{"id":915,"date":"2016-12-05T20:00:34","date_gmt":"2016-12-05T19:00:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=915"},"modified":"2016-12-05T20:00:34","modified_gmt":"2016-12-05T19:00:34","slug":"valerie-lemercier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=915","title":{"rendered":"Val\u00e9rie Lemercier"},"content":{"rendered":"<p>Humour | Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet | <a href=\"http:\/\/chatelet-theatre.com\/fr\/event\/valerie-lemercier-2016\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nouveau spectacle de Val\u00e9rie Lemercier, qui a lieu au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet, sous forme de petites sc\u00e9nettes humoristiques, pr\u00e9sente l\u2019actrice-com\u00e9dienne dans la peau de diff\u00e9rents personnages (un coach nutritionniste, une petite fille en compagnie de sa baby-sitter, une\u00a0racaille, une adolescente qui fait des selfies, une vacanci\u00e8re, une m\u00e8re de famille\u2026) apparaissant dans des sc\u00e8nes de la vie de tous les jours, et s\u2019adressant toujours \u00e0 un interlocuteur pr\u00e9cis dont on imagine les r\u00e9ponses, puisqu\u2019elle est seule sur sc\u00e8ne.<br \/>\nLa mise en sc\u00e8ne est tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9e\u00a0: Val\u00e9rie Lemercier appara\u00eet constamment \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, avec pour seuls d\u00e9cors un t\u00e9l\u00e9phone fixe situ\u00e9 c\u00f4t\u00e9 jardin, et une valise qu\u2019elle traine derri\u00e8re elle pour les sc\u00e9nettes dites \u00ab\u00a0transitoires\u00a0\u00bb. Ces sc\u00e9nettes, qui durent le temps du passage d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de la sc\u00e8ne, marquent la transition entre les sketchs principaux, quand ce n\u2019est pas un simple noir dans la salle qui annonce la fin de chaque prestation. Lemercier laisse aussi entrevoir les d\u00e9cors de 42nd Street en arri\u00e8re sc\u00e8ne lors de son final, ce qui donne un c\u00f4t\u00e9 informel au spectacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, elle est tr\u00e8s simplement v\u00eatue de noir et ne change pas de costume, seules ses r\u00e9pliques, ses mimiques et sa voix nous font voyager \u00e0 travers les personnages qu\u2019elle incarne. Mais on ne voyage pas toujours. On a tendance \u00e0 comprendre globalement le genre de personnage de la soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019elle incarne, mais on accroche plus \u00e0 certaines interpr\u00e9tations qu\u2019\u00e0 d\u2019autres, l\u2019ensemble \u00e9tant assez in\u00e9gal\u00a0: les caricatures des diff\u00e9rents personnages sont parfois tr\u00e8s justes (la petite fille gard\u00e9e par sa baby-sitter par exemple),\u00a0 comme parfois tr\u00e8s mal interpr\u00e9t\u00e9es (la racaille) malgr\u00e9 ses mimiques si propres \u00e0 elle qui font souvent la richesse de son jeu d\u2019actrice. Pourtant, \u00e0 part quelques fans inconditionnels qui rigolent \u00e0 n\u2019importe quel morceau de phrase, pourvu qu\u2019il soit \u00e9nonc\u00e9 par Val\u00e9rie Lemercier, \u00e7a ne fait globalement pas bien rire le public. Il s\u2019agit plus d\u2019une interpr\u00e9tation th\u00e9\u00e2trale, parfois bonne, parfois mauvaise, de la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble que d\u2019un r\u00e9el one woman show comique comme on pourrait l\u2019attendre de la part de l\u2019actrice-com\u00e9dienne, pourtant si dr\u00f4le \u00e0 l\u2019\u00e9cran. On peut aussi s\u2019attendre \u00e0 un jeu entre elle et le public, qui n\u2019a jamais lieu, et c\u2019est bien dommage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De plus, on ne comprend pas vraiment le lien entre les sc\u00e9nettes, outre l\u2019allusion r\u00e9currente (mais pas automatique, ni forc\u00e9ment tr\u00e8s pr\u00e9sente) \u00e0 la nourriture et au rapport malsain de l\u2019humain \u00e0 la nourriture.<br \/>\nLe spectacle est donc plut\u00f4t d\u00e9cevant puisqu\u2019il ne fait pas r\u00e9ellement rire et que l\u2019interpr\u00e9tation des personnages n\u2019est pas toujours convaincante, bien que quelques proc\u00e9d\u00e9s sc\u00e9niques, comme les passages de part et d\u2019autres de la sc\u00e8ne avec la valise, qui coupent le spectacle avec l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, soient int\u00e9ressants.