{"id":920,"date":"2016-12-03T20:00:16","date_gmt":"2016-12-03T19:00:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culture-sorbonne.fr\/chroniques\/?p=920"},"modified":"2016-12-03T20:00:16","modified_gmt":"2016-12-03T19:00:16","slug":"42nd-street","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/?p=920","title":{"rendered":"42nd street"},"content":{"rendered":"<p>Com\u00e9die musicale | Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet | <a href=\"http:\/\/chatelet-theatre.com\/fr\/event\/42nd-street\">En savoir plus<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Voyagez de Paris \u00e0 New York en quelques coup de claquettes\u00a0!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Broadway et les Champs \u00c9lys\u00e9es n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi proches\u00a0!\u00a0\u00bb. \u00c0 un spectacle qui joue volontiers \u2013 et d\u00e9licieusement &#8211; avec les clich\u00e9s, on est vite tent\u00e9s de se lancer dans une critique faite de tout autant de lieux communs. Que les r\u00e9fractaires et les avant-gardistes s\u2019\u00e9loignent du th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet\u00a0: 42nd Street est l\u00e0, et l\u2019\u00e9vidence aussi. Mont\u00e9e \u00e0 New York en 1980, cette com\u00e9die musicale semble sortie des d\u00e9cennies pr\u00e9c\u00e9dentes, quand Gene Kelly, Fred Astaire et autres Leslie Caron tapait g\u00e9n\u00e9reusement de la claquette dans les films musicaux. Tout est r\u00e9uni pour vous transporter dans la magie des <em>musicals\u00a0<\/em>: claquettes, bien s\u00fbr, mais aussi paillettes, plumes, chorus de jambes d\u00e9mesur\u00e9ment longues, rivalit\u00e9s, amour, humour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les clins d\u2019\u0153il aux grandes productions sont l\u00e9gion. Peggy Sawyer, l\u2019h\u00e9ro\u00efne na\u00efve venue de sa campagne de Pennsylvanie pour devenir une star, ressemble \u00e0 la jeune Kathy Selden de <em>Singing in the rain<\/em>. Peggy r\u00eave de strass mais est trop humble pour esp\u00e9rer briller sur sc\u00e8ne. Lorsqu\u2019elle se pr\u00e9sente aux auditions de <em>Pretty Lady<\/em>, le nouveau spectacle de Julian Marsh, le producteur vedette ruin\u00e9 par la crise de 1929, elle est paralys\u00e9e par la peur et n\u2019ose m\u00eame pas entrer dans la salle. Heureusement pour elle, la chance place sur son chemin le beau Billy Lawlor, \u00e9toile montante et t\u00eate d\u2019affiche du nouveau show, qui tombe imm\u00e9diatement sous son charme. Peggy entre dans la compagnie, o\u00f9 elle croise le chemin de Dorothy Brock, starlette au c\u0153ur bris\u00e9 qui n\u2019appr\u00e9cie pas sa concurrence, de Bert Barry et Maggie Jones, les auteurs tout en couleurs, et des autres danseurs et danseuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous n\u2019en dirons pas plus sur l\u2019intrigue, mais comme toute com\u00e9die musicale \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb, le <em>happy ending<\/em> n\u2019est jamais bien loin. Peu de surprises ou de rebondissements dans cette histoire qui r\u00e9pond \u00e0 tous les imp\u00e9ratifs du genre. A la fin du premier acte, difficile de savoir o\u00f9 l\u2019on est emmen\u00e9 tant il y a d\u2019\u00e9l\u00e9ments. Mais pendant 2h30, le spectateur rit, tape du pied en rythme, est hypnotis\u00e9 par les d\u00e9cors et les costumes majestueux, se penche au balcon pour d\u00e9tailler les expressions des acteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au final, un spectacle r\u00e9ussi, qui manie l\u2019ironie en forme d\u2019hommage aux musicals, sans jamais enfreindre les r\u00e8gles. Tout est fait pour faire voyager le public dans les coulisses du show. Sur sc\u00e8ne, un mur de briques nous transporte de la salle d\u2019audition \u00e0 la sc\u00e8ne, de Philadelphie \u00e0 New York en passant par la gare et les grands restaurants qui ont fait les nuits de l\u2019\u00e2ge d\u2019or. La troupe compos\u00e9e d\u2019une quarantaine de danseurs, est homog\u00e8ne, avec des costumes et des perruques qui floutent l\u2019identit\u00e9 de chacun pour cr\u00e9er un effet d\u2019ensemble r\u00e9ussi. Broadway est bel et bien \u00e0 Paris, au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet jusqu\u2019au 8 janvier.