00e9clectisme s\u2019exprime tout au long du concert. Les influences espagnoles de la chanteuse se retrouvent dans des rythmes proches de la salsa, entra\u00eenant, comme pour la chanson \u00ab\u00a0Mala Vida\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Parano\u00efaque transcendantal\u00a0\u00bb se pr\u00e9sentant comme une d\u00e9dicace \u00e0 Dali. On a aussi un univers plus imag\u00e9, avec une force qui r\u00e9side plut\u00f4t dans des paroles faisant surgir dans les esprits un v\u00e9ritable cirque endiabl\u00e9, comme pour les chansons \u00ab\u00a0La femme chocolat\u00a0\u00bb, ou \u00abLe tango du Qui\u00a0\u00bb.Tout au long du concert, Olivia Ruiz montre son dynamisme et son don pour la sc\u00e8ne, n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 interpeller le public, et \u00e0 partager des moments de vie, par exemple avec sa chanson \u00ab\u00a0Nino mi Ni\u00f1o\u00a0\u00bb, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la r\u00e9cente naissance de son fils, qu\u2019elle d\u00e9dicace \u00e0 sa maman, pr\u00e9sente dans la salle. Pendant le concert, elle alterne ses titres les plus anciens avec ceux de son nouvel album. \u00ab\u00a0J\u2019tra\u00eene des pieds\u00a0\u00bb est ainsi chant\u00e9 dans une atmosph\u00e8re intimiste, l\u2019artiste montre alors une facette plus douce, assise sur un tabouret, soulignant qu\u2019elle n\u2019oublie pas d\u2019o\u00f9 elle vient. Ces moments sont altern\u00e9s avec d\u2019autres, bien plus dynamiques. Olivia Ruiz est heureuse de remonter sur sc\u00e8ne et le montre. Pleine d\u2019\u00e9nergie, elle saute, danse, s\u2019amuse avec ses musiciens. Ces derniers montrent une vraie proximit\u00e9 avec la chanteuse, certains \u00e9tant pr\u00e9sents depuis le d\u00e9but de sa carri\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au final, le spectacle qu\u2019offre Olivia Ruiz offre nous emm\u00e8ne dans un univers de monstres en couleurs, aux inspirations multiples, tant espagnoles que rock\u2019n\u2019roll, et invite au voyage ses auditeurs.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Roxane G\u00e9lineau<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lors de cette soir\u00e9e dans la salle de concert de \u00ab\u00a0La Cigale\u00a0\u00bb, \u00e0 Paris, Pierre Lebas a ouvert le bal en interpr\u00e9tant des chansons d\u2019un style \u00ab\u00a0pop \u00e0 la fran\u00e7aise\u00a0\u00bb, comme il aime le dire. Il est l\u2019ancien chanteur de la formation musicale \u00ab\u00a0La Ruda\u00a0\u00bb, avec laquelle il a \u00e9volu\u00e9 pendant vingt ans, sous le surnom de Pierrot. C\u2019est un parolier reconnu, \u00e0 la po\u00e9sie simple et \u00e9l\u00e9gante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne de la chanteuse Olivia Ruiz a imm\u00e9diatement chauff\u00e9 l\u2019assistance et la salle a chang\u00e9 d\u2019ambiance, sous les ovations des fans venus \u00e9couter son dernier album en live. Sorti le 18 novembre 2016, sous le nom \u00ab\u00a0A nos corps aimants\u00a0\u00bb, il est le cinqui\u00e8me de l\u2019artiste, plus moderne et personnel, elle l\u2019a \u00e9crit et co-compos\u00e9. Elle expliqua d\u2019ailleurs entre deux chansons, avoir pris du temps pour elle et pour son enfant, n\u00e9 en novembre 2015. Elle confia \u00e9galement qu\u2019il est pour elle une source intarissable d\u2019inspiration. Un jeu de lumi\u00e8re important mettait dans l\u2019ambiance des diff\u00e9rentes chansons. Apr\u00e8s une interm\u00e8de plut\u00f4t douce, Olivia Ruiz s\u2019est l\u00e2ch\u00e9 sur une musique endiabl\u00e9e, l\u00e2chant des cheveux. Sur sc\u00e8ne, elle est accompagn\u00e9e de ses musiciens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses fans ont eu la joie d\u2019entendre, entre autres, \u00ab\u00a0Mon corps, mon amour\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Ame en dentelle\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Nos corps aimants\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Nino Mi Nino\u00a0\u00bb, au cours de laquelle la chanteuse a invit\u00e9 le public \u00e0 participer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir encha\u00een\u00e9 les chansons de son nouvel album, est venu ensuite la partie du concert d\u00e9cid\u00e9 par les internautes. Ils ont pu choisir la tenue qu\u2019elle devait porter ainsi que sa th\u00e9matique, \u00ab\u00a0l&rsquo;impertinente en short\u00a0\u00bb. Ils ont \u00e9galement vot\u00e9 pour les chansons qu\u2019ils avaient envie d\u2019entendre, notamment \u00ab\u00a0Goutez-moi\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0My lomo &amp; me (je photographie des gens heureux)\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le tango du qui\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Quijote\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Olivia Ruiz est \u00e9galement revenue sur ses classiques, comme par exemple \u00ab\u00a0La femme chocolat\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\">Pauline L\u00e9v\u00eaque-Guibert<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Olivia RUIZ est une chanteuse fran\u00e7aise aux influences folk, rock et hispaniques dont le nouvel album \u00ab\u00a0\u00c0 nos corps-aimants\u00a0\u00bb vient de sortir. Ses chansons sont pour moi des odes \u00e0 la f\u00e9minit\u00e9. Une \u00ab\u00a0f\u00e9minit\u00e9\u00a0f\u00e9ministe\u00a0\u00bb qui s\u2019assume et se vit pleinement. Olivia RUIZ a su cr\u00e9er un univers qui semble sinc\u00e8re. \u00c0 la fois tendre, gourmand et sensuel, il est \u00e0 son image. L\u2019interpr\u00e8te de <em>La femme<\/em> <em>chocolat<\/em> (2006) est caract\u00e9ris\u00e9e par une d\u00e9licatesse et une \u00e9l\u00e9gance \u00e0 la fran\u00e7aise <em>twist\u00e9e<\/em> d\u2019une \u00e9nergie et d\u2019une joie de vivre tr\u00e8s espagnole. Il m\u2019a souvent sembl\u00e9 qu\u2019elle savait en jouer et surtout s\u2019amuser avec les clich\u00e9s (tenues et fleurs rouges, gestuelle de poup\u00e9e qui \u00e9voque le flamenco, etc.) Chaque chanson v\u00e9hicule n\u00e9anmoins des sensations et des \u00e9motions qui lui sont propres. Ce sont de v\u00e9ritables textes riches en sous-entendu et m\u00e9taphores. Ainsi, ils parlent de moments priv\u00e9s comme <em>Tokyo Eyes<\/em> qui s\u2019inspire d\u2019une dispute avec ses proches et rappelle le film de Jean-Pierre LIMOSIN.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce titre fait partie de son nouvel album \u00ab\u00a0\u00c0 nos corps-aimants\u00a0\u00bb tout comme <em>Nino mi ni\u00f1o<\/em> qui nous transporte en Espagne et \u00e9voque avec affection et pudeur son enfant. Pour ce cinqui\u00e8me album, elle est entour\u00e9e de femmes\u00a0: \u00c9dith FAMBUENA, le duo IBEYI, la chanteuse ANNIKA AND THE FOREST. Se sentait-elle plus en confiance pour aborder de nouveaux th\u00e8mes\u00a0? Sur ce nouvel opus, les r\u00e9f\u00e9rences au couple sont peut-\u00eatre plus pr\u00e9sentes. L\u2019\u00e9vocation du d\u00e9sir d\u2019enfant et de son r\u00f4le de m\u00e8re sont eux in\u00e9dits. Il y a v\u00e9ritablement une \u00e9volution qui est sans doute le reflet de sa vie de femme, sa source d\u2019inspiration premi\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour cette premi\u00e8re date \u00e0 la Cigale, nous avons eu le droit \u00e0 la traditionnelle premi\u00e8re partie. Il s\u2019agissait de VINCHA un rappeur qui se pr\u00e9sente lui-m\u00eame comme \u00ab le moins <em>hardcore<\/em> du 93\u00a0\u00bb. C\u2019est une vraie d\u00e9couverte. Il s\u00e9duit par son humour et ses textes narratifs \u00e0 tendance <em>storytelling<\/em>. Naturel et sinc\u00e8re, il sait jouer avec le public comme par exemple avec un clin d\u2019\u0153il \u00e0 Olivia RUIZ et les \u00ab\u00a0petits seins\u00a0\u00bb ou l\u2019\u00e9vocation de sa famille dans la salle. On ressent et comprend parfaitement ses envies, son v\u00e9cu. Son autod\u00e9rision me rappelle l\u2019univers des CASSEURS FLOWTERS. Sur sc\u00e8ne, il est d\u2019ailleurs accompagn\u00e9 d\u2019un DJ qui est un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0pote\u00a0\u00bb. Ils se taquinent mutuellement et leur \u00e9nergie communicative envo\u00fbte la salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s cette atmosph\u00e8re bon enfant, Olivia RUIZ rentre en sc\u00e8ne et le changement est brutal. Son ton est grave. Pour cette premi\u00e8re chanson m\u00e9lancolique et triste, elle ne danse pas. Il y a peu de lumi\u00e8re et beaucoup de fum\u00e9e, mais c\u2019est avec humour qu\u2019elle explique que ce n\u2019est pas voulu\u2026 Elle en vient \u00e0 raconter que La Cigale, Paris, c\u2019est \u00ab\u00a0b\u00eatement stressant\u00a0\u00bb. Avec un titre plus rock, elle tombe le masque, ou plut\u00f4t la veste, et c\u2019est parti. Elle danse, bouge, saute ! On la sent lib\u00e9r\u00e9e et elle ne cessera de montrer son sens du rythme. Olivia RUIZ a un r\u00e9pertoire important avec lequel elle sait jouer en alternant ses grands succ\u00e8s (<em>J\u2019traine des pieds<\/em>, 2005 ou <em>Elle<\/em> <em>panique<\/em>, 2009) avec les titres de son nouvel album. La chanteuse a v\u00e9ritablement le sens de la sc\u00e8ne. Elle sait f\u00e9d\u00e9rer son public. Si parfois, les applaudissements et l\u2019espagnol ne suivent pas, elle en rigole.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet esprit a commenc\u00e9 bien avant le spectacle. Elle invitait en effet son public \u00e0 voter pour choisir sa tenue et trois des titres qu\u2019elle interpr\u00e9terait sur sc\u00e8ne par le biais de son application \u00ab\u00a0PIMP MY RUIZ\u00a0\u00bb. J\u2019aime particuli\u00e8rement cette attention interactive. Olivia RUIZ cherche \u00e0 cr\u00e9er du lien avec son public, mais \u00e7a ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. Cette application sert \u00e0 rassembler son public et pourquoi pas \u00e0 l\u2019aider \u00e0 trouver son \u00ab\u00a0corps-aimant\u00a0\u00bb. Pour moi, cette initiative est caract\u00e9ristique d\u2019Olivia RUIZ qui d\u00e9borde d\u2019amour. Son concert est un rayon de soleil associ\u00e9 \u00e0 v\u00e9ritable coup de <em>boost\u00a0<\/em>!<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Astrid Lours Riou<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>C\u2019est dans une structure illumin\u00e9e et en triangle, proche des films de science-fiction, qu\u2019Olivia Ruiz a fait son entr\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre de la Cigale le jeudi 23 f\u00e9vrier dernier, nous plongeant dans son univers dynamique, personnel et \u00e9clectique. Un triangle-chapiteau qui abrite les cinq musiciens et la chanteuse, des jeux de lumi\u00e8re, qui accompagnent les changements de caract\u00e8re des titres, le tout sous le patronage d\u2019une \u00e9nergie d\u00e9bordante, Olivia Ruiz n\u2019a pas d\u00e9\u00e7u son public lors de cette troisi\u00e8me et derni\u00e8re date de son apparition dans ce th\u00e9\u00e2tre parisien \u00e0 la r\u00e9partition particuli\u00e8re. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le th\u00e9\u00e2tre adopte la configuration d\u2019un th\u00e9\u00e2tre traditionnel, avec balcon, orchestre, son public est \u00e9tonnamment r\u00e9parti\u00a0: au premier balcon, public assis, une ambiance cosy d\u2019op\u00e9ra\u00a0; en bas, des auditeurs debout, une bi\u00e8re \u00e0 la main, tous aussi attentifs. Oui, car Olivia Ruiz, elle scotche\u00a0: si elle donne envie de danser, de chanter avec elle, chacun reste \u00e0 l\u2019\u00e9coute, que ce soit debout ou \u00e0 l\u2019\u00e9tage. D\u2019ailleurs, la plupart des fans connaissent les chansons par c\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais avant l\u2019entr\u00e9e de l\u2019artiste, une premi\u00e8re partie \u00e0 l\u2019image de ce qui va suivre met en bouche\u00a0: trio de messieurs, deux guitaristes et un chanteurs, qui nous font commencer la soir\u00e9e devant le rideau dans une ambiance pop-rock, en alternant entre des titres dynamiques et entra\u00eenants dans une atmosph\u00e8re onirique, et des titres plus personnels que le chanteur annonce par des anecdotes personnelles aux allures \u00e0 l\u2019eau de rose, accompagn\u00e9es par les projecteurs, muant d\u2019un \u00e9clairage rouge \u00e0 un autre plus intime, plus froid. Cependant, le public attend, et