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Cl\u00e9mentine Dreyfus<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s sept ans d\u2019absence, Val\u00e9rie Lemercier prouve encore dans son nouveau one woman show au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet ses talents d\u2019imitatrice. L\u2019actrice nous offre une multiplicit\u00e9 de personnages diff\u00e9rents, qu\u2019elle incarne avec brio. Elle se m\u00e9tamorphose tour \u00e0 tour en coach bio, en m\u00e8re de famille, en bourgeoise, en veuf\u2026 M\u00ealant figures d\u00e9j\u00e0 connues par son public et nouvelles cr\u00e9ations, elle ne tombe jamais dans le vulgaire ou dans le m\u00e9chant clich\u00e9. Peut \u00eatre la sobri\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale du spectacle permet-elle ce juste \u00e9quilibre\u00a0: une sc\u00e8ne quasi-nue, d\u00e9pourvue de d\u00e9cor et surtout, pas de changement de costume, mais un pantalon et un haut noirs, tout simplement. C\u2019est dans cette neutralit\u00e9 que Val\u00e9rie Lemercier fait na\u00eetre ses personnages. Et c\u2019est par cette fa\u00e7on de les cr\u00e9er \u00e0 partir de rien, ou plut\u00f4t \u00e0 partir de la m\u00eame chose que se r\u00e9v\u00e8le son talent.<br \/>\nEn \u00e7a, on pourrait la comparer \u00e0 Gad Elmaleh mais contrairement \u00e0 lui, Val\u00e9rie Lemercier devient vraiment ses personnages et il nous semble qu\u2019elle n\u2019est pas dans la repr\u00e9sentation d\u2019elle m\u00eame.<br \/>\nSes dialogues sont hilarants\u00a0: \u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas en bouffant du Galak devant Youtube qu\u2019on va retrouver votre tronche sur un billet de 50 balles\u00a0!\u00a0\u00bb crie la Renardi\u00e8re dans un \u00e9lan de grossi\u00e8ret\u00e9 \u00e0 ses enfants. C\u2019est de la caricature, c\u2019est souvent cru, mais jamais vulgaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ceux qui s\u2019attendrait \u00e0 un show d\u2019humoriste tr\u00e8s improvis\u00e9, il est possible que ce soit d\u00e9cevant. Ici, peu d\u2019interaction avec le public, mais c\u2019est ce qui permet \u00e9galement au spectacle de ne pas tomber dans un humour lourd et trop insistant. Le public n\u2019est du reste pas d\u00e9\u00e7u et r\u00e9agi toujours aux sketches, amus\u00e9 (on rit du d\u00e9but \u00e0 la fin).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En bref, Val\u00e9rie Lemercier arrive \u00e0 allier subtilit\u00e9, \u00e9vocation et imitation, humour parfois cru mais l\u00e9ger (on pense au veuf \u00e9voquant sans complexe ses souvenirs sexuels, qui aurait pu \u00eatre \u00f4 combien lourd\u00a0!). On en sort ravi, encore amus\u00e9, avec une farandole de personnages et on esp\u00e8re qu\u2019elle en cr\u00e9era encore d\u2019autres\u00a0!<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Sarah M\u00fcller<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Val\u00e9rie Lemercier est sans conteste une merveilleuse com\u00e9dienne\u00a0\u00bb. Cette phrase ne m&rsquo;a pas quitt\u00e9 de toute la repr\u00e9sentation. Ce soir-l\u00e0, au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet, la salle \u00e9tait presque comble. Je parcourais la salle des yeux avant que le rideau ne se l\u00e8ve\u00a0; une large majorit\u00e9 de quinquag\u00e9naires s&rsquo;affairaient sur leur si\u00e8ge, de jeunes adultes aux allures proprettes et distingu\u00e9es faisaient office de suppl\u00e9tifs. Au terme de quelque une heure et demie, je quittai la salle, partag\u00e9. Je ressassais\u00a0: \u00ab\u00a0Val\u00e9rie Lemercier est sans conteste une merveilleuse com\u00e9dienne\u2026 mais quel dommage\u00a0!