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Marie Boscher<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019adaptation de <em>42<sup>nd<\/sup> Street<\/em> de 1933 par le Ch\u00e2telet est selon moi une v\u00e9ritable r\u00e9ussite. Le metteur en sc\u00e8ne et chor\u00e9graphe Stephen Mear a relev\u00e9 le d\u00e9fi d\u2019adapter un film \u00e0 la sc\u00e8ne. 42nd Street s\u2019inscrit dans une s\u00e9rie de <em>musical<\/em> dont l\u2019intrigue se fonde sur l\u2019enjeu du spectacle. L\u2019histoire de ce spectacle n\u2019est autre que l\u2019aventure d\u2019une jeune femme \u2014 Peggy Sawyer \u2014 qui gravit les \u00e9chelons dans le milieu de la com\u00e9die musicale et qui devient le personnage principal du spectacle gr\u00e2ce aux personnes autour d\u2019elle qui lui font confiance et qui lui trouvent un talent particulier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce <em>backstage musical<\/em> est une c\u00e9l\u00e9bration du spectacle, de la f\u00eate. La dynamique interne rejaillit \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, entra\u00eenant ainsi un certain engouement chez le spectateur, embarqu\u00e9 dans cette aventure de couleurs, de musiques et de num\u00e9ros merveilleux, fins et pleins d\u2019humour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme dans la version de 1933, <em>42<sup>nd<\/sup> Street<\/em> met en \u0153uvre une esth\u00e9tique de l\u2019exc\u00e8s, de l\u2019abondance. Cela se retrouve dans le mouvement incessant des \u00e9v\u00e9nements, mais aussi dans la foule de danseuses pr\u00e9sentes sur sc\u00e8ne. On peut m\u00eame parler d\u2019une sorte d\u2019exhibition de femmes\u00a0; Peggy Sawyer \u00e9tant \u00e0 la crois\u00e9e de la jeune femme na\u00efve et pers\u00e9v\u00e9rante, r\u00e9aliste et enthousiaste. L\u2019aspect kal\u00e9idoscopique (particularit\u00e9 du chor\u00e9graphe Busby Berkeley du film de 1933) est parfois repris, notamment \u00e0 travers la sc\u00e8ne du train lors de la lune de miel. L\u2019humour et le comique des gestes s\u2019allient tr\u00e8s bien avec ce style kal\u00e9idoscopique, le rendant plus fort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne peut enfin pas faire l\u2019impasse sur la dimension r\u00e9flexive de ce spectacle\u00a0: cette dimension de th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre permet d\u2019approfondir la r\u00e9flexion et de produire un comique plus appuy\u00e9, plus fin aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour conclure, je dirais que ce spectacle est un plaisir pour les yeux\u00a0: les costumes des ann\u00e9es cinquante et les couleurs sont somptueux. Les com\u00e9diens r\u00e9alisent avec brio les num\u00e9ros complexes et soutenus. Je peux affirmer que l\u2019on y trouve une v\u00e9ritable bouff\u00e9e d\u2019oxyg\u00e8ne, un souffle de vie. Nous sortons in\u00e9vitablement heureux de ce spectacle.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">C\u00e9cile Brondex<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">La nouvelle production du Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet, <em>42<sup>nd<\/sup> Street<\/em>, adapt\u00e9e du roman de Bradford Ropes, mise en sc\u00e8ne et chor\u00e9graphie de Stephen sur une musique de Harry Warren interpr\u00e9t\u00e9e par l&rsquo;Orchestre du Ch\u00e2telet. Nous avons pu applaudir Alexander Hanson dans le r\u00f4le de Julian Marsh, Ria Jones \/ Dorothy Brock, Monique Young \/ Peggy Sawyer, Dan Burton \/ Billy Lawlor, Jennie Date \/ Maggie Jones, Emma Kate Nelson \/ Ann Reilly (Annie), Matthew McKenna \/ Pat Denning, Chantel Bellew \/ Phyllis Dale,\u00a0 Emily Goodenough \/ Diane Lorimer, Jessica Keable \/ Ethel, Barnaby Thompson \/ Oscar, Scott Emerson \/ Mac, Doctor, Thug 1, Carl Scanderson \/ Bert Barry, Stephan Anelli \/ Andy Lee, Teddy Kempner \/Abner Dillon et Charlie Allen \/ Lorraine Flemming.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les lumi\u00e8res ne sont pas encore \u00e9teintes que d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;orchestre commence \u00e0 jouer. Imm\u00e9diatement je souris ainsi que les spectateurs autour de moi. Cette musique, si connot\u00e9, nous sugg\u00e8re des images pleines de gloire, de claquettes, d&rsquo;\u00e9nergie et de couleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et quand le rideau se l\u00e8ve, la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9passe la suggestion. C&rsquo;est plus de 40 danseurs, tout sourire, d\u00e9ployant une formidable \u00e9nergie, qui dansent \u00e0 un rythme soutenu. J&rsquo;ai beaucoup appr\u00e9ci\u00e9 la lev\u00e9e de rideau\u00a0: progressive, elle d\u00e9voile d&rsquo;abord les pieds, puis les genoux, les hanches et enfin les visages, \u00e9clatants. La musique, les claquettes, la chor\u00e9graphie\u00a0: tout est fait pour \u00e9poustoufler d\u00e8s les premi\u00e8res secondes du show.