Olivia Ruiz fait son apparition vingt minutes plus tard, le temps d\u2019aller commander en se faufilant dans la foule une bi\u00e8re rafraichissante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Olivia Ruiz est telle qu\u2019on l\u2019attend\u00a0: dynamique, dansante et en connivence avec son public, des plus enthousiastes. Des \u00ab\u00a0On t\u2019aime Olivia\u00a0\u00bb \u00e9manent de la salle, des r\u00e9ponses aux questions de l\u2019artiste\u2026 auxquelles elle n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 r\u00e9pondre, souhaitant parfois identifier ses admirateurs. Cette interaction a d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9e. En effet, la tenue m\u00eame d\u2019Olivia a \u00e9t\u00e9 vot\u00e9e par ses fans, de m\u00eame que quatre chansons. Ce soir, c\u2019est short noir et haut blanc, la sobri\u00e9t\u00e9\u00a0; hier, c\u2019\u00e9tait bustier. Quant aux titres choisis par le public, ses fans se sont tourn\u00e9s vers les classiques, dont \u00ab\u00a0La femme chocolat\u00a0\u00bb dont elle rappelle le contexte. Interaction aussi quand Olivia invite \u00e0 s\u2019unir \u00e0 elle pour chanter le refrain en Espagnol d\u2019une chanson personnelle qui relate son exp\u00e9rience de m\u00e8re. \u00ab\u00a0Il y a quinze mois, je faisais vingt kilos de plus\u00a0\u00bb, dit-elle avec cette l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 qui la caract\u00e9rise si bien. Oui, la jeune femme est l\u2019heureuse m\u00e8re d\u2019un b\u00e9b\u00e9 et multiplie les anecdotes pour pr\u00e9senter ses titres. Elle poursuit d\u2019ailleurs la g\u00e9n\u00e9alogie en d\u00e9dica\u00e7ant ensuite une chanson \u00e0 \u00ab\u00a0la meilleure maman du monde\u00a0\u00bb, sa m\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On bascule dans une ambiance \u00e0 plusieurs facettes, l\u2019une rock avec vitalit\u00e9, soutenue par un rythme assur\u00e9 par les musiciens et scand\u00e9 par les lumi\u00e8res, l\u2019autre tourn\u00e9e vers la romance, la confidence personnelle et la douceur, dans une atmosph\u00e8re tamis\u00e9e. Olivia Ruiz construit donc son univers avec coh\u00e9rence dans ce triangle qui rappelle le symbole de son dernier album, <em>A nos corps-amants<\/em>\u00a0: elle nous y introduit avec dynamisme pour nous mener avec po\u00e9sie dans sa vie. Cet univers, c\u2019est aussi son public, vari\u00e9, des familles avec parents et enfants, des amis dont la fourchette d\u2019\u00e2ge est immense jusqu\u2019aux grands parents, assis sur une marche. L\u2019ambiance est d\u00e9tendue, dans un moment authentique et euphorique. On retrouve Olivia Ruiz, sa voix particuli\u00e8re et nasillarde, sa \u00ab\u00a0p\u00e2te d\u2019artiste\u00a0\u00bb, son endurance, sa polyvalence, son sens de la mise en sc\u00e8ne, et son \u00e9nergie. Il n\u2019y a pas une sc\u00e8ne et un public, mais bien un th\u00e9\u00e2tre, une salle qui, per\u00e7ue dans son ensemble, reconstitue l\u2019univers Ruiz.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Alexandrine Monnot<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert est \u00e0 la Cigale, la salle se remplit doucement\u2026 On profite du cadre de cet ancien th\u00e9\u00e2tre, des balcons, des moulures, des couleurs rouge et or.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Etrangement, pas mal d\u2019hommes, de trentenaires, des couples, et des fans de la premi\u00e8re heure\u00a0! Au premier balcon il y en qui vont dodeliner la t\u00eate au son des chansons pendant toute la dur\u00e9e du concert, au m\u00eame endroit une femme de cinquante ans qui se l\u00e8vera de son si\u00e8ge pour taper des mains tout le concert durant et m\u2019impressionnera par son \u00e9nergie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En tout cas je suis bien surprise, il reste pas mal d\u2019accros \u00e0 \u00ab\u00a0<em>la femme chocolat<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 l\u2019occasion de la sortie de son dernier album <em>A nos corps-aimants <\/em>(2016) qu\u2019Olivia Ruiz monte sur la sc\u00e8ne parisienne. Ca y est, \u00e7a commence. D\u00e9cor futuriste sur sc\u00e8ne (<em>un grand triangle m\u00e9tallique, qu\u2019est ce que cela peut bien vouloir dire\u00a0?