\u00a0\u00bb. Dans une mise en sc\u00e8ne tr\u00e8s simple\u00a0: (une tenue noire, sobre et \u00e9l\u00e9gante, le simple bleu de travail des com\u00e9diens, ainsi qu&rsquo;une valise \u00e0 roulettes) Val\u00e9rie Lemercier d\u00e9roule son spectacle au fil d&rsquo;une galerie de personnages, le tout reposant sur la simple interpr\u00e9tation de la com\u00e9dienne, qui ne s&rsquo;encombre d&rsquo;aucun artifice. Succession de sketches, le spectacle n&rsquo;entend pas inviter le spectateur dans un r\u00e9cit, mais prend le parti de nous d\u00e9voiler les brins de vie d&rsquo;une dizaine de personnages sans aucun lien entre eux, un noir ponctuant et faisant la transition d&rsquo;une histoire \u00e0 l&rsquo;autre. \u00c0 certain moment, entre deux sayn\u00e8tes, la com\u00e9dienne arpente le plateau dans sa largeur, tirant sa valise elle l\u00e2che une courte tirade, tr\u00e8s efficace, donnant \u00e0 son spectacle une respiration d\u00e9licate. Des bourgeoises\u00a0; une nutritionniste\u00a0; une ado\u00a0; un banlieusard\u00a0; une divorc\u00e9e\u00a0; une spectatrice sans-g\u00eane\u00a0; l&rsquo;ami d&rsquo;un d\u00e9pressif\u00a0; une enfant curieuse\u00a0; un vieux belge etc. L&rsquo;interpr\u00e9tation de Val\u00e9rie Lemercier est magistrale. Qualit\u00e9 tr\u00e8s pr\u00e9cieuse, une gestuelle clownesque au service de son personnage, rendant l&rsquo;interpr\u00e9tation \u00e0 la fois ample et tr\u00e8s juste. Mais quel dommage d&rsquo;\u00eatre au service de tels textes\u00a0! D\u00e8s la premi\u00e8re\u00a0 sayn\u00e8te, une nutritionniste entend nous faire rire avec des r\u00e9f\u00e9rences tr\u00e8s appuy\u00e9es \u00e0 Fran\u00e7ois Hollande\u00a0;\u00a0 de petites sucreries, pour de l\u00e9gers sourires, mais, le festin, l&rsquo;\u00e9vasion et la fantaisie ne para\u00eetront qu&rsquo;\u00e0 de tr\u00e8s rares instants lors de ce spectacle. L&rsquo;interpr\u00e9tation est certes exemplaire, mais \u00e0 peine entendues, les saillies s&rsquo;\u00e9vanouissent dans l&rsquo;esprit du spectateur en m\u00eame temps que la sc\u00e8ne replonge dans le noir entre deux sketches. Et comment susciter de l&rsquo;\u00e9motion, autre qu&rsquo;un petit rire \u00e9touff\u00e9 lorsque l&rsquo;on nous raconte que la bourgeoise coinc\u00e9e est une bourgeoise coinc\u00e9e, que le jeune de banlieue est un jeune de banlieue, lorsque l&rsquo;\u00e9criture est grossi\u00e8re\u00a0? comme encore dans son brouillon. Cependant, \u00e0 de rares moments l&rsquo;interpr\u00e8te parvient \u00e0 nous \u00ab\u00a0emporter\u00a0\u00bb\u00a0: lorsque Val\u00e9rie Lemercier campe un vieux belge,\u00a0\u00a0 racontant \u00e0 son fils, de mani\u00e8re \u00e0 la fois crue\u00a0; truculente et touchante, les moments charnels\u00a0 qu&rsquo;il partageait avec sa regrett\u00e9e m\u00e8re. Ou encore, lors de son interpr\u00e9tation d&rsquo;une enfant curieuse, voulant explorer le cabinet psychiatrique de sa m\u00e8re avec l&rsquo;aide de sa baby-sitter. Le seule-en-sc\u00e8ne se conclue sur un dialogue o\u00f9 Jean d&rsquo;Ormesson, sing\u00e9 par la com\u00e9dienne, adresse ses f\u00e9licitations \u00e0 Val\u00e9rie Lemercier\u00a0; la dr\u00f4lerie \u00e9tant sens\u00e9e r\u00e9sider dans le fait que l&rsquo;acad\u00e9micien s&rsquo;essaie \u00e0 la grossi\u00e8ret\u00e9. En d\u00e9finitive, si le spectacle de Val\u00e9rie Lemercier nous offre une interpr\u00e9tation parfaite, le tout est sans aucune fantaisie, sauf \u00e0 de trop rares moments, le texte n&rsquo;offrant rien au spectateur, sinon des sketches oubli\u00e9s aussit\u00f4t qu&rsquo;ils s&rsquo;ach\u00e8vent, et quelques l\u00e9gers sourires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Val\u00e9rie Lemercier est une merveilleuse com\u00e9dienne, que je r\u00eave d&rsquo;appr\u00e9cier avec un texte \u00e0 la hauteur de son interpr\u00e9tation. Si ce spectacle existe, il sera merveilleux.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Thomas Soler<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le dernier spectacle de Val\u00e9rie Lemercier fut pr\u00e9sent\u00e9 il y a maintenant pr\u00e8s de sept ans. Sept ann\u00e9es qu\u2019elle n\u2019avait pas fait un \u00ab\u00a0seule en sc\u00e8ne\u00a0\u00bb. Entre les diff\u00e9rents tournages, les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, elle joue depuis d\u00e9sormais plus d\u2019un an son nouveau spectacle appel\u00e9 sobrement \u00ab\u00a0Val\u00e9rie Lemercier\u00a0\u00bb. La repr\u00e9sentation avait lieu dans un th\u00e9\u00e2tre qu\u2019elle pratique depuis un certain temps, notamment pour la pr\u00e9sentation des C\u00e9sar. En effet, elle nous re\u00e7oit \u00ab\u00a0\u00e0 la maison\u00a0\u00bb, au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet pendant plus d\u2019une heure et demie. Cette com\u00e9dienne connue pour ses r\u00f4les au cin\u00e9ma mais aussi au spectacle, nous