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je venais voir de la joie de vivre, une aventure merveilleuse et de l&rsquo;impossible devenu possible\u00a0: c&rsquo;est ce que j&rsquo;ai vu. Les d\u00e9cors et les costumes (de Peter McKintosh) montrent bien un travail colossal et le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur. Tout est \u00e0 base de paillettes et d&rsquo;ampoules sur un fond de villes de l\u00e9gendes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout est r\u00e9uni pour mettre des \u00e9toiles dans les yeux du public\u00a0: une h\u00e9ro\u00efne attachante, des rebondissements et un r\u00e9cit initiatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mise en abyme permet une distanciation et le public en vient \u00e0 rire de lui m\u00eame. Le m\u00e9pris du metteur en sc\u00e8ne Julian Marsh (Alexander Hanson) pour le public de la fiction se r\u00e9percute sur le public r\u00e9el, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;un \u00e9ni\u00e8me ressort comique. S\u00fbrement un des plus efficaces.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">42<sup>nd<\/sup> Street est une v\u00e9ritable com\u00e9die, mais les proc\u00e9d\u00e9s comiques employ\u00e9s \u00e9tant vus et revus, j&rsquo;ai moins ris que je ne l&rsquo;esp\u00e9rais. En effet, les com\u00e9dies musicales am\u00e9ricaines sont courantes de nos jours. On rit moins quand on sait que tel bousculade avec tel personnage va provoqu\u00e9 une g\u00eane. On pourrait se demander comment renouveler ce r\u00e9pertoire comique que public conna\u00eet trop bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais cela ne m&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 de me laisser emporter par l&rsquo;histoire. M\u00eame si le public devine d\u00e8s le d\u00e9but que Peggy Sawyer ((Monique Young) sauvera <em>Pretty Lady<\/em>, chaque rebondissement \u00e9tait inattendu pour moi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pense que c&rsquo;est la raison pour laquelle il faut aller voir ces com\u00e9dies musicales\u00a0: on conna\u00eet la fin mais il est impossible de deviner les moyens. Et c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cela qui nous donne une cr\u00e9dulit\u00e9 enfantine face \u00e0 ces show.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Nora Calderon<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Juste avant les f\u00eates de la fin d\u2019ann\u00e9e, le service culturel de paris La Sorbonne et le th\u00e9\u00e2tre musical de Paris (th\u00e9\u00e2tre du ch\u00e2telet) ont d\u00e9cid\u00e9 de nous offrir un cadeau de no\u00ebl parmi les meilleurs qu\u2019on puisse recevoir, une com\u00e9die musicale hors normes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">42nd street \u00ab\u00a042eme rue\u00a0\u00bb est une com\u00e9die musicale d\u2019origine am\u00e9ricaine repr\u00e9sent\u00e9e pour la premi\u00e8re fois au Foxwoods th\u00e9\u00e2tre le25 aout 1980 d\u2019apr\u00e8s un roman de Bradford Ropes. Cette com\u00e9die trace le parcours d\u2019une jeune choriste d\u00e9butante, par un effet de chance s\u2019approprie le r\u00f4le principal de la com\u00e9die, car la vedette s\u2019est bless\u00e9e la jambe. Elle r\u00e9ussit dans sa repr\u00e9sentation jusqu\u2019\u00e0 la gloire, jusqu\u2019\u00e0 \u00e9blouir l\u2019actrice qui \u00e9tait sens\u00e9e jou\u00e9 le r\u00f4le le plus important.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les acteurs ont embarqu\u00e9 les spectateurs dans leur univers notamment Alexandre Hanson, Ria Jones, et Monique Young. Le monde des \u00e9tats unis d\u2019apr\u00e8s la crise, une repr\u00e9sentation\u00a0 \u00e0 couper le souffle ou le public souhaite que le temps s\u2019arr\u00eate pour qu\u2019il reste plong\u00e9 dans cet univers de r\u00eaves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les acteurs changent leurs costumes \u00a0originaux dont la couleur est identique entre hommes, femmes et la vedette (Ria Jones) avec la rapidit\u00e9 d\u2019un \u00e9clair. Le d\u00e9cor majestueux choisi et \u00e9difi\u00e9 avec finesse\u00a0 vient et s\u2019en va naturellement. La musique est en parfait accord avec les r\u00e9pliques des acteurs et leurs mouvements. La gestuelle des acteurs et la r\u00e9paration du temps de la prise de parole entre acteurs principaux et