<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les cheveux attach\u00e9s en un chignon sec sur la t\u00eate, elle a quelque chose de s\u00e9v\u00e8re, \u00e7a me d\u00e9range presque. Son timbre de voix bien reconnaissable retentit <em>(aller, je tente un rapprochement avec celui de la M\u00f4me, mais c\u2019est peut \u00eatre le c\u00f4t\u00e9 nasillard)<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis, d\u2019un seul coup, elle l\u00e2che tout, fait tomber le pull et c\u2019est parti pour un moment rock, \u00e7a me d\u00e9range encore, je pense \u00e0 tous les rois et reines du rock n\u2019 roll et je me dis qu\u2019on en a l\u00e0 une imitation bien p\u00e2lichonne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les chansons s\u2019enchainent, j\u2019avoue, je ne les connais pas. Je salue la prestation des musicos qui tiennent la cadence, et celle des techniciens. C\u2019est vrai, la sc\u00e8ne est bien \u00e9clair\u00e9e, il y a des beaux jeux de lumi\u00e8re et un bon rythme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les chansons passent, rock, ton lancinant voire caressant, son deuxi\u00e8me album se veut plus provocateur dans les paroles, puis des m\u00e9lodies plus douces comme cette berceuse espagnole (Je crois que c\u2019\u00e9tait ma chanson pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e) qu\u2019elle d\u00e9die \u00e0 son petit gar\u00e7on, enfin\u00a0 \u00ab\u00a0<em>Elle panique\u00a0<\/em>\u00bb, \u00ab\u00a0<em>La femme chocolat\u00a0<\/em>\u00bb (forc\u00e9ment, on y coupe pas).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On sent une belle complicit\u00e9 entre la chanteuse et son groupe de musicien. Cette Olivia, elle a l\u2019air sympa, un peu comme cette voisine qui fait la f\u00eate trop souvent chez elle mais qu\u2019on aime bien quand m\u00eame. Et pourtant la chanteuse a du mal \u00e0 communiquer avec son public, elle en fait trop.\u00a0 A part les afficionados du balcon que j\u2019ai mentionn\u00e9 plus haut, elle le perd un peu, tentant vanne sur vanne, elle se donne un ethos cool et pourtant, a\u00efe \u00e7a coince.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Cl\u00e9mence Randon<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 21 f\u00e9vrier 2017, je suis all\u00e9e au concert d\u2019Olivia Ruiz \u00e0 la Cigale \u00e0 l\u2019occasion de la sortie de son dernier album <em>Mon Corps Mon Amour<\/em>. Au rez-de-chauss\u00e9e, un petit hall sans pr\u00e9tention aux murs blancs accueille le public et le conduit tout droit \u00e0 un bar anim\u00e9 o\u00f9, d\u00e9j\u00e0, quelques spectateurs se d\u00e9salt\u00e8rent avant le d\u00e9but du concert. Ici, le noir et le rouge dominent et cr\u00e9ent une ambiance intimiste. Sur les c\u00f4t\u00e9s, des escaliers m\u00e8nent \u00e0 la salle de spectacle. Celle-ci n\u2019est pas tr\u00e8s grande\u00a0et a l\u2019apparence d\u2019une petite salle de th\u00e9\u00e2tre reconvertie en salle de concerts. Dans l\u2019orchestre, qui ne comporte aucune place assise, les spectateurs sont debout, tandis qu\u2019au balcon, ces derniers sont assis dans de confortables fauteuils rouges. Le noir du sol, le gris m\u00e9tallis\u00e9 des murs, le dor\u00e9 terne du plafond, le rouge du rideau de la sc\u00e8ne et les lumi\u00e8res tamis\u00e9es cr\u00e9ent, comme dans le bar, une ambiance intimiste propice \u00e0 la d\u00e9tente et \u00e0 la discussion entre amis avant le d\u00e9but du concert. De part et d\u2019autre de la sc\u00e8ne, une lumi\u00e8re blanche projet\u00e9e sur le gris m\u00e9tallis\u00e9 de la ramarde du balcon rappelle au public le nom du lieu o\u00f9 ils se trouvent\u00a0: \u00ab La Cigale \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir-l\u00e0, le public \u00e9tait assez h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne quoique majoritairement compos\u00e9 de femmes\u00a0: tous les \u00e2ges \u00e9taient repr\u00e9sent\u00e9s, des pr\u00e9-adolescents aux retrait\u00e9s, en passant par