offre une performance en <em>crescendo<\/em> pour son grand retour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sc\u00e8ne est sobre, pas de d\u00e9cors, comme la majorit\u00e9 des \u00ab\u00a0seul en sc\u00e8ne\u00a0\u00bb me direz-vous, seul un t\u00e9l\u00e9phone rouge accroch\u00e9 au mur c\u00f4t\u00e9 cour, au cas o\u00f9 un spectateur veuille t\u00e9l\u00e9phoner au cours du spectacle. Cette sobri\u00e9t\u00e9 se retrouve par son habillement, noire passe partout lui permettant de se fondre dans la peau de nombreux personnages \u00e9clectiques. Seuls ses v\u00eatements sont sobres. En effet, Val\u00e9rie Lemercier incarne des personnages hauts en couleur, puis a cette capacit\u00e9 a modul\u00e9 son corps, a jou\u00e9 avec et mim\u00e9 des personnages de diff\u00e9rents \u00e2ges, passant des plus \u00e2g\u00e9s au plus jeunes, de la femme aux hommes. Cette \u00e9nergie est assez captivante et incroyable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, les sketchs se suivent et ne se ressemblent pas, la mise en route est lente et lancinante ce qui p\u00e8se un peu durant les vingt premi\u00e8res minutes. Oscillant entre l\u2019actualit\u00e9 politique \u00e0 la critique d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de consommation et cette course au r\u00e9gime di\u00e9t\u00e9tique, en passant par la caricature d\u2019\u00ab\u00a0un jeune de banlieue\u00a0\u00bb, Val\u00e9rie Lemercier s\u2019installe progressivement dans son spectacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9clic se passe r\u00e9ellement quand son personnage f\u00e9tiche de la bourgeoise qui lui colle \u00e0 la peau, feint d\u2019\u00eatre une spectatrice en attente de la v\u00e9ritable Val\u00e9rie Lemercier. Oui le spectacle est intelligemment men\u00e9, Val\u00e9rie Lemercier sait o\u00f9 elle nous m\u00e8ne, capte l\u2019ambiance de\u00a0 la salle, ce qui d\u00e9montre l\u2019extraordinaire professionnalisme de cette\u00a0 com\u00e9dienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 partir de ce moment, le spectacle bascule, le rodage a pris, et les sketchs se suivent et s\u2019accordent, allant d\u2019une enfant cherchant \u00e0 conna\u00eetre l\u2019int\u00e9rieur du cabinet de psychologie de sa m\u00e8re, \u00e0 un vieux belge veuf, elle encha\u00eene les vannes et son public la suit enfin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, la ponctuation d\u2019une Lemercier lancinante traversant la sc\u00e8ne en balan\u00e7ant laconiquement des messages superbes, participe \u00e0 cette r\u00e9ussite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois arriv\u00e9e \u00e0 ce point culminant, la fin semblait un peu fade. Cependant Val\u00e9rie Lemercier d\u00e9cide quand elle finit, surprenant ses spectateurs, et les prenant m\u00eame \u00e0 contrepied. La fin se conclue en dent de scie, o\u00f9 la temporalit\u00e9 semble ne plus nous appartenir, o\u00f9 les gens partent alors que la fin n\u2019\u00e9tait pas finie, jusqu\u2019au bout elle nous tient, jusqu\u2019au bout elle nous surprendra, c\u2019est elle qui d\u00e9cide du clap de fin.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">[anonyme]<\/h6>\n<pre>Photo : Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Humour | Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet | En savoir plus Le nouveau spectacle de Val\u00e9rie Lemercier, qui a lieu au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet, sous forme de petites sc\u00e9nettes humoristiques, pr\u00e9sente l\u2019actrice-com\u00e9dienne dans la peau de diff\u00e9rents personnages (un coach nutritionniste, une petite fille en compagnie de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":916,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,70,47],"tags":[],"class_list":["post-915","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-humour","category-theatre-du-chatelet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/915","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=915"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/915\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=915"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=915"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=915"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}