choristes \u00e9taient \u00e9tudi\u00e9es et r\u00e9vis\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 le moindre d\u00e9tail. L\u2019\u00e9clairage \u00e9tait vraiment travaill\u00e9 et efficace. Il y avait m\u00eame un tableau au-dessus de la sc\u00e8ne et deux autres moins grands sur les c\u00f4t\u00e9s qui affichent la traduction des r\u00e9pliques et des chansons r\u00e9cit\u00e9es en anglais, la langue du spectacle. Bien que le texte du spectacle soit en anglais, les paroles \u00e9taient simples et comprises, d\u2019autant plus qu\u2019il y a des r\u00e9pliques qui restent coinc\u00e9es dans la m\u00e9moire des spectateurs comme\u00a0: \u00ab\u00a0\u00e7a serait tr\u00e8s chic si vous veniez\u00a0\u00bb. Le spectacle est riche en moments forts d\u2019\u00e9motions notamment quand la vedette (Ria Jones) va voir l\u2019actrice d\u00e9butante (Peggy Sawyer) qui lui a pris son propre r\u00f4le et lui dit qu\u2019elle \u00e9tait formidable m\u00eame mieux qu\u2019elle. Le spectateur \u00e0 ce moment-l\u00e0 s\u2019attend \u00e0 une querelle, cependant le contraire se passe. \u00a0Alexandre Hanson a jou\u00e9 le r\u00f4le du Julian Marsh avec brio, un producteur qui avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019entreprendre les r\u00e9p\u00e9titions de sa nouvelle com\u00e9die musicale Pretty Lady en d\u00e9pit de sa d\u00e9ception afin de trouver sa place \u00e0 Broadway.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une troupe de plus de quarantaine personnes a offert au public deux heures trente-cinq minutes de divertissement et de plaisir.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Asma Hadjali<\/h6>\n<hr \/>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\"><i>42nd Street<\/i>, au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet, mis en sc\u00e8ne et chor\u00e9graphie de Gower Champion et production originale \u00e0 Broadway par David Merrick. Livret de Michael Stewart et Mark Bramble d\u2019apr\u00e8s le roman de Bradford Ropes. Mise en sc\u00e8ne et chor\u00e9graphie dans la nouvelle production du Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet de Stephen Mear, avec une direction musicale de Gareth Valentine, les d\u00e9cors et costumes de Peter McKintosh. Avec la participation de l\u2019orchestre du Ch\u00e2telet.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Les musiciens v\u00e9rifient une derni\u00e8re fois leurs instruments, ils sont d\u00e9tendus et souriants. Enfin \u00e0 notre place, nos yeux se baladent dans cette salle du milieu du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Je suis au troisi\u00e8me balcon de ce prestigieux th\u00e9\u00e2tre et en me penchant un peu j\u2019aper\u00e7ois le parterre o\u00f9 chacun cherche son num\u00e9ro de si\u00e8ge et s&rsquo;y installe tranquillement, l&rsquo;orchestre et si je l\u00e8ve la t\u00eate\u00a0: le dernier balcon.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Quel charme est-ce de se retrouver plong\u00e9 dans les ann\u00e9es 30, suspendu \u00e0 ces balcons pourtant d\u2019une toute autre \u00e9poque avec ses dorures et ce velours, partout, des rideaux aux si\u00e8ges, et surtout sur ses accoudoirs de bordure de balcon. Mais d\u00e8s que les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignent et que les d\u00e9cors s\u2019imposent nous pouvons vite nous imaginer suspendus \u00e0 des balcons new-yorkais, happ\u00e9s instantan\u00e9ment par le rythme effr\u00e9n\u00e9 et puissant de 60 chaussures ferr\u00e9es qui tapent le sol de mani\u00e8re \u00e0 produire des sonorit\u00e9s musicales, 30 paires de claquettes pour 30 danseurs! La parit\u00e9 est nette : 15 femmes, aux coiffures \u00e0 crans des ann\u00e9es 30, et 15 hommes, cheveux gomin\u00e9s, vont nous jouer, pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles, une com\u00e9die-musicale am\u00e9ricaine haute en couleur dans des habits d\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un metteur en sc\u00e8ne Julian Marsh qui cr\u00e9e un nouveau spectacle \u00e0 New-York en 1933 juste apr\u00e8s la crise de 1929 qui a fortement touch\u00e9 le milieu des arts. Il esp\u00e8re retrouver une place \u00e0 Broadway gr\u00e2ce \u00e0 sa nouvelle com\u00e9die musicale qu&rsquo;il intitule <i>Pretty Lady<\/i>. Cette mise en ab\u00eeme de la com\u00e9die musicale dans la com\u00e9die musicale nous partage toutes les joies et les difficult\u00e9s que sont de mener \u00e0 bien un tel projet avec des rebondissements, des probl\u00e9matiques \u00e0 r\u00e9soudre et un producteur d\u00e9cisif qu&rsquo;il faut m\u00e9nager.