les jeunes et les personnes d\u2019\u00e2ge m\u00fbr. Contrairement aux grandes salles parisiennes, la petite salle populaire de La Cigale permet de se sentir proche des autres spectateurs et de v\u00e9ritablement communier autour d\u2019un m\u00eame spectacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le concert a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 19h50. En premi\u00e8re partie, le rappeur Vincha et son acolyte sont venus d\u00e9sinhiber les spectateurs, t\u00e2che quelque peu ingrate, mais qui a \u00e9t\u00e9 pour eux l\u2019occasion de se faire conna\u00eetre. En jeans et en teddy, rouge pour l\u2019un et bleu pour l\u2019autre, ces deux trentenaires, avec leurs pas de danse de gar\u00e7ons qui ne savent pas danser et leur rap plut\u00f4t bourgeois-boh\u00eame, ont su cr\u00e9er une bonne interaction avec le public, le faire rire et le faire bouger, bref, mettre une bonne ambiance avant l\u2019arriv\u00e9e de celle que tout le monde attendait ce soir-l\u00e0\u00a0: Olivia Ruiz. \u00c0 20h40, apr\u00e8s une pause de quelques minutes le temps que les techniciens enl\u00e8vent le mat\u00e9riel des rappeurs de la premi\u00e8re partie, le rideau rouge s\u2019est ouvert sous les applaudissements et les cris des spectateurs, d\u00e9voilant sur sc\u00e8ne un d\u00e9cor qui n\u2019\u00e9tait pas sans faire penser \u00e0 la grande pyramide du Louvre. Dans un nuage de fum\u00e9e, Olivia Ruiz s\u2019avance vers le micro pour commencer \u00e0 chanter tandis que ses cinq musiciens, d\u00e9j\u00e0 en place avec leurs instruments, ex\u00e9cutent les notes du premier morceau de ce long et beau concert. Ce soir-l\u00e0, Olivia Ruiz portait une robe bustier grise, tenue choisie par les spectateurs eux-m\u00eames, puisque gr\u00e2ce \u00e0 Internet, ceux et celles qui le voulaient pouvaient voter, avant le concert, pour ce qu\u2019elle porterait sur sc\u00e8ne parmi une s\u00e9lection de tenues. De m\u00eame, Olivia Ruiz a ce soir-l\u00e0 interpr\u00e9t\u00e9 quatre chansons pour lesquelles les spectateurs avaient vot\u00e9 sur Internet\u00a0: \u00ab\u00a0Goutez-moi\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Volver\u00a0\u00bb,\u00a0\u00ab\u00a0My Lomo &amp;Me\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Le tango du qui\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur sc\u00e8ne, lumi\u00e8re et musique se r\u00e9pondaient parfaitement. Tout au long du concert, Olivia et ses musiciens ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s proches des spectateurs en leur parlant beaucoup entre les chansons, en les faisant r\u00e9agir et parfois m\u00eame en les faisant chanter avec eux. Les spectateurs, quant \u00e0 eux, se sont bien r\u00e9gal\u00e9s au cours de cette soir\u00e9e et ont beaucoup boug\u00e9, chant\u00e9 et cri\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 l\u2019ambiance tr\u00e8s vivante et tr\u00e8s chaleureuse de ce concert o\u00f9 j\u2019ai pu m\u2019amuser et me laisser porter par la musique.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Yali Tang<\/h6>\n<pre>Photo : Olivia Ruiz<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Concert | La Cigale | En savoir plus Le 22 f\u00e9vrier 2017 j\u2019ai assist\u00e9 au concert d\u2019Olivia Ruiz \u00e0 la Cigale \u00e0 Paris dans le 18\u00b0 arrondissement, sans savoir exactement ce que j\u2019allais voir.\u00a0 Je connaissais \u00e9videmment les grands classiques de la chanteuse, mais ceux-ci [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":8343,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,25,63],"tags":[],"class_list":["post-8341","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-concert","category-la-cigale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8341","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8341"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8341\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8341"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8341"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8341"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}