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9cors avec la structure m\u00e9tallique rouge d\u2019\u00e9chafaudage new-yorkais, le wagon d&rsquo;\u00e9poque, et surtout les costumes \u00e9poustouflants de sc\u00e8ne et de jeu avec ses robes, ses jolies combi-shorts apportent de l&rsquo;authenticit\u00e9. Ils nous entra\u00eenent dans ces ann\u00e9es folles o\u00f9 le succ\u00e8s est dans les yeux de toutes les danseuses et de tous les chanteurs tandis que chaque chor\u00e9graphie est le fruit d&rsquo;un travail acharn\u00e9 et joyeux.<\/p>\n<p class=\"Standard\" style=\"text-align: justify;\">Tr\u00e8s beau spectacle musical dont je pourrais vous parler davantage mais que je vous conseil surtout de courir voir au plus vite\u00a0!<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Chlo\u00e9 Hoarau<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dernier spectacle propos\u00e9 par le Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet avant sa fermeture pour travaux, <em>42nd street<\/em> est un rayon de gaiet\u00e9 dans la nuit parisienne. Il faut dire que Stephen Mear a tout fait pour offrir une mise en sc\u00e8ne \u00e9clatante de la com\u00e9die musicale jou\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est pas l\u2019intrigue elle-m\u00eame, plus que convenue, qui rend cette production brillante \u2013on en connait l\u2019issue avant m\u00eame le d\u00e9but de la pi\u00e8ce\u00a0: Julian Marsh, un metteur en sc\u00e8ne confirm\u00e9, monte un nouveau <em>show <\/em>dans le Broadway d\u2019apr\u00e8s le<em> krach <\/em>boursier de 1929. Il doit composer avec la diva sur le d\u00e9clin impos\u00e9e par le producteur et la jeune premi\u00e8re qui devra la remplacer au pied lev\u00e9 et qui bien-s\u00fbr se r\u00e9v\u00e9lera \u00eatre une star. Non, ce qui fait rayonner ce spectacle, c\u2019est la bonne humeur ambiante qui l\u2019accompagne. Les difficult\u00e9s successives \u00e0 la grave crise \u00e9conomique des ann\u00e9es 1930 ne semblent pas alt\u00e9rer la gaiet\u00e9 des personnages. La d\u00e9pression est certes souvent rappel\u00e9e, soit par le texte et la mention des files d\u2019attente \u00e0 la soupe populaire, soit par les chansons (comme \u00ab\u00a0We\u2019re in the money\u00a0\u00bb, cri de joie de petites filles ravies d\u2019avoir trouv\u00e9 dix centimes)\u00a0; pourtant chacun semble \u00e9voluer avec une certaine insouciance et un optimisme inalt\u00e9rable, et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cela qui s\u00e9duit. La troupe du nouveau spectacle de Marsh, menac\u00e9e de perdre son emploi, se remonte le moral \u2013et nous remonte le n\u00f4tre- en chantant qu\u2019il faut voir le bon c\u00f4t\u00e9 des choses (\u00ab\u00a0Sunny side to every situation\u00a0\u00bb), et Jennie Dale, parfaite dans le r\u00f4le de Maggie Jones, l\u2019assistante de Julian Marsh, arracherait un sourire \u00e0 un croquemort tant elle met d\u2019engagement et de conviction dans son jeu. M\u00eame Julian Marsh, jou\u00e9 par un Alexander Hanson droit dans ses bottes juste comme il faut, succombe \u00e0 l\u2019enthousiasme de sa compagnie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les acteurs \u00e9voluent au milieu d\u2019un d\u00e9cor flamboyant qui nous transporte au c\u0153ur des <em>buildings<\/em> Newyorkais, au milieu des briques des lofts et des immeubles de style art d\u00e9co, dont Broadway devient le point de convergence. Dans un des derniers tableaux, le d\u00e9cor de gratte-ciels dispos\u00e9s en arc-de-cercle et l\u2019aiguille de l\u2019Empire State Building pointent vers le centre de la sc\u00e8ne, comme pour montrer que la 42<sup>e<\/sup> rue devient chaque soir une synth\u00e8se de la vie Newyorkaise et le symbole du refus de la tristesse et du d\u00e9couragement. Costumes \u00e9tincelants, plumes et paillettes\u00a0: tout invite \u00e0 la f\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A saluer la superbe performance des musiciens dirig\u00e9s par Gareth Valentine, dont les incroyables saxophonistes et trompettistes forment un jazz band fabuleux et entrainant dont la musique contribue magnifiquement aux num\u00e9ros de claquettes vertigineux qui s\u2019enchainent pendant plus de deux heures. Si le reste des performances n\u2019est pas franchement \u00e9blouissant \u2013Monique Young ne s\u00e9duit pas vraiment dans le r\u00f4le de l\u2019h\u00e9ro\u00efne, Peggy Sawyer-, Monsieur le Directeur, Jean-Luc Joplin, nous offre des adieux color\u00e9s dont on ressort le c\u0153ur sautillant et avec l\u2019envie de danser.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Gabrielle Legourd<\/h6>\n<hr \/>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><em>42nd Street<\/em>: un show \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine.<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusqu\u2019au 8 janvier 2017 se joue au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet la fameuse com\u00e9die musicale <em>42nd Street,<\/em> port\u00e9e par la mise en sc\u00e8ne de Stephen Mear. Durant 2h35 (avec entracte) les com\u00e9diens alternent entre num\u00e9ros de claquette \u00e0 couper le souffle et mise en sc\u00e8ne glamour de la cr\u00e9ation d\u2019une com\u00e9die musicale en backstage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019histoire se d\u00e9roule apr\u00e8s la crise financi\u00e8re de 1929 qui a consid\u00e9rablement frein\u00e9 les productions th\u00e9\u00e2trales am\u00e9ricaines. En 1933, Julian Marsh, un producteur \u00e0 succ\u00e8s ruin\u00e9, d\u00e9cide de monter <em>Pretty Lady<\/em>; pour ce faire, il engage une troupe de danseurs et chanteurs jeunes et enthousiastes \u00e0 laquelle se joint Peggy Sawyer, candide jeune femme originaire d\u2019Allentown (Philadelphie). La troupe accueille \u00e9galement Dorothy Brock, une idole vieillissante du music-hall dont l\u2019amant s\u2019engage \u00e0 financer la pi\u00e8ce si Julian Marsh garantit \u00e0 Dorothy le premier r\u00f4le f\u00e9minin. Bless\u00e9e lors de la premi\u00e8re de <em>Pretty Lady<\/em>,\u00a0 Dorothy Brock laisse la place \u00e0 Peggy Sawyer, transfigur\u00e9e lors du dernier tableau en cygne sublime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>42nd Street <\/em>accomplit le tour de force de proposer un vaudeville jalonn\u00e9 de performances chant\u00e9es et dans\u00e9es sous-tendu par les r\u00e9alit\u00e9s du contexte financier et des r\u00e9flexions sur le genre du music-hall. Les situations comiques s\u2019encha\u00eenent, les d\u00e9cors se succ\u00e8dent et les tableaux s\u2019alternent dans un rythme parfait. La repr\u00e9sentation des coulisses d\u2019une cr\u00e9ation de music-hall des ann\u00e9es 30 aux \u00c9tats-Unis transporte le spectateur au beau milieu du \u00ab\u00a0mythe Broadway\u00a0\u00bb. Tout y est: les paillettes, les strass, le jazz, les loges aux miroirs cercl\u00e9 d\u2019ampoules, et surtout les r\u00e9p\u00e9titions harassantes impos\u00e9es par un producteur passionn\u00e9. Les acteurs, drap\u00e9s dans leurs costumes renversants, incarnent la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 propre au genre de la com\u00e9die-musicale (am\u00e9ricaine ?), et entrainent durant presque trois heures une salle comble en interpr\u00e9tant leurs num\u00e9ros dans une intensit\u00e9 constante jusqu\u2019au baisser de rideau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les musiciens orchestrent depuis la fosse ce floril\u00e8ge de gait\u00e9, et d\u00e8s le morceau d\u2019ouverture enveloppent les spectateurs; il n\u2019en fallut pas davantage pour que la salle tape du pied \u00e0 l\u2019unisson et chaloupe des \u00e9paules durant pr\u00e8s de trois heures.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">In\u00e8s Riera<\/h6>\n<hr \/>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>Bienvenue \u00e0 Times Square avec la Tour Eiffel en prime !<br \/>\n<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le n\u00e9on brillant de mille feux sur la fa\u00e7ade du th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet nous transporte \u00e0 Times Square et sur cette fameuse 42nd Street.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La com\u00e9die musicale des ann\u00e9es 80 est au r\u00e9pertoire du th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet cette saison apr\u00e8s avoir accueilli un autre grand classique de la com\u00e9die musicale am\u00e9ricaine <em>Singin\u2019 in The Rain<\/em> l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. Pas d\u2019inqui\u00e9tude si la langue de Shakespeare n\u2019est pas votre amie. Les sous-titres projet\u00e9s en temps r\u00e9el permettent de suivre le spectacle sans aucune difficult\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est pas l\u2019intrigue, plut\u00f4t attendue, de <em>42nd Street<\/em> qui pousse les Parisiens \u00e0 se presser au Ch\u00e2telet mais bien l\u2019impression de toucher du bout des yeux le r\u00eave am\u00e9ricain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>42nd Street<\/em> suit la destin\u00e9e d\u2019une jeune femme, Peggy Sawyer, interpr\u00e9t\u00e9e par Monique Young, pr\u00eate \u00e0 croquer la Grosse Pomme \u00e0 pleines dents. Apr\u00e8s une audition rat\u00e9e pour rejoindre le corps de ballet de la nouvelle production de Julian Marsh (Alexander Hamson) elle compte repartir \u00e0 Allentown avec seuls dans ses bagages ses r\u00eaves d\u00e9chus. Mais coup de th\u00e9\u00e2tre\u00a0! La vedette de <em>Pretty Lady,<\/em> Dorothy Brock (Ria Jones) se tord la cheville pendant une r\u00e9p\u00e9tition. La compagnie est au bord du d\u00e9sastre. Peggy semble \u00eatre la seule \u00e0 pouvoir sauver le spectacle\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>42nd Street<\/em> est une exp\u00e9rience unique pour les amateurs de com\u00e9die musicale. Il permet aux spectateurs de vivre deux spectacles pour le prix d\u2019un. <em>42nd Street <\/em>est un <em>backstage musical, <\/em>qui laisse le spectateur se glisser derri\u00e8re le rideau pour assister aux pr\u00e9paratifs, aux s\u00e9ances d\u2019\u00e9tirements, aux probl\u00e8mes financiers, aux doutes des vedettes mais aussi aux al\u00e9as du spectacle vivant\u00a0! Une connivence entre le public et le ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie\/metteur en sc\u00e8ne, Julian Marsh, se tisse. Des jeux de panneaux transparents, d\u2019ombres chinoises, de lumi\u00e8res nous offrent une double focalisation de deux mondes cohabitant sur la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l\u2019esprit fascin\u00e9 par Broadway d\u2019un Fran\u00e7ais, on s\u2019imagine les paillettes, les claquettes, les num\u00e9ros d\u2019ensemble endiabl\u00e9s, l\u2019\u00e2ge d\u2019or, le swing, les chansons o\u00f9 il faut tenir la note. Pas d\u2019inqui\u00e9tude, <em>42nd Street<\/em> respecte le contrat\u00a0mais sans jamais tomber dans le kitsch\u00a0! Tout en respectant les codes de la com\u00e9die musicale am\u00e9ricaine, <em>42nd Street<\/em> sait jouer avec ses codes. Le spectacle ne cesse de s\u2019amuser des conventions attendues de ce type de spectacle. L\u2019ironie est assur\u00e9e par les tr\u00e8s talentueux interpr\u00e8tes des personnages secondaires (Maggie Jones et Ann Reilly). Mention sp\u00e9ciale pour le tr\u00e8s bel accent du sud des Etats-Unis d\u2019Ann Reilly (qui est en r\u00e9alit\u00e9 anglaise\u00a0!). On joue l\u2019amour sur sc\u00e8ne \u00e0 grands coups de baisers hollywoodiens mais c\u2019est dans l\u2019intimit\u00e9 de la loge que les acteurs se laissent \u00e0 rechanter la chanson phare de la com\u00e9die musicale en esp\u00e9rant trouver \u00ab\u00a0The One I Only Have Eyes For\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>42nd Street<\/em> est surtout une com\u00e9die musicale qui c\u00e9l\u00e8bre New York dans toute son extravagance hypnotisante. Le num\u00e9ro final \u00e9ponyme juxtapose la <em>skyline<\/em> illuminant le ciel, les gens sortant de l\u2019op\u00e9ra, les femmes des bas quartiers directement sorties d\u2019un tableau de Reginald Marsh dans une spirale effr\u00e9n\u00e9e et rythm\u00e9e par un tempo allant crescendo que les claquettes tentent de suivre. Et puis, la violence, un coup de feu, un malfrat abattu. Le silence, le choc et puis le pouls de New York repart port\u00e9 par le swing. Alors, comme le dit la chanson\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0If you&rsquo;ve got a little time to spare,<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>I want to take you there.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Victoria Robert<\/h6>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">La grande com\u00e9die musicale de Broadway <em>42nd Street<\/em> a pos\u00e9 ses valises au th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet, le temps d\u2019une saison. Le spectacle, revisit\u00e9 par Stephen Mear se jouera du 17 novembre au 8 janvier pour la fermeture du th\u00e9\u00e2tre. Nous suivons une troupe de th\u00e9\u00e2tre, abritant de grands d\u00e9butants comme des stars de Broadway. Nous assistons \u00e0 la gen\u00e8se, aux r\u00e9p\u00e9titions, et \u00e0 la repr\u00e9sentation du dernier spectacle du tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre metteur en sc\u00e8ne Julian Marsh. Pretty Girl est son grand retour, sa derni\u00e8re chance. Le spectacle propose \u00e9galement de suivre les premiers pas d\u2019un star montante, Peggy Sawyer dont la maladresse et l\u2019immense talent ravissent les spectateurs fictifs de l\u2019histoire, comme les spectateurs dans la salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le spectacle est propos\u00e9 en version originale, ce qui selon moi est indispensable. En effet, 42nd Street est un v\u00e9ritable voyage, nous nous trouvons le temps d\u2019une soir\u00e9e dans une salle de Broadway. L\u2019authenticit\u00e9 des costumes et des chor\u00e9graphies nous rappelles ces films musicaux des ann\u00e9es 60 qui sont un v\u00e9ritable r\u00e9gal pour les yeux. Les couleurs, les paillettes, les lumi\u00e8res \u00e9voquent quant-\u00e0-elle l\u2019effervescence de Time Square o\u00f9 brillent toutes les affiches des grandes com\u00e9dies musicales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019action est tr\u00e8s bien mont\u00e9e\u00a0: nous sommes port\u00e9s par cette troupe dont les membres sont tous attendrissant de v\u00e9rit\u00e9. Ils ne cachent ni leurs probl\u00e8mes de c\u0153ur, ni leurs probl\u00e8mes d\u2019argent. On s\u2019identifie facilement, on devient presque partie int\u00e9grante de la troupe. \u00a0Les obstacles sur le chemin de la gloire (le changement de ville pour la repr\u00e9sentation, la blessure de la chanteuse vedette) ponctue le r\u00e9cit et garde le spectateur en haleine. Nous d\u00e9sirons voir le spectacle r\u00e9ussir autant que les artistes eux-m\u00eames, et leurs peines deviennent les n\u00f4tres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019artificialit\u00e9 des costumes nous rappelle le v\u00e9ritable but de la pi\u00e8ce\u00a0: montrer au public que derri\u00e8re le glamour d\u2019une soir\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre se cache une v\u00e9ritable m\u00e9canique. Nous sommes confront\u00e9s aux difficult\u00e9s de la mise en sc\u00e8ne et de la vie d\u2019artiste. L\u2019effet de mise en abyme est tr\u00e8s bien travaill\u00e9. La fin du spectacle pousse le spectateur \u00e0 se demander si le spectacle dont il vient de voir la gen\u00e8se n\u2019est pas celui m\u00eame auquel il est en train d\u2019assister. Le seul d\u00e9faut que j\u2019adresserais \u00e0 cette repr\u00e9sentation sont les transitions entre l\u2019histoire du spectacle et les sc\u00e8nes de repr\u00e9sentations parfois floues. Mais les d\u00e9cors aident \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 s\u2019y retrouver. J\u2019ai \u00e9norm\u00e9ment appr\u00e9cier le fait que le spectateur soit constamment sollicit\u00e9. La toute fin du premier acte (qui am\u00e8ne l\u2019entracte) fait m\u00eame de nous des personnages de l\u2019histoire qui se joue devant nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un spectacle que je recommande chaudement \u00e0 toute personne qui s\u2019est un jour demander \u00e0 quoi pouvait bien ressembler une com\u00e9die musicale des ann\u00e9es 60 \u00e0 Broadway, \u00e0 toute personne qui souhaite voyager le temps d\u2019une soir\u00e9e, \u00e0 toute personne adepte de chant ou de danse. N\u2019oublions pas en effet de pr\u00e9ciser que des artistes incroyables (tant par leur voix que par leur capacit\u00e9 \u00e0 danser) porte ce spectacle.<\/p>\n<h6 style=\"text-align: right;\">Gabrielle Soufflet<\/h6>\n<pre>Photo : Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Com\u00e9die musicale | Th\u00e9\u00e2tre du Ch\u00e2telet | En savoir plus \u00ab\u00a0Voyagez de Paris \u00e0 New York en quelques coup de claquettes\u00a0!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Broadway et les Champs \u00c9lys\u00e9es n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi proches\u00a0!\u00a0\u00bb. \u00c0 un spectacle qui joue volontiers \u2013 et d\u00e9licieusement &#8211; avec les clich\u00e9s, on [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":901,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,57,47],"tags":[],"class_list":["post-920","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-comedie-musicale","category-theatre-du-chatelet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/920","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=920"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/920\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=920"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=920"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chroniques.sorbonne